Changer de présent

Disclamer : Rien n'est à moi, tout est à elle, sauf l'idée

Chapitre un : L'arrivée

La lumière passa la barrière de ses paupières, le faisant gémir et gigoter. Surprit de se sentir installé confortablement et sans aucune douleur, il ouvrit les yeux. Reconnaissant les lieux, il s'exclama :

_ Mais qu'es-ce que je fais à l'infirmerie ?

_ Nous, nous aimerions savoir qui vous êtes.

_ Professeur Dumbledore ? Madame Pomfresh ?

_ Je vois que vous nous connaissez…

_ Mais bien sûr ! J'étudie ici depuis presque six ans !

_ Non, je crois que je le saurais. Lui répondit jovialement le directeur.

_ Je sais encore ce que je dis !

_ Quel est votre nom, jeune homme ?

_ Harry Potter.

_ C'est impossible… Le seul Potter dans cette école est James Potter, et il n'a que 16ans.

_ Pardon ?! Si c'est une plaisanterie, elle n'est pas drôle, professeur.

_ Expliquez-nous ce qui s'est passé.

_ J'étais tranquillement en train de me vider de son sang, et j'ai souhaité… être heureux. Il y a eu une lumière blanche, et je me suis retrouvé ici. James Potter est mon père, professeur !

_ Je vois… En tout cas, la Magie a dû entendre votre vœu, car vous avez seulement un vague air de famille. Je pense qu'elle veut que vous changiez le passé. Enfin, le futur. Où le présent, maintenant. C'est une affaire de point de vue.

_ Ca veut dire que je vais voir mes parents ! Et Sirius avant Azkaban ! Et Rémus ! Je vais pouvoir sauver Sévérus ! Et Regulus ! Et… Et…

_ Du calme, mon garçon ! Pour le moment, il faut vous trouver une identité.

Il réfléchit quelques instants avant de se décider.

_ … Arès. Arès Electre Iril.

_ C'est un très beau nom, quoique le prénom soit un peu sombre.

_ … On a tous une part de noirceur.

_ Maintenant que vous avez son nom, allez faire votre boulot, Albus, que je puisse m'occuper de mon patient ! Il était presque mort quand il est arrivé ! Nous verrons pour sa vie ici une fois qu'il sera remit !

Le nouvellement nommé Arès observa les appartements que Dumbledore lui avait donné. Les lieux étaient sobres mais accueillants. Il n'avait pas pu se voir dans un miroir avant qu'il d'être ici. Le directeur s'était vite éclipsé, le laissant seul. Il chercha la salle de bain et eut une exclamation stupéfaite. Ses cheveux lui descendaient dans le milieu du dos, ils étaient toujours noirs, mais avaient maintenant des reflets argentés. Ses yeux étaient toujours verts mais n'avaient plus la même teinte que ceux de sa mère et des paillettes bleues et ambres y étaient parsemées. Son visage était plus fin, lui conférant une apparence androgyne. Il avait grandi aussi, frôlant le mètre soixante-dix mais ses épaules, son torse et ses jambes étaient plus fins, presque féminins. Il remarqua un tatouage sur son épaule : un serpent vert avec les yeux argent se mordant la queue avec un griffon or ayant les yeux rouges dans le cercle. Par contre, sa peau avait gardée sa couleur dorée. Il observa son dos et glapit en voyant deux immenses ailes tatouées des omoplates aux reins. Elles étaient magnifiques, presque réelles. Il sursauta une seconde fois quand les ailes d'encres sortirent de son dos, comme celles d'un ange. Il poussa un profond soupir de soulagement quand elles disparurent, et choisit de taire cette nouvelle bizarrerie à Dumbledore. Il se glissa dans la cabine de douche, et en sorti une demi-heure plus tard, se battant avec ses cheveux.

_ Mais vous aller vous coiffer !

_ Il existe des sorts pour ça, jeune homme.

Arès sursauta et regarda autour de lui, personne. Il fronça les sourcils. Il n'était pas en train de devenir fou, n'est-ce pas ?

_ Le miroir, s'exaspéra la voix.

_ Que… Quoi ?

_ Je suis le miroir ! Vous n'avez jamais vu de miroir magique de votre vie !?

_ Si. Celui du Rised. Ceux des dortoirs le sont ?

_ Le miroir du Rised n'est pas magique, il est enchanté et oui, les miroirs des dortoirs le sont. Mais vous ne deviez pas y faire attention, se moqua le reflet.

_ Bien. Dites-moi un sort pour coiffer mes cheveux. S'il vous plaît.

