The Rise and Fall

Les blas-blas de Xérès : bonjour à tous, voici le nouveau chapitre de The Rise and Fall. Vous l'attendiez avec impatience, étant donné que le précédent chapitre laissait présager des évènements de taille ! J'espère que ceux-ci seront à la hauteur de vos attentes. Nos héros vont quelque peu en baver, mais c'est pour leur bien. Surtout que la relation entre Draco et Hermione va radicalement changer dans les prochains chapitres, suite à un événement … enfin vous verrez ! Mouah ah ahahah. Je vous souhaite une excellente lecture à tous :)

Merci à mes nouveaux followers (tigrette11, Lou Potter, Erza Robin), ainsi qu'à Elena Grape, Chapou69, nadianes, faerycyn, Hardcoredrugs, falbala03, babar, petitestef, Loufoca-Granger pour leurs reviews.

RAR :

Elena Grape : grave, les revenants c'est the série qui tue tout. Encore désolée pour la « courtitude » (oui, je trouve ça rigolo comme mot) du chapitre précédent, mais vu la tonne de trucs que je voulais dire dans le 8, je me voyais pas me lancer dedans sans avoir posté un petit quelque chose pour faire patienter ! Merci pour ta review )

Petitestef : je te rassure, tu n'es pas bizarre, tout le monde aime les Draco dépressifs (ça réveille en nous le réflexe de l'infirmière, qui guérit, qui cajole, bref… XD ) Tu verras également que Théo est un personnage qui devient de plus en plus sombre et il n'y aura plus de retour possible pour lui du côté des gentils. En ce qui concerne les Zabini, je n'ai pas vraiment développé et c'est un peu voulu. Blaise a appris que ses parents avaient dissimulé un enfant, mais cet enfant n'a aucun sens de la société, il ne parle pas, ne comprends pas la langue, en plus de ça, Blaise sait que créer un lien avec sa sœur le ferait passer pour un traître à son sang : en gros, il est traumatisé mais plus par le mensonge et la cruauté de l'affaire, que par la fille en elle-même. J'avoue avec le recul que j'aurais dû plus développer ce sujet avant ce chapitre, justement, qui parle des Zabini. J'essaierai de faire amende honorable dans les suivants, lorsqu'on se penchera un peu plus dans la psyché de Blaise. Je poste effectivement toutes les semaines (le lundi généralement), par contre exceptionnellement je ne pourrai peut-être pas poster lundi prochain (à cause du pont, je pars en weekend et peut-être n'aurai-je pas eu le temps de terminer le ch.9 d'ici là). Mais je ferai de mon mieux ! Merci encore pour ta longue review et gros bisous !

Loufoca-Granger : merci ma femme, de faire de la pub pour moi ! Effectivement Blaise essaie de faire réagir Draco mais le véritable électrochoc se fera dans le chapitre 9 (actuellement en cours de rédaction, il faudra patienter encore un peu ) et Blaise ne sera pas le seul responsable de cette prise de conscience …. Bref, merci encore et pleins de gros bisous.

Chapitre 8 : Avec des « si » …

Lorsque Narcissa vint frapper à la porte de la chambre de son fils, elle dut patienter quelques dizaines de secondes avant que celui-ci ne se montre. Son expression terrorisée et son teint blême lui brisèrent le cœur. Après avoir jeté un rapide regard autour d'elle afin de s'assurer que personne ne les voyait, elle attira Draco contre elle et le serra dans ses bras tremblants.

« Le Maître est arrivé », lui souffla-t-elle. « Comment tu te sens ? »

Les bras de Draco rendirent mollement son étreinte. « Tu veux la réponse honnête ou la réponse politiquement correcte ? », lâcha le jeune homme d'une voix faible.

« La réponse honnête », répondit Narcissa en lui caressant les cheveux.

« J'ai envie de mourir. »

Narcissa ferma les yeux et serra plus fort son fils contre elle. « Je te l'interdis », chuchota-t-elle. Elle sentit la tête de Draco bouger de haut en bas contre son épaule mais ce fut la seule réponse qu'elle obtint de lui. « Il est temps, viens », reprit-elle en le poussant doucement vers les escaliers. Draco la suivit d'un pas traînant jusqu'à la salle à manger. Lorsque Narcissa ouvrit la porte à double battants, il vit que les effectifs étaient au grand complet. Voldemort se tenait au bout de la longue table de chêne massif, rallongée pour l'occasion, et tourna la tête vers Draco lorsque celui-ci entra avec sa mère. Mais ce regard ne dura qu'une seule seconde, au grand soulagement du jeune homme. De chaque côté de la table, étaient assis tous les Mangemorts présentables (Mulciber n'avait pas encore réussi à se débarrasser de ses pustules péteuses et on lui avait interdit de s'asseoir). Blaise se tenait debout à l'autre extrémité de la pièce, le plus loin possible de Voldemort, et ses parents se tenaient derrière lui, arborant une expression aussi paniquée et pitoyable que des rats coincés dans un piège.

