The Rise and Fall
Les blas-blas de Xérès : Bijour mes petits lecteurs chéris, voici le nouveau chapitre de The Rise and Fall (le quinzième déjà ! j'ai du mal à réaliser). Un chapitre « de transition » comme je le dis souvent, entre deux étapes fondamentales. Où on apprend plein de choses sur ce qui va se passer ensuite, où on revoit un peu tout le monde pour faire le point avant un rebondissement : au programme donc, du Draco/Hermione, de l'Ordre du Phoenix, des magouilles de Mangemorts, du plan d'évasion en veux-tu en voilà. Bref, j'espère que vous pourrez vous faire une petite idée de ce qui vous attend dans les prochains chapitres et n'oubliez pas de réagir avec de petites reviews comme je les aime ! Bonne lecture 3
Merci à mes nouveaux followers (MamaCullen20, centdix, . .Oo, HowlOrme, LadyJaye91, AlexanaLonris, BiiJou), ainsi qu'à DramioneTouch, Petitestef, chapou69, Elena Grape, Passion Fugace, Aodren, faerycyn, Nelliel-G, Babar, Nedwige Stew, sarahblue1 pour leurs reviews !
RAR :
Petitestef : non, c'est pas Marseille, c'est le Médoc (tu sais, là où on fait du vin, entre autres, les gens y ont le sang chaud ! XD) Ouais Lucius et Bellatrix se sont un peu fait pipi à la culotte sur ce coup là ! Mais en même temps, qui pourrait bien penser qu'un simple ado de 17 ans pourrait changer la face du monde ? C'est pas du tout le style dans le monde de Harry Potter, en plus… Bisous
Chapou69 : oui, ça chauffe pour Hermione, mais je ne pense pas qu'il lui reste encore longtemps à rester cachée. L'Ordre du Phoenix va bientôt s'organiser et lui permettre de s'échapper, mais pas encore tout de suite…
Passion Fugace : très franchement, je n'ai pas eu peur sur le moment parce que c'est tellement surréaliste et on pense plutôt à être prêt à courir, qu'on a pas vraiment le temps d'avoir peur. C'est une fois rentrée à la maison, j'ai percuté et je me suis dit qu'effectivement, ça aurait pu très mal tourner… Mais bon sinon pas plus peur que ça. Peut-être qu'on s'habitue à la violence, au final…
Aodren : Bien sûr qu'Hermione et Draco vont se rapprocher mais pas tout de suite ! Hermione a besoin de temps, elle vient de se faire violer. Et puis j'attends qu'elle retrouve Ron, aussi, parce que Ron et Draco qui se bataillent une fille, ça va être marrant XD Les Nott vont tenter quelque chose mais avec un temps de retard ! Tu le verras dans ce chapitre. Merci pour ta review !
Faerycyn : Comme je l'ai dit à Aodren (ci-dessus), le rapprochement entre HG/DM se fera un peu plus tard (Hermione a encore besoin de temps, elle s'est fait violer tout de même !). Quant à l'évacuation, ça ne devrait plus trop tarder ! Comme tu le verras dans ce chapitre ) Merci pour ta review ! Bises
Maedaa : désolée d'entendre ça mais comme on dit, on ne peut pas plaire à tout le monde ! Si tu persévères, tant mieux, vu que je vais arriver au moment où la relation HGDM va devenir un peu plus sympa ^^ Et merci quand même pour la review.
Chapitre 15 : Foutue Gryffondor
Draco écouta patiemment Hermione, encore tremblante, lui relater les événements des dernières minutes. Sa fureur n'avait cessé de grandir alors qu'elle parlait. Ce salopard de Nott était entré ici, il l'avait neutralisé (Merlin seul sait comment) et avait terrorisé Granger. La seule idée qu'il ait pu à nouveau lui faire du mal lui donnait la nausée.
« Il t'a touchée ? », gronda-t-il d'une voix sourde lorsqu'Hermione se fut tue. Ils échangèrent un regard. Puis elle secoua silencieusement la tête et le Serpentard se sentit un peu mieux. Légèrement mieux.
« Je ne peux pas rester ici… », murmura Hermione avec une expression désespérée. « Il sait que je suis là, à présent. »
« Tu as peur qu'il prévienne les autres ? », demanda Draco, même s'il en doutait. Après tout, les projets de Théodore faisaient également de lui un traître. S'il les dénonçait, Draco n'hésiterait pas à révéler ce qu'il savait à son sujet et ils seraient tous perdants. Mais Hermione secoua à nouveau la tête.
« Non, il ne le fera pas. Seulement… » Elle se mit à gratter nerveusement une petite croûte près d'un de ses ongles meurtris. « Je refuse de passer des journées entières à craindre de le voir à nouveau franchir le seuil. Je ne le supporterais pas. »
Elle remarqua alors que le blond la regardait étrangement. Elle pouvait lire de la colère dans son regard, ce qui était compréhensible étant données les circonstances, mais elle le sentait également … blessé, déçu. Là, en revanche, elle ne comprenait pas ce qui lui passait par la tête.
« Qu'est-ce qu'il y a ? », demanda-t-elle en fronçant les sourcils.
