Note de l'auteur : Ce chapitre, je ne l'aimais pas trop la première fois que je l'aie posté, mais là avec les modifications, j'aime beaucoup. J'espère qu'il vous plaira aussi. Bonne lecture.

"We're all mad here." – Cheshire Cat Alice in Wonderland

Chapitre 12 : Distraction

Peu importe ou vous êtes, vous ne serez jamais sûre de rentrée chez vous saint et sauf. Cette phrase tourner en boucle dans ma tête depuis que tout avait commencée. Dans la vie la mort était omniprésente. Diverses occasions, divers visages, accident mortel, maladie, meurtre. Pouvez-vous, affirmez que vous allez rentrer chez vous saint et sauf ce soir ? Non, vous ne pouvez pas. J'avais toujours répétai que la mort ne m'effrayer pas, que lorsque mon heure viendrait je serais prête or maintenant que j'étais si proche d'elle, que je sentais son souffle froid faire frissonner ma peau, je me rendais compte que je n'étais pas prête, je ne le serai jamais. Je voulais vivre, il y avait encore tellement de chose que je n'avais pas vue et que je voulais découvrir. Tellement de paysage à graver dans ma mémoire, de moment à vivre. C'est ce que je penser faire en venant en vacances, un nouveau endroit, un nouveau panorama, un nouveau souvenir, mais tout ne c'était pas passer comme prévue et me voilà ici, enfermer dans une cage à bout de forces, regardant ses pirates se balader sur le camp, rire, être joyeux et plaisantaient en toute banalité.

Avec Aria avant de partir en vacance on avait tout prévu. Toutes les deux, nous avions bossé dure et économisé pour se payer ses vacances ensemble. Je n'ai jamais aimer travaillé, à quoi bon ? Au final nous allions tous mourir autant profité de la vie que de se tuer à la tâche. Mais la c'était pour une « bonne cause ». Nous avions sorti nos plus beaux maillots de bain et habits, choisit un hôtel au bord de la plage pour ne pas faire les choses à moitié. Prévue des activités plus belles et divertissantes les unes que les autres, nage dans les profondeurs aquatiques, visite des plus beaux endroits, saut en parachute... Bien sûre Aria et les sensations fortes ce n'était pas trop ça elle préféré nager avec les dauphins plutôt que les requins, cependant en la suppliant jour et nuit j'avais fini par obtenir son approbation. Nos paisibles vacances avaient tourné au cauchemar au moment même ou j'avais planifié la « balade » en hélicoptère. Je n'avais pas eu à cherche bien loin pour trouver un pilote. Carl.

- Je vous préviens, on risque de passé au dessus d'une île pas très fréquentable.

- Qu'est-ce que ça veut dire ?

- Que vous risquer d'être un peu secoué. Plaisanta-t-il avec son accent hispanique

J'avais jeté un discret coup d'œil vers Aria assise au bar.

- Ce n'est pas grave, j'aime les sensations fortes, faite moi rêver, mais ne dîtes rien à mon amie, ça la ferait flipper et j'ai pas envie de passer des jours à essayer de la convaincre.

- Compté sur moi.

Bon dieu, pourquoi je n'avais pas refusé ? Comment je pouvais savoir ce qui allait se produire. Que je me retrouver enfermé et Aria revendue à l'autre bout du monde. On m'avait soufflé de Carl que c'était un pilote chevronné, ancien alcoolique repentis qui essayer de faire vivre sa famille. Il m'inspirer confiance et je souhaité lui donner du travail. Sur l'île la pauvreté était cachée par les quartiers chics, les touristes ne voyaient que le côté « touristique ». À l'hôtel ont nous avaient avertis dés notre arrivé que certaine zone une fois la nuit tomber pouvais être dangereuse pour les vacanciers plus que pour les habitants. En choisissant cet endroit, je n'avais pas imaginé tout ce qui se cacher derrière. La formidable image de carte postale de rêve, nous avait heurtées de plein fouet une fois arriver sur place. Le premier jour de notre arrivé sur l'île on avait décidé de faire la fête, ou plutôt je l'avais décidé. On était descendue au bar de l'hôtel ou une fête avait étais organisée.

- Allez on va s'amuser. Dis-je en entrainant ma meilleure amie dans l'ascenseur.