Théodore était assis près de son père et se retourna pour regarder Draco lorsqu'il entra. Les deux garçons se suivirent des yeux jusqu'à ce que Draco aille prendre place près de Lucius. Le blond se détourna alors pour jeter un rapide regard entendu en direction de Blaise. De son côté de la table, Voldemort semblait ne prêter aucune attention à ce qu'il se passait autour de lui. Il buvait un verre de vin rouge mais son expression dure et fermée trahissait son énervement. A choisir, Draco avait toujours préféré un Voldemort qui parle à un Voldemort qui se tait. Le silence n'était jamais de bon augure et signifiait que son niveau de colère avait dépassé le stade des mots. Les autres Mangemorts devaient partager son avis, à en juger par leurs expressions tendues et par leurs regards nerveux en direction du Maître. La seule qui semblait tirer un quelconque plaisir de cette situation était Bellatrix, qui souriait de toutes ses dents.

Lorsque Draco s'assit, son père lui jeta un regard sévère, mais le jeune homme ne lui prêta aucune espèce d'attention. En face de Lucius, Rogue jeta un regard inquiet en direction de son filleul puis vers Voldemort, qui semblait particulièrement charmé par la couleur sanguine du vin dans son verre de cristal. Séverus ne put s'empêcher de frissonner en remarquant que le vin s'accordait parfaitement à la couleur des prunelles du sorcier. Mais il se reprit aussitôt. Pas de pensées parasites. Il devait se concentrer sur sa barrière mentale, au cas où l'idée viendrait à Voldemort de s'introduire dans son cerveau. L'exercice était mentalement épuisant mais Séverus le pratiquait tellement souvent que c'en était presque devenu un automatisme. Il eut une dernière pensée pour Hermione, dans sa cellule à quelques mètres sous leurs pieds, et pria pour qu'elle se soit également reconstruit une volonté de fer.

L'un des Mangemorts se racla la gorge, faisant sursauter Draco, Blaise, les parents de Blaise et Narcissa. Théo esquissa un sourire narquois et chercha le regard de Draco mais celui-ci semblait perdu dans ses pensées. A quelques sièges de Théo, Narcissa se versa une coupe de vin mais sa main trembla et elle renversa un peu de liquide rouge sur la nappe blanche. Cela sembla tirer Voldemort de la contemplation de son vin et il reposa son propre verre avec un geste lent et contrôlé. Tandis que Lucius jetait un regard courroucé à son épouse, qui tentait avec des gestes maladroits d'éponger son petit accident avec sa serviette, le Seigneur des Ténèbres se redressa sur son siège pour regarder la famille Zabini (presque au complet) à l'autre bout de la table. Blaise sentit ses cheveux se dresser sur sa nuque lorsque les iris rouges de Voldemort plongèrent dans les siens.

« Que faut-il faire dans cette maison pour avoir un rapport détaillé des événements fâcheux de la nuit dernière ? Dois-je commencer par étriper l'un d'entre vous pour qu'un autre se décide à parler ? », fit Voldemort d'une voix glaciale.

Draco vit le sourire de Bellatrix s'élargir à cette idée, mais Séverus lui adressa un regard tellement méprisant qu'elle reprit aussitôt une expression plus neutre.

« Maître, m'autorisez-vous à prendre la parole ? », demanda Lucius en se levant, tandis que son fils se tassait sur son siège.

Voldemort poussa un long soupir et fit un geste de la main pour l'inciter à continuer. « Enfin ! Quelqu'un de courageux se lance … », gronda-t-il. « Je pourrais tout autant vous faire couper la langue à vous autres… », ajouta-t-il en regardant tour à tour chacun de ses partisans. « Pour ce que vous vous en servez. »

Lucius pinça les lèvres et attendit que Voldemort ait terminé sa semonce. « Maître … comme Bellatrix a déjà dû vous le dire, nous avons obtenu par la torture l'adresse du quartier général de l'ordre du Phoenix. La Sang-de-Bourbe qui nous l'a fournie, Hermione Granger, est une amie intime d'Harry Potter et-

« JE SAIS qui est HERMIONE GRANGER », beugla Voldemort en frappant du poing sur la table, faisant cette fois sursauter l'ensemble des convives, y compris Bellatrix. « Venez-en au fait, Lucius. »

Lucius Malfoy prit discrètement une grande inspiration. « Oui, Maître. Il s'est avéré que l'Ordre nous attendait de pied ferme et que l'opération n'était en fait destinée qu'à permettre l'évasion de Granger du Manoir. »

A ces mots, Voldemort reporta son attention sur Blaise, qui dut faire un effort surhumain pour ne pas que ses genoux lâchent sous son poids.

« Avec l'aide de notre jeune ami, ici présent, donc… », murmura Voldemort sans cesser de regarder Blaise.

