The Rise and Fall
Les blas-blas de Xérès : Que d'émotions ! Le dernier chapitre de Rise avant que je ne me mette sérieusement au sequel ! Je ne vous embête pas plus longtemps, je sais que vous avez tous hâte de lire cet épilogue. N'oubliez pas les reviews ! :)
Merci à tous mes nouveaux followers (Katil, Mira Arien, MellifluousCascade, centdix, alizeta, MademOiselle235463, kimy16, Gouline971, Loren Hartman, Eucyphera, lyn42, Mlle Cullen59000), à EmmatomS-M, Lemm, Piitchoun, WFdarkness, DramionePower04, Heibi, Goutte-de-Mer, kadronya, Lune-Bleue22, Camille, Ayden Quileute, Célia, Babar, Hiyoki-chan, BewitchingWords, faerycyn, lectorrima, Loulou, L.E.V.W, Erza Robin, Zezely, Eliane Gil, Areka Motionless, Alaska66, luli123, Mayunna, Hardcoredrugs, Melusine Oriki, SilverPink69, Criss-Pine, Mademoiselle de Maupin, PetitMilou, Gouline971, TatieBella, eliesan, Loufoca-Granger, Carboplatine, Petitestef pour leurs reviews et à ceux qui m'ont laissé un petit message sur Facebook !
RAR :
Lemm : mince, j'espère que tu pourras retrouver un travail facilement ! En attendant, je te souhaite beaucoup de bonheur avec ton petit gars, qui va réclamer toute ton attention pendant un moment ) Grosses bises à toi et bon courage pour la naissance (ça approche, ça approche ! et si ça se trouve quand tu me liras, ce sera déjà fait !)
Camille : merci pour ta review, je suis contente que le chapitre ait été à la hauteur de tes espérances ! A bientôt !
Célia : Et non, Théo va disparaître 10 années entières avant de revoir Hermione. Il reviendra plus mature, plus sexy, et en maîtrisant mieux son tempérament de sociopathe. Bref, les filles, vous n'avez pas fini de baver ! XD Merci pour ta review et à bientôt !
Hiyoki-chan : merci beaucoup pour ta review ! J'espère que cet épilogue et la suite de Rise te plairont également !
Loulou : Ne t'en fais pas Théo va la laisser en paix un long moment et quand il reviendra dans le sequel… ce sera pour une raison précise … mais chut, je n'en dis pas plus ! Bonne lecture de ce dernier chapitre et merci pour ta review !
L.E.V.W : OMG comment j'ai kiffé ta review, j'ai explosé de rire en la lisant. Sauf que non, désolée, Théo ne va pas « crever », vu qu'il revient dans le sequel. Non, ne me tape pas. Crois-moi. Quand tu sauras pourquoi il revient, tu me pardonneras. U_U Merci pour ta review ! )
Hardcoredrugs : merci beaucoup, j'espère que l'épilogue te plaîra ! Il pose les bases pour la suite, c'est important ! )
Eliesan : Ahah non pas de bouteille à oxygène pour cet épilogue. Franchement j'ai été gentille, j'ai presque pas fait de cliffhanger (bon peut-être un tout petit minuscule, histoire de pas trop vous frustrer d'ici le début du sequel…). Bonne lecture et surtout, n'oublie pas de respirer ! ) Merci pour ta review !
Chapitre 47 – Epilogue
Deux heures. Deux heures que Théodore attendait dans une salle paumée du Département de la Justice Magique qu'Ogden veuille bien montrer le bout de son gros nez. Il commençait à perdre patience. Pour être honnête, il avait déjà commencé à perdre patience dans les dix minutes qui avaient suivi son arrivée au Ministère et son humeur n'avait cessé de se dégrader depuis. Il avait perdu Hermione, son grimoire lui avait été confisqué par les hommes d'Ogden et enfermé à Gringotts jusqu'à nouvel ordre, et cerise sur le gâteau, on le punirait bientôt en l'envoyant à l'autre bout du monde gérer les activités de Gordon Labs depuis leur siège de New-York. Il ne manquait plus qu'on l'enguirlande comme un gamin mal élevé pour que le tableau soit complet. Et à la tête que faisait Ogden lorsqu'il entra enfin dans la pièce, Théodore sut que ça n'allait pas tarder à être le cas.
« Qu'est-ce que vous avez foutu, putain !? », cracha Ogden en refermant soigneusement la porte derrière lui. Il referma les quelques mètres qui le séparaient du Serpentard, agitant un index vengeur sous son nez. Malgré sa rage, Théodore ne put s'empêcher de courber les épaules. Il détestait se faire engueuler. C'était tellement humiliant…
« Vous désobéissez aux ordres ! Vous dévastez un appartement hors de prix ! Vous déclenchez une bagarre dans un lieu public ! C'est quoi, la prochaine étape ? Assassiner le président des Etats-Unis ? », vociféra le Juge en postillonnant abondamment sur Théodore. Le jeune homme le toisa avec animosité.
