Chapitre 2 – La fuite
La pénombre de la nuit avait laissé place au soleil rayonnant du matin. Je n'avais pas beaucoup fermer l'œil de la nuit tandis que j'avais pu apercevoir Aria s'effondrait sous le coup de la fatigue. J'avais admiré pendant plusieurs minute le levé du soleil qui offrait à mon esprit un échappatoire incertain. Dans la nuit, j'avais guetté chaque bruit, chaque pas, chaque murmure que je pouvais distinguer au loin. Aria ouvrit les yeux doucement, aveugler par la lumière du soleil. Elle me fixa intensément et je me demandai à quoi elle pouvait bien penser. Je regardai autour de moi. Le garde qui avait eu pour mission de nous surveiller tout au long de la nuit était encore debout devant notre cage, comme si nous allions nous enfuir, comment ? La nuit, il m'avait parfois jeté des coups d'œil lubrique, surpris que je sois éveillé, il me souriait, ça ressemblait plutôt à un sourire de fierté. Je me sentais comme un animal pris au piège. Moi qui avais toujours été contre les animaux en cage, je pouvais à présent ressentir ce que eux ressentaient privé de liberté. J'avais soif ma gorge était tellement sec qu'elle me faisait mal et le manque de nourriture se faisait peu à peu ressentir lorsque je sentais mes bras trembler alors que j'essayais de gigotai. Je me sentais terriblement impuissante face à la situation. Cependant, j'essayai de ne pas fondre en larmes, je tenais à rester forte pour Aria et ne pas craquer, du moins pas devant elle. Tout était de ma faute, je m'en voulais profondément. On resta un long moment à nous regardaient dans le blanc des yeux sans rien pouvoir se dire, alors que j'aurais tellement de choses à lui dire. Pour commencer, je voulais lui dire que j'étais désolé pour tout, et surtout, que je m'en voulais de l'avoir mis dans cette situation, bien sure, elle aurait essayé de me rassurer et de me dire que ça n'était pas ma faute. Faux, c'était ma faute. Si je n'avais pas ignorais les avertissements de Carl peut-être que si j'y avais prêté plus d'attention ou même peut-être que si je lui avais dit, rien de tout cela ne serait arrivé. Je la connaissais bien, ont avaient grandi ensembles et je sais qu'elle aurait refusé de me suivre et qu'elle aurait tout fait pour me dissuadé de faire ce stupide vol en hélicoptère si celui-ci s'avéré dangereux pour moi.
Des bruits de pas lourd s'enfonçant dans la boue m'arrachèrent de mes pensées. Il était là l'homme de la veille, il se tenait debout face à la cage. Ils nous fixaient avec des yeux brillants. Grâce à lumière du jour, je pouvais observer chaque détail de son visage que je n'avais pu observer dans la nuit. Sa cicatrice intrigante était maintenant plus visible, elle était horrible à voir, rougeâtre, elle avait été comme taillée profondément dans sa peau, et avait mal cicatrisé, je ne pus m'empêcher une nouvelle fois d'en chercher l'origine. Une bagarre qui avait mal tourné, surement vu son tempérament impulsif. Il avait une légère barbe de quelques jours que je n'avais pas distingué la veille. Et ses yeux crus d'un vert aimable scintillaient à la rencontre du soleil. Il avait quelque chose dans les mains, il se rapprochait et je distinguais un téléphone portable.
- Bonjour mes filles. Vous avez bien dormi ? Oh, je sais que ce n'est pas très confortable ici.
L'envie de lui répondre me brulai les lèvres.
- J'ai ramené ça. Dit-il en nous montrant le téléphone. Il faut que je prenne quelques photos de vous, pour vos parents. Il faut qu'ils aient une preuve hein. Allez souriez chicas.
Le flash de l'appareil m'aveugla un instant. Je clignais des yeux pour retrouver toute ma vue.
- Merci de votre compréhension. Il ria. J'avais l'impression qu'il se moquer de nous, ce n'était peut-être pas qu'une impression. Peut-être désirez-vous quelque chose, à boire ou à manger ? Dit-il d'un ton moqueur
Et je suppose que tu n'as pas l'intention de nous en donner
- N'hésitez pas à me demander quoique se soient amigas vous êtes mes invités.