« C'est exact, Maître », reprit Lucius Malfoy d'une voix moins assurée. « Mais…

Théodore se leva à son tour, coupant la parole à Lucius, qui le fusilla du regard. « Maître, me permettez-vous d'ajouter quelque chose ? » Voldemort hocha la tête et Théo reprit. « Maître, Blaise a heureusement des amis sur lesquels il peut compter. » Il désigna Draco de la main. « Draco et moi-même avons surpris Blaise alors qu'il était sur le point de faire passer les grilles de la propriété à Granger. »

« Vous l'avez donc pris sur le fait ? », fit sèchement Voldemort.

« C'est exact, Maître », reprit Théodore, « mais pour la défense de mon ami, je tiens à préciser qu'il est revenu à la raison à la seconde où nous l'avons supplié de ne rien faire. »

« Mis à part pour montrer que ce gamin sait admirablement bien retourner sa veste, je ne vois pas en quoi ce détail est utile… », gronda froidement le Seigneur des Ténèbres.

« Maître », commença Draco, en ignorant superbement le regard d'avertissement que lui jetait Théodore. « Blaise a été plus que perturbé par le scandale qui a secoué la famille Zabini au début du mois… » Draco sentit son estomac se nouer lorsque le regard perçant de Voldemort se posa sur lui. « Vous-même à son âge, ne l'auriez-vous pas été en découvrant que vos parents ont séquestré votre sœur jumelle, qui plus est une erreur de la nature… une Cracmol ? » Il avait volontairement associé le dernier mot à une grimace de dégoût et Voldemort parut mordre à l'hameçon.

« Mon ami Draco… », reprit Théodore en détachant chaque syllabe, « a parfaitement raison. Blaise a littéralement perdu tous ses repères. Je pense que l'incident de Granger n'a été qu'un moment d'égarement et j'espère de tout mon cœur, que vous mon Maître le considèrerez également ainsi. Blaise est notre ami depuis toujours et il n'avait jusqu'alors montré aucune envie de vous être infidèle… » Théodore se rassit, l'air aussi digne qu'un avocat après sa plaidoirie et Draco dut se retenir de lever les yeux au ciel.

Les parents de Blaise semblaient dans leurs petits souliers. Ils gardaient la tête baissée et tremblaient légèrement. Voldemort les considéra un instant avec mépris. « Un moment d'égarement, qui aurait pu nous faire perdre une prisonnière de première importance », cracha-t-il en jetant un regard mauvais en direction de Blaise. Il fit claquer ses doigts. Mulciber apparut dans la pièce et trottina jusqu'au siège de Voldemort, lequel lui glissa quelques mots à l'oreille. L'homme, dont les pustules étaient toujours aussi nombreuses mais beaucoup moins bruyantes, repartit d'un pas rapide et disparut de nouveau. Voldemort reporta son attention sur les Zabini. « Je ne peux pardonner une telle trahison… »

Blaise sentit la bile lui remonter le long de la gorge. Il allait mourir, il en était convaincu.

« Toutefois … en raison de ton jeune âge et des circonstances soulevées par tes deux amis, Zabini, je ne saurais te tuer sans te donner une chance de prouver que tu es bel et bien revenu de notre côté. Es-tu prêt à accepter ta punition comme un homme ou préfères-tu mourir de ma main ce soir ? »

Blaise ouvrit la bouche mais aucun son n'en sortit. Il vit du coin de l'œil l'expression réjouie de Théo et le regard terrifié de Draco. Il dut se racler la gorge pour reprendre le contrôle de ses facultés vocales.

« M-maître… », commença Blaise, tandis que sa mère se mettait à sangloter en silence. « J'accepterai n'importe quelle punition de votre part et j'assumerai les conséquences de mes actes. » Il inspira profondément et reprit : « Mes amis, Draco et Théodore, m'ont ouvert les yeux et m'ont empêché de commettre la pire erreur de toute ma vie. Je suis pleinement conscient que cette seconde chance que vous m'offrez n'aurait pas été possible sans leur soutien et je les remercie, tout comme je vous remercie, vous mon Maître, pour votre clémence. Je ne vous décevrai plus. »

Voldemort parut extrêmement satisfait. Ce fut ce moment que choisit Mulciber pour refaire son apparition dans la salle à manger. Il adressa un signe de tête à Voldemort et un sourire revint flotter sur les lèvres du Seigneur des Ténèbres. Il agita son index à l'attention de Mulciber.

