Mot de l'auteur : Je suis si désoler pour le retard, mais l'inspiration à eu du mal à revenir alors pour me faire pardonner, j'ai tenu à vous concocter un long chapitre qui je l'espère vous plaira. J'ai relu, et j'ai fait attention aux fautes pour rendre votre lecture plus agréable. Vos reviews me font plaisir et me donner l'envie de continuer cette histoire même quand l'inspiration disparait. Merci. Sur ceux, je vous souhaite une agréable lecture.
Chapitre 14 – Torture savoureuse.
Such a shame, all that power, all that beauty, abandoned and forgotten – Merlin (série tv)
Le chemin qu'on emprunta fut différent. Cette fois, on ne contourna pas les horreurs du camp. Des corps étaient suspendus comme du bétail, un sceau métallique avait était déposé sous leurs têtes recouvertes d'un sac. Ils étaient morts.
- Pitié laisse-moi, je n'ai rien fait.
Un esclave se faisait tabasser sous les rires hilares des pirates, qui avaient-il de drôle à ça. Je faillis vomir quand on marcha prés d'un pirate qui ouvrait le ventre d'un cochon mort suspendu comme les corps que j'avais vus précédemment. Parfois, je détournai les yeux de toutes, c'est choses inhumaine, mais d'autres fois, ma curiosité me pousser à garder les yeux rivés sur elles. Je trainais des pieds pour ralentir ma torture évidente. J'avançais péniblement droit vers un homme qui allait surement m'abattre sans pitié, sans regret. Il me fallait trouver un plan, et vite. Mon corps tremblait à chaque pas effectuer alors que mon esprit s'échauffer fiévreusement. J'avais pensé qu'il me laisserait tranquille, après tout que voulait-il de moi ? Des renseignements sur les Rakyat ? Pas question.
- Plus vite feignasse. Grogna-t-il en me poussant nerveusement.
Je m'arrête soudainement, mes jambes gelées par la peur.
- Je... Je voudrais aller aux toilettes. S'il vous plait. Bégayais-je
Il ne pris même pas la peine de réfléchir et me projeta un « non » automatique et froid.
- S'il vous plait. Je ne serais pas longue.
Je le regarde dans les yeux pour tenter de l'appâtait avec un regard de biche que je ne maîtrise pas. Il fit mine de médite sur ma question, mais c'est ironique, il me fait languir, car il, sait que ma confrontation avec Hoyt me terrorise.
- J'ai pas envie de frustrer Hoyt avec un retard. Alors continue d'avancer.
Il me pousse plus violemment cette fois. Je marche machinalement sans l'envie. Je regarde autour de moi, cherchant une possibilité de fuite de ce camp truffé de pirates armés jusqu'aux dents. J'étais épuisée tant physiquement que mentalement. Depuis ma cage, je peux entendre les otages criaient à l'aide avant d'être abattue, des personnes « sans valeurs » comme le dis Vaas, qui n'ont pas les moyens de payer le prix pour rester en vie. Les ricanements des pirates, incessants qui prennent tout ça comme un jeu, un jeu particulièrement malsain et tordu. Le pirate me guida dans les tréfonds du camp rouge une partie qui avait l'air abandonné tellement le silence pesant y régner en puissance. Bien sûre que j'ai pensé à m'enfuir, tous les jours, je me tords l'esprit à essayer de trouver une issue à ce cauchemar, mais je suis bien trop fatiguée pour courir ou même pour me battre. Je tiens à peine sur mes jambes à cause du peu de nourritures qu'ils nous donnent, je parie que ça fait partie de leurs plans, d'affaiblir physiquement les otages pour rendre les fuites plus difficiles voir impossible. Cependant, j'étais prête à affronter Hoyt, je connais ça haine envers les Rakyat et son envie pressante de mettre fin à leur ligner. D'ailleurs, je me demander souvent pourquoi il les déteste tant. Dans ma cage à mes heures perdue, j'avais largement le temps d'y réfléchir, mais je ne trouver pas de réponse, ils avaient l'air d'un peuple pacifiste, pourquoi vouloir les éliminer, je vois. Les Rakyat ne se laissent pas faire, ils se battent et c'est ce que Hoyt ne peut supporter, c'est un affront envers sa fierté, je suppose. Perdue dans mes pensées, je trébuche sur une branche d'arbre déracinée. Mes genoux s'écorchent brutalement, un peu de sang coule de mes plaies, mais ça ne préoccupe pas. J'ai du mal à me relever, mes jambes refusent de m'obéir. Mince. Je m'efforce de refouler mes sanglots, tellement je me sens impuissante. Une main se tend vers moi, je lève les yeux pour capter une once de compassion dans e regard du pirate pas si inhumain. La pitié, je n'ai jamais aimé attiser la pitié.