Sadique psychopathe.
Il s'en alla en ricanant. Cet homme était incroyablement sans gêne, fou, et sans aucune compassion.
J'avais perdu la notion du temps. Je ne pouvais rien faire d'autre que de regarder ce qui se passer aux alentours, des hommes armés se baladé dans le camp à l'afflue de chaque bruit suspect.
- Non-pitié, pitié ma famille va payer. Hurla une voix féminine tremblante.
- Chut, chut ne pleurs pas chica. Chut tout va bien. REGARDE ! Mon île comme elle est magnifique, tu ne trouves pas. C'est pour ça que vous, putain de touriste vous l'aimer hein. C'est pour ça que VOUS venez vous prélasser sur mon île. Le soleil, le sable chaud, l'eau bleue… Moi. Il soupira
C'était la voix de Vaas. Je me tortillais pour apercevoir la scène qui se dérouler derrière moi, mais je n'y arrivais pas et chaque mouvement me couter l'énergie à présent trop précieuse pour être bêtement utilisé.
- Tu ne me sers à rien maintenant, tu ne vaux rien. Dit-il sèchement tandis que j'entendis les sanglots de la femme
- Je vous en prie. Supplia-t-elle
- FERME TA PUTAIN DE GUEULE. Hurla-t-il furieux
Un coup de feu retendit. Je sursautais légèrement, j'étais bien trop épuisé pour pleurer ou bien pour laisser la panique envahir mon esprit. Le silence s'installa progressivement. Je fermais les yeux et essayai de m'imaginer loin, loin d'ici, loin de cette île maudite.
Des voix me réveillèrent. D'habitude, j'avais le sommeil lourd, mais depuis que j'étais retenue captive, chaque fois que j'avais fermé les yeux, j'étais restais cependant attentif à tous mouvements.
- Vous allez déplacer les filles dans un poste d'avant-garde.
Vaas vint vers nous, je réprimai un léger frisson. Que voulait-il cette fois ? Nous narguaient encore une fois, ça ne m'étonnerait même pas. Il s'accroupit prés de Aria. Son regard s'éloigna de lui, elle fit une mine de dégout, elle ne voulait pas le regarder.
- Amigas, je suis très content de vous, et vous savez pourquoi ? Non ?! Bien parce que j'ai eu vos parents au téléphone.
Un énorme sourire laissant entrevoir toutes ses dents blanches s'installa lentement sur son visage. Mes yeux s'écarquillèrent avec une envie d'en savoir plus.
- Ne vous enfaite pas chicas, j'ai été poli. Il, on hâte de vous revoir. Ses yeux brillaient d'excitation. J'ai de grands projets pour vous. Mes hommes vont vous emmener dans un lieu plus sur, parce que maintenant à mes yeux vous valait beaucoup, beaucoup d'argent. Il ricana.
Ça voulait dire que mes parents et ceux de Aria avaient accepté de lui verser la somme qu'il désire pour notre libération. Je sentais la colère bouillonnait au fond de moi et je n'avais qu'une seule envie, lui arracher la tête et la donner à manger aux tigres. Ainsi, c'était l'argent et encore l'argent qui faisait tourner le monde et qui rendait les hommes fous.
- Emmenez-les. Ordonna-t-il
Aria me regarda subitement comme si elle voulait me dire quelque chose. Vaas s'éloigna, tandis que trois hommes armés sortirent de je ne sais où, venaient jusqu'à nous. Deux des gardes pointaient leurs armes sur nous alors que le troisième ouvrit la cage. Il détacha les liens de mon amie, mais elle en fut pas pour autant libre de toute attaches, car il déliait seulement l'entrave de ses chevilles pour lui permettre de marchait, puis celui qui relier ses mains aux bambous et ses poignés restèrent liés. Lorsqu'il la fit sortir de la cage, elle se fit surveiller de prés par les deux autres hommes. Il s'approcha de moi et fit exactement la même chose. Mes jambes étaient engourdies et j'eus du mal à me tenir debout ce qui les amusaient. L'homme me positionna devant Aria. Je pus entendre des murmures qui se transformèrent en paroles.