« N'importe quelle punition, c'est bien ce que tu as dit, Zabini ? », susurra Voldemort, tandis que Mulciber ouvrait les portes de la salle à manger. Draco se retourna et vit qu'il tenait une chaîne à la main. « Je ne sais pas ce que vous en pensez… », reprit Voldemort en s'adressant cette fois à l'ensemble des personnes présentes. « Mais je suis d'avis d'éliminer directement la cause de ce problème… Plus de cause, plus d'incidents, n'est-ce pas ? »

Mulciber tira sur la chaîne qu'il tenait dans la main droite, au bout de laquelle apparut la silhouette maigre, pâle et hirsute de l'enfant sauvage des Zabini. La mère de Blaise laissa échapper un gémissement et tomba à genoux. Son époux se contenta de détourner les yeux. Comme un lâche, pensa Blaise, sans cesser de regarder sa sœur.

« Nott ! », appela Voldemort tandis que le père de Théodore faisait volte-face. « Non, pas vous », cracha le Seigneur des Ténèbres avec mépris. « Votre fils… »

Théodore se retourna en souriant. « Oui, Maître ? »

« Veux-tu bien annoncer à ton ami la sentence dont nous avions discuté en privé ? », fit Voldemort avec légèreté. Draco regarda Théodore, scandalisé. Il avait déjà parlé avec Voldemort de la punition qu'il réservait à Blaise ? Depuis quand Théo avait-il pris autant de pouvoir ? Il frissonna en voyant le sourire mauvais de Théodore s'agrandir.

« Avec plaisir, Maître », minauda Théodore en se tournant vers Blaise. Mais ce-dernier remarqua qu'il ne le regardait pas. En revanche, il n'avait d'yeux que pour sa jumelle. « Le Seigneur des Ténèbres a rendu son verdict. Voici celle qui a jeté l'opprobre et la honte sur ta famille. Celle qui est responsable de ton acte de trahison. Celle qui est responsable de tous les mensonges qui ont entouré ton enfance. » Blaise fronça les sourcils. « Le Maître t'ordonne de tuer cette chose ignoble, ici-même et sans autre forme de procès. »

Au sol, la mère de Blaise se tordit en deux, les mains crispées sur son ventre et le dos secoué de sanglots silencieux. Son fils regarda avec terreur la jeune fille qui lui faisait face. Les mêmes yeux, les mêmes cheveux d'un noir de jais, le même menton, le même nez. Blaise eut soudain le sentiment qu'on lui demandait de se tuer lui-même. Quant à sa sœur, elle ne semblait absolument rien comprendre au psychodrame qui se jouait autour d'elle. Elle ne parle même pas notre langue, comment saurait-elle que le grand cinglé qui me servait d'ami vient d'annoncer son exécution ?, pensa Blaise avec effroi. La fille le regardait, intriguée par ce garçon qui lui ressemblait trait pour trait. Elle s'était déjà vue dans un objet plat et brillant. Elle avait eu d'abord peur de cette personne en face d'elle, puis avait fini par comprendre en effleurant la surface froide et plane que ce n'était que sa propre image. Et voilà que ce garçon ressemblait presque parfaitement à cette image qu'elle avait observée, mais lui ne se trouvait pas sur la plaque froide et dure. Elle avait envie de s'approcher mais l'homme qui était venu la chercher la gardait attachée. Elle poussa un grognement de dépit et battit des bras.

Voldemort lui jeta un regard dégoûté. « Quel spectacle affligeant… », marmonna-t-il. « Pourquoi diable n'avez-vous pas tout simplement tué cette gamine quand elle n'était encore qu'au berceau ? »

Les parents de Blaise ne répondirent pas. Francisco Zabini connaissait la réponse bien entendu. Sa femme et lui n'avaient tout simplement pas pu se résoudre à assassiner leur propre enfant. L'abandonner était également exclu, car sa simple existence au dehors prouverait que le sang des Zabini était souillé par un gène Moldu ou deux. Et si quelqu'un avait fait le lien entre elle et sa famille biologique ?! Non, l'abandon avait été absolument inenvisageable.

« Pas de réponse, bien entendu », maugréa Voldemort, avec agacement. « Peu importe. La question sera vite réglée… » Comme Blaise ne bougeait pas d'un poil, il reprit. « A moins bien sûr que tu n'aies changé d'avis. Dans ce cas, vous mourrez tous les deux ensemble, tels que vous êtes nés. »

« Non ! », fit la voix éraillée de Mrs Zabini depuis le parquet. « Tout mais pas ça, je vous en prie ! Pas notre fils… »

Blaise plongea ses yeux dans ceux de sa sœur. Le cœur au bord des lèvres, il se demandait s'il serait capable d'obéir. Capable de tuer son propre sang. Ne valait-il pas mieux mourir et abandonner la partie ? Mais soudain, le visage de Granger s'imposa dans son esprit. Elle comptait sur lui. Tout comme Draco, Harry Potter et leurs amis de l'Ordre. Il aurait dû savoir que Voldemort ne se contenterait pas d'une petite punition standard. Quant à Théodore … eh bien, il semblait plus que pressé de le voir commettre un fratricide.

Blaise chercha un peu de courage dans les yeux de Draco, mais le blond fixait Théodore avec une expression dégoûtée.