- On est arrivé aujourd'hui, décalage horaire et tout ça. J'ai juste envie de dormir.

- Non ! D'abord on fait la fête et après on se repose. Allez.

Dans un soupir, elle m'avait suivi. J'étais vêtu d'une jolie robe noire, mignonne mais pas trop courte. Aria, elle avait opté pour une robe blanche à fleur, qui lui aller à ravir. La musique battait son plein et la foule était déchainés. J'avais hurlé le refrain de la chanson entrainante que je connaissais bien, tout en entrainent Aria dans le tas. Il est vrai que même si on avait eu l'occasion de dormir dans l'avion, j'étais la fatigue me rattraper comme même progressivement, mais peu importe ont allaient juste rester un peu. J'avais commencé à me trémousser au son de la musique. D'habitude, Aria ne refusait jamais de faire la fête alors elle ne mit pas longtemps à me suivre.

- Tu viens, on va se rafraichir ? Hurlai-je pour que ma voix recouvre le vacarme.

La foule était assez abondante. Les fêtards étaient déchainaient. Ils se frotter les uns aux autres, ce que je n'apprécier pas qu'on me fasse. J'avais saisie la main de mon amie pour ne pas la perdre. Danser une trentaine de minutes avait suffi à étancher ma soif d'amusement. Je souhaitai juste avoir un avant-gout de mes vacances. Malheureusement qui dit, fête dit homme dragueur ou bien abruti, comme vous voulez. Le bar était bondé et obtenir l'attention du barman était difficile.

- On a cas remontés dans notre chambre et on commandera quelque chose. Soupira Aria

- Il doit de faire son travail, alors il va nous servir. HÉ le barman ? Criai-je pour attirai son attention.

J'avais bien remarqué qu'elle était plus épuisée que moi par le voyage, alors j'allais faire vite, on allait boire un coup trinqué à notre début de vacances et remonté illico dans notre chambre.

- Que voulais vous boire ?

- Deux verres de jus s'il vous plait.

Il acquiesça, et revint vers nous avec deux verres remplit de la liqueur jaune. C'était parfaitement bien présenté, un petit parasol pour la décoration, ça y est, nous étions en vacances.

- Salut les filles, vous voulez un peu de compagnie ?

Oh non, pitié pas ça.

Les garçons et la drague tellement pathétique et je compté bien leur faire savoir. Je me retournai vers eux. Deux hommes bruns, robustes et bien amochés par l'alcool nous faisaient face.

- Non ça va aller. Répondis gentiment mon amie trop docilement à mon gout.

- Allez, vous venez d'arriver, c'est ça ? S'exclama une voix différente de la première. On pourrait discuter.

- Une autre fois peut-être là, ont aient fatigué et on va remonter dans nos chambres.

Aria était beaucoup trop gentille avec eux tendis qu'ils se faisaient plus insistant. J'avais appris à être directe et sans pitié avec les hommes tellement la gendre masculine avait le don de m'agacer fortement.

- Ok, les mecs, vous allez nous foutre la paix, ou je vous fous mon verre dans la gueule.

J'affichai un sourire narquois sur mon visage. Ils froncèrent les sourcils en signe de mécontentement, en levant leurs mains.

- C'est bon, on se casse, pas la peine d'être désagréable.

Ils s'engouffrèrent dans la foule nous laissant enfin seul.

- Bien levons nos verres. Dis-je joignant le geste à la parole

- À nos vacances bien méritées.

- À nous. Concluais-je

Ce soir-là en me couchant dans mon lit douillet et mes draps propres – que je regretter amèrement maintenant - , j'avais souri, espérant que ses vacances à peine débutées ne se termineraient jamais.

Le soleil aveuglant me ramena à la dure réalité, je posa le revers de ma main sur mon front et détournai mon regard de la sphère lumineuse.

- Hé. Kayna.

Je me retournai instantanément vers l'autre cage, ayant reconnu la voix.

- Tiens.

Il me lança quelque chose qui atterrie droit dans ma cage, bon viseur. D'abord étonné, je ne bougeai pas. En l'examinant de plus prés je constata que c'étais un morceau de pain, je me ruai dessus le savoura délicatement, me délectant de chaque bouchées.

