Chapitre 1 - Atterrissage forcé.

La vue était splendide. Survoler la mer, voir le monde du ciel et avoir l'impression d'être seul dans l'univers, me procuré une sensation de bien-être, je me sentais apaisais comme si tous les problèmes qui me trotter dans la tête la veille, c'étaient soudainement envolés dans les nuages, mais je n'étais pas idiote, je savais qu'ils reviendraient une fois le voyage terminer cependant à cet instant précis, j'étais bien, perdu dans mes pensées. Le paysage était absolument splendide et paradisiaque, je ne saurais dire lequel de ses mots convenaient le plus pour le d'écrire. Je jetai un léger coup d'œil en direction de Aria, je guettais sa réaction. Elle qui au début n'avait pas était emballé par un voyage en hélicoptère semblait y prendre gout, finalement n'obtenant aucune réaction, je me résignai à rompre le silence.

- Alors pas trop déçue d'avoir accepté. Plaisantai-je

- Tu rigoles, cette idée était géniale. Répondit-elle sans pour autant détachait son regard de la fenêtre

Ce séjour dont j'avais eu l'idée était ce dont notre amitié avait besoin. Je voulais que l'on se retrouve de nouveau comme avant. J'avoue que passer quelques jours sur une île à l'autre bout du monde était mon rêve, mais je n'avais pas eu de difficultés à y entrainer ma meilleure amie. Par-dessus tout, ce que je cherchais vraiment au fond de moi, c'était de fuir mon quotidien plus que banal. Je savais pertinemment que notre séjour ne durerait pas indéfiniment et je comptais bien en profitais pour faire les plus grandes folies qui me venaient à l'esprit, parachute, nager avec les requins et j'en passe, les sensations fortes était ce que je préférais, j'adorais la sensation de mon cœur battent follement dans ma poitrine telle que j'avais l'impression qu'il allait s'arrêté soudainement ou bien explosait dans ma poitrine.

Une île flottant au milieu de l'océan m'arrachai de mes pensées, je réfléchis un instant repensent à ce dont Carl le pilote de l'hélicoptère m'avais parler la veille, mais n'ayant pas porté grande attention à son discours, j'en avais oubliés ses mots.

Aria, regarde. Dis-je assez fort pour qu'elle m'entende à travers le bruit des hélices.

- C'est une île. S'étonna-t-elle. Carl, c'est quoi cette île là-bas ?

- Bah une île. Je me moquais ouvertement de sa question par lequel elle répondit en me lançant un vaste regard noir alors que mon attitude immature reprenait le dessus.

- Rock Island Mademoiselle. Répondit le pilote. Ont ne devraient pas être aussi prés.

- Pourquoi ? Insista-t-elle

- Cette île est dangereuse.

- Elle est magnifique, une île isoler de tout, c'est ce dont j'aurais besoin, pour être comme seul au monde tout le temps pas seulement le temps d'un séjour. Plaisantais-je ignorant les paroles du pilote

- Pourquoi dangereuse ? Continua-t-elle soucieuse

Soudain, ce qui ressemblait à des coups de feu résonnèrent nous faisant tous les trois sursautaient. Je m'empressai de regarder par la fenêtre de l'engin et j'aperçus, de l'agitation qui rassemblait des personnes sur la plage de l'île dite dangereuse.

- Qu'est qui se passe ? Demandai-je affolé

- Nous sommes trop prés. Grimaça le pilote

- Éloignez-vous alors. Répliqua Aria. Ce qui était une chose plus facile à dire qu'à faire

À nouveau des coups de feu, cette fois-ci, ils étaient en direction de l'hélicoptère. Le bruit des balles heurtant de la tôle froissée se fit entendre. Puis l'appareil chuta brusquement me collant à mon siège.

- Merde ! Ils ont percé le réservoir. Hurla Carl cherchant à garder son calme. Il essayait surement de ne pas nous montrer que la situation était critique, mais c'était raté.

- Qui ça, ils ? Demanda Aria dans la panique

Elle n'obtenait aucune réponse, il ne lui répondit pas, bien trop occuper à garder l'équilibre de son engin.

- On va devoir se poser en pleine mer. Vous savez nager, j'espère.