Fais-lui une fleur, Blaise …, fit une petite voix dans la tête de l'Italien. Cette fille n'a connu que cachots et crasse toute sa vie. Quoi que tu fasses, elle mourra ce soir. Autant que ce soit pour une bonne cause.

Un deuxième reflux de bile menaça de remonter dans sa bouche lorsqu'il vit la fille le regarder avec curiosité. En mode pilote automatique, il sentit sa main saisir sa baguette dans sa poche, puis la lever en direction de sa sœur. Elle sembla intriguée par ce petit morceau de bois et se pencha en avant pour l'observer de plus près, mais la chaîne qui l'entravait ne le lui permit pas.

Que je sois damné si je ne délivre pas Hermione après ça…, pensa Blaise en serrant les doigts autour de sa baguette.

« Avada … Kedavra », murmura-t-il en fermant les yeux. Le bruit d'un corps mou heurtant le sol retentit dans la pièce, suivi presque aussitôt d'un nouveau gémissement de sa mère. Blaise rouvrit les yeux et vit que la jeune fille hirsute qui avait été sa sœur était sagement allongée sur le sol, son expression curieuse figée sur ses traits. Il se détourna aussitôt en direction de Voldemort, ne supportant pas plus longtemps de voir son propre visage l'observer ainsi. Il vit alors l'expression de pur sadisme sur les traits de Théodore. Le garçon regardait le cadavre avec un large sourire, comme hypnotisé, et Blaise dut se retenir pour ne pas l'envoyer à son tour rôtir en Enfer. Il s'efforça alors de prendre une expression neutre pour s'adresser au Seigneur des Ténèbres. « Voilà qui est fait. »

Un sourire apparut sur les lèvres de Voldemort. « Merveilleux… », marmonna-t-il, avant de se lever de table. Il se dirigea d'un pas tranquille vers la porte, enjamba la sœur de Blaise, puis se retourna une dernière fois en direction des trois Zabinis.

« Inutile de préciser que vous et votre femme allez disparaître dans les plus brefs délais. Je n'ai nullement besoin de partisans incapables de faire le travail d'un simple adolescent. » Il plissa les yeux en direction de Francisco Zabini, raide comme un piquet. « Je ne vous tue pas devant votre fils car il s'est avéré un serviteur bien plus utile ce soir que vous deux réunis en 20 ans… Mais sachez que si nos chemins se recroisent un jour, vous serez morts tous les deux avant d'avoir eu le temps de me supplier à genoux… »

Et sur ces mots, il traversa le hall d'entrée, passa la porte et disparut, ses robes noires tourbillonnant dans son sillage. Dans la salle à manger, l'ambiance se détendit sensiblement autour de la table. Francisco prit sa femme par le bras pour la forcer à se relever et empoigna son fils pour une dernière accolade. « Je suis désolé, Blaise », souffla son père avant de le relâcher et d'emporter sa femme hors du Manoir. Blaise les regarda partir sans un mot, essayant de ne pas penser qu'il venait en quelques minutes de perdre l'intégralité de sa famille. Mulciber s'apprêtait à emporter le cadavre de sa sœur mais Blaise l'interpella.

« Je vais m'en charger », dit-il sévèrement. Draco se leva aussitôt de sa chaise et s'approcha pour lui offrir son aide, que Blaise accepta d'un hochement de tête nerveux.

Il agita sa baguette et fit léviter le corps hors de la pièce. Lorsqu'ils furent sortis, les autres Mangemorts quittèrent également un à un les lieux, plus ou moins secoués par cette soirée mouvementée. Narcissa, toujours assise, laissa retomber sa tête dans ses mains puis empoigna son verre de vin pour le vider d'un trait.

Draco suivit Blaise dans le jardin. Emmenant toujours derrière lui le cadavre flottant de sa jumelle, il s'arrêta sous le porche et se tourna vers Draco, qui le regardait comme s'il s'attendait à le voir s'effondrer d'une seconde à l'autre.

« Blaise … », commença le blond mais l'autre ne lui laissa pas le loisir d'en dire plus.

« Est-ce que tu aurais une pelle ? », demanda-t-il sèchement.

Draco lui jeta un regard décontenancé. « Quoi ? »

« Une pelle », répéta plus sévèrement Blaise. « Tu sais … pour creuser. »

Draco cligna des yeux plusieurs fois avec le sentiment que Blaise le prenait pour un imbécile. « Ce serait plus simple avec une baguette, pourquoi est-ce que-

« Bordel Draco, enterrer ma sœur sera la seule activité que j'aurai eu en commun avec elle, alors laisse-moi le faire comme j'en ai envie. Est-ce que tu as une putain de pelle ? », répéta Blaise très vite, tandis que sa voix se brisait petit à petit.