- Merci. Soufflai-je la bouche pleine.

Le gout n'était pas fameux mais c'était mangeable. Il me sourit. J'aurai préféré avoir de l'eau, mais je ne pouvais me montrer indifférente face à ce geste tendis que mon ventre criait famine.

- J'y crois pas, tu lui à donner le bout de pain. S'énerva l'autre.

- Tu n'en voulais pas.

- Et alors on aurait pu le garder pour plus tard.

- Arrête Eric, on doit se serrer les coudes.

- Nous, seulement !

Jeff leva les yeux au ciel ne prenant même pas la peine de répondre à son ami. Je me sentis gêner d'avoir créé un conflit entre les deux en revanche j'était bien contente d'avoir put me nourrir.

- Qu'est-ce que vous faite comme travail ?

Certes, c'était une question stupide, néanmoins il fallait bien trouver un sujet de discussion pour passer le temps.

- Je dirige une entreprise dans l'inter export.

- Sa marche ?

- Disons que je ne manque de rien, que j'ai une vie aisée.

Oh.

Le genre de garçon que j'aurai pu séduire juste pour l'argent. Charment et riche.

- Et vous ?

- Serveuse, dans un minable bistrot.

- Dois-je en déduire que vous n'aimez pas votre travail ?

- Pas qu'un peu. Soupirais-je. C'est juste un boulot stupide.

- Vous avez un petit ami ?

- Non, pas encore.

Discussion banale et ennuyeuse, au moins, cela nous faisait passer le temps

- Moi et Alison devions-nous marier le mois prochain.

Que devais-je répondre à cette phrase.

- Vous lui avez offert la lune de miel en avance ?

Il s'esclaffa

- Non. Juste un cadeau

- En quelle occasion ?

Ma curiosité était décidément sans limite

- Je n'ai pas besoin d'occasion pour lui montrer à quel point elle... Il hésita sur le temps à employer dans ses verbes. Est importante pour moi.

La tristesse déforma son visage et je décidé de changer de sujet.

- Donc cher riche homme d'affaire. Souriais-je. Que faite-vous pour vous divertir ?

- J'aime bien le golf.

- C'est un sport de chochotte.

Il plissa les sourcils.

- Non, c'est un sport qui demande beaucoup de concentration Mademoiselle. Vous que faite vous pour vous divertir ? J'attends une meilleure réponse que la mienne.

- Euh bien... Hésitai-je. Je me consacre au bien-être des animaux.

- Une sorte de défenseuse de mère nature. Se moqua-t-il

- Ouais. Dis-je fièrement

- Je respecte ça.

- Vous avez intérêt. Dis-je d'un ton faussement menaçant.

Les minutes ressemblaient à une éternité, et les heures à des jours. Les jours, quant à eux, semblaient interminables. Vaas avait disparu du camp, je ne l'avais pas revue depuis la dernière fois, je me demandai qu'est-ce qu'il faisait, ou il était. C'était angoissant de voir les jours passer et de ne pas savoir si celui-ci sera votre dernier. De savoir que votre vie ne tiens qu'un fil. Qu'une personne dont l'esprit divague, détient la paire de ciseau pour couper, se fil à tout moment, Vaas. Cependant pour l'instant, je n'étais pas seule, je pouvais me divertir les idées en parlent à Jeff lorsque les gardes ne nous surveiller pas. Quand ils étaient bien trop occuper à jouer au poker pour s'occuper des insignifiants prisonniers.

Je me mis à observer un pirate posé tranquillement contre le tronc d'un arbre dépassé par mes rêveries.

- Qu'est-ce que tu regardes comme ça ?

Mon cœur se mit à battre frénétiquement lorsqu'il m'extirpa de mes songes. Je choisis de garder le silence face à cette sorte de provocation. Je penser qu'il aller lui aussi lâcher l'affaire. Ce fut quand je le vis approcher que j'imaginai le pire. Sont imposante musculature m'impressionnait. Je me surpris même à tenter inutilement de reculer encore.

- Je devrais t'arrachait les yeux ! Mais t'es mignonne alors on va faire autre chose, tu veux bien ?

Je remuai la tête incapable de dire un mot complétement terroriser.

- C'était pas une question !