« Techniquement, c'est Hermione qui a dévasté l'appartement et si elle avait été plus docile, il n'y aurait pas eu de bagar-
« MAIS JE N'EN AI RIEN A FOUTRE ! », reprit Ogden en appuyant sur les trois derniers mots. Théodore grimaça en sentant l'une de ses oreilles se mettre à siffler. « Vous réalisez qu'on est en ce moment en pleine campagne auprès des gouvernements ? On essaie de leur montrer que les sorciers sont des gens civilisés, avec lesquels ils pourront faire commerce et échanger des connaissances. Et améliorer leurs petites vies de minables moldus ! On ne se bat PAS en public, par Merlin ! Vous voulez créer une émeute ? Vous voulez qu'on soit de nouveau traqués ? Comme au temps de l'Inquisition ? »
Théodore ne répondit pas et pinça les lèvres, les yeux baissés. Bon sang, qu'est-ce qu'il détestait se faire hurler dessus comme ça.
« Vous avez de la chance que nos agents et ceux du Ministère de la Magie français soient intervenus rapidement après le combat pour faire disparaître les blessés et effacer les mémoires des témoins ! », gronda Ogden en se mettant à faire les cent pas dans la pièce, tel un lion en cage. Théodore le suivait des yeux, immobile et froid. « Bordel, mais qu'est-ce qui vous a pris ? Comment avez-vous pu penser une seule minute… que dis-je, une seule SECONDE, que votre petite pimbêche était plus importante que ce nouvel ordre mondial que nous tentons d'instaurer ?! »
« Elle faisait partie de notre accord, elle devait- », commença Théodore, mais encore une fois, Ogden refusa d'entendre un seul mot de plus.
« FAUX, espèce de petit imbécile handicapé par ses foutues hormones adolescentes… », aboya le Juge en lui jetant un regard venimeux. « J'étais d'accord pour couvrir sa disparition et vous aider à fuir avec elle à l'étranger, à la condition que vous remplissiez votre part du contrat : à savoir gérer le laboratoire, vendre nos découvertes aux autres pays, organiser les naissances de moldus génétiquement modifiés, pendant que nous autres nous occupons de préparer le terrain pour unir le monde moldu et le monde sorcier. »
« C'est ce que j'ai fait ! », se défendit Théodore avec hargne.
« Et je vous en remercie », railla Ogden avec un sourire faux. « En revanche, vous semblez prêt à tout foutre en l'air pour une fille qui ne veut même pas de vous et ça, je ne peux le tolérer. Vous êtes désormais à la tête d'un empire dont la seule valeur numéraire pourrait vous permettre d'acheter tout ce qui se trouve sur cette foutue planète, et malgré ça, vous vous comportez comme un gamin pourri gâté qui n'a pas reçu les cadeaux de sa liste à Noël. Il va falloir que vous revoyiez l'ordre de vos priorités, mon petit. »
Théodore resta muet comme une carpe et détourna son regard furieux. Une partie de lui savait qu'Ogden avait raison. Il avait tout juste 18 ans et il était déjà riche comme Crésus, propriétaire d'un laboratoire qui avait mis les gouvernements du monde entier à sa botte. Bientôt, il pourrait voir ce qu'il avait toujours voulu : la magie s'installer chez les moldus, pour finalement être adoptée partout, ne plus se cacher, donner aux sorciers la grandeur et le pouvoir qu'ils méritaient. Tous ses objectifs seraient atteints. Il aurait seulement voulu qu'Hermione soit à ses côtés.
Ogden cessa de hurler et le considéra un instant gravement. « Ecoutez, mon jeune associé… », reprit-il en posant une main lourde sur l'épaule du Serpentard, « je comprends que vous soyez amer, que vous pensiez vraiment que cette fille était faite pour vous mais… vous êtes jeune. Et riche comme vous êtes, ce ne sera pas difficile d'en trouver une autre, bien plus jolie et plus docile qu'elle. »
Théodore dégagea la main d'Ogden de son épaule et le fusilla du regard. « Ne me touchez pas… », gronda-t-il d'une voix sourde.
Ogden serra les mâchoires, se retenant de coller une gifle à ce petit moutard prétentieux. « Peu importe, vous partez pour New-York dès aujourd'hui. Un appartement vous attend déjà là-bas. »
Théodore haussa les épaules. Il se fichait pas mal de l'appartement, de New-York et de tout le reste.
« Contentez-vous de gérer votre business comme un homme… », reprit Ogden en se dirigeant de nouveau vers la porte. « Et peut-être qu'un jour vous reviendrez en Angleterre, riche, adulte et avec un peu plus de plomb dans la cervelle, et votre petite là… elle vous tombera dans les bras d'un simple claquement de doigt. »
La porte claqua. Ogden était parti. Théodore esquissa un sourire, les yeux dans le vague.
Mais j'espère bien, Monsieur le Juge. J'espère bien.