Draco hocha la tête et repartit à l'intérieur du Manoir, pour fouiller parmi les affaires de jardinage de sa mère. Narcissa avait toujours mis un point d'honneur à s'occuper manuellement de ses massifs de fleurs. Il revint bientôt avec une pelle et Blaise lui demanda s'il connaissait un coin tranquille, à l'extérieur de la propriété. Le Manoir étant entourés de prairies, d'arbres et de hautes herbes, ce n'était pas bien difficile mais Draco réfléchit et emmena Blaise à quelques centaines de mètres, près d'un saule pleureur bordant un étang.

« Est-ce que … c'est assez bien ? », demanda Draco, mal à l'aise. Blaise hocha la tête.

« C'est parfait. » Il posa à terre le corps de sa sœur et après avoir fait quelques pas, rangea sa baguette dans sa poche et empoigna la pelle pour l'enfoncer dans le sol. Draco le regarda faire quelques minutes et remarqua que chaque coup de pelle devenait plus violent, plus rageur.

« Blaise … », tenta-t-il d'une voix posée.

Un autre coup de pelle lui répondit. Puis un autre.

« Blaise… », répéta Draco, inquiet de le voir creuser à un rythme si soutenu.

« QUOI ? », aboya son ami en se retournant. Draco vit une larme s'échapper de son œil droit et tomber dans l'obscurité.

« Ralentis, tu vas te tuer … », marmonna le blond en regrettant de ne pas avoir eu la présence d'esprit de ramener deux pelles.

« Ouais, c'est pas comme si elle était pressée, c'est ça ? », cracha l'Italien en renfonçant sa pelle dans la terre humide.

« C'est pas ce que je voulais dire … », reprit Draco. Néanmoins, Blaise ralentit un peu sa cadence et Draco s'en trouva soulagé. Il se mit alors à repenser aux évènements de la soirée.

Après une vingtaine de coups de pelle supplémentaires, Blaise s'arrêta quelques secondes pour changer la position de ses mains sur le manche et faire craquer ses vertèbres endolories.

« Théodore … Est-ce que tu as vu son regard ? », demanda-t-il avec hargne, tandis que Draco hochait la tête.

« Je t'avais dit qu'il aimait ça… », répondit le blond. « Il est devenu complètement cinglé. »

Blaise marmonna quelque chose puis se remit au travail. Après quelques minutes et sans cesser de creuser, il reprit la parole d'une voix faible et haletante.

« Tu sais le pire … ? », demanda-t-il sans attendre la réponse de son ami. « J'ai trouvé ça facile », cracha Blaise en reniflant. Draco fronça les sourcils.

« Comment ça, facile ? », demanda le blond.

Blaise serra les dents. « Il m'a suffi de deux mots, putain… » Sa voix se brisa. « Deux mots. Deux mots seulement pour prendre une vie ! Deux mots et puis plus rien, le néant. Elle était partie, en moins d'une seconde, sans un cri, sans même comprendre que c'était la fin… »

Blaise planta la pelle dans la terre humide, dans laquelle il s'enfonçait à présent jusqu'aux genoux, mais ne la ressortit pas. « Tout ça en deux petits mots de merde. » Il s'essuya le front du revers de la manche. « J'ai l'impression … d'être un monstre. Comment font-ils, eux ? Pour faire ça depuis toutes ces années ? »

Draco ne répondit pas et après quelques secondes de silence, Blaise reprit son œuvre. Le regard du blond se posa sur la jeune fille étendue à terre. « Tu sais, à un moment, j'ai vraiment cru que tu ne le ferais pas… »

Blaise se figea, la pelle en l'air. « Est-ce que ça aurait changé quelque chose pour toi ? Est-ce que j'aurais été différent à tes yeux ? »

Draco le regarda dans l'obscurité. « Oui. Non. J'en sais rien… », marmonna-t-il.

« Je te félicite pour ta perspicacité », railla Blaise en recommençant à creuser.

Draco roula des yeux. « Je veux dire par là que ça aurait été héroïque, mais … j'aurais perdu mon meilleur ami et je ne sais pas si j'aurais été capable de continuer sans lui… C'est égoïste, je sais. Mais je suis … soulagé que tu l'aies fait. »

Blaise lui jeta un regard mauvais. « Ouais et à l'avenir, t'as plutôt pas intérêt à me laisser tomber, mon vieux. Granger et ses potes non plus, d'ailleurs. Je viens de tuer pour vous tous, vous êtes condamnés à me lécher les bottes jusqu'à la fin de vos jours… », grogna-t-il pour tenter d'alléger un peu l'atmosphère.

Draco laissa échapper un petit rire mais se reprit aussitôt à l'idée saugrenue qu'il n'était peut-être pas décent de rire en présence d'un cadavre.

« C'est promis », souffla Draco. « N'oublie pas de dire ça à Potter la prochaine fois qu'on le verra, ça lui en bouchera un coin… »

« Pas sûr », maugréa Blaise en reprenant son travail.