La question le fit sortir de ses pensées et avec une expression amère, il se détourna et haussa les épaules. « Rien. J'aurais simplement voulu … Rah, laisse tomber, tu m'énerves avec tes questions. »
« Dis toujours », fit Hermione d'une voix douce. Elle avait appris à ne plus s'offusquer de ce genre de remarques. Surtout venant de Malfoy.
Il tourna la tête vers elle, sourcils froncés. « J'aurais voulu que ça dure un peu plus longtemps, c'est tout. Satisfaite ? », cracha-t-il avec agacement.
Hermione eut beau se creuser la cervelle, elle ne comprenait absolument pas de quoi il voulait parler. Et très franchement, elle en avait assez de ses énigmes à répétition. « Non, pas satisfaite du tout, même. Qu'est-ce qui devrait durer plus longtemps ? »
Le blond poussa un soupir exaspéré. « Pourquoi tu veux absolument que je le dise à haute et intelligible voix ? C'est ta façon de me punir, de m'humilier, c'est ça ? »
Hermione écarquilla les yeux. « Mais de quoi est-ce que tu parles, Malfoy ? Tu réalises que tu es complètement incohérent ? », s'énerva-t-elle. Ce type avait vraiment le don de la faire tourner en bourrique.
« J'aurais voulu que tu restes un peu plus longtemps ici, voilà ! », aboya-t-il, tandis qu'Hermione, paniquée, lui faisait signe de baisser légèrement d'un ton. Puis les mots firent leur chemin jusqu'à son esprit et elle réalisa alors la portée de ce qu'il venait de dire. Mais avant d'avoir pu répondre, il reprit d'un air gêné, sans la regarder. « J'aime bien t'avoir dans le coin : ma chambre est rangée, dans ma tête aussi c'est un peu moins le bordel… Enfin, ça dépend pour quoi. Et je ne sais pas s'il y a un rapport mais je dors beaucoup mieux depuis que tu es là. » Hermione sourit faiblement à ces mots, amusée, mais il ne le vit pas. « Non, oublie ça, ça n'a sûrement aucun lien. Toujours est-il que… une fois sortis d'ici, tu retrouveras tes amis, l'Ordre, tous ces gens pour qui tu comptes et Blaise et moi, on n'existera plus à tes yeux. C'est complètement égoïste, ce que je viens de dire, mais c'est comme ça. »
Il avait dit « Blaise et moi » dans un dernier sursaut de dignité, pour ne pas dire simplement moi. Parce qu'il était un Malfoy et que les Malfoy ne sont pas censés ouvrir à ce point leur cœur. Mais au fond de lui, il avait brûlé d'envie de dire « moi, je n'existerai plus ». Un silence pesant s'installa dans la chambre, pendant lequel Draco refusait obstinément de regarder Hermione. Elle va se moquer de moi… ou me traiter de taré, au mieux.
« Tu as tort, Malfoy », fit Hermione d'une voix à peine audible. Elle attendit qu'il daigne enfin tourner la tête dans sa direction mais comme il ne le faisait pas, elle se leva du sofa et s'approcha doucement de lui, assis sur le lit. Puis, posant une main sur son épaule, elle reprit. « Je n'oublierai jamais ce que Blaise et toi avez fait pour moi ici. Et je ferai tout mon possible pour que mes amis et l'Ordre du Phoenix ne l'oublient jamais également. J'ai une dette envers vous deux et elle est tellement gigantesque que je ne suis même pas sûre de pouvoir un jour vous rendre la pareille. » Draco ouvrit la bouche mais elle le fit taire d'un geste. « Non, attends. Je n'ai pas fini. Je sais que tu es terrorisé à l'idée de quitter cet endroit pour rejoindre des gens qui … soyons honnêtes, te détestent un peu… » (Le blond grimaça devant cet euphémisme mais ne dit rien.) « Mais je ne te laisserai pas tomber. Ni Blaise, d'ailleurs. Vous pourrez compter sur moi. »
A nouveau le silence. Mais celui-ci fut bientôt brisé lorsque Malfoy se mit à rire. Hermione lui jeta un regard curieux : ce n'était clairement pas la réaction qu'elle attendait.
« Aaaah Granger », s'esclaffa le blond avec un sourire moqueur. « Il est clair que le Choixpeau ne s'est pas trompé de maison, avec toi. Tout ce blabla mielleux de Gryffondor, c'est tellement cliché ! » Il ponctua sa phrase en lui jetant un oreiller au visage et la jeune fille poussa un « aïe » de protestation. Puis l'oreiller repartit illico à l'envoyeur.
« Très bien, sale petite vipère peroxydée, si tu ne veux pas de mon aide je dirai à Harry de t'attacher quelque part dans le Quartier Général et on utilisera ta grosse tête vide pour jouer aux fléchettes ! », plaisanta Hermione, légèrement vexée qu'il se moque de ses belles paroles. Malfoy s'esclaffa de nouveau, puis leva la tête pour la regarder dans les yeux.
« J'ai hâte… », murmura-t-il, un sourire complice aux lèvres. Quelques secondes s'écoulèrent, pendant lesquelles Malfoy perdit son regard dans celui d'Hermione, et la jeune fille sentit l'ambiance changer en quelque chose de plus… étrange.