~o~
Hermione, la tête posée contre la vitre, regardait le paysage défiler au-delà de la voie ferrée du Poudlard Express. Dans sa main gauche, les doigts fins de Draco, dont le pouce caressait nonchalamment la paume de la Gryffondor. La tête du blond était tournée en direction de la porte de leur compartiment, depuis laquelle Ron montrait fièrement son badge de Préfet-en-Chef, que McGonagall lui avait envoyé à la fin du mois d'août, par hibou. Hermione leva discrètement les yeux au ciel, tout en souriant, lorsqu'il clama pour la énième fois qu'il n'aurait jamais accepté de revenir à Poudlard sans avoir obtenu ce poste prestigieux. Personne, pas même Harry, assis dans un coin du compartiment, un large sourire aux lèvres, n'osa le contredire. Bien que tout le monde sache que c'était complètement faux.
« Weasley, sérieusement, si tu prononces encore une seule fois le mot 'badge', je te le fais bouffer. Et pas forcément par la bouche », grommela le blond, tandis que Blaise, assis à côté de lui, s'esclaffait.
« Tu veux que je te retire des points, Malfoy ? Histoire de bien commencer l'année ? », ironisa Ron en bombant le torse pour mettre son insigne encore plus en évidence.
« J'aimerais te voir essayer… », rétorqua le jeune homme avec un regard menaçant. Hermione tourna la tête et croisa le regard de Ginny, assise juste en face d'elle dans le compartiment. Les deux jeunes filles éclatèrent de rire, chacune sachant très bien ce que l'autre pensait. Ah, les garçons…
Hermione fut soulagée lorsque Blaise changea de conversation pour un sujet moins épineux : le Quidditch. Elle se sentait toujours mal à l'aise lorsque Ron se vantait d'être Préfet-en-Chef. Car ce que le rouquin ne savait pas, c'était que McGonagall avait d'abord proposé le poste à Hermione, dans une lettre, une semaine avant que Ron ne reçoive lui-même son badge. Mais la Gryffondor avait poliment refusé. Cela aurait été un grand honneur, mais après les mois de guerre, d'emprisonnement et de séquestration, elle avait tout simplement envie de vivre pour elle. En toute simplicité. Elle n'avait donc pas parlé de la lettre de McGonagall aux autres et lorsque Ron avait été choisi pour le poste, Hermione décida qu'il continuerait d'en être ainsi. Elle ne voulait surtout pas gâcher le plaisir de son ami en l'amenant à penser qu'il n'était qu'un second choix, une solution de secours. Foutue Gryffondor, aurait dit Draco, pensa-t-elle avec un sourire.
Décrochant quelques secondes de l'énoncé méticuleux que Blaise faisait des caractéristiques d'un nouveau balai plus rapide que l'éclair, le blond tourna la tête vers Hermione et lui décocha un sourire enjôleur. La Gryffondor y répondit et serra un peu plus fort sa main dans la sienne. Hermione n'en revenait toujours pas. Draco s'était littéralement métamorphosé depuis son retour. Après une période d'adaptation où il l'avait traitée comme un fragile objet en cristal, se retenant presque de lui parler trop fort ou de la toucher trop brusquement de peur qu'elle ne se brise, il avait adopté un comportement adorable qu'elle ne lui avait encore jamais connu. Si un jour on lui avait dit que Malfoy se comporterait comme un ange avec elle, elle aurait certainement ri. Mais Hermione s'était gardée de faire le moindre commentaire : pour la première fois depuis très longtemps, elle était heureuse et faisait tout pour que cela continue.
Quelle n'avait pas été sa surprise en constatant à son retour en Angleterre que le Manoir Malfoy s'était également métamorphosé en joyeuse auberge de jeunesse, et au grand dam de Lucius, en zoo. Le Chartier de Draco, opportunément surnommé Whisky, l'avait aussitôt adoptée et s'enroulait autour de son cou dès qu'il le pouvait, telle une écharpe vivante. Sa rencontre avec Plum le Jobarbille, en revanche, avait été assez particulière. Pour une raison inconnue, le petit oiseau semblait terrifié à chaque fois que son propriétaire approchait de sa cage et Hermione avait demandé pourquoi.
« On a un passif tous les trois : lui, moi et la pince à épiler de ma mère. Mais nous emporterons tous notre secret dans la tombe… », avait doctement répondu Draco, laissant Hermione perplexe devant la cage du minuscule volatile. Quelques jours plus tard, Blaise lui avait expliqué l'incident des plumes et Hermione, reconnaissante envers l'oiseau d'avoir donné de sa personne pour lui permettre d'être libérée, l'avait pris sous son aile et inondé de petits fruits secs et de fourmis séchées, dont il raffolait.
Mais celle qui avait complètement pété un plomb au retour d'Hermione, c'était Narcissa. A la seconde où la Gryffondor avait posé le pied à l'intérieur du Manoir Malfoy, elle s'était retrouvée étouffée entre deux bras, les tympans percés par une cacophonie de cris de joie et avait pris deux ou trois kilos rien qu'avec les pâtisseries et autres douceurs dont Mrs Malfoy la gavait à chaque repas. Si bien qu'Hermione avait été presque soulagée de quitter le Manoir, le matin du premier septembre, après un énième petit-déjeuner gargantuesque.
« Ça va ? », demanda doucement Draco, tirant Hermione de sa rêverie.