- Je ne veux pas de votre pitié.
Je décline sont aide et finis par me redresser avec le peu de forces qui me reste. Je me retiens à la rambarde d'un cabanon quand je sens à malaise me prendre aux tripes.
- Dépêche-toi, on y est presque.
- Arrêter de pointer ce truc sur moi, est-ce que j'ai l'air de pouvoir m'enfuir là ?! M'énervais-je
- Je préfère prendre mes précautions, t'es une battante à ce qu'on raconte.
Je réprime un petit rire sarcastique.
- Je me suis juste enfuit. Ça n'a rien d'une battante.
- Tu as tué plusieurs de mes potes
- Vous m'en voulais ? Dis-je ironiquement
- Pas vraiment, je m'en fiche pour être honnête. Ici, c'est chacun pour sa gueule. Amis s'est vite dit.
- J'y tenais à mon amie. Soufflais-je tristement à moi même.
- Oh, la jolie brune, elle en faisait bander plus d'uns.
Je ris à bout de nerfs.
Il m'agrippe par le bras, pas d'une façon agressif, mais plutôt pour m'épaule dans mes déplacements.
- Je ne savais pas que les pirates pouvaient éprouver de la compassion. Grognais-je
- Alors qu'est-ce que tu penses d'eux ?
Je réfléchis un instant tout en contemplant les alentours. Des cabanes se superposaient les unes sur les autres, elle ne se différencie pas d'un pouce. Une montagne rocheuse, leurs offres son ombre imposante. Elles ont l'air vide. Peut-être que c'est des habitations, c'est vrai les pirates doivent se reposer, avoir un chez soit, ce sont des humains et non des bêtes.
- Des connards... Vous êtes tous des connards. Murmurais-je à bout de forces.
- Mhm... C'est... Compréhensible.
Non, tu crois. On s'arrête, il cherche quelque chose accroché à sa ceinture. J'entends un titillement. Il me tend une gourde abimée.
- Tu vas avoir besoin de force, pour faire face à ce qui t'attend. Je lui arrache la gourde des mains et la porte de suite à mes lèvres. L'eau coule de mes lèvres et descend le long de mon cou tant je m'y prends comme une barbare assoiffée. C'est si bon, l'eau est fraîche, j'essaye de ne pas en perdre une goutte et c'est vide que je lui rends ça gourde.
- Merci... Mais pourquoi vous êtes si sympa ? C'est les ordres ?
- Non, crois-moi les ordres ne ressemblent jamais à ça.
- Alors pourquoi ?
Il ne répond pas, et je ne cherche pas à en savoir plus. Il interrompt notre marche à l'apparition d'une cabane plus délabrée que les autres. Nos pas font craquer les marches et quand il ouvre la porte celle-ci produit un grincement terrifiant. La pièce est plongée dans l'obscurité, la seule fenêtre est dissimulée sous un tissu déchiré. Je dois sortir d'ici. Profitant de l'inattention du pirate, je lui file à coup de coude dans l'estomac et dévale les escaliers en me concentrant sur ma vision trouble, mais il a était plus rapide. L'homme attrape mon bras et me jette à l'intérieur.
- Sérieusement, t'espérer pas m'avoir comme ça ? Je me précipite vers la sortie, mais il me bloque la route.
- S'il vous plait laissée moi m'en aller. Suppliai-je
L'homme visiblement confus détourna ses yeux des miens.
- Je ne peux pas faire ça.
- Vous n'avez pas l'air comme eux.
Je le voyais dans sont regard fuyant.
- Ils vont me tuer. Ma voix tremblante le laissa de marbre.
- J'ai dit ! Que je ne pouvais pas faire ça ! Dit-il en élevant la voix.
- Bien sûre. Ouais.
Comment ai-je pu imaginé une seule seconde qu'il accepterait. Je suis si stupide.
- Alors ? Ils sont où ? Où est mon comité d'accueil ?
- Il ne va pas tarder.
Il était surpris par ma remarque. Quoi, je ne peux pas rigoler sur ma situation catastrophique ?
- Il est en retard, je ne dois pas être sa préoccupation principale.
- Non, hermana, j'ai des choses plus importantes à traité.