Je balançai un regard plein de détresses aux deux frères prisonniers qui ne pouvait strictement rien pour moi et qui avaient l'air aussi effrayé que l'homme s'en prenne à eux.

- Ne t'approche pas de moi !

- Tu n'as pas à me donner d'ordre, petite pute.

Son esprit s'échauffer tandis que ses pas se rapprocher

- T'es qu'un gros branleur et un pirate stupide.

Je commençais à manquer de répartie.

- Tu vas regretter d'avoir dit ça.

J'aurais peut-être dû la fermer, car il profita des mes insultes idiotes pour faire mine de s'énerver. Surement pour avoir un motif de me taper dessus.

Il se dirigea fulminant vers moi, ses prunelles pétillantes d'un désir brutal, mais contre toute attende, je ne bougeai pas, prête à lui faire face, je n'avais pas peur. Prête à me faire tabasser, mais non sans répliquer.

- Mollo James, Vaas ne veut pas qu'on la touche, pas pour l'instant du moins. Déclara un autre pirate au regard lubrique. Il faut la garder en bon état.

- Tu perds rien pour attendre. Finit-il en me pointant voracement du doigt. Je soupirai longuement. N'ayant rien pour me défendre, je n'aurais pas fait long feu face à cet homme colossal. Ça me surprenait à peine de recevoir des commentaires salaces, et parfois même rabaissant, je commençais à connaitre la personnalité typique associé aux pirates. Je suis une distraction pour eux.

- Ma mère serait capable de débarquer et leur faire face. Plaisantai-je

- Une femme impulsive. Rit Jeff

- Et comment. Enfaite dans ma famille ont l'aient tous.

- J'aimerais pouvoir dire la même chose. Mais il me reste que mon petit frère.

Il lança un coup d'œil vers le brun qui dormait.

- Je suis désolée. Je suis là te parler de ma famille alors que toi ...

- Non ce n'est rien. M'interrompit-il.

Ça voulait dire une chose.

- Qui va payer votre rançon ?

Son sourire s'évanouissait laissant place à une mine pleine de confusion

- Je... Je ne sais pas. Bégaya-t-il. Je vais leur donner mon numéro de compte, ils prendront tout ce qu'ils veulent.

J'avais le don pour poser toujours les mauvaises questions.

- De toute façon Vaas ne compte pas vous laissez rentrer chez vous. Jeff plissa les sourcils interloquait. Il va vous vendre comme esclave, c'est ce qui est arrivait à mon amie.

Je vis dans son regard toute son incompréhension.

J'avais était brutal et directe dans mes paroles, mais je voulais qu'il sache, qu'il soit fixé sur les intentions du pirate fou. J'aurai moi-même apprécié qu'on m'en informe directement lors de ma courte captivité, or je l'avais appris presque par hasard grâce à Jason.

- Le fils de pute !

Il s'énerva et projeta un coup-de-poing sur la cage, ce qui réveilla Eric en sursaut.

- Quoi... Qu'est-ce qui se passe ? Dit-il à moitié endormit.

- Rien. Rendors-toi.

Il s'exécuta sans difficultés encore somnolant.

- Il est tout ce qu'il me reste.

- Je... Je suis désolé.

Il posa son dos contre les bambous, ses jambes fléchies contre son torse. Il effaça la sueur sur son visage.

- Et toi, pourquoi tu aies encore là ? Finit-il par me demander

Je soupirai un moment réfléchissant à faire court.

- Mon amie Aria, à provoquer un accident lorsque les pirates nous ont ramener je ne sais où. On a réussi à s'échapper, elle s'est tordue la cheville et j'ai dû l'abandonner. J'ai sauté dans une rivière, rencontrer un homme qui m'a sauvé la vie, et au final je me suis refait capturer. J'avais l'air si stupide en racontant cette histoire. J'ai réussi à avoir ma mère au téléphone, je pense qu'elle a envoyé un hélico qui ma pas trouver du coup me voilà de nouveau ici.

- Au moins vous avez pu lui parler.

- Surement pour la dernière fois. Soupirai-je, en relevant la tête pour contempler le ciel bleu azure. Sa beauté m'arracha un sourire.

- Non, vous allez rentrer chez vous. On va tous s'en sortir vivant.