Elle hocha la tête en souriant. « Pas trop mal. Mon estomac essaie encore de digérer le muffin à la myrtille que ta mère m'a littéralement enfoncé au fond de la gorge avant de partir, mais j'ai bon espoir que mon organisme parvienne à l'assimiler avant l'heure du banquet de début d'année… »
Draco éclata de rire et Hermione l'observa les yeux brillants. Elle adorait le voir rire et elle était quasiment certaine de ne jamais s'en lasser. De sa main droite, enfoncée dans la poche de sa veste, elle fit tourner entre ses doigts la baguette d'Eleanor Malfoy. Après l'avoir récupérée d'une manière quelque peu « musclée » chez son nouveau propriétaire bordelais, Lucius avait voulu qu'elle réintègre sa place dans la vitrine de son bureau. Mais Draco s'y était farouchement opposé, déclenchant une énième dispute entre lui et son père. Finalement, après deux jours de hurlements et de menaces de mort, Hermione avait juré sur sa vie d'en prendre soin et de la lui rendre sur le champ si jamais elle y faisait ne serait-ce qu'une microscopique égratignure. Lucius avait donc fini par céder, à contrecœur, et Hermione avait quand même pu emporter la baguette d'ébène et d'argent à Poudlard. La jeune fille s'était aperçue qu'elle était très attachée à cette baguette. D'abord parce qu'elle lui rappelait le jour où Draco la lui avait confiée pour fuir le Manoir. Mais surtout parce qu'après la fuite de Théodore (et la perte du grimoire), ses nouveaux pouvoirs avaient considérablement diminué et avec un sentiment mitigé de déception et de soulagement, Hermione avait constaté que sa capacité à faire de la magie sans accessoire était de nouveau proche de zéro. La baguette de l'aïeule Malfoy lui serait donc encore utile un moment…
Enfin, après quelques heures, le Poudlard Express entra en gare de Pré-au-Lard, dans un grand crissement de freins, accompagné d'un abondant nuage de fumée noire. Le cœur battant, et sa main crispée autour de celle de Draco, Hermione posa le pied sur le quai, dans le ciel rougeoyant de la fin d'après-midi. Au loin, le château se dessinait, avec à sa droite la Forêt Interdite, toujours aussi sombre et sinistre. Hermione prit une grande inspiration. Elle était enfin à la maison.
~o~
Dire que Poudlard avait changé était certainement un euphémisme. Le terme « métamorphosé » était encore lui-même trop faible. Outre les agencements effectués lors de la reconstruction post-bataille, les remaniements internes exigés par le Ministère avaient totalement bouleversé le fonctionnement de l'école. Le premier changement leur apparut assez vite, dès le Banquet de bienvenue, lorsque pendant le discours d'accueil du Directeur Severus Rogue, le Professeur McGonagall apporta à la place du traditionnel Choixpeau magique un gigantesque panneau d'affichage. Hermione, assise à la table de Gryffondor fronça les sourcils et se retourna vers Draco, assis sur le banc juste derrière elle, à la table des Serpentards. Lui aussi ne semblait pas vraiment comprendre ce qu'il se tramait. Au bout de l'allée centrale, les minuscules premières années levèrent des yeux avides en direction du tableau. A la table des Professeurs, Rogue répondit à la question muette que se posaient tous les élèves déjà assis à leurs tables :
« Suite au décret n°2 du Département de l'Education magique, la Répartition se fera désormais non plus selon le bon vouloir de notre Choixpeau mais selon le choix des nouveaux élèves. Pour ceux qui ont été répartis par le Choixpeau au cours des années précédentes, rien ne changera pour vous et ce jusqu'à la fin de votre scolarité. Le nouveau programme ne s'appliquera qu'aux nouveaux entrants à partir de cette année. » Rogue se racla la gorge, fronça les sourcils pour montrer qu'il n'était absolument pas d'accord avec ce fonctionnement, puis leva les bras pour faire signe aux nouveaux élèves d'approcher. Les petits s'exécutèrent, les yeux déjà rivés au tableau.
« Normalement, vous avez tous dû recevoir une plaquette avec votre liste de fournitures scolaires, indiquant les options proposées dans les différentes maisons en plus des cours basiques communs, et cela pour vous permettre de réfléchir à votre choix pendant l'été », reprit Rogue. « Mais ma collègue, le professeur McGonagall, Directrice de la Maison Gryffondor, se fera tout de même une joie de vous les rappeler avant de vous demander officiellement votre choix et de vous répartir dans la maison que vous aurez choisie », acheva-t-il en faisant un geste en direction de Minerva, qui ne semblait pas du tout s'en « faire une joie » justement.
« Qu'est-ce que c'est que ce bazar ? C'était pas assez compliqué au goût du Ministère, le coup du Choixpeau Magique ? Il a fallu qu'ils corsent le truc ? », demanda Ron à Seamus, assis à côté de lui. Seamus répondit par un haussement d'épaules perplexe.
« Chhhhut ! », siffla Hermione en fronçant les sourcils.
Ron leva les yeux au ciel, tandis que McGonagall s'avançait vers le tableau et commençait à lire à haute voix.