Arès marchait dans les couloirs. Il avait le regard flou, et avançait sans vraiment savoir où il allait. Il atterrit devant la Salle Va-et-Vient puis y entra. Il se dirigea directement vers le buste d'une statue recouverte d'une étrange perruque. Il retira la coiffe et prit le diadème qui se trouvait dessous. Il conjura une boîte, et enferma l'objet à l'intérieur. Il sortit de la pièce, rentra dans ses appartements, posa la boite au fond de son armoire et se coucha dans son lit, avant de s'endormir. Quand il se réveilla, il entendit le murmure singulier d'un horcruxe, et trouva le diadème. Il écarquilla les yeux en voyant qu'il ne se souvenait pas d'avoir été dans la Salle sur Demande.

_ N'aie pas peur, entendit-il, laisse-moi te guider.

Le jeune homme se détendit, sans savoir pourquoi, il avait confiance en cette voix. Il inspecta son armoire, et fut assez surpris. Elle était remplie de magnifiques vêtements assez sombres, il n'y avait pas de robe du style de Dumbledore. Il prit un pantalon en toile noire, une chemise en coton verte à reflets bleus et enfila une paire de chaussures blanches. Il se coiffa et descendit ensuite dans la Grande Salle pour manger.

Dans l'ombre des Grandes Portes, il observait la Cérémonie. Il avait parcourut la Salle du regard en s'attardant sur ses parents, les Maraudeurs, ainsi que d'autres élèves de chaque Maison. Il avait failli perdre son calme en voyant Peter. Il avait failli lui sauter dessus, mais il s'était retenu en se rappelant qu'il pouvait changer son présent. Non ! Il devait changer son présent.

Il fixa à nouveau son attention sur la Répartition. Tous les élèves de premières années étaient passés mais personne ne rangea le Choixpeau.

_ Chers élèves ! J'ai le plaisir de vous présenter un nouvel élève qui rentera directement en sixième année. Veillez accueillir Iril, Arès. Il nous vient d'un autre temps.

Arès se retint de se frapper le front. Et pourquoi ne pas crier qu'il était le fils Potter et qu'il devait tuer Voldemort aussi tant qu'il y était !

_ Je vous prierais de ne pas lui poser de question sur son époque.

Comme s'ils allaient lui obéir ! Il avait mangé trop de bonbons aux citrons.

_ Maintenant, il va passer sous le Choixpeau. M. Iril ?

Il sortit de l'ombre et tous les regards convergèrent vers lui. Il n'y fit pas attention et marcha calmement vers le tabouret. McGonagall lâcha l'objet magique sur sa tête, lui masquant la vue de la Grande Salle.

_ Harry Potter… Ou maintenant, Arès Iril. Voyons voir… Beaucoup de courage et de ruse. De la loyauté à revendre et de l'intelligence ainsi que de l'imagination. Mm… Tu ne me facilite pas la tâche en restant muet. Ta mission échouera si tu vas chez les serpents ou les blaireaux. Aigle ou griffon… Une préférence ?

_ Non.

_ Très bien. GRYFFONDOR !

La salle était silencieuse, le Choixpeau avait rarement mit autant de temps pour choisir la Maison d'un élève. Arès retira l'objet, le posa sur la chaise et se dirigea vers sa table.

_ Bonjour.

_ Salut, lui dit la jolie rousse en face de lui. Je m'appelle Lily Evans, préfète. Les quatre andouilles que tu vois là se font appeler les Maraudeurs : James Potter, Sirius Black, Rémus Lupin et Peter Pettigrow.

Ils grimacèrent à la qualification, avant de le saluer en souriant. Il hocha la tête en réponse. La préfète continua à présenter les diverses personnes autour d'eux à table.

_ On peut te poser des questions ? Demanda Black dès qu'elle eut fini.

_ Bien sûr. Mais, ajouta-t-il en le voyant ouvrir la bouche, je n'y répondrais pas forcément.

XxXxXxXxX

Quand le trio arriva sur les lieux, tout était silencieux. L'air était lourd de magie. Le plus âgé des trois se dirigea à grands pas vers la maison numéro 4. Il entra sans frapper et fut surpris de trouver la maison vide. Il fouilla toutes les pièces de la maison avant de tomber sur une porte fermée de nombreux verrous, tous verrouillés. Il l'ouvrit d'un coup de baguette, et l'odeur du sang le prit au nez. La chambre était plongée dans la pénombre et la femme alluma la lumière. Les trois personnes hoquetèrent de dégoût et d'horreur en voyant la pièce. La fenêtre était condamnée par des planches de bois, le sol était noir de crasse et recouvert d'une grande flaque de liquide carmin. Les restes d'une armoire appuyés contre un mur, un bureau à demi écroulé et une paillasse miteuse composaient les seuls meubles de la chambre.

_ Pointe les affaires de Harry, ordonna le plus vieux à sa baguette.