J'aime ton optimisme Jeff pensai-je, mais il était temps de se faire une raison d'ouvrir les yeux et de ne plus se voiler la face. Nous allions mourir ici. Je souriais un instant il faut gardait que les bons moments. Il fallait que je repense au bon moment que j'avais en tête. Ceux avec ma famille, mes amies, Aria.

En y réfléchissant je réalisai que j'étais prête à tout pour ne pas mourir, même un compromis avec Vaas tout et n'importe quoi. Je me détester de ne pas avoir appuyé sur la gâchette, et ce sentiment hanté mes pensées. Qu'est-ce qui se serait passé si j'avais appuyé ? Je ne le saurai jamais.

- Qu'est-il arrivait à vos parents ?

- Accident de voiture.

Perdre c'est deux parents à la fois quoi de plus horrible.

- Je suis…

- C'est rien. Me coupa-t-il

Je me souvenais de chaque moment, chaque instant.

- Je sais que tu n'aimes pas trop être dans les airs. Moi non plus, mais il y a aucun risque ok ? On va juste faire une balade.

Aria n'était pas terrorisée juste, impressionner tout comme moi.

- Ok, je te fais confiance. Plaisanta-t-elle nerveusement

L'hélicoptère était imposant, c'était un bel engin bien entretenu aucune raison pour que le voyage se passe mal.

- Prête les filles ? Nous avaient demandé Carl juste avant que nous montâmes à bord.

On, c'étaient regarder dans les yeux avec un sourire.

- Prête. Avions-nous répétaient en cœur.

Foutue souvenir pourquoi était dit-il si bien encré dans ma mémoire.

Le manque de nourriture était tel, que chaque mouvement était pénible, et difficile à exécuter. Les pirates en avaient rien à faire qu'on soit affaiblie, ils continuaient de nous nourri d'un morceau de pain rassit et un seul verre d'eau servi dans un minable gobelet en plastique ou pataugé parfois les petites bêtes si on laissé l'eau trop longtemps sans surveillance. Lorsque la chaleur parfois insoutenable tapait sur nos têtes, on ne pouvait que subir sans rien demander.

Je me sentais plus que jamais comme un animal en cage privée de liberté prêt à se faire abattre. Mon regard se perdit dans la contemplation du feu de bois qu'un pirate avait depuis peu allumé. Je les observais, patrouiller sur le camp, plaisantait entre eux, discutés comme si des prisonniers n'agonisait pas juste à quelques mètres d'eux, et ça me révolter voracement. Ils riaient de moi en me voyant recroquevillé dans un coin de la cage. Je n'ose pas soutenir leurs regards, je me sentais plus que gênée alors que je ne le devrais certainement pas. J'empestai la saleté et ça me foutait mal à l'aise d'être aussi sale. Qu'est-ce que j'allais devenir, bon sang. Je m'empêchai de pleurer, car ça leur ferait trop plaisir. Jeff, c'était endormi et j'étais seule avec ma stupide conscience, qui n'arrête pas de projeter des remords incessants.

- C'est toi qui as préparé la bouffe hermano ?!

- Oui chef. Acquiesce l'homme.

- Oh, je ne sais pas si on devait manger ça les gars. Plaisante, le chef des pirates.

Mon regard chercha immédiatement le propriétaire de cette voix au léger accent hispanique, et lorsque je remarquai sa présence prés de pirates qui c'était rassemblait autour du feu pour partager un repas convivial, je ne pus détourner ma vision de ce personnage étrangement atypique. Un animal rôtissait sur le feu pendant qu'ils papoter entre eux semblable à un repos bien mérité après une dure journée de travail. J'avoue mettre souvent disputé avec ma vie, lui reprochant d'être trop « banale » on peut dire que maintenant la banalité avait pris la poudre d'escampette pour me laisser en tête à tête avec l'aventure tout en me disant « bah, alors ? C'est pas ce que tu chercher ?! Bien fais, la prochaine fois, tu ne te plaindras pas. » Elle avait raison. - C'est moi que tu regardes comme ça, chica ? Ricana-t-il Instantanément, je détournai les yeux, lui arrachant un rire bruyant.

- Tu as faim ?

Quand je me perdis à lever les yeux vers lui, il était déjà à proximité de la cage.