« Voici les thèmes des options proposées dans chaque maison. Il vous sera possible après vos B.U.S.E d'ajouter les options d'une seconde Maison à votre emploi du temps, si votre projet professionnel l'exige ou de changer entièrement de Maison en vue d'une réorientation. Dans un premier temps, les cours seront principalement communs et basiques, mais plus vous avancerez dans votre scolarité, plus vous pourrez vous spécialiser… », énonça McGonagall d'une voix forte.
« C'est pas mal en fait, ça permet d'éliminer les matières que tu n'aimes pas, non ? », chuchota Ginny à Harry. Mais Harry ne répondit pas et continua d'observer McGonagall avec une expression sceptique.
« Gryffondor ! », reprit la Directrice de la maison en désignant le tableau. « Spécialisation dans les sortilèges, enchantements, métiers de la sécurité et de la défense. Serpentard : matières scientifiques, langages runiques, mathématiques universelles et arithmancie. Serdaigle : sciences de la vie, médecine moldue, médecine magique et potions. Et enfin Pouffsouffle : développement de technologies magiques et moldues, utilisation des ressources naturelles et commerce. Comme le précise notre gouvernement, le but de ce nouveau programme est de vous aider dès le plus jeune âge à vous faire une place dans la société moderne. Je vais à présent vous appeler chacun par votre nom et vous serez répartis dans vos maisons selon votre choix. Ackerman, Miranda ! »
Alors qu'une petite blonde s'avançait avec un sourire empreint de fierté pour annoncer qu'elle irait à « Serdaigle ! », Hermione pivota sur son siège et se pencha vers Harry, assis à côté d'elle.
« Ça ne te rappelle pas quelque chose, cette ambiance ? », marmonna-t-elle, tandis que « Arlington, Jacob » décidait de rejoindre les rangs de Serpentard.
« Le Ministère qui fourre un peu trop son nez dans les affaires de Poudlard ? Des décrets et des nouveaux règlements en veux-tu en voilà ? Hmmm, laisse-moi réfléchir… », ironisa Harry à voix basse. « Ça ressemble vaguement à l'époque 'Ombrage'… »
« Ah, toi aussi t'as remarqué ? », railla Hermione en secouant la tête, agacée. « Je me demande quand même ce qu'ils vont inventer cette fois… Et tu as vu toutes ces matières moldues ? C'est incompréhensible… »
Harry haussa les épaules et reporta son attention sur la Répartition. Hermione pivota de nouveau sur son banc et se retourna pour regarder Draco. Le blond lui sourit d'un air un peu coquin et lui fit un clin d'œil. Hermione rosit. Là aussi, Poudlard allait beaucoup changer les choses. Au Manoir, pendant un mois et demi, ils avaient tous les deux profité au mieux de leur temps ensemble, pour s'apprivoiser, se découvrir et Hermione avait apprécié chaque minute de chaque nuit passée dans les bras du blond. Et être de nouveau forcés de dormir séparément à la période où ils étaient justement incapables de se rassasier l'un de l'autre…
Hermione devint aussitôt rouge pivoine à cette idée. Draco le vit et son sourire mutin s'accentua. Humph, il fera moins le malin après quelques jours à dormir tout seul…, pensa Hermione en lui rendant son regard aguicheur. Quelques sièges plus loin, Pansy Parkinson les observait, hargneuse, assise à côté d'une Astoria dont le regard était rivé sur le profil de Blaise, lequel comatait devant son assiette encore vide. Hermione ignora les regards mauvais de l'ex-petite amie de Draco et tenta de reprendre le contrôle de la couleur de ses joues. Enfin, après plusieurs longues minutes, l'ensemble des petits nouveaux fut réparti dans les différentes maisons et McGonagall rangea son panneau d'affichage. Rogue se releva et croisa les mains dans son dos.
« Une dernière information avant d'attaquer le Banquet : comme l'exige le décret n°4B du Département de l'Education magique, des cours de découverte des technologies moldues seront dispensés aux élèves des autres promotions, de la deuxième à la septième année. »
Quelques grognements s'élevèrent dans la Grande Salle mais Rogue eut tôt fait de les faire taire d'un regard noir. « Bon appétit », acheva-t-il sur un ton sentencieux.
« Eh bah dis donc, les discours de bienvenue étaient quand même plus joyeux du temps de Dumbledore », lança quelqu'un à la table des Serdaigle, tandis que les plats sur les tables se remplissaient grâce à la magie des elfes de Poudlard. Et dans le brouhaha général des élèves affamés, personne ne vit Rogue fondre sur la mauvaise langue, l'accablant d'heures de retenue jusqu'à la fin du mois.
~o~
« Où est-ce que tu vas, Hermione ? », lui demanda Harry en la regardant se lever de la table des Gryffondors, où tous prenaient leur premier petit-déjeuner de l'année à l'école.
Hermione haussa les épaules, priant pour ne pas que Harry voit qu'elle mentait effrontément. « J'ai oublié quelque chose au dortoir, je n'en ai pas pour longtemps. Je vous rejoindrai directement en classe. »
Harry opina du chef, fronçant légèrement les sourcils.