~o~

Après le départ de ses deux amis, Théodore s'était éclipsé pour s'enfermer dans l'une des salles de bains du Manoir. Il fit tourner le robinet d'eau froide, mit ses mains en coupe sous l'eau et s'aspergea le visage plusieurs fois. Puis il s'appuya sur les deux côtés du lavabo et tenta de reprendre son calme. Reprendre le contrôle de sa respiration, de son corps…

Il inspira et expira longuement plusieurs fois, puis releva la tête lentement. Son visage se refléta dans le miroir placé au-dessus du lavabo et lui renvoya son sourire mauvais. Ses pupilles dilatées formant un puits noir sans fond au centre de ses iris. Il lui fallut encore quelques minutes pour que son souffle saccadé reprenne un rythme normal. Cependant, les fourmillements qu'il ressentait dans ses membres persistaient. Ils ne l'avaient plus quitté depuis que Blaise avait levé sa baguette contre sa propre sœur.

Théodore ferma les yeux. Cette vague de plaisir qui l'avait submergé lorsque le sortilège fatal avait frappé la poitrine de la fille. La façon dont tout son corps s'était raidi alors que son dernier souffle s'échappait d'entre ses lèvres. Le frisson d'extase qu'il avait ressenti au bruit mat du cadavre s'écrasant sur le sol. Il inspira, expira encore une fois et éclata d'un rire nerveux. Merlin, quelle décharge d'adrénaline. Quelle sensation inouïe. Il s'était senti tellement puissant en cet instant, lorsqu'il avait prononcé la sentence funeste. Tellement à l'aise, tellement … lui-même. Jamais il n'avait connu pareil moment de félicité de toute sa vie.

Le jeune homme réalisa à cet instant combien il se sentait serré dans son jean noir. Il transpirait légèrement et sentait son bas-ventre gonfler d'excitation. Si seulement il avait pu mettre la main sur Pansy Parkinson, Astoria Greengrass ou n'importe quelle autre greluche en cet instant précis … Mais ces idiotes n'étaient jamais là lorsqu'on avait besoin d'elles, apparemment. C'est alors qu'il réalisa.
N'importe quelle autre fille fera l'affaire…, pensa-t-il, tandis que son sourire mauvais reprenait sa place sur son visage trempé d'eau glacée.

Il tourna à nouveau le robinet pour couper le débit, sécha son visage avec une petite serviette et sortit de la salle d'eau pour se diriger vers les cachots.

~o~

Narcissa, Lucius et Séverus se trouvaient toujours dans la salle à manger lorsque Théodore la quitta. Narcissa le regarda s'éloigner, le cœur au bord des lèvres. Elle n'avait pas manqué de remarquer l'expression ravie du jeune homme lorsque le jeune Blaise avait été contraint de tuer sa sœur jumelle. Ce gamin avait toujours eu le don pour lui donner la chair de poule, mais aujourd'hui … il avait battu tous les records. Narcissa tendit la main vers la bouteille de vin pour se resservir un verre mais Lucius fut plus rapide et la lui subtilisa avant qu'elle puisse s'en emparer.

« Assez de vin pour ce soir, ma douce », cracha Lucius avec une pointe de mépris. « Tu ne voudrais pas finir comme ton fils ? »

Les deux Malfoy se fusillèrent du regard. « Non, Lucius. Je prie surtout pour que mon fils ne finisse pas comme mon époux », siffla-t-elle, furieuse. Lucius lui jeta un regard surpris. Sa femme d'ordinaire si calme, si conciliante … elle le contredisait de plus en plus souvent, ces derniers temps et il n'aimait pas ça. Il se redressa vivement et leva une main menaçante, mais avant qu'il n'ait pu la frapper, il sentit une pression autour de son poignet. Une main ferme et solide. Lucius se retourna et vit Séverus lui jeter un regard mauvais.

« Je t'en prie, Lucius, touche-la et je me ferai un plaisir de te faire avaler ta canne … et pas forcément par la bouche », gronda le Maître des Potions avec un rictus.

« Qu'est-ce que tu fous encore là, toi… », rétorqua Lucius, avant de jeter un regard en direction de sa femme. « Oh, je vois … les deux grands amis de Poudlard veulent se parler en privé ! » Il se dégagea de l'emprise de Séverus et les toisa tous les deux avec un dégoût non dissimulé. « Allez au diable. » Il sortit de la pièce à grandes enjambées, non sans oublier d'emporter avec lui la bouteille de vin.

Narcissa soupira de soulagement lorsqu'il eut passé les portes de la salle à manger et regarda Séverus en secouant la tête.

« Quelle soirée … », souffla-t-elle en se passant une main sur le visage. « J'ai cru que je ferais une crise cardiaque avant la fin… »

« Tu l'as vu comme moi, je suppose … », murmura Séverus en se rasseyant. « Ce gosse devient absolument hors de contrôle. »

Narcissa hocha vivement la tête. « Il me fait peur … Ses yeux sont … C'est … »

« Un prédateur », acheva Séverus, la mine sombre.