- Nous pourrions en faire des choses avec un tel corps. Dit l'un d'eux.
Je me retournai légèrement. Ils regardaient le corps de Aria avec envie, j'en conclus que cette réflexion lui était destinée. Cela me rappelait à quel point je haïssais les hommes, il se croyait tout permis envers les femmes, leurs attitudes, leurs paroles, tout me dégoutant en eux, d'ailleurs, c'était pour cette raison que je n'avais pas eue de petits copains depuis le collège. Il continuait leurs commentaires salaces pendant qu'on s'avançait jusqu'à un véhicule, un 4x4. Je gardais un œil derrière moi, ce qui me permit de voir l'agacement de Aria face à la discussion de l'homme derrière elle. Rapidement, elle se retourna vers celui-ci et avec un geste précis et vif, elle enfonçait son genou fléchi entre les jambes du garde. Je restai moi-même surprise, il se tordit de douleur. J'avais envie de rire derrière mon bâillon, mais il était trop serré pour m'offrir se luxe. Ses partenaires, eux ne s'en privèrent pas. Une fois remis de sa douleur, il s'empressa de faire regrettait à la jeune femme sont gestes et sa main fermer en poing s'abatis lourdement contre son ventre, la violence fut-elle qu'elle s'effondra au sol.
Salope. Cracha-t-il furieux.
Il continua son action par des coups de pied. J'assistais à ce spectacle terrifiais, il ne voulait pas arrêter, il aller finir par la tuer. Quand je fus enfin apte de mes gestes et que la peur qui me figeait, c'était envoler, je bousculai maladroitement les deux hommes près de moi et me précipitais vers celui qui ne cesser de la ruer de coups. Avec mes mains liées, j'essayai tant bien que mal de lui faire arrêter son acte. Il me poussa violemment me faisant perdre l'équilibre et je tombai grossièrement au sol.
Tu veux défendre ta copine ? Tu vas subir le même sort. Hurla-t-il
Je regardais le visage endolori d'Aria, une larme coulait sur sa joue lorsqu'elle me regardait. Je fermais les yeux comme une lâche, je n'arrivais plus à soutenir son regard.
Je suis tellement désolé.
Hé qu'est qui se passe ? Intervint, une voix autoritaire que j'avais vite reconnue
J'étais heureuse d'entendre cette voix, je ne saurais expliquer le pourquoi peut être parce que cette voix avait eu pour effet de freiner l'homme qui s'apprêtait à me frapper dû moins je l'espérer fortement.
- Vaas. Murmura l'un des pirates.
- Ses salopes de bourges se croient tout permises. Dit l'homme exalté qui m'avait poussé
Je me redressais doucement. J'avais envie de lui hurlait que j'étais loin d'être une bourge et que ses vacances, j'avais travaillé dur pour les obtenir.
- Hermano. Soupira Vaas. Tu tes permis d'abimer mes chicas. Relevé-les. Grogna-t-il doucement
Un homme me saisit par le bras et me forçait à ma levée. Aria malgré l'aide pour se mettre sur ses deux jambes avec du mal à se rehausser.
- Vous savez que Hoyt veut les filles en bon état, et vous bordels de merde vous les abimer. Il était furieux une fois de plus son comportement avait brutalement changé.
Hoyt. Il veut les filles en bon état. Je repensais à ses paroles sans m'en soucier. Pour l'instant, toute mon attention était tournée vers ma meilleure amie et son corps meurtri.
- Je suis désolé Vaas. S'excusa le pirate la tête baisser comme en signe de respect
- Ça ne fait rien Hermano. Et tu sais pourquoi ? Parce que cela ne se reproduira plus.
En un éclair, il sortit une arme, un coup de feu fusa et l'homme s'écroulait au sol toucher en plein cœur tandis que le mien s'emballait à toute allure.
- Je ne veux pas d'homme qui ne soit pas foutu de respecter des putains de consigne. Permettre une erreur, c'est tout permettre.
Comment pouvait-on tuer quelqu'un de cette manière avec un tel sang froid même s'il faut avouer qu'il avait mérité une bonne correction le tuer de cette façon était trop brutal. Le corps du pirate gisait sans vie sur le sol les yeux exorbités de surprise. Je détournai mon regard à la vue de ce spectacle morbide.