Une voix différente de la précédente me répondit, et je reconnaissais parfaitement cette voix. Je fis volte-face pour l'affronter.
- Où est Hoyt ?
Le pirate avait disparu. Vaas claqua la porte derrière lui tout en abordant un sourire machiavélique.
- À ta place, je ne serais pas si presser.
Ses pas s'approche, je ne me dérobe pas et soutiens sont regard.
- Je ne vous dirais rien. Crachai-je pensent l'intimider.
Il sourit de nouveau.
- J'espère bien. J'aime pas quand c'est trop rapide.
Il est si prés que sont torse se colle à ma poitrine.
- Tu vois, j'aime prendre le temps de savourer les choses.
Ses lèvres effleurent lobe de mon oreille. Je frémis, mais pas de dégout.
- Il est en retard, mais il m'a demandé de veiller sur toi en attendant. Il n'aurait pas confiance en mes hommes, tu le crois ça... Putain de boss hein.
Il semble agacé et non ravit de devoir « s'occuper » de moi
- Alors tu es ma nounou, c'est ça ?
Son foutue sourire qu'il aborde la plus part du temps est irrésistible, il a beau être un connard de psychopathe il, dégage tout de même un charme fou. Je divague, j'en ai ras-le-bol de cet endroit, je vais devenir folle. Je le déteste, il me donne envie de vomir.
- T'aimeras avoir une nounou aussi… il fit claquer sa langue, Vaas.
J'ai envie de rire, mes nerfs me lâchent à tel point que j'ai l'impression de devenir folle.
- Aussi dingue ? Non ! Mais, je veux bien rentrée chez moi par contre si ce n'est pas trop te demander. Je veux retrouver ma famille.
Il hausse un sourcil.
- Tu veux que je te raconte un truc ?
Pas vraiment. Il se pose sur le bureau abandonné au coin de la pièce.
- Un jour en rentrant mon père. Avait tellement bu qu'il tenait à peine debout, avec ma sœur, on la trainait sur le canapé. Il rit. Cette enfoirée, c'était encore tronché avec la pute d'à côté. On a allongé ce gros tas de merde sur le canapé et là, il m'a dit : Vaas, tes qu'une petite merde, et toute ta vie, tu resteras une petite merde. Ouais, je sais, je sais, c'est bizarre normalement les parents disent, je suis fière de toi. Bon, on s'en branle de ce détail hein. Mais il avait tort, regarde aujourd'hui ou je suis. Mais toi, tu t'en fous. Tout était rose dans ta petite vie de salope jusqu'à que tu te retrouves ici.
- Fais gaffe, à ce que tu dis espèce de tarer !
- Un jour, un mec m'a dis que j'étais dingue, et boum, je lui ai fait sauter la cervelle. FERME TA GUEULE SINON JE TE FAIS SAUTER LA TIENNE !
Je pris mon courage à deux mains.
- Tu faisais partit des Rakyat avant, je me trompe ?
Je capte enfin sont attention.
- C'est bâtard, n'ont jamais crut en mon potentiel et aujourd'hui. Ses lèvres frôlent les miennes, son haleine empeste le cigare et l'alcool bon marché. Aujourd'hui, ils meurent devant moi comme des putains de chiens.
Je m'éloigne lorsque je remarque la lueur folle dans sont regard.
- Je pourrais te donner beaucoup plus. Je ne sais pas quelle somme mes parents t'on donnée, mais si tu me laisses partir, je te donnerai le triple. C'était évidemment faux, mais je me devais de croire en mes mensonges. Tenter le tout pour le tout pour sortir de cet enfer. Il se leva et marcha lentement en ma direction. Arriver à ma hauteur il m'obligea à soutenir sont regard plein de haine.
- Dis-moi une chose Kayna, est-ce que j'ai une tête de con ?
J'ai failli rire, mais en voyant qu'il était tout ce qui y avait de plus sérieux je m'en empêchai.
- Non. Murmurais-je
Sont doigt effleura les contours de mon visage.
- Alors pourquoi, putain de merde ! Pourquoi tu me prends pour un con ! Sa main empoigna un tas dans ma chevelure.
- Je...
Je n'avais aucune réponse à lui offrir. Il me poussa contre le mur, son corps s'agrippa contre le mien.
- Tu penses qu'il y'a des choses qu'on ne peut pas acheter dans ce putain de monde, mais c'est faux, tout s'achète. Même ta vie de merde à un prix. Il me fait mal, et prend un malin plaisir à m'observer réagir à ses assauts. Il me jette sa fumer à la figure. Je manque de m'étouffer.