Ouh là, j'ai intérêt à me tirer vite fait, avant qu'il ne pose des questions…, pensa Hermione en ramassant précipitamment son sac à dos.
« Qu'est-ce qu'on a en première heure ? », demanda Ron avant d'enfourner une tranche de pain beurré et confituré en abondance. Ginny grimaça devant cette vision d'horreur.
« Le premier cours de Techno moldues », répondit Harry sans cesser de dévisager Hermione. « C'est au quatrième étage », ajouta-t-il à l'attention de sa meilleure amie. « Ne sois pas en retard. »
« Harry, ai-je déjà été en retard en cours ? », soupira Hermione en ajustant la bretelle de son sac sur son épaule. Harry lui sourit et elle tourna les talons. Mais contrairement à ce qu'elle avait dit au Survivant, elle n'alla pas en direction de la tour. Mais directement dehors.
D'un pas décidé, elle approcha du lac et chercha des yeux ce qu'elle avait repéré de loin la veille, à son arrivée au château. Sur la rive la plus éloignée du bâtiment, s'étendait un petit champ de coquelicots, ondulant doucement au gré du vent. Hermione s'avança et en cueillit une vingtaine qu'elle rassembla au creux de sa main. Puis elle agrémenta son bouquet de fougères fraîches. Plongeant la main dans sa poche, elle en ressortit un petit élastique à cheveux, qu'elle noua autour des tiges pour les maintenir ensemble. Elle ajouta quelques fleurs de chardons et quelques boutons d'or, puis rebroussa chemin. Le bouquet était joli, avec ses tons de rouge, de violet et de jaune, couronnés de fougères vertes. Il conviendrait parfaitement (et ce n'est pas comme si elle avait un fleuriste à portée de baguette de toute façon). Reprenant le chemin du château, elle bifurqua bientôt en direction de Pré-au-Lard et commença à gravir la montée qui menait au village. Tout en haut de celle-ci, elle le vit alors. Le chêne.
Frissonnante, Hermione franchit les derniers mètres qui la séparaient de l'endroit où Théodore l'avait enlevée après la Bataille. Là où il l'avait fait passer pour morte. Là où il avait tué Laura Madley sous ses yeux. Hermione s'arrêta au pied de l'arbre et vit qu'elle n'était pas la seule à avoir déposé quelque chose au creux des racines. Des ours en peluche, des lumignons de toutes les couleurs, des photos, des fleurs aussi. Après sa réapparition en plein mois de juillet, la Gazette avait publié un article douteux, dénonçant une bourde administrative qui avait conduit à une erreur d'identification des cadavres tombés lors de la bataille de Poudlard. Une excuse bancale, un Médicomage légiste en guise de bouc-émissaire, dix mensonges par ligne… mais les gens avaient gobé. Tout. De A à Z. Parce que cela résolvait le mystère de la disparition de Laura Madley. Parce que les erreurs, ça peut arriver. Parce qu'au final ça arrangeait tout le monde : les lecteurs de la Gazette, le nouveau gouvernement qui cherchait à se faire bien voir, les parents de Laura qui pouvaient enfin faire leur deuil au lieu d'attendre une enfant qui ne reviendrait jamais, les sorciers bien-pensants pour lesquels clore cette histoire était un pas de plus vers une nouvelle ère, une ère post-Voldemort. Tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes, donc. Hermione sentit sa lèvre inférieure trembler et elle se pencha sur le tas de fleurs pour y déposer les siennes, fraîchement cueillies.
Soudain son regard accrocha un cliché représentant Laura, entourée de ses camarades de maison. Le cœur de la Gryffondor se serra tandis que les yeux de la jeune victime semblaient la transpercer de part en part.
« Je suis désolée… », souffla Hermione, tandis qu'une larme roulait sur sa joue. « Je n'ai rien pu faire… »
Hermione renifla et essuya la larme du revers de sa manche. Elle resta encore un instant immobile, à se recueillir devant le chêne, puis recula de quelques pas.
« J'espère que tu pourras un jour me pardonner », murmura-t-elle en regardant une dernière fois le visage souriant de Laura sur les photos. Autour d'elle, la brise prit soudain de l'ampleur et les branches du chêne s'agitèrent légèrement, faisant se frotter bruyamment ses centaines de feuilles crénelées. Puis le vent cessa aussi soudainement qu'il était venu et le silence retomba sur la lande. Lentement Hermione recula, incapable de quitter le grand chêne des yeux, puis finit par se retourner pour regagner le château.
En arrivant dans la cour, elle prit garde de vérifier si Harry ou Ron étaient dans les parages. Depuis qu'ils l'avaient récupérée, ils lui interdisaient de rester seule à l'extérieur et elle savait qu'Harry piquerait une crise s'il apprenait qu'elle était allée sans chaperon jusqu'au chêne. Elle était sur le point de s'engouffrer dans le Grand Hall lorsqu'une main la saisit par la taille, tandis qu'une autre se plaquait sur sa bouche. Avant qu'elle ait pu hurler ou sortir sa baguette de sa poche, son assaillant l'avait attirée dans un recoin sombre.
« D'où tu viens, comme ça ? », fit son agresseur en pressant son corps contre le sien.