Mais elle se reprit. Depuis que le jeune homme lui avait avoué qu'il la voulait (peu importe le temps que cela prendrait), elle avait gardé une certaine distance entre eux mais ce genre de sourire, ce genre d'instants, lui rappelait qu'elle devait poser des limites. D'urgence. Se raclant la gorge, elle fit tomber Malfoy de son petit nuage et recula de quelques pas.
« Désolé… », bougonna Draco en détournant le regard.
« C'est rien… », souffla Hermione tout en tirant nerveusement sur l'une de ses manches.
Un ange passa. Draco sembla soudain très intéressé par un fil qui pendait librement du baldaquin et tourna le dos à Hermione, qui ne savait plus vraiment où se mettre.
« Et si j'étais toute la journée avec toi pour te protéger… tu resterais un peu plus longtemps ? », fit le Serpentard avec une voix d'enfant gâté qui négocie une deuxième part de gâteau.
Hermione poussa un long soupir. « On finirait sûrement par s'entretuer, Malfoy et puis ta présence n'a pas franchement arrêté Nott, tout à l'heure. Sans vouloir te vexer. »
Le blond allait lancer une répartie cinglante mais réfléchit et se reprit. « Pas faux », lâcha-t-il avec un demi-sourire. Hermione sourit à son tour. Le malaise était dissipé.
« Ecoute, Malfoy », reprit Hermione. « Si ce n'est que ça qui te tracasse, je peux t'assurer qu'on passera beaucoup de temps ensemble, une fois sortis d'ici. Surtout si tu décides de rejoindre l'Ordre du-
« Oh là oh là, Granger, je n'ai rien décidé du tout ! », protesta le Serpentard en levant les bras. « Tu vas un peu vite, non ? Je t'aide à sortir d'ici, je prends soin de toi, mais ma bonté s'arrête là. Je te sauve uniquement parce que, pour une raison qui me dépasse complètement, je me sens beaucoup mieux quand tu es dans mon champ de vision et sous ma responsabilité. Pas parce que je suis soudain devenu un amoureux des Sangs-de-Bourbe. »
Hermione grimaça en entendant l'insulte. « Parce que tu crois vraiment que l'Ordre va t'accueillir dans ses quartiers, te nourrir, te loger et te protéger gratuitement ? Juste pour tes beaux yeux ? », demanda-t-elle avec une pointe d'agacement.
Pour toute réponse, le Serpentard gloussa. « Beaux ? Magnifiques, tu veux dire. Une nuance de gris pareille, on ne la trouve que chez les Malf- » Hermione lui jeta un regard tellement meurtrier et exaspéré que son sourire disparut presque instantanément et il revint à leur sujet de conversation principal. « Bien entendu, qu'ils vont me protéger ! », protesta-t-il. « Je suis un réfugié politique ! »
Ce fut au tour d'Hermione de ricaner. « Tu rêves, mon pauvre petit. Là où on va, chacun a sa place et son utilité. Soit tu participes, soit tu dégages. C'est aussi simple que ça, Malfoy. »
Le Serpentard lui jeta un regard horrifié et Hermione réprima un sourire satisfait. Bien entendu, ce qu'elle venait de dire n'était pas exactement vrai. Bien qu'il s'agisse de deux adolescents plongés jusqu'au cou dans l'univers des Mangemorts, personne n'aurait le cœur de les lâcher sans protection dans la nature, surtout après qu'ils l'aient sauvée au péril de leur vie. Mais elle n'allait certainement pas le dire à Malfoy, d'autant plus qu'elle était curieuse de savoir jusqu'où il serait prêt à aller. Elle croisa donc les bras et le toisa de toute sa hauteur, afin d'appuyer son ultimatum. Et tant qu'elle y était, elle allait en profiter pour remettre quelques pendules à l'heure.
« Oh et il va également falloir que tu arrêtes de dire 'Sang-de-Bourbe' à tout bout de champ », ajouta-t-elle en levant le menton. « Même quand ce n'est pas pour m'insulter directement. »
« Ok, stop, ça fait beaucoup pour une seule journée », se renfrogna le Serpentard en lui jetant un regard noir. « Je veux bien arrêter les 'Sang-de-Bourbe' mais pour le reste, il faut que j'y réfléchisse encore un peu. »
Hermione 1 – Malfoy 0, pensa Hermione en dissimulant un sourire de triomphe. Ce serait dommage de s'arrêter en si bon chemin…
« A ta place, je ne réfléchirais pas trop longtemps, qui sait combien de temps il me reste à passer ici… », minauda Hermione avec un sourire mauvais. Elle touchait un point sensible et elle le savait.
« Sorcière… », grogna le blond en la fusillant du regard.