- La famille ça te pousse vers le bas quand tu veux t'en sortir, tu vois, c'est comme une enclume qui t'entraine dans le fond. Ouais. Il rit à pleins poumons. Alors moins tu les vois mieux tu te portes.
Il fit jouer sont coteau entre ses doigts, puis il approcha la lame menaçante de ma joue. Je ne bougeai plus tétanise par ce monstre. Puis finalement, il s'écarta de moi content de sa prestation. Je pus reprendre une respiration normale. Je suis tellement soulager de la distance qui c'est installée entre lui et moi, que je n'entends même pas les nouveaux bruits de pas qui sont entré dans la pièce.
- J'espère que vous n'avez pas commencé la petite fête sans moi, les amis.
Il manquer plus que ça, Hoyt Volker en personne, qu'elle honneur. Il remarque la peur sur mon visage.
- Vaas, tu as toujours le don d'effrayer les otages.
Je demeure appuyer sur le mur, je ne veux pas qu'il vienne vers moi.
- Bien, je n'ai pas toute la journée, alors ont va s'y mettre.
Il me fait signe de prendre place sur la chaise derrière la table bancale. Je m'exécute avec un peu de réticences.
- Kayna Johnson, écoute ma mignonne, j'ai eu un mauvais début de journée alors si tu pouvais abréger et la rendre agréable, j'apprécierais.
- Je ne vous promets rien.
Il se tord les lèvres, Vaas qu'en à lui s'est posé dans un coin, il observe la scène tel un lion prêt à bondir.
- Je veux des infos, sinon je vais devoir amocher ta jolie petite gueule et ça serait dommage pour tes prochains acheteurs, n'est-ce pas ?!
Soit forte me répétais-je, tu peux le faire.
- Et pour vous aussi. Ça voudrait dire que vous devrez faire une baisse sur mon prix, donc moins de bénéfices.
- J'adore ça ! Dit-il en lançant un regard vers le fou qui revenait vers nous. Mon petit doigt me dit que tu aurais des informations qui pourraient me servir.
- Votre petit doigt se trompe alors, parce que je ne sais rien. Lançais-je sur de moi.
- Tssss... Mauvaise réponse... Tu sais ce qui est différent avec la torture, c'est qu'elle est plus savoureuse quand on la voit en direct et non dans un écran.
Il se recule, je veux me relever, mais Vaas me clouer à la chaise en appuyant sur mes épaules.
- Est-ce que vous pensez réellement que les Rakyat m'auraient avoué leur plan ! Criais-je apeuré par ce qu'ils allaient me faire.
- C'est ce qu'on va vérifier.
Le fou affiche un rictus méchant.
- Je ne veux pas me salir. Déclara Hoyt. Ce costume m'a couté une petite fortune.
Le poignard de Vaas refait son grand retour. Je sentais déjà les larmes remonter, mais je m'efforçai de les réprimer.
- Je ne vais pas t'attacher, donc reste tranquille !
Il est dingue ou quoi pas question. Je me débats quand il s'approche, il grogne, agacer le fou accentuer la pression de la lame contre ma gorge, je sens déjà l'entaille se faire.
- Je ne sais rien. Pleurais-je
Hoyt fait les cent pas pour tenter de calmer sont exaspération. Je ne peux plus bouger, figée par ma peur.
- Jason t'a aidé, il ta même appris à te servir d'un flingue, qu'elle... Gentillesse soudaine. Mais franchement j'en ai rien à foutre. Ça, je le sais, je veux plus.
Je remarquai du coin de l'œil le couteau de Vaas s'approchais de mon poignet qu'il a ramené sur la table.
- Et si on redessinée un peu tout ça hein ?