- Vous plaisantiez. Nager jusqu'à cette île. Répliquai-je

Brutalement, l'appareil se mit en chute libre. Je vis la tête de Aria frappait abruptement son siège t que je m'agrippai de toutes mes forces à ma banquette en cuivre marron dans lequel mes ongles turquoise s'enfonçaient rapidement. L'hélicoptère se rapprochait à grands pas de l'océan sous les yeux impuissants de Carl. Lorsque l'engin s'engouffra dans la mer, l'eau ne mit que quelque seconde pour si introduire en brisant les vitres peu résistantes. Je me retournai rapidement vers mon amie qui était inconsciente. J'entrepris de détachai ma ceinture puis je fis la même avec la sienne. Carl qui c'était déjà extirpait de l'épave, vain me prêter main forte. Une coulait de sang se mélangeait à l'eau bleue turquoise quand il saisissait Aria part les hanches et l'emmena à la surface alors que de mon côté, je réussissais tant bien que mal à les rejoindre. J'étai à bout de souffle et je sentais déjà l'eau s'engouffrai dans mes paumons. Arrivais à la surface, je toussais lourdement et respirais par la suite une profonde bouffée d'air. L'apnée n'avait jamais été mon point fort malgré mes cours de natation, je m'étonnais même du temps que j'avais tenu sous l'eau. Aria avait repris connaissance enfin une bonne nouvelle.

- Tes blessés ? Dis-je en nageant vers elle

- Ce n'est rien, j'ai connu pire. Grimaça l'intéressé

- Il faut nager jusqu'à l'île. Nous, interrompit-il

- Vous êtes malade les coups de feu venaient de là. M'énervai-je

- Kayna, il a raison, ont ne va pas rester en pleine mer à attendre que par miracle quelqu'un vienne nous secourir.

Je soupirai, ils avaient raison, c'était stupide de vouloir rester là à attendre, sans aucune certitude que l'ont viennes nous apporte de l'aide.

- Où vous pouvez attendre que les requins vous dévorent. Plaisanta Carl

Comment pouvait-il plaisantait dans un moment pareil ? Puis je réalisai soudain ses mots.

- Des requins. Déglutis-je alors que la panique m'envahit, surtout quand je repensai à la blessure de Aria. Sang et requin ne faisaient pas bon ménage. J'aurais aimé nager avec les requins dans une cage et encadré par des professionnelles pas dans une situation comme celle-là.

Sans attendre, je me mis à nager en direction de l'archipel qui n'était pas si loin. Carl en tant que bon pilote expérimenté avait essayé de se rapprocher au maximum de l'île et ça avait marcher.

Aria allongé sur le dos, faisait glissait le sable fin et chaud entre ses mains heureuses d'avoir retrouvé la terre ferme. Carl roulait sur le dos en toussant pendant que je me redressais difficilement sur mes genoux. Le soleil aveuglait ma vue, je mis ma main sur mon front pour examiner les environs. Derrière la plage où l'ont avaient atterri se trouver une forêt tellement épaisse qu'il était impossible de distinguer autre chose que des arbres.

- Montre moi ta blessure. Dis-je en rampant jusqu'à elle.

- Ce n'est rien.

- Il va quand même falloir désinfecter ça. Je n'ai pas envie que ça s'infecte.

- Levez-vous il va falloir que nous bougions d'ici.

La phrase du capitaine réveillait Aria, qui se jetait rapidement sur lui, furieuse.

- Qu'est qui vous a pris ?! Vous saviez que c'était dangereux ! Et vous nous avaient quand même emmenés ici !

Il ne dit rien tandis que je m'empressais de les séparés avec difficulté.

- Arrêter ce n'est pas le moment. C'est de ma faute. Finis-je par avouer

- QUOI ? S'exclama la jeune femme furieuse

- Il m'avait prévenu. Concluais-je péniblement.

Je vis dans ses yeux la colère faire place à l'incompréhension, et je regrettai de suite mes aveux

- Ce n'est pas vrai, tu es malade ou quoi ? Hurla-t-elle. Je savais que tu étais stupide et imprudente, mais mettre ma vie en danger je ne penser pas que tu le ferais.

- Je... Il m'a juste dit que c'était une île dangereuse, je lui ai même pas demandé pourquoi de toute façon, nous n'allions pas nous poser sur l'île juste la survoler. M'énervais-je à mon tour, exaspéré que la situation ait à ce point déraper.