L'objet se tourna vers le lit et la femme l'inspecta mais ne trouva rien. Le plus jeune s'avança à son tour, mais tâta sous le matelas et trouva une latte défaite. Il plongea la main dedans et en sortit une cape ainsi qu'un parchemin. A ce moment, la baguette de l'ancien changea de direction et les dirigea vers le placard sous l'escalier. Le plus jeune ouvrit la porte d'un sort. Il trouva une malle non-ouverte avec un matelas moisi et une couverture rongée par les mites.

_ Professeur, gémit la femme, où est Harry ?

_ Je crains qu'il ne soit mort.

Le second homme, toujours agenouillé face au placard, avait les yeux dans le vide.

_ J'avais tort, murmura-t-il douloureusement. Il n'était pas traité comme un roi.

_ Personne ne savait. Il ne l'a dit à personne.

_ Qui aurait eu confiance en l'Elu s'il n'était même pas capable de se défendre contre sa famille moldue !

_ Séverus…

_ Ne me dites pas que vous l'auriez renvoyé ici si vous aviez su ce qu'il se passait !

_ Je ne sais pas, Séverus. Je ne sais pas.

Le susnommé allait ouvrir la bouche quand de nouveaux souvenirs s'implantèrent dans leurs mémoires.

_ Il n'est pas mort… Il est là-bas, s'exclama Minerva.

_ Et il change aujourd'hui…

_ Albus ?

_ La Magie lui en a donné l'ordre. Arès Iril.

_ Arès Iril, répéta l'homme en noir.

Patmol regarda le nouveau étrangement, presque fixement. C'est vrai qu'il était plus que beau.

_ De quel époque viens-tu ?

_ D'un endroit qui n'existe plus puisque je suis ici.

Il gémit, ça ne l'aidait pas !

_ Tu veux dire du futur ? Demanda Lily.

_ Pourquoi dis-tu ça ? Interrogea James.

_ Si son époque n'existe plus, il vient du futur puisqu'il le change en étant ici. S'il retournait à son époque, ce ne serait plus du tout pareil.

_ Tu es un génie ! S'exclama joyeusement Sirius.

_ Que sommes-nous devenus ? Demanda Pettigrew d'une petite voix timide.

_ Vous ne voulez pas le savoir.

_ C'est si horrible que ça ?

_ Oui.

Les Maraudeurs étaient réunis en cercle dans la Salle sur Demande.

_ Que pensez-vous du nouveau ? Sirius ? Commença James.

_ Il est beau. ET, il sait éviter les questions gênantes

_ Rémus ?

_ Le loup frétille de joie quand il est là. Il l'a déjà accepté mais il ne le place pas encore.

_ Peter ?

_ Il est bizarre. Il me fait peur…

_ Tu as peur de ton ombre, Peter !

_ Et toi, James ?

_ Je ne sais pas. Il regarde Lily bizarrement. Moi aussi d'ailleurs. Il a l'air heureux de vous voir, Moony, Patmol. Mais pas toi, Peter.

_ Je pense qu'il vous regarde comme ses proches. Sa famille, ses parents, peut-être !

_ Je t'avais dis que me faire courir après Lily était une mauvaise idée ! Je n'aime pas les filles !

_ Vu les regards que tu lances à Snivellus…

_ Quoi ! Ne dis pas de conneries comme ça ! C'est Snape, merde ! Ne me fais pas gerber !

Sirius était complètement plié de rire par sa propre bêtise tandis que Rémus les regardait étrangement : il avait raté quelque chose. Peter, lui, n'avait rien comprit à ce qui se passait – ou fit tout comme.

_ Bon. Ce n'est pas tout ça mais il faut penser à rentrer aux dortoirs.

Les deux bruns suivirent l'ordre/conseil de leur ami et ile repartirent en direction de leur Salle Commune.

Arès quitta la tour Gryffondor et se dirigea vers le parc. Il évita de peu le concierge et sortit en direction des grilles, qu'il poussa sans problème, avant de transplaner vers un endroit qu'il ne connaissait même pas. Il arriva devant une maison abandonnée, et entra à l'intérieur. Il se dirigea vers un pan de mur entier et complètement nu. Là, il appuya sur une marque presque invisible et le mur s'ouvrit sur une bague. Il invoqua une nouvelle boîte et plaça le bijou à l'intérieur. Il sortit de la ruine, qui s'effondra dès qu'il eut passé le seuil. Toujours dans un état second, il retourna à Poudlard et rangea la bague de Gaunt avec le diadème de Serdaigle. Il retourna dans son lit comme s'il ne l'avait jamais quitté. Personne ne remarqua son départ. Sauf deux yeux ambres…