« Venant de toi, c'est sûrement le plus beau compliment que tu pouvais me faire », railla Hermione. Elle avait gagné, elle en était quasi-certaine. Il était temps de porter le coup fatal. « Blaise m'a déjà dit qu'il souhaitait rejoindre l'Ordre. Mais si tu ne veux pas suivre son exemple, je le comprendrai parfaitement. Et puis, tu es intelligent et assez bon avec une baguette, je suis sûre que tu t'en sortiras très bien tout seul là-dehors… Avec tous ces Mangemorts à tes trousses. A ta place je serais terrorisée, mais tu es très brave alors… » Elle fit un geste évasif de la main et regarda Draco, qui avait fortement pâli. Hé hé…
« C'est bon, c'est d'accord », marmonna Draco avec une grimace. « Mais c'est uniquement parce que je veux garder un œil sur toi que je le fais. »
« Bien entendu », se moqua Hermione. « Et pas du tout parce que tu as la trouille. »
« Moi ? Peur ? Tu délires, Granger… », claironna-t-il tandis qu'Hermione riait sous cape. Mais le Serpentard se reprit et reprit un air narquois. « Et puis il est hors de question que je te laisse entre les sales pattes de Weasmoche. »
Hermione leva les yeux au ciel, légèrement mal à l'aise. Il fallait toujours qu'il ait le dernier mot…
~o~
Dans la Chaumière aux Coquillages, Rogue et Lupin avaient demandé à tous les membres de l'Ordre du Phoenix de se réunir pour le déjeuner, afin d'organiser l'évasion d'Hermione. Le loup-garou avait déjà imaginé un plan mais il voulait le soumettre au groupe afin d'avoir leur accord. Il appréhendait quelque peu la réaction de Molly, dont les enfants allaient devoir à nouveau se mettre en danger, mais il comptait sur l'appui de Rogue pour la convaincre.
Une fois que tous furent réunis autour d'une tourte à la viande et que les verres de jus de citrouille furent pleins, Rogue et Lupin se levèrent et le professeur de Potions fit signe au loup de prendre la parole. Les deux hommes échangèrent un regard plein de sous-entendus, puis Lupin commença son exposé, maintes et maintes fois répété dans sa tête au cours de la nuit.
« En raison de certaines circonstances, nous devons précipiter l'évasion de Miss Granger afin qu'elle quitte le Manoir le plus vite possible. J'ai donc-
« Que s'est-il passé ? Hermione va bien ? », s'enquit Harry, sentant que quelque chose n'allait pas.
Comme la mine de Lupin se décomposait, Rogue vint à sa rescousse. « Rien qui vous concerne, Potter. Laissez-le finir. »
Harry et Ron jetèrent un regard meurtrier au Directeur de Serpentard, qui le leur rendit au centuple. Lupin se racla la gorge et reprit.
« Hem… euh bien, oui, je disais … j'ai imaginé un plan pour attirer en quelques minutes un maximum de Mangemorts à un endroit précis. Nous profiterons de cette diversion pour faire sortir Hermione du Manoir… », fit Lupin en levant les yeux au ciel, lorsqu'il vit la bouche de Ron (pleine de tourte) s'ouvrir toute grande.
« Ça c'est un super plan », railla-t-il. « Je me demande pourquoi on n'y avait pas pensé avant. Oh mais attendez, on y avait pensé ! Mais cette vieille face de chauve-souris graisseuse a décidé qu'il valait mieux laisser la Fouine et son copain gérer la situation seuls. » Ron se mit à applaudir bruyamment, tandis que Rogue serrait le poing sur sa baguette dans la poche de sa robe noire. « Bravo, pour cette brillante idée. »
« RONALD ! », aboya Arthur Weasley, faisant sursauter tout le monde autour de la table. On avait l'habitude d'entendre Molly hurler sur ses enfants, mais Arthur n'était pas vraiment coutumier du fait. « Je te jure que si tu ne cesses pas immédiatement ta petite vendetta ridicule contre le Professeur Rogue… »
Il se tut, laissant la menace en suspens. Ron le regardait, bouche bée mais n'ajouta rien. Rogue ne prit même pas la peine de dissimuler son sourire narquois. « Ce n'est rien, Arthur », fit-il d'une voix mielleuse, tandis que Ron virait au rouge violacé. « Je crois qu'il a compris. »
Au bout de la table, Lupin poussa un long, long soupir et se pinça l'arête du nez entre ses doigts.
« Où voulez-vous attirer les Mangemorts ? », demanda Harry pour revenir au sujet qui les intéressait.
Enfin une intervention intelligente, pensa Rogue tandis que Rémus répondait à son ancien élève.
« Nous avons reçu des informations indiquant que l'intégralité de Pré-au-Lard était protégée par un système d'alarme. Si l'un des Indésirables du gouvernement pénètre dans l'enceinte du village, le système d'alarme se déclenche et la cavalerie rapplique. » Harry hocha la tête et Lupin lui sourit. « Par chance, nous avons sous la main deux spécimens d'indésirables, Harry Potter, le numéro 1 et Ronald Weasley, numéro 2. »
« L'histoire de sa vie, l'éternel numéro 2 », plaisanta George en donnant un coup de coude dans les côtes de son petit frère.
« Tu veux que je te coupe l'autre oreille ? », grommela Ron en le fusillant du regard.