Draco. Hermione poussa intérieurement un soupir de soulagement. Elle allait finir par faire une crise cardiaque s'il continuait à faire des trucs pareils.
« Nulle part », répondit-elle en haussant les épaules.
Draco haussa un sourcil, qui disait clairement « on ne me la fait pas à moi, Granger ». Il l'analysa quelques secondes puis un éclair de compréhension passa dans ses prunelles grises. « Tu y es allée, c'est ça ? »
Hermione pinça les lèvres et décida qu'il ne servait à rien de lui faire des cachotteries. « Oui », souffla-t-elle en baissant les yeux. « Je lui ai cueilli et porté des fleurs. »
Elle s'attendit à ce qu'il hurle, à ce qu'il s'énerve, à ce qu'il la traite d'irresponsable, c'est pourquoi elle fut surprise lorsqu'il se contenta de l'attirer contre lui pour l'embrasser sur le front. Elle leva vers lui un regard interloqué.
« Tu ne me grondes pas ? », demanda-t-elle d'une petite voix.
Draco gloussa. « Je le peux, si tu préfères », s'esclaffa-t-il. « Mais maintenant, le mal est fait, donc ça ne changerait pas grand-chose. »
« Alors, si je comprends bien, toi aussi tu désapprouves… », maugréa Hermione avec une moue boudeuse.
« Disons que l'idée de te voir errer entièrement seule et sans surveillance ne m'enthousiasme pas des masses… », répondit le blond avec un sourire narquois.
Hermione leva les yeux au ciel. « Je n'errais pas… »
« Toutefois, je pense que t'engueuler serait inutile vu que tu y serais allée quand même tôt ou tard, je me trompe ? », ironisa-t-il en inclinant la tête sur le côté. « Tête de mule comme tu es. »
Hermione baissa les yeux, contrite. « Tu ne le diras pas à Harry, hein ? »
Draco la dépassa et se dirigea vers les escaliers. « Est-ce que j'ai une tête à aller cafter à Potter, sérieusement ? », railla-t-il tandis qu'Hermione lui emboîtait le pas, le sourire de nouveau aux lèvres.
« Tu as cours de quoi ? », demanda la brunette, ravie de pouvoir enfin clore le sujet.
« Technologies moldues, avec ces imbéciles de Gryffondor », grinça Draco en feignant l'ennui. « Je parie que leur Miss Je-Sais-Tout va encore passer son temps à faire étalage de sa culture et- AÏE ! » Le blond prit une mine faussement scandalisée en se frottant l'arrière du crâne, où Hermione venait de le frapper.
« Avec les remerciements de la Miss Je-Sais-Tout », gloussa Hermione en grimpant les escaliers quatre à quatre.
Draco la poursuivit aussitôt jusqu'au quatrième étage et ne parvint à la rattraper que devant la classe de Technologies moldues, où patientaient déjà quelques élèves. Haletante, Hermione se posta en bout de file au moment où Draco l'enserrait par la taille pour l'immobiliser et capturer ses lèvres. Un concert de gloussements s'éleva dans la file des élèves et Ginny, à un mètre d'eux dans la file d'attente en compagnie de Ron, Harry et Blaise, leva les yeux au ciel en tentant de réprimer un sourire.
« Par la Géhenne et les neuf cercles de l'Enfer… », soupira Blaise en secouant la tête. « Prenez. Une. Chambre. »
De nouveaux gloussements s'élevèrent parmi les septièmes années, tandis que Draco cessait enfin de monopoliser les lèvres d'Hermione. Celle-ci devint aussitôt écarlate. Elle avait une sérieuse tendance à oublier qu'elle et Draco n'étaient pas seuls sur la planète, tant elle se sentait bien à ses côtés.
« Désolée », bredouilla-t-elle.
« Traînée ! », fit une voix hargneuse dans le couloir. Un silence de mort s'abattit sur le groupe et tous les étudiants se retournèrent en direction de celle qui avait prononcé ce mot. Pansy Parkinson. Furieuse, la Serpentard fusillait Hermione et Draco du regard. A ses côtés, Astoria Greengrass ne semblait plus savoir où se mettre.
« Je te demande pardon ? », lâcha froidement Draco en toisant la brune du regard.
« Tu as très bien entendu, Draco », cracha Pansy en croisant les bras. « Franchement, regardez-vous. Si tu crois que cette mascarade va durer, tu te fourres le doigt dans l'œil. Tu vas très vite t'ennuyer avec elle, je te connais. Je ne vous donne pas trois mois. »
Hermione secoua la tête et se détourna de Pansy. L'ignorer serait la meilleure façon de s'en débarrasser, mais manifestement Draco n'était pas du même avis. « Trois mois, ce sera toujours plus que les dix secondes de respect que je t'ai accordées dans toute ta vie… », siffla-t-il, les yeux brillants de rage, tandis que des sifflements et des rires saluaient sa répartie.
« En tous cas, quand tu en auras marre de celle-là, ne compte pas me supplier de te reprendre. Toi et Blaise, vous êtes morts à mes yeux », acheva-t-elle en jetant un regard méprisant en direction du blond, puis du métis qui haussa les sourcils.