Il désigna mes cicatrices avec la pointe du poignard. Je ne bougeai pas le défiant du regard un moment dans un élan de courage très vite rattrapé par ma peur. Je gigote sur ma chaise telle une folle. La pointe du couteau s'enfonça brutalement dans ma chair sous le regard amusé de Hoyt. Je halète tremblante. J'avais déjà éprouvé cette sensation, je me l'étais moi-même infligé, je saurai de nouveau y faire face seulement lorsque moi, j'avais entaillé ma peau, je n'étais pas allé si profond, or Vaas prenait un malin plaisir à aller encore plus loin dans ma peau déchiquetant ma chair brulante, je ne bougeais plus, terrasser par la douleur. Je serai les dents alors que la lame pétillante, guide par la main du fou me charcutai le poignet. Il sembla y prendre gout. À l'instant même ou la pointe du couteau avec tranché ma peau, le liquide rougeâtre avait automatiquement coulé à flots. Je me mordis la lèvre inférieure pour ne pas hurlé de douleur, je ne leur donnerai pas ce plaisir. Cette souffrance, il y a bien longtemps que je ne l'avais pas ressenti, elle qui m'avait auparavant apaisait, me torturer à présent. Quand Vaas eut enfin fini de prendre son pied, j'examinai les dégâts qui me provoquèrent à haut le cœur. Mon poignet était devenu invisible, recouvert d'un drap soyeux de sang. J'inspirai une grande bouffée d'air tendis que les larmes roulaient sur mes joues.
- Excellent. Ricana Hoyt en applaudissant.
Je baissai la tête essouffler et à bout de forces d'avoir tant lutté contre la douleur qui m'avait pris d'assaut. J'aurai dû lui mettre une balle en pleine tête quand il m'en avait donné l'occasion, j'aurai dû la saisir. Merde, qu'elle idiote. Jason avait entièrement raison. Hoyt était le chef, il menait tous ses stupides pirates par le bout du nez. Et Vaas n'était qu'un pantin.
- Pantin. Soufflai-je en relevant la tête vers le fou, qui tenait le couteau dégoulinant de sang entre sa main.
- Qu'est-ce que tu as dit ?
J'hésitai, mon insolence ne m'amènera nul part.
- Rien. Murmurai-je presque inaudible
- Non, non hermana répété ce que tu viens de dire. Allez répète ça. Hurla-t-il
Je ne dis rien. Il dirigea le couteau au dessus de mes doigts blanchâtres.
- Le pouce part en voyage. Chantonna-t-il tandis que le couteau m'effleura le pouce, je connaissais cette comptine ma mère me l'avais souvent chanté lorsque j'étais enfant, ce n'était pas exactement la même, ma tendre mère aimée personnalisée, les histoires qu'elle me conter. L'index l'accompagne, le majeur porte la valise. Je compris de suite ce qu'il avait prévu faire, mon sang se glaça. L'annulaire porte, le manteau et le tout petit dit "au revoir".
- NON. Criai-je. Willis. Avouai-je vaincue.
- Qui ? M'interrogea Hoyt confus.
- Willis est un agent secret qui enquête sur vous.
Vaas releva le couteau, un sourire de satisfaction pendu sur son visage qui me donna l'envie de vomir. J'étais faible, j'étais tout simplement humaine. Lorsque le couteau avait commençai à entailler ma phalange, commençant à faire revenir la douleur, mon sang n'avait fait qu'un tour et ce nom, était sortit instantanément de ma bouche. Je baissai la tête honteuse. Les larmes bouillonnantes dégoulinèrent sur mes joues froides, sans que je ne m'en aperçoive.
- Je suis désolé Jason. Murmurai-je en espérant qu'ils ne m'entendent pas.
Hoyt fronça les sourcils surpris par ma révélation
- Comment tu sais ?
- Ont la rencontrer à BadTown, moi et Jason.
Le chef était plus que ravi pour mon « information » à cause de moi, une aide précieuse va être retirait à Jason et au Rakyat.
- Merci, je ferais bonne utilisation de ces informations. Il s'adresse à Vaas. Il faut vraiment me buter cet enfoiré de Brody.
J'avais envie de hurler, de les persuader de ne rien faire, mais ça serait peine perdue, j'en étais consciente. Jason était déjà dans le collimateur des pirates, et mon aveu d'aujourd'hui n'avait fait que l'enfoncer d'avantage. La culpabilité me gifla de plein fouet, s'il lui arriver quelque chose, j'en serai la responsable. Je haïssais ce sentiment comme tant d'autre. La douleur sur mon poignet gauche me piqua. Le sang abondant avait trainé jusqu'à s'étaler sur le sol fétide. Ils allaient me laisser me vider de mon sang, alors c'était comme ça que j'allai mourir ? Stupide comme mort.
- Tu sais, ma mignonne, je manque un peu de danseuses sur mon camp, et une nouvelle tête ferait plaisir à mes hommes. Qu'est-ce que t'en pense ? Non, non… Ne réfléchis pas trop vite.
Était-il vraiment sérieux. Hors de question.
- Même pas en rêve. Je ne deviendrais jamais votre putain. Soufflais-je énervée.