« Les garçons, un peu de tenue ! », les rabroua Molly Weasley. « Continuez comme ça et vous serez privés de dessert ! »
Fred se tourna vers sa mère, suppliant. « Moi aussi, je peux être privé de dessert ? Parce que j'ai vu la tête de ton pudding, maman et très franchement, je suis sûr que c'est le genre de trucs qu'on donne aux prisonniers d'Azkaban pour les faire déprimer… »
Molly se tourna vers Fred avec une expression fatiguée. Rogue fut à peu près certain de l'entendre marmonner quelque chose qui ressemblait à « j'abandonne », juste avant qu'elle ne fasse signe à Lupin de continuer la description de son plan.
Lupin prit une longue inspiration. Si les gamins continuaient à l'interrompre comme ça, Miss Granger n'était pas prête de s'enfuir. Il se tourna légèrement en direction de Séverus et les deux hommes échangèrent un regard éloquent. L'heure était venue pour lui d'aller au Manoir et faire part de leur plan à Blaise, Draco et Hermione. Pendant ce temps, Rémus annoncerait au groupe qu'il comptait lancer l'offensive pas plus tard que le lendemain. Une pilule qui serait certainement dure à avaler pour Harry, à qui Lupin avait reproché de vouloir agir avec trop d'empressement seulement deux jours plus tôt. Le loup-garou espérait que le jeune homme ne pose pas trop de questions quant à ce soudain revirement de situation.
Rogue quitta la table et s'aperçut qu'Harry le regardait, les sourcils froncés.
« Je vais au Manoir, il faut que les trois autres se préparent à un départ imminent… », dit-il simplement avant de sortir dans un tourbillon de robes noires. Le Survivant le suivit des yeux jusqu'à ce qu'il passe le seuil, puis reporta son attention sur Lupin et vit que l'ex-professeur de Défense Contre les forces du Mal l'observait, comme s'il craignait de le voir soudain s'énerver. Cela accentua le froncement de ses sourcils et Lupin s'empressa de détourner le regard.
~o~
Lorsque Rogue poussa la grande porte du Manoir Malfoy, il sentit une poussée d'adrénaline envahir chacune de ses terminaisons nerveuses en entendant des voix furieuses en provenance du salon.
Allons bon, que s'est-il encore passé ici ?, pensa-t-il avec une grimace. Il était sur le point de filer discrètement au premier étage afin de parler en priorité aux trois adolescents, mais c'était sans compter sur Bellatrix, qui remontait l'escalier menant au sous-sol. Lorsqu'elle le vit, elle poussa un soupir exaspéré.
« Pas trop tôt ! », aboya-t-elle. « Réunion de crise. Salon. Tout de suite. »
Et sans un mot de plus, elle ouvrit (sans même les toucher) les deux portes qui menaient au grand salon. Rogue y vit Lucius, Narcissa, Grégory et Romilda Nott, ainsi qu'Avery et Goyle (père), déjà réunis. Autrement dit, la haute sphère des Mangemorts. Tous semblaient très agités lorsque Rogue entra à la suite de Bellatrix. Narcissa adressa un léger sourire à son ami, tandis que Lucius lui jetait un regard venimeux à souhait.
« Quel est le problème ? », demanda-t-il tout en essayant de garder un calme olympien. Avait-on découvert la supercherie du Polynectar ? Les gosses s'étaient-ils fait prendre en train de cacher Miss Granger ? Toute une série de scénarii défilèrent dans le cerveau de Rogue. Mais si ces choses s'étaient produites, Lucius se serait déjà fait un plaisir de l'enfermer avec les autres prisonniers dans une belle cellule avec vue. Il en déduisit donc que cela n'avait rien à voir avec la Gryffondor.
Romilda Nott se tourna vers lui, les yeux pleins de larmes, et murmura : « Séverus, on ne sait plus quoi faire ! Nous sommes venus demander conseil… »
Rogue fronça les sourcils et se tourna vers les autres, attendant des explications. Que Bellatrix s'empressa de donner.
« Leur môme est devenu incontrôlable… J'ai l'impression que ça devient une maladie, par ici. Après Blondinet et son copain qui veulent se faire la malle, Théodore fait des siennes. » Lucius fusilla sa belle-sœur du regard en entendant le sobriquet ridicule dont elle affublait son fils, mais n'osa pas la contredire. L'évasion ratée de Granger lui restait encore en travers de la gorge, tant l'implication de Draco dans cette histoire aurait pu traîner leur nom dans la boue.
Rogue haussa un sourcil méprisant. « Et donc ? Ce sont des gamins qui vous mettent dans cet état ? A mon époque, nos parents auraient infligé deux ou trois Doloris, je vous garantis que la question serait réglée. »
Bellatrix laissa échapper un petit ricanement. « Ne me tente pas, avec ces gamins j'ai souvent la baguette qui me démange ces derniers temps… »
« C'est celle qui n'a jamais eu d'enfants qui donne des leçons d'éducation, à présent ? Ah ça, on aura tout vu… », persifla Narcissa en fusillant sa sœur du regard, tandis que Lucius esquissait un sourire narquois.