- Non, merci. Déclinai-je poliment.

Un sourire se fendit sur sa figure, il appréciait ma politesse. Mon ventre gronda discrètement comme pour me faire part de sa protestation.

- Tu es sure ? Il déchiqueta un morceau de la cuisse de poulet qu'il tenait, me narguant du regard. Je ne répondis pas et me contentai de détournais ma vue.

- Hé ! Regarde-moi quand je te parle ! Hurla-t-il comme un forcené.

Je m'exécutai, inutile de m'attirer les foudres du fou. Cependant, je décidai d'armée mes prunelles d'une indifférence totale à son égard. Tout de suite, ces traits s'apaisèrent m'offrant une moue décontractée.

- Tu vois c'est pas compliqué.

Il s'accroupit lentement. Je m'efforçai de soutenir son regard avec assurance, mais au fond, j'avais juste envie de creuser un trou pour y disparaître.

- Allez viens. Dit-il docilement comme si il appeler son chien.

Il essayait de m'appâtais avec son morceau de viande. J'avais tellement faim, que mon esprit me dicté de prendre l'aliment en rangeant ma fierté de côté. Tampi, si il avait croqué dedans auparavant, tampi si il m'appâtait comme un chien galeux. Je distinguai sa perte de patiente, et doucement, je me trainai jusqu'à lui. Il aborda un sourire vainqueur auquel je tentai de ne pas y prêter attention. Sans plus attendre, je le débarrassai de sa nourriture, et la dévorai aussitôt. Délicieux et juteux, bien meilleure que la nourriture des Rakyat. Soudains, je plongeai mon regard soucieux dans celui amusé de Vaas.

- C'est bon ?

Je hochai la tête nerveusement.

- C'est bien du poulet hein ? Demandais-je d'un petite voix timide.

- Bien sure ! Pourquoi ? Ça n'y ressemble pas ?

Je haussai les épaules et continuai mon festin. Lorsque sa main approcha de ma tête, je sursaute prise d'un reflex soudain.

- Putain ! Ne bouge pas, OK ! Bordel pourquoi ta peur comme ça hein ! Je te nourris, te donne un abri et tu ne me remercies même pas !

J'obligeai mon instinct à baisser les armes.

- Reste tranquille !

Il fouilla sans gêne dans ma chevelure et en dénicha une araignée, aux longues pattes velux. Toute de suite horrifiée, je lâchai la cuisse presque dénuée de chair, et m'agitai dans tous les sens avec l'impression d'en avoir encore des milliers sur moi provoquant l'hilarité générale de la plupart des pirates, à cet instant, j'avais l'impression d'être un clown. Un frisson me parcourut, je ne l'avais même pas sentie tandis qu'elle se balader tranquillement sur ma tête. Mes cheveux se hérissent à cette constatation.

- Oh, non. Mon dieu, mon dieu, enlève-là, s'il te plait ! Il s'esclaffa avant de relâcher l'insecte. - C'est pas la petite bête qui va manger la grosse. Sympa. Je me calmai de force alors qu'il se redressa sur ses deux jambes. L'arachnide avait filé, elle pouvait être n'importe, bon sang, je ne vais plus pouvoir fermer l'œil. Elle était vraiment énorme. Même en réalisant un acte de gentillesse ses prunelles émeraude se montrer menaçantes et je savais qu'à la moindre réflexion qu'il jugerait non plaisante, il se mettrait en rogne. Je préféré ne plus le provoquer, pas pour l'instant en tout cas. L'autre fois dans le souterrain humide m'avait suffi, ma joue me faisait encore mal. Vaas jeta un vaste coup d'œil vers la prison de Jeff.

- Alors, la belle au bois dormant se réveille enfin. Se moqua-t-il. Vous savez... tout votre histoire c'est de la merde. Tu y tiens à ton frère hein ? Tu le protèges comme si c'était un moins-que-rien. Regarde, il n'a même pas tenu dix minutes dans la forêt même la fille à tenu plus longtemps, ouais cette gamine à plus de cran que lui, je parie. Conclut-il en me pointant froidement du doigt.

- Va te faire foutre, sale fils de pute. Cracha Eric furieux.