- Tu connais la phrase, ne jamais dire jamais, aussi stupide soit-elle ?! Bon, je dois y aller, j'ai des affaires a réglé. Cracha-t-il en me fixant de ses grands yeux sinistres.
Il tourna les talons prés à s'en aller.
- De quoi avez-vous peur Hoyt.
Il s'éternisa sur le seuil de la porte
- Je me suis souvent demandée pourquoi vous détestiez tant les Rakyat comme on me la rapporter, au point de les tuer de sang froid. Mais je sais maintenant.
- Je t'écoute.
En me relevant un mal de tête me fit vaciller, je me retiens de justesse à l'accoudoir de la chaise taché de sang.
- Vous avez peur d'eux.
Ma remarque enclencha un rire chez Vaas, mais Hoyt me fixer intensément.
- Quand un peuple n'a plus rien à perdre, ils se révoltent contre l'oppresseur jusqu'à le faire tomber et gagné la liberté. Vous êtes l'oppresseur et ce n'est qu'une question de temps avant que vous ne tombiez de votre piédestal.
Cet homme était répugnant, et je tenais à le déstabiliser. Il pivota la tête nerveusement en riant. Je ne vis pas venir la gifle, si puissante qu'elle me fit faire un tour complet et je fus forcé de me retenir à la table pour ne pas tomber.
- Laisse-moi te dire une chose. Pencher sur la table, je passai la main sur mes lèvres qui avaient littéralement explosé sous la force du geste. Les sanglots me gagnèrent, des larmes glaciales qui combler ma colère. Brutalement sont torse heurta mon dos, je voulus me relever, mais il retient mon visage contre la table acre en empoignant une poigne de mes cheveux. - Je n'ai peur de personne. Susurra-t-il à mon oreille. Et encore moins des Rakyat.
J'avais mal partout. Je n'aurais pas dû le provoquer, mais ça en valait la peine, rien que pour l'avoir toucher dans sont amour propre. Vaas garder le silence se délectant du spectacle un large sourire en bouche. La main rugueuse du chef effleura ma cuisse, un frisson de dégout me traversa.
- Tu as juste besoin d'un peu d'attention. Il releva légèrement ma robe. Tonton Hoyt va s'occuper de ça.
Malgré la douleur tranchante, je me débâtis.
- Enlevez vos sales pattes.
Il s'éloigna et je pus me redresser.
- Garde la moi au frai, j'ai de grands projets pour elle.
Il quitta la pièce sans un mot de plus, et je fus soulagé.
- Marvin ! Hurla Vaas.
Tout de suite, le pirate de tout à l'heure franchit la porte. Ramène-la dans sa « chambre » plaisanta-t-il. J'ai pas le temps pour ces conneries.
Il prit congé s'en même analyser mon état, ça ne m'étonner pas, je n'étais qu'une simple « touriste ». Ce fut le même garde qui m'avait accompagnée plutôt qui s'engouffra dans la pièce. De ma main valide, j'enveloppai mon poignet en sang espérant stopper les écoulements de sang. Mon état le déstabilisa quelque peu. Quoi ? Il n'était pas habitué aux horreurs de ses patrons ?
- Où sont les toilettes ? Demandais-je à la limite de l'évanouissement.
- Derrière. Je vais t'y emmener, viens.