- Débarrassez-moi de ça. Et faite votre travail bande de feignasses. Sur ses mots, il prit congé
Les deux pirates ne semblaient ni surpris ni effrayer par le comportement de leur chef et sa gâchette facile. Moi, il me faisait peur. Ses changements d'humeur me donnaient la frousse. De quoi d'autres était-il capable ? Du pire.
Ils nous firent monter dans un véhicule délabré. On fut installé à l'arrière alors qu'un troisième homme prit le volant. La route fut longue, mais le paysage lui était splendide ainsi, j'avais pu apercevoir la faune sauvage de l'île, des sangliers et des tortues sur le bord de la route. Le ciel était bleu sans aucun nuage à l'horizon. Ça ressemblait à une belle journée cependant la réalité me rattrapait vite lorsqu'un camp se désigna au loin. Les pirates discutaient et riais entre eux, comme si tout était normal, comme s'ils ne venaient pas de commettre un enlèvement. Je ne prêtais pas attention à leur conversation alors que Aria pendant tout le trajet n'avait pas levé les yeux du panorama, je regarder ses ecchymoses sur les bras et je ne pouvais m'empêcher de repenser à la scène qui c'était produite quelques minutes plus tôt. Je frottai encore et encore mes liens espérant qu'ils me libèrent, mais plus parce que je sentais des picotements liés à la corde qui étaient trop serais et mon sang avait du mal à circuler librement. Je sentis ses yeux se poser sur moi. Elle baissait son regard et je la suivis. Elle avait réussi à défaire ses liens par je ne sais quel moyen. Je restais un moment perplexe. Son regard se tourna vers l'homme qui conduisait le véhicule. Je voyais dans ses yeux son intention. J'avais envie de lui dire de ne pas le faire. Nous, nous rapprochions peu à peu du campement qui devenait plus visible maintenant. Nous étions presque arrivées à destination. Sans que je n'aie eu le temps de réaliser ce qui se passer, Aria, c'était déjà jeté sur le pirate qui conduisait sous les regards médusaient des deux autres. Le bruit grisant des pneus résonna, le conducteur perdit le contrôle du véhicule et en une fraction de seconde la voiture dévala une pente en tonneaux. J'aurais voulu m'agripper à m'ont siégé, alors que la voiture continuait sa course folle. Mon corps était secoué et frappé dans tous les sens contre les parois du véhicule. Quand enfin la descente se stoppa, j'ouvris les yeux. Le véhicule était retourné et le sang me montait à la tête, je me sentais coincé sous le corps de l'un des pirates inconscient. Je n'arrivais pas à bouger et cette situation me fit paniquer. Une main saisie, mon bras, je sursautai.
- Je vais t'aider. Sa voix douce m'apaisa, je repris mon calme. Ne t'en fais pas, je vais te sortir d'ici. Elle enleva le bâillon qui m'empêchait de parler.
Je n'avais pas discerné qu'elle avait réussi à s'extirper du véhicule. Du tapage dans les feuillages attira notre attention. Nous n'étions pas loin du campement, ils avaient sans doute vu notre accident, ils n'allaient pas tarder à nous retrouvez.
Je t'en prie me laisse pas ici. Pleurai-je
Ne t'inquiète pas, je ne t'abandonnerais pas. Répliqua-t-elle sure de ses paroles
Elle tira mon corps à l'extérieur du véhicule retourné après avoir poussé le pirate sur le côté. Je repensais aux coups qu'elle avait subis, comment pouvait-elle encore avoir la forcer pour m'aidais ou même de tenir sur ses deux jambes. Je glissais hors du véhicule. Elle défit les liens qui enroulaient mes poignets. Je les frottai doucement, la corde avait laissé des ecchymoses violettes douloureuses.
Elle m'enlaça tendrement.
- Pour... Pourquoi, ta fait ça... Sanglotai-je
- On va s'enfuir. Dit-elle d'un air incompréhensible. Elle ne comprenait visiblement pas ma réaction.
- Tu as entendu ce qu'il a dit ! Il allait juste demander une rançon et après ont auraient retrouvé notre famille.