- Oh, alors enfaite tu as des couilles, petit. Elles ont poussées d'un coup ?! Il s'accroupit, les mains fermement scotchées aux bambous.

- Et si je te les coupées hein ? Tu ferais moins le malin. Il fit mine de réfléchir, ses doigts s'agitant sous son menton, il fit claquer sa langue entre ses dents. Ouais, je vais te les coupées et les donnaient aux chiens. Riait-il

Eric serra les dents pendant que son frère tenter sagement d'apaiser les tensions.

- Quoi qu'est-ce qui se passe ? Tu veux me dire quelque chose petit merdeux ! S'énerva-t-il le visage collé à la cage. Tu sais quoi... FERME TA GUEULE ! Tu sais très bien le faire ça !

Agacé, il se redressa pour rejoindre ses camarades, tout en donner un violent coup de pied dans la cage des deux hommes.

- Merde Eric, ferme là, la prochaine fois, si c'est pour nous mettre en danger.

- T'as entendue ce qu'il a dit. Ce connard me traite comme une merde... Mais toi ça n'à pas l'air de te déranger.

- Eric, ce n'est pas le moment. Soupira sont interlocuteur. Je veux juste sortir vivant d'ici. Et ton comportement n'arrange pas la situation.

- Ta pas encore compris qu'on ne sortira jamais d'ici.

- Bien sûre que si. Garde espoir petit frère, j'ai promis de veiller sur toi quoiqu'il arrive.

Se roulant en boule dans sont coin, Eric lança un soupir en guise de réponse. Mes yeux croisèrent les siens emplit de haine.

- Ta l'air d'aimé qu'il te traite comme une chienne.

- Arrête Eric !

Je restai muette sous ses provocations, trop épuisé pour riposter à l'idiot de service. C'était la première fois qu'il daigné m'adresser la parole tout ça pour m'insulter, charmant. - Désolé, il est sur les nerfs. S'excusa Jeff Je souris discrètement. - C'est rien. En temps normal, j'aurais essayé de lui faire manger ses dents. Mais plus rien n'était normal même mon comportement.

- Vos gueules les filles ! Aboya Vaas à notre encontre.

- Vaux mieux ne pas énervé le « le taré ». Murmurais-je en levant les yeux au ciel. J'appréciai la compagnie de Jeff, il était optimiste, drôle. Tout ce qui me fallait pour ne pas sombrer dans une dépression de larmes abondante. J'avais la chance de pouvoir parler à quelqu'un et de ne pas rester renfermé sur moi-même. Être seule avec mes pensées, me faisait tressaillir rien que d'y songer. Je n'osai pas me reposer cette nuit-là, et je dus supporter les rires incessants et bruyants des pirates. Je relevai la tête seulement lorsque Vaas pris congé dans la pénombre. Soudains, je me rappelai à qui le fou me faisait tant penser. Un léger mélange du chat et du chapelier fou dans le conte, Alice au pays des merveilles. C'était dingue comme la comparaison était évidente. Je finis par m'évanouir dans un sommeil inconfortable sous le poids de la fatigue.

Les rayons éclatant du soleil tapent contre mes prunelles closes me réveillèrent. J'immerge doucement.

- Ah ! T'es réveillé toi. Allez debout. Qu'elle chance, tu as, le grand chef exige ta présence. Barbouilla-t-il derrière sont bandeau rouge peint de légère fleur blanche.

Je ne prête pas tout de suite attention à ces mots. Ce fut lorsque qu'il m'agrippa le bras en ricanant pour me sortir de la cage que je réalisai ce qui aller m'arrive, je m'apprêter à être confronté au « grand chef », Hoyt Volker.

Inspiration : Je n'ai pas eu spécialement de musique d'inspiration pour ce chapitre, il était déjà écrit, j'ai juste rajouté quelques passages. Mais si vous voulez que je vous conseille une musique, je me dois de vous conseiller MES morceaux préférés. Sweet Dreams de Marilyn Manson, ou l'autre version avec Emily Browning tiré du film Sucker Punch. Ou encore une autre version sur YouTube qui réunit les deux versions « Sweet Dreams Marilyn Manson Emily Browning Remix ».

Bonne écoute.

Note de l'auteur : Vaas ne deviendra pas gentil, je vous donne juste un moment de répit avant le pire.