Je le suivis, à l'arrière du cabanon, il ne sortir pas sont arme, s'en doute avait-il remarqué que je tenais à peine sur mes deux jambes, alors pour m'enfuir ça serait quelque peu compliquer. Je tâtonnai le mur dans l'obscurité pour chercher l'interrupteur. Une faible ampoule suspendue dans les airs par un fragile fil électrique éclaira la minuscule pièce. Je fermai maladroitement la porte. Le cabinet semblait propre à première vue, mais dut à la faiblesse de la lampe, je ne pouvais pas trop l'examiné d'avantage. Un petit, insignifiant lavabo se tenait encastré contre le mur au dessus duquel était accroché un médiocre miroir bouseux. Je me tâtai un moment. Est-ce que j'allais oser découvrir mon reflet ? Je me précipitai d'abord vers le papier toilettes et enroula une grande quantité autour de mon poignet ensanglanté. Le sang se rependit progressivement sur le papier. Je posai mes mains sur le lavabo. Un monstre voilà ce qu'il ait, ce qu'ils sont tous. Je les détestai tellement. Le regret me brulait lentement les entrailles, j'aurai dû appuyer sur la détente. Je relevai la tête lentement, je m'apprêtai à me contempler dans la glace, même si je dois avouer que je n'en avais pas réellement envie. Je demeurai muette devant le reflet que me projeter la glace. Ce n'était pas moi ou du moins, je ne me reconnaissais pas. Ma peau était blafarde comme la neige et mon visage était marqué par d'imposantes cernées violacé parfaitement creusé dans ma chair. Plusieurs légères égratignures étaient taillées un peu partout témoignant de mon périple dans la jungle. Une boule se façonna au fond de mon estomac. Mes lèvres charnues avaient triple de volume, elles étaient peintes d'un rose pâle recouvert maintenant d'un rouge soigneux, celle supérieur avait une large entaille. Je les effleurai du bout des doigts, les yeux agar, pour m'assurer que ce reflet était bien le mien, le fantôme produit le même geste, et je réalisai que c'était bien mon image. J'avalai rudement ma salive pâteuse qui se dissiper dans ma bouche laissant un gout amer. La sphère qui me nouer, remonta le long de mon estomac et dans un élan, je me précipitai, la tête au dessus de la cuvette pour vomir. Je m'agenouillai pour recracher toute mon amertume acide et la douleur qui consumer à petit feu mon âme. J'empoignai ferment la cuve pour ne pas me laisser tomber contre le mur. Je tenter de respirai, cependant à chaque fois que j'essayai de rependre mon souffle, j'étais de nouveau emporté par une vague de dégout. Le garde devait surement m'entendre depuis là où il était, cependant, il ne prit même pas soin de se renseigner si j'allais bien, ce qui ne me surprit guère. Je n'étais qu'une simple prisonnière parmi tant d'autre, dont l'état n'intéresse personne et dont la mort tant imprévisible qu'inévitable ne les préoccupé même pas. Finalement lorsque je sentis que tout était passé, je m'affaissai contre le mur. Mes mains posées sur le carrelage noirci, je reprenais tant bien que mal mes esprits. Mon dieu, est-ce que j'allais réellement mourir ici ? J'avais beau me convaincre et essayer de rester pessimiste, la triste réalité finissait toujours par me ramener à la raison. La tête délicatement relever et appuyer contre la paroi, j'étudiai les hypothèses. Je ne pouvais pas m'enfuir, je ne voulais pas prendre le risque de me faire tirer dessus, je n'en avais pas le courage. J'hésitai un instant, est-ce que l'eau du robinet était potable ? Je refusai de prendre le risque même si mes lèvres bruler d'envie de s'humidifier. Je retirai le papier pour étudier ma plaie. Vaas, c'était vraiment acharné dessus. Moi, je n'avais fait qu'effleurai ma peau avec la lame du rasoir, lui, il avait complètement fouillé ma chair sans aucune précaution. Le sang couler comme si un robinet avec étai ouvert, et j'en eus vite les mains pleines, ce spectacle me donna la nausée, tendis que je me tenais proche de la cuvette prête à vomir à nouveau, des coups s'abattirent sur la porte. Je me redressai maladroitement, chaque mouvement m'arracher une affliction. Je passai ma main sous l'eau tiède, le sang se mélangea à la flotte qui tournoyer pour finir dans le fond du lavabo. Après avoir nettoyer ma plaie, je me dépêchai d'enrouler de nouveau du papier toilette autour de mon poignet. J'étais consciente que ça ne servirait pas à grand chose lorsque le liquide rouge, tacha rapidement la fine feuille de papier. Un énorme coup de poing contre la porte me fit bondir.
- DÉPECHE-TOI. Hurla-t-il. Ne me force pas à rentré.
Je remis quelques mèches de cheveux derrière mon oreille en prenant soin de ne pas rencontrer mon reflet dans le miroir. Je trempai mon visage dans l'eau pour me rafraichir, ce simple geste me procurer un bien fou. Je sortis une fois après mettre soulager. Autant dire que je n'avais pas du tout envie de ressortir. Je n'étais pas fixé sur mon sort, et je déteste ne pas savoir ce qui m'attendait. Marvin m'avertit que j'allais retourner dans ma « cage » ou plutôt ma prison. Une bouteille d'alcool attira mon intention alors qu'on traverser le camp. Discrètement, je la saisis et la vidai aussitôt sur ma blessure dont j'avais ôté le bandage fais maison. Je pense que le garde ma vue faire, cependant, il n'a rien dit forte heureusement. La boisson pénétra dans ma chair écorchée me brulant l'os. Je me mordis les lèvres pour ne pas m'égosiller de douleur. Une fois dans ma cellule, je déchirai un morceau de ma robe, ce qui ne fut pas difficile car le tissu était très fin et surement fait main. Je le resserra autour de mon poignet et tenta d'oublier la douleur.