- Que tu joues avec ta vie ça te regarde, mais que tu mettes celle des autres en danger, c'est une tout autre chose ! Rétorqua-t-elle, presque en hurlant. Tu aimes l'aventure et te mettre en danger ça te regarde, mais merde, ne me mélange pas à tes conneries.

- Je suis désolé. Si j'avais su...

- Oui, mais c'est trop tard, et maintenant nous sommes coincé ici. M'interrompit-elle

Elle bouillonnait de colère et je ne pouvais pas lui en vouloir, j'aurais dû au moins l'informer des avertissements de Carl, mais j'avais conscience que si elle avait su, jamais elle aurait accepté de participer. La culpabilité m'avait frappé en plein visage, nous étions échouées en plein milieu de l'océan sur une ile paumé.

- Pourquoi cette île est dangereuse ? Finit par conclure Aria. Qui voulait savoir à quel danger elle avait à faire.

Carl entrouvrit la bouche prêt à parler quand précipitamment comme en guise de réponse plusieurs hommes surgissaient par surprise d'entre les feuillages de la forêt. Sans que l'ont aient le temps de comprendre quoique ce soit ils nous avaient déjà encerclées.

- Des pirates. Souffla doucement Carl

Des pirates, je me retenais de rire. Comme dans le film pirates des caraïbes ou encore crochet de Peter Pan, j'adore ces films, j'étais imprudente et immature, nous étions dans une sale posture et, et tout ce dont j'était capable de penser, c'étais à des choses idiotes. Ils étaient tous habillés dans le même genre d'accoutrements un débardeur, un banal pantalon et des grosses chaussures boueuses, certains portés un bandana autour de leur bouche et d'autre de grosse lunette noir et un bandeau autour de leur tête ou même les trois en même temps.

Je reculai soudainement par peur, mais aussi comme un réflexe, lorsque je remarquais qu'ils étaient armés jusqu'aux dents. C'était surement ses hommes qui avaient tiré sur l'hélicoptère. Que voulaient-ils ? Le silence se faisait pesant. Puis je sentis quelque chose me frapper à la tête, je sombrai par la suite dans un sommeil forcer.

Je me réveillai difficilement. Ma tête était penchée sur le côté et elle me faisait souffrir. Mon corps lui était encore endormi. J'ouvris avec crainte les yeux. Ma vue était floue, je clignai plusieurs fois mes paupières jusqu'à que ma vision ne soit complètement nette. Il faisait nuit, une nuit particulièrement sombre éclairée seulement par un feu de bois que je pouvais distinguer au loin et les légers rayons de la lune. Il y avait des arbres à perte de vue entre lequel se désignait de veilles cabanes délabrées qui semblaient vouloir se fondre dans le paysage. Je tentais vainement de reprendre mes esprits. Je constatais alors avec horreur que j'étais prisonnière dans une cage en bois, du bambou pour être plus exacte, trop occuper à observer les alentours, je n'avais même pas remarqué Aria attacher face à moi, les mains liées au-dessus de sa tête, mais conscientes. Le sang sur son front avait séché sur sa peau mâte. Ses pieds étaient attachés et sa bouche bâillonnée. Inconsciemment, j'essayai d'aller vers elle puis je réalisai que je n'étais pas apte de mes mouvements, j'étais exactement dans la même position, je me mis à paniquais et me tortillai en vain.

Une main chaude se posa sur ma cheville froide, son contacte me fit frissonnais de surprise.

- Chut, n'aie pas peur. Chuchota une voix rassurante avec un accent hispanique prononcé

Je suis juste ligoté dans une cage en plein milieu de nul mais appart ça tout va bien, aurais-je voulu lui réponde mais ma bouche était enlacé d'un bâillon.

L'homme se tenait accroupi prés de la cage. Il serait ses mains autour de deux bambous et posait sa tête contre eux. Il était habillé d'un tee-shirt rouge et un pantalon vert kaki, il aborder une crête iroquoise le genre d'homme mystérieux dont j'aurais surement été séduit dans d'autres circonstances, mais ce que je remarquais surtout tout et ce qui avait attirai inévitablement mon attention, fut sa longue cicatrice creuser à partir de son sourcil gauche et qui continuait le long de son crâne, et je ne pus m'empêcher de me demander l'origine de celle-ci.

Je me souvenais soudain, l'île magnifique, les coups de feu, le crash de l'hélicoptère. Je paniquai et me tortillais de nouveau cherchant à me défaire de mes liens, même si je savais pertinemment que mes efforts étaient peine perdue.