« Il perd l'esprit », corrigea Narcissa en regardant son ami.

Rogue se mit pensivement à faire tourner un verre à pied vide entre ses doigts. « J'ai eu un entretien avec son père, dans la journée », dit-il tandis que Narcissa lui jetait un regard interrogateur. « Il m'a dit que son fils passait toutes ses nuits dans son bureau, entouré de livres de magie noire. Il ne dort presque plus, ne mange que rarement … Il terrorise même sa propre mère. »

Narcissa pinça les lèvres. « N'y aurait-il pas un moyen de le faire tomber ? », chuchota-t-elle.

« J'ai déjà essayé », avoua Rogue. « J'ai parlé de son comportement au Seigneur des Ténèbres, en insinuant que Théodore cherchait à le surpasser, à gagner en puissance mais lui ne voit qu'un gosse avide de servir sa cause et de le servir lui, surtout. Mais je ne suis pas sûr que le gamin soit du genre à servir toute sa vie, si tu vois ce que je veux dire. »

Comme Narcissa ne répondait pas, Séverus se leva et repoussa sa chaise contre la table. « Viens, marchons un peu, ça te fera du bien », dit-il doucement à Narcissa qui hocha la tête et se leva à son tour. Un peu d'air frais et la douce lumière des étoiles … voilà qui la détendrait quelque peu. Ils sortirent de la salle à manger et virent Théodore débouler d'un couloir, un sourire dérangeant plaqué sur les lèvres. Séverus fronça les sourcils en le voyant leur passer devant sans même s'apercevoir de leur présence. Narcissa entraîna Séverus vers la sortie, pressée de ne plus avoir ce gamin étrange dans son champ de vision. Le maître des Potions eut tout juste le temps de voir Nott se diriger vers les cachots avant que la porte d'entrée ne se referme derrière eux. Et Rogue oublia tout, Nott, les cachots, leur conversation à son sujet, à la seconde où il vit Narcissa sourire enfin en sentant la brise nocturne l'envelopper.

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« Je vais nous chercher à boire », fit Draco en se maudissant d'avoir négligé ce détail lorsqu'ils avaient quitté le Manoir pour enterrer la sœur de Blaise. « Si tu ne t'hydrates pas, tu vas te faire mal à force de creuser comme ça. »

« Merci, vieux », répondit Blaise, qui n'était pas contre quelques minutes de solitude. Il regarda Draco s'éloigner dans la nuit et lorsqu'il fut sûr que celui-ci ne pouvait plus le voir ni l'entendre, il se laissa tomber dans le trou à moitié creusé, ignorant la boue qui s'infiltrait sous ses vêtements, et laissa libre cours à ses larmes.

Quelques centaines de mètres plus loin, Draco aperçut sa mère et son parrain, sortant du Manoir pour prendre l'air. Le jeune homme pensa alors à Granger. Si tout le monde était parti, il pourrait passer aux cuisines chercher de l'eau et un peu de nourriture pour Blaise, et en profiter pour rendre visite à la Gryffondor dans sa cellule. Peut-être avait-elle soif ou faim … Elle devait également être terrorisée, depuis leur évasion ratée. Son estomac se noua lorsqu'il pensa qu'il ne s'était même pas assuré qu'elle allait bien depuis le fiasco de la nuit précédente.

Il regarda sa mère et Rogue s'éloigner lentement dans les méandres du jardin à la française, puis s'engouffra dans le Manoir, désert. Une porte claqua quelque part non loin de là, mais en dehors de ça, l'ensemble de la bâtisse était plongé dans le silence. Si Draco était entré quelques secondes plus tôt, il aurait vu Nott s'engager dans les escaliers qui menaient aux cachots. S'il était arrivé une minute plus tôt, il aurait également pu voir son sourire sadique et son érection bien visible à travers son jean ajusté. Et s'il avait eu l'idée de rapporter à boire avant que Blaise ne soit hors d'haleine, il aurait peut-être pu empêcher ce qui allait se produire sous peu. Mais avec des si …

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Et voilà, c'est terminé pour aujourd'hui ! Je sais le cliffhanger de fin de chapitre est une véritable torture, mais je l'assume complètement. Hin hin hin. J'espère que ce chapitre vous a plu et que Nott continue de vous faire froid dans le dos. N'est-il pas détestable à souhait, ce petit ?
En ce qui concerne le prochain chapitre, il aura peut-être quelques jours de retard voire une semaine, car avec le pont de la Toussaint, Halloween et tout ça, on va en profiter pour aller voir la famille et donc je n'aurai pas vraiment le temps d'écrire beaucoup, mais je ferai de mon mieux !

J'ai hâte de lire vos reviews et je vous embrasse tous très fort !

Xérès !