- Est-ce que ça va ?
Je jetai un regard vers la voix. Tiens Eric, il avait donc décidé de m'adresser la parole celui-là.
- Je ne veux pas de ta pitié. Dis-je froidement.
Il ravala sa parole et se terra dans le silence tout comme Jeff. Je ne voulais pas me confier et m'apitoyer sur mon sort. Je savais que je n'avais pas besoin d'aide pour surmonter la douleur.
- Je… Jeff possédé tellement de dégout dans ces yeux. Ils payeront, tôt au tard.
Je détourna mon regard prise d'une soudaine envie de pleurer.
- Je vais faire en sorte qu'ils payent. Chuchotais-je
J'avais cette colère en moi, cette hargne qui ne cesser de grandir. Je veux les voir s'écroulé devant moi, me supplier de les épargnés, les torturés jusqu'à ce que mon plaisir atteignes sont sommet. Je les veux mort. Non. Je ne veux pas devenir comme eux, être consumer par la colère et la haine, je veux rester moi quand je sortirais de cet foutue île. Pour le « repas » si ont peut appeler cela ainsi, ont m'apporte du pain et de la viande. La viande avait une couleur étrange alors je les laissé même si j'avais bien besoin de prendre des force, je ne voulais tout de même pas mourir empoisonnée par leur nourritures infecte. Alors je jetai la viande dans les hautes herbes derrière les cages, les chiens se régaleront avec.
- Kayna ? Chuchota-t-il
Je me retournai à moitié endormit ver la cage.
- Je vais essayer d'ouvrir la porte à coup de pied. Dis-moi si l'un des pirates se pointe.
J'acquiesçai. Trop occupai à me lamentai sur mon sort, je n'avais même pas pensé à ça. Je guettai les alentours déserts tendis que j'entendais du coin de l'oreille les coups de pied frapper contre les bambous.
- Cour ! Cours ! Fils de pute.
La voix de Vaas faisant échos dans la pénombre me pétrifia. Les coups s'arrêtèrent un moment puis reprirent de plus bel, un craquement se distingua des chocs.
- Merde. J'ai... J'ai réussi.
Je lui jetai un coup d'œil. Un long sourire d'espoirs s'affiche sur son visage. Jeff se précipita vers son frère.
- Eric... Eric. Réveille-toi, on se casse d'ici. Murmura-t-il en secouant le corps de son frangin qui se réveilla doucement.
- Quoi ?
- On s'en va. Aller dépêche-toi.
Le brun, c'était levé d'un soubresaut prêt à fuir. Accroupit, ils sortirent par le trou créer par Jeff. Je continuai de faire le guet lorsque qu'il vint prés de ma cage.
- Ne t'en fais pas, je vais te sortir de là.
Il essaya tant bien que mal de reproduire la même chose que dans sa prison de bois, mais la mienne ne céda pas. Elle était bien solide, et la porte était crochetée d'un cadenas. Ils avaient pris toutes les précautions nécessaires. J'enlaçai les bambous de mes mains, et poussai dessus pour l'aider. Mais rien à faire, c'était beaucoup trop résistant. Je soupirai les larmes aux yeux, j'aurai tellement voulu m'enfuir avec eux.
- Dépêche-toi Jeff. S'impatientait Eric.
Ses mains se posèrent sur les miennes.
- Je suis désolé.
Désormais, je pouvais ressentir ce que Aria avait éprouvé lorsque je l'avais abandonné.
- Va t'en dépêche-toi de rentrer chez toi.
Il hocha la tête, un demi sourire s'étala sur sa figure avant qu'il s'enfonce dans une cabane.
J'étais à présent définitivement seule. J'espéré de tout cœur qu'ils s'en sortiraient. J'avouai être un peu jalouse, je ne pouvais pas m'en empêchai, et j'aurai préféré être à leurs places. J'aurai tout donné pour être à leur place et avoir une deuxième chance. Je souhaitai plus que tout au monde rentrer à la maison.
Un hurlement s'échappa à proximité. Je retenais mon souffle, cela ne présager rien de bon.
Inspiration : Florence and the machine : Breath of life.
Mot de l'auteur : Bonne nouvelle J'ai des idées pour le prochain chapitre.