- Tu crois vraiment qu'il disait vrai. Tu lui fais confiance ? Elle fronça les sourcils ne comprenant pas comment je pouvais être aussi stupide.
Je ne répondis pas. Bien sure que je ne lui faisais pas confiance, mais était-ce mieux de se retrouver perdu en pleine forêt. Notre attention se porta sur l'un des pirates encore dans le véhicule qui se réveillait.
- Allez il faut partir. Me pressa-t-elle
Des échos de voix résonnèrent dans la frondaison.
- Cours.
Suite à ces paroles, on se mit à courir aussi vite que possible. Mes jambes tremblaient et je manquai de trébuchai plusieurs fois. Des coups de feu retendirent me faisant accélérer la cadence. Des voix d'homme s'élevaient derrière nous.
Nous étions suivies. Encore des coups de feu. J'arrêtai ma course éreinter quand j'entendis un gémissement derrière moi. Je me retournai tout en reprenant mon souffle. Aria était au sol à coups sur elle avait trébuché, moi-même, j'avais à plusieurs reprises manquer de tomber. Je me précipitais vers elle.
- Vite relèves-toi. M'écriais-je en me penchant pour lui prêter main forte
- Je peux par pleura-t-elle
- Quoi ? Je fronçai les sourcils, soucieuse
En guise de réponse, elle tourna son regard vers sa jambe.
- Je crois que je me suis tordu la cheville.
- Je vais t'aider.
À peine l'avais-je saisi par le bras, qu'elle brailla de douleur
- Merde, je pensai que ses conneries n'arrivent que dans les films. M'énervai-je
Les filles qui courent pour échapper à leur ravisseur puis soudain une tombe alors elle demande à son amie de continue sans elle… Je la regardais. Non, elle n'allait pas me demandait ça.
- Va-t'en. Je vais te ralentir
Il manquer plus que ça
- NON. Je ne pars pas sans toi.
- Où êtes-vous les filles. Aboya une voix masculine.
- On va vous trouver. S'amusa une autre voix
- COURS MAINTENANT. M'ordonna le blessé
Elle ne pouvait pas me demandai ça. Je ne voulais pas la laisser seule, comme moi, je n'avais pas eu envie de me retrouver seul lorsque j'étais coincé dans la voiture.
- Je reviendrais. Murmurai-je alors que les larmes coulaient le long de mes joues
Les voix se rapprochèrent. Je vis la terreur dans son regard lorsqu'elle hocha la tête. Elle avait peur. Elle était effrayée comme un animal qui venait de se retrouver prit au piège alors que son chasseur se rapprocher.
- Je suis désolé.
Ce fut sur ses dernières paroles que je dus l'abandonner. Mon cœur battait frénétiquement sous ma poitrine alors qu'un cri atteignit mes oreilles. Je courais sans aucun repaire, perdue en pleine forêt. Mes bras nus rougissent et écorchée par les branches tranchantes que je ne prenais pas soin d'écarter. Mes joues étaient brulantes, couvertes par de suaves larmes chaudes. Je m'arrêtai brutalement dans ma course folle lorsque j'arrivai au bord d'un précipice. Une cascade d'eau coulait harmonieusement pour finir dans une rivière. Je devais trouver un autre chemin.
- Par là.
Les voix n'étaient qu'à quelque mettre de moi. Mes jambes s'entrechoquèrent alors que j'entendais le doux bruit de l'eau ruisselant le long du fleuve. J'avais le choix. Me livrai à ces pirates sanguinaires, ou sautais en espérant être assez forte pour survivre à la chute, espérant ne pas mourir. Je devais faire un choix et vite. Je pris de l'élan encore hésitante sur ma décision. Je mis une longue mèche de cheveux bruns derrière mon oreille. Les battements de mon cœur étaient tellement intenses que j'avais l'impression qu'il aller exploser. Je respirai une longue bouffée d'air frai ignorant le boucan dans les feuillages. Je devais être forte si je voulais retrouver ma famille et ma vie, pour eux et pour revenir chercher Aria avec de l'aide. Soit forte me répétais-je tendis que je me mis à courir en direction du précipice. Je fermai les yeux et sautai dans l'inconnu.