« Ce qui nous met dans cet état », fit Avery de sa voix rocailleuse. « C'est que personne ne veut prendre la responsabilité de faire part de ces incidents au Maître… »
« Tu m'étonnes », grommela Bellatrix en croisant les bras. « Notre Seigneur est à Poudlard, il gère sans aucun problème une bonne centaine de gosses, pendant que nous, on n'arrive même pas à en tenir trois ! Et les nôtres, qui plus est. Sérieusement, s'il apprend un truc pareil, il va nous pulvériser. »
Rogue hocha la tête, il devait avouer que le raisonnement était juste. « Mais… qu'a fait Théodore qui justifie une telle panique ? »
Romilda Nott se pencha sur le sofa, sur lequel elle avait posé une besace. Elle en sortit un vieux livre noir et le tendit à Rogue. Le Directeur de Serpentard le saisit et l'ouvrit. Il était vide. Il jeta un regard interrogateur à Romilda et à son époux.
« J'ai l'impression qu'ils sont tous comme ça… », fit Grégory d'une voix sombre. « Tous les livres sur lesquels Théodore travaillait dernièrement. Vides. »
Rogue pinça les lèvres. « Vous ne supposez tout de même pas que … enfin, c'est ridicule, ce n'est qu'un gamin. Et je n'ai jamais entendu parler d'un sortilège qui permette d'aspirer le savoir d'un livre. C'est ridicule, ridicule… » Il se tut, le cerveau fonctionnant à toute allure.
« Certains livres de notre bibliothèque sont extrêmement anciens et d'autres concernent une forme de magie des plus noires qui existent… », reprit Grégory Nott tandis que sa femme opinait du chef. « Il pourrait avoir combiné des formules puissantes ou bien l'un des livres pourrait l'avoir … possédé. Il y a déjà eu des cas… »
Ce fut au tour de Lucius de prendre la parole. « C'est impossible, les livres représentant un tel danger ont été récupérés par le Ministère de la Magie au siècle dernier. Il n'y a plus eu de cas de possession par un livre depuis 1897 ! »
Narcissa se pencha contre son oreille, d'un air innocent. « Tu oublies le journal de Jedusor, chéri. Tu sais ? La petite fille que tu as failli tuer en glissant accidentellement le livre dans ses affaires… », minauda-t-elle en faisant semblant de réfléchir. « Aaaah, quel était son nom déjà, à cette petite ? Fanny Pugsley ? »
« Ginny. Weasley », grommela Lucius, parfaitement conscient que sa femme se fichait de lui.
« Ah, oui, c'est ça ! », s'écria-t-elle en lui tapotant l'épaule. « Quelle mémoire impressionnante, mon cher époux ! »
Rogue esquissa un rictus moqueur tandis que Lucius levait les yeux au ciel. Nott passa une main dans ses cheveux poivre et sel. « Je t'en prie, Malfoy, lorsque le Ministère a lancé ces perquisitions au XIX° siècle, les grandes familles ont toutes trouvé le moyen de dissimuler certains ouvrages. Je ne dois pas être le seul à posséder des livres ou des objets interdits, tout de même ? »
Un ange passa dans la pièce. Tous possédaient des objets maléfiques, en plus ou moins grande quantité, la théorie de Rogue pouvait donc très bien tenir la route.
« Si j'ai raison, alors il reste forcément un livre qui n'a pas été vidé de son contenu. Dans les cas de possession par un livre, le livre concerné devient inaltérable. Il n'a pas pu être effacé, j'en suis quasiment certain », fit Rogue en fronçant les sourcils. Puis il se tourna vers Romilda et Grégory. « Vous devez le trouver. »
Romilda hocha la tête mais son mari ne semblait pas vraiment enchanté par cette idée. « Tu réalises, Séverus, qu'on parle de centaines de livres à vérifier ? »
« Tu as mieux à faire, peut-être ? », s'emporta Romilda en repoussant son mari avec véhémence. « Mieux à faire que de sauver ton seul et unique fils ? »
Grégory ne répondit pas et prit un air contrit. « Qui nous dit qu'il ne l'a pas emporté avec lui, ce livre ? », reprit-il d'un air buté.
« Il ne se rend probablement pas compte qu'il est sous influence. Pourquoi s'encombrer d'un livre s'il est persuadé de connaître et de maîtriser toute la magie dont il a besoin ? », répondit Rogue tandis que Bellatrix approuvait d'un signe de tête.
« Et une fois qu'on a trouvé le livre en question, si jamais livre il y a… », fit Avery en jetant un regard gêné en direction de Romilda et Grégory. « Est-ce qu'il existe un moyen de séparer le gamin du livre sans détruire l'un des deux … ou les deux… ? »
Romilda eut un hoquet de terreur à cette idée et s'agrippa au bras de son mari.
« Je vais travailler là-dessus… », les rassura Rogue en pensant que tout irait sans doute beaucoup plus vite dès que Granger serait de nouveau opérationnelle et prête à faire des recherches. Il comptait bien mettre l'Ordre sur le coup également. Kingsley pourrait se renseigner auprès des archives du Ministère et à eux tous, ils finiraient bien par trouver un moyen de neutraliser Théodore. Et s'il fallait le tuer … eh bien, on verrait à ce moment-là. « Occupez-vous en priorité de passer en revue chaque livre de votre bibliothèque. »
« Et pour le Seigneur des Ténèbres ? », l'interrompit Avery en croisant les bras. « Qu'est-ce qu'on fait ? »
Tous se regardèrent, plus ou moins mal à l'aise.
