Salut à tous, tout d'abord je tiens m'excuser du retard que j'ai pris mais avec les vacances et là la rentrée c'est pas facile. Honnêtement si je poste maintenant c'est parce que j'ai trouvé le temps mais je ne sais absolument pas quand je pourrais le faire pour le prochain chapitre, cela dépendra de mes cours et de la proportion de travail que cette année (et le profs) demandera(ont).

Je remercie aussi La Banshee pour sa review qui m'a fait très plaisir.

Voici donc le chapitre que vous attendiez, il est cours mais je vais essayer de faire en sorte que le prochain soit plus long.


CHAPITRE 3

J'avais entendus des cris, je me mis donc à courir dans leur direction. Je passais de ruelles en ruelles, tournait à droite, à gauche, traversait des coins sombres, d'autres plus éclairées, mais je n'y fis pas vraiment attentions, je connaissais cette voie et son intonation était inquiétante. J'arrivais enfin à l'endroit désiré et fut témoin d'un spectacle que je n'aurais pas imaginée voir un jour, ou du moins revoir un jour. Devant moi se trouvait Xanxus, debout, seul au milieu d'une demi-douzaine de corps éparpillés, plus loin derrière se trouvait Sophia, assise à même le sol et se tenant le bras qui formait un angle bizarre. Mais ce n'est pas cela qui se trouvait être le plus surprenant, non, ce qui me choquât fut les flammes que l'on pouvait voir aux mains de Xanxus, des flammes à la puissance si particulières, des flammes qui n'étaient pas sans m'en rappeler d'autres. Le tableau qui se dessinait devant mes yeux m'était familier et amena en moi un sentiment de déjà-vu.

- Ricardo,... ne pus-je m'empêcher de murmurer.

C'était cela, à cet instant je pus me rendre compte de la ressemblance qui existait entre mon protégé et ce jeune adolescent que j'avais laissé derrière moi à ma mort.

Ce fut finalement le gémissement de douleur qui s'échappa des lèvres de Sophia qui me ramena à la réalité et je me précipitai vers elle.

- Ça va? Lui demandais-je, tu es blessée? Montre-moi, que je vois ce que je peux faire, ajoutais-je.

- Non, ça va ne t'inquiète pas, essaya-t-elle de me rassurer, je vais bien, rajouta-t-elle.

- J'ai du mal à y croire, tu m'en vois désolée, je vais t'amener à l'hôpital, la coupais-je.

- Non occupe-toi plutôt de Xanxus, me supplia-t-elle.

J'étais indécise, je ne savais pas qui avait le plus besoin de moi et mon élève me vint finalement en aide.

- Hors de question, je vais parfaitement bien ce qui n'est pas ton cas, on t'emmène donc à l'hôpital, intervint-il.

- Mais,...

- Pas de mais, la coupa-t-il

- Tu devrais écouter ton fils Sophia, il a raison, finis-je par dire.

Elle n'argumenta plus et se laissa guider jusque l'hôpital le plus proche. Elle fut rapidement prise en charge grâce aux liens que j'avais tissé avec quelques infirmières et médecins de cet hôpital, une leçon que j'avais apprise lors de mon ancienne vie, il valait mieux tisser de nombreuses relation avec de nombreuses personnes, cela pouvait toujours servir.

Pendant qu'elle était soignée, je me mis à l'écart avec Xanxus et lui demandait des explications. Il finit par me dire que sa mère avait pu se libérer pour venir le chercher et qu'alors qu'ils étaient sur le chemin pour rentrer les personnes que j'avais pu apercevoir sur le sol s'en étaient pris à eux, leur demandant de l'argent, quand ils comprirent qu'ils ne pourraient rien avoir ils décidèrent de s'en prendre à Sophia mais son fils ne les laissa pas faire et sous la fureur et la haine s'en prit à eux. Je voyais bien que Xanxus ne comprenait pas tout ce qu'il s'était passé et j'hésitais à lui expliquer mais le médecin nous coupa avant que je ne me décide.

- Bonjour, vous êtes de la famille n'est-ce pas ? demanda-t-il.

- Je suis son fils, s'empressa de répondre Xanxus, comment va-t-elle ?

- Elle va bien ne vous inquiétais pas, elle s'est luxé le coude entrainant quelques petites fractures et devra donc garder un plâtre pendant à peu près deux mois mais ça ira, rassura le médecin.

- Et pour son travail ? demandais-je tandis que Xanxus soufflait enfin, relâchant le stress qui était monté en lui, elle ne pourra pas travailler avec le bras dans cet état, est ce qu'elle pourra toucher des aides, être rémunérer ?

- Je crains que de ne pas être en mesure de vous répondre jeune fille, j'en suis désolé, en tout cas vous pouvez aller la voir, elle est dans la chambre 280, et vous pouvez dormir avec elle cette nuit, elle pourra sortir demain matin.

- Merci beaucoup, lui dis-je alors que nous nous engagions en direction de l'ascenseur.

Ainsi nous avons passé la nuit à l'hôpital et le lendemain nous avons pu rentrer à l'appartement.

Cet événement marqua le début d'un changement auquel aucun de nous ne s'attendait. Pour faire simple Sophia insista pour que nous reprenions notre quotidien comme si rien ne s'était passé mais il lui apparut rapidement que cela n'était pas possible. En effet, avec son bras dans cet état elle ne pouvait plus travailler et a donc dû se reposer sur ce que je leur rapportais. Je me doutais bien que cela la tracasser mais je n'aurais jamais cru qu'elle en viendrait à prendre une telle décision, et pourtant j'avais pu me rendre compte de ce que pouvais faire une mère pour son enfant par le passé mais il faut croire que je l'avais oublié, ou tout du moins effacé de ma mémoire, ranger dans un compartiment que je n'utilise plus.

Ainsi Sophia avait pris sa décision, une décision qui prit tout le monde par surprise.

C'était un soir, à peu près une ou deux semaines après l'incident. Xanxus et moi rentrions de l'école où j'étais allée le chercher comme à mon habitude et en arrivant à l'appartement nous avons tout de suite compris que quelque chose clochait, la rue était plus silencieuse que d'habitude et on pouvait sentir sur nous le regard de nos voisins, des regard curieux et effrayés à la fois. Mais ce n'est pas la seule chose que je sentis, il y avait d'autres personnes dans la rue comme dans l'immeuble, des personnes qui n'avaient rien à faire ici. Je ne fus pas la seule à le sentir je vis Xanxus se tendre puis me regarder avant de se précipiter vers sa maison où devait l'attendre sa mère. Je le suivis et me figea finalement sur le pas de la porte, comme mon protégé, devant la scène qui s'offrait à nous.


Voilà, c'est la fin de ce troisième chapitre j'espère qu'il vous aura plus et encore désolée qu'il soit si court