- Calme, toi putain. Cria-t-il, sa voix dure me glaçait le sang. Tu veux que je devienne méchant, c'est ça... Tu veux que je t'amoche ta putain de petite gueule.

Je n'osai plus le regardait tant j'étais effrayé par son regard que je n'arrivais plus à soutenir, je détournais ma vue sur Aria tout en essayent de garde mon sang-froid. Que pouvais-je faire d'autre, je me sentais pour la première fois de ma vie terriblement impuissante.

- Hé Regarde-moi ! Beugla-t-il à nouveau.

Non, je ne voulais ni ne pouvais le regarder.

- Regarde-moi putain. Son visage s'échauffé de fureur.

Je finis par trouver le courage, de plongeais mon regard plein de haine dans ces prunelles vertes étincelante.

- Ici tes sur mon île petite conne. Ce qui veut dire que tes ma chose t'a compris. Alors tu vas te calmer sinon, je te fais un joli petit trou toc, dans ta putain de cervelle. Il s'arrêtait un moment. Sa grimace de colère se transformait en sourire. Ça va aller... On va se calmer, j'espère que je ne vous ai pas effrayé. Dit-il alors que son regard passer de moi à Aria

Je ne l'écoutai plus. Le voir changer de comportement aussi vite en était terrifiant. Un moment, j'aurais cru qu'il était prêt à me tuer et le moment d'après il riait. Cet homme était dingue.

Il se levait et sortit de sa poche deux cartes d'identité.

- Alors c'est qui nos clientes... Kayna Ann Johnson et Aria Davis. Dit-il en lisant les documents.

Il s'accroupit à nouveau devant la cage

- J'espérais que papa et maman sont prêt à payer très cher pour revoir vos jolis visages amigas. Ricana-t-il

Alors c'était ça, il nous avait capturais juste dans le but d'obtenir une rançon. L'argent bien sure quoi d'autre. Il allait demandait une rançon et ensuite tout serait fini. Je me sentais un peu soulager de savoir ses intentions. Mes parents allaient certainement lui donner ce qu'il voulait, et leurs argents durement gagner aller être entre les mains crasseuses de ce pirate sans scrupules, puis j'allais rentrer à la maison les retrouvaient et les tenir dans mes bras.

Je ne pouvais m'empêcher de me sentir coupable. Après tout, c'est moi qui avais proposé ses vacances. Ensuite, j'avais eu l'idée stupide de cette balade en hélicoptère, ignorant les avertissements de Carl... Carl où était-il, je n'avais même pas remarqué son absence, peut-être le retenait-il ailleurs. Quelle erreur de survoler une ile tant paradisiaque que dangereuse, il m'avait prévenue, mais j'avais tout pris à la légère. Qu'elle idiote.

- Ne vous enfaite pas nous allons bien nous amuser.

Qu'entendait-il par là ? Il souriait à pleines dents.

- Vaas, on a besoin de toi par ici. Hurla une voix d'homme

Alors c'était ça le nom du monstre, Vaas.

- J'espère quand même que vous serez un peu plus marrante que les autres. Allez à plus et Bienvenu sur mon île amigas.

Il s'éloignait lentement de la cage. Les autres, alors nous n'étions pas seules. Un archipel paradisiaque digne d'une carte postal qui aurait pu se douter que derrière cette belle image se trouver une véritable île à pirates. Non, c'est vrai quoi il devrait mettre un panneau, je soupirais intérieurement. Je n'étais pas la première à tomber dans les filets de l'île magnifique.

Des cris de terreur à glacer le sang résonnaient dans la pénombre de la nuit. Mes yeux s'écarquillaient de peur, je regardais Aria cherchant un regard rassurant, mais elle semblait beaucoup moins apeurée. Je me demandais à quoi elle pouvait bien penser, m'en voulait-elle encore ? Probablement que oui. Je suis désolé aurais-je voulu lui murmurer.

Je lançai un regard morose vers la lune luisante qui brillait dans le ciel parmi les étoiles. Je n'avais qu'une envie que se cauchemarde prenne fin. J'avais envie de revoir mes proches. J'avais choisi une île à l'autre bout du monde pour m'éloigner de tout même d'eux quelle ironie, à présent je n'avais qu'une envie être près de ceux que j'aime.