« Pas un mot », souffla Bellatrix en fixant un point dans le lointain. « On la ferme et on règle ça sans faire d'histoires. Avec un peu de chance, il n'aura jamais besoin de savoir. »
Lucius Malfoy poussa un soupir exaspéré et se passa une main sur le visage. « Vous vous rendez compte qu'on est au bord de la traîtrise ? », s'énerva-t-il, tandis qu'Avery grimaçait. « L'exemple des Zabini ne vous a pas suffi ?! »
Personne ne lui répondit. Il y eut quelques raclements de gorge, quelques soupirs, puis Bellatrix se dirigea vers la sortie. « Je pars pour Poudlard, m'assurer que rien de cette histoire ne filtre jusqu'aux oreilles de Voldemort. Vous … », elle désigna Grégory et Romilda en faisant un V avec son index et son majeur. « … Vous vous grouillez de trouver ce maudit bouquin. En espérant qu'il y a bien un bouquin. »
Avery la suivit, ainsi que le couple Nott et bientôt, Lucius, Narcissa et Séverus se retrouvèrent seuls. Lucius jeta un regard agacé en direction du maître des Potions. « Tu ne les suis pas ? »
Rogue réprima un grognement. « J'ai quelques mots à dire à-
« Ma femme, comme d'habitude », maugréa l'autre en quittant le salon à grands pas. Il claqua la porte et Séverus entendit ses pas traverser le hall en direction des cachots. Sûrement pour passer ses nerfs sur un pauvre prisonnier.
« J'allais dire Draco, mais peu importe… », marmonna Rogue, bien que Lucius ne puisse plus l'entendre.
« Pourquoi veux-tu parler à Draco ? », s'enquit Narcissa en s'approchant de lui sans un bruit. Rogue se retourna vers elle avec une expression désolée.
« C'est pour bientôt », dit-il simplement.
Une lueur de panique passa furtivement dans les yeux gris de Narcissa Malfoy et elle sentit son cœur se serrer. Son fils allait bientôt fuir. Fuir et la laisser seule. Seule dans cette maison de fous. Séverus sembla comprendre son cheminement de pensée car il posa une main sur son avant-bras.
« Tu pourrais venir, rejoindre notre groupe », souffla-t-il en accentuant la pression de ses doigts. Mais Narcissa se dégagea et éclata d'un petit rire qui sonnait faux.
« Ne dis pas de bêtises, Séverus », murmura-t-elle en se dégageant. « Je serais un boulet inutile. »
« Tu ne serais pas un-, protesta-t-il mais elle lui coupa la parole.
« La discussion est close », dit-elle sèchement. « Sois gentil, promets-moi qu'ils s'en sortiront tous les trois. »
Rogue hocha la tête. « On fera de notre mieux. »
Sans un bruit, Narcissa quitta le salon et lui fit signe que la voie vers le premier étage était libre. Elle le regarda grimper les escaliers puis tourner dans la direction de la chambre de Draco. Puis lentement, à pas mesurés, elle gagna sa propre chambre et une fois certaine d'être seule, se laissa tomber sur le sol et éclata en sanglots silencieux.
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Lorsqu'on frappa à la porte de la chambre de Draco, les trois adolescents réunis dans la pièce bondirent sur leurs pieds et les deux garçons brandirent leurs baguettes.
« Qui est là ? », demanda Draco d'une voix peu assurée.
« Ton parrain », grommela Séverus, inquiet à l'idée de voir Lucius débarquer à l'improviste. « Dépêche-toi d'ouvrir, bon sang ! »
Draco baissa sa baguette et ouvrit la porte prudemment. Le professeur entra et referma derrière lui. Aussitôt, il se vit assailli par un paquet de cheveux bruns ébouriffés et deux bras maigres.
« Merlin, ça fait du bien de vous revoir », couina Hermione, ne sachant plus si elle pleurait, riait, ou les deux en même temps. « Comment vont Harry ? Et Ron ? Et les Weasley ? Lupin et Tonks ? Est-ce que tout le monde va bien ? »
Rogue se dégagea nerveusement et lui jeta un regard courroucé. « Miss Granger, ce débit de parole et de questions est franchement insupportable. Si seulement je pouvais encore vous enlever des points … », maugréa-t-il sans pour autant parvenir à effacer le sourire d'Hermione. « Et pour répondre à vos dix mille questions, oui, tout le monde va bien. »
« Désolée », répondit Hermione en reniflant. « C'est seulement … enfin, laissez tomber. Est-ce qu'on va bientôt sortir d'ici ? »
Derrière elle, Rogue vit Draco grimacer en entendant sa question. Visiblement, le départ n'enchantait pas tout le monde.
« Demain. Il faut vous tenir prêts. » Cette fois, les épaules du blond s'affaissèrent de vingt bons centimètres. « En théorie, nous aurons suffisamment éloigné les Mangemorts pour vous permettre de sortir sans encombres, mais on n'est jamais trop prudents. Un groupe vous attendra à la sortie des grilles. Nous vous indiquerons quand descendre en envoyant un Patronus. Il faudra faire vite, compris ? »
Hermione hocha la tête avec empressement. Rogue fouilla dans une de ses poches et en sortit une baguette, puis la tendit vers la jeune fille.
« Vous aurez besoin de ça… je sais que ce n'est pas la vôtre, mais … », fit le Professeur, mais Draco s'interposa avant qu'Hermione ne touche la baguette.
« Granger a déjà une baguette, qui lui convient bien mieux que n'importe quelle autre bout de bois idiot que vous pourrez lui présenter. J'irai la récupérer ce soir », gronda-t-il avec férocité, comme si lui présenter une autre baguette était une véritable insulte.
« Celle de ton arrière-grand-mère ? », demanda Blaise en fronçant les sourcils. « Théodore ne l'avait pas prise, la dernière fois ? »
« Il me l'a rendue pour que je la range dans sa vitrine et ne pas éveiller les soupçons de Père… », fit Draco. « C'est la baguette idéale pour cette tête de mule. »
« C'est vrai ! », renchérit Hermione avec un sourire. « Elle était incroyable ! Encore meilleure que celle que j'avais depuis mes 11 ans ! »
Rogue ricana. « Quand on a connu la vieille Malfoy, ce n'est pas étonnant », marmonna-t-il et alors qu'Hermione se retournait vers lui en souriant, il ajouta : « Et non, ce n'est pas un compliment, Miss Granger. »
La mine réjouie d'Hermione disparut quelque peu et elle se retourna vers Draco, qui riait sous cape. « Un jour, il faudra vraiment me dire ce que cette femme avait de spécial… »
« Jamais, même sous la torture », rétorqua le blond en secouant la tête.
« C'est ce qu'on verra », le menaça Hermione en plissant les yeux.
Blaise gloussa et Rogue leva les yeux au ciel. « Soyez sérieux. Demain, vous prendrez de gros risques. Il faudra être rapides, précis, obéissants… Ne pas prendre de décisions stupides, ni vouloir sauver la terre entière, compris ? Si l'un de vous deux reste en arrière (il désigna Blaise et Draco du doigt), je vous rappelle que la priorité reste Miss Granger. Pas le temps de revenir pour les retardataires. »
Draco et Blaise hochèrent la tête mais Hermione eut l'air scandalisé. « Mais… ! »
« Miss Granger ! », fit sèchement le professeur.
Hermione referma la bouche puis regarda tour à tour Draco, puis Blaise, et enfin reporta son attention sur Rogue. « Personne ne restera en arrière, je peux vous l'assurer », dit-elle, déterminée.
Derrière elle, Draco esquissa un léger sourire. Foutue Gryffondor…
Séverus sentit qu'il ne parviendrait pas à lui faire entendre raison et soupira. « Dans ce cas, arrangez-vous pour que tout se passe bien. »
« C'est promis », répondit Hermione, presque au garde à vous.
Rogue hocha la tête. « Demain soir, vous retrouverez vos amis, Miss Granger. »
Hermione s'illumina, sentant son cœur battre plus fort qu'il n'avait battu depuis le début de sa captivité. Le professeur quitta la pièce et elle se retourna vers les deux Serpentards. Blaise souriait de toutes ses dents. Quant à Draco, son expression était quelque peu mitigée mais il se fendit d'un léger sourire en voyant à nouveau une étincelle danser dans les yeux noisette d'Hermione. Il retrouvait quelque peu la Granger exaspérante qu'il avait connue à Poudlard. Amaigrie, meurtrie, mais c'était la même personne à quelques détails près. Et à la différence qu'il n'avait plus envie de lui chercher la petite bête, ou alors plus dans le même sens du terme …
« Demain… », souffla-t-elle en joignant les mains devant son menton. « C'est à la fois tellement proche et tellement loin… »
« Demain soir, tout ça ne sera plus qu'un mauvais souvenir ! », claironna Blaise avec un grand geste de la main. Près de lui, Draco se renfrogna et Hermione s'en aperçut.
Elle regarda les deux garçons avec douceur et attendit de croiser le regard triste de Malfoy pour ajouter : « Tu exagères, Blaise. Tout n'était pas mauvais. » Le blond lui jeta d'abord un regard surpris puis esquissa un doux sourire.
Foutue Gryffondor…
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Et voilà, c'est fini ! Nous allons arriver à la deuxième partie de cette histoire ! Changement d'environnement, changement de sentiments, en gros le changement : c'est maintenant ! ah ah… J'espère que vous avez aimé ! J'ai hâte de recevoir vos reviews.
En attendant, comme ce sont bientôt les fêtes, je ne sais pas si je pourrai continuer de poster chaque lundi, donc d'ici le mois de janvier, attendez-vous à des posts un peu anarchiques, un peu en retard, un peu en avance (tout dépend du point de vue) donc si vous n'avez pas mis ma fic en alerte, je vous conseille de le faire, plutôt que de passer trop de temps à scroller pour savoir si j'ai posté ou pas ! Promis, une fois cette période de débauche de cadeaux, d'alcool, de foie gras et d'huîtres, la fréquence de postage reviendra à son état normal. En attendant, gros bisous et à la semaine prochaine ! N'oubliez pas les reviews (oui, je sais je me répète).
Xérès