« J'ai rien fait, moi ! », protesta Blaise en levant les mains au ciel.
« Viens, Astoria ! », ordonna Pansy en tournant les talons. « Accompagne-moi à l'infirmerie, ces imbéciles me rendent malade. »
Pansy s'éloigna, ses talons claquant sur le sol de pierre et Astoria la suivit mollement, non sans lancer un regard hésitant en direction de Blaise. Elle avait fait quelques pas en direction de son amie lorsqu'elle s'arrêta soudain.
« Oh et puis merde, tu fais chier, Pansy », jura-t-elle en faisant volte-face pour revenir vers les autres élèves. Sans prévenir, elle se planta devant Blaise, saisit son visage à deux mains et l'embrassa avec fougue, ignorant les « aaah » et les « oooh » qui s'élevaient autour d'eux. Blaise répondit avec avidité à son baiser, enlaçant la jeune fille pour la serrer contre lui.
A cet instant, la porte de la classe s'ouvrit et un jeune professeur inconnu passa la tête dans le couloir. « Ah, les septièmes années, n'est-ce pas ? Entrez, entrez ! Et vous, là ! Un peu de tenue, je vous prie ! », ajouta-t-il en décochant un regard sévère en direction de Blaise et Astoria, toujours bouche à bouche.
Hermione saisit Draco par la main et l'entraîna à l'intérieur de la salle, jusqu'au deuxième rang, où elle s'assit avec lui, bientôt rejoints par Ginny et Harry, tandis que Ron, Blaise et Astoria prenaient place derrière eux. Draco arborait toujours une expression sombre et Hermione devina qu'il ruminait encore les paroles de Parkinson.
« Elle raconte n'importe quoi, n'y pense plus », souffla-t-elle tandis que le blond la dévisageait gravement, avant de hocher lentement la tête.
Le professeur de Technologies moldues attendit que tous les élèves soient rentrés à l'intérieur de sa classe pour refermer la porte et se diriger vers son bureau. Puis il leva sa baguette et la pointa sur le tableau. Des lettres y apparurent aussitôt, pour former son nom.
« Bonjour à tous, je me présente : professeur Ilan Gregory ! », annonça-t-il avec un large sourire. Il était assez jeune, la trentaine tout au plus, et arborait un style assez moderne et décontracté qui tranchait avec celui des autres professeurs de Poudlard. Gregory portait en effet un simple jean noir bien coupé et une chemise blanche sous un pull bleu marine à col en V. Simple, mais classe d'un point de vue moldu. Un peu de gel arrangeait ses cheveux noirs en un effet coiffé déstructuré, totalement étudié et son sourire donnait plus l'impression d'avoir affaire à un grand frère plutôt qu'à un membre du corps enseignant.
Hermione le détesta d'emblée. Pas autant qu'elle avait détesté le professeur Trelawney, mais pas loin. Tout en Gregory disait : regardez-moi, je suis cool, je me la joue proche des jeunes et ces petits cons boiront sans hésiter la moindre de mes paroles. Le dédain d'Hermione envers l'homme monta encore d'un cran en voyant le badge ministériel accroché discrètement à la poche de son jean. Le même badge que les types en capes vertes, ceux de la bande à Théodore.
Incroyable, ils sont partout. C'est une secte ou quoi ?, pensa-t-elle en fronçant le nez.
Elle sursauta lorsque Gregory la tira de ses pensées en faisant léviter plusieurs objets dans les rangs. Hermione attrapa au vol celui qui était destiné à sa rangée et écarquilla les yeux.
« Voici l'une des technologies les plus importantes du monde Moldu : celle dont tous les Moldus se servent au quotidien et dont il est absolument nécessaire pour vous de connaître le fonctionnement », annonça Gregory en prenant lui-même un des objets dans sa main. « Le téléphone portable. »
Hermione baissa de nouveau les yeux sur le Nokia qui reposait dans sa main, avec l'impression d'être en train de rêver. Du pouce, elle appuya sur une des touches en caoutchouc semi-rigide pour le sortir de son état de veille. Le petit écran s'éclaira et un frisson glacé parcourut aussitôt l'échine d'Hermione. Pendant ce temps, Gregory pointait de nouveau sa baguette sur le tableau et son nom disparut bientôt pour laisser la place à une liste.
« Pendant tout le mois de septembre, nous étudierons l'ensemble des technologies qui entourent le téléphone portable : outre son fonctionnement et l'utilisation de ses options, nous verrons également comment sont transmis les appels, avec les différentes notions de signal, de protocoles, de points relais… »
Mais Hermione n'écoutait pas. Elle connaissait parfaitement (ou plutôt elle avait une idée plus ou moins précise) du fonctionnement du réseau de téléphones mobiles et le discours du professeur n'était pas ce qui monopolisait son attention pour le moment. Les yeux rivés sur l'écran du Nokia, elle se mordit nerveusement la lèvre, une impression étrange au creux de l'estomac.
« C'est quoi, ce machin ? Une arme de destruction massive ? », demanda Draco en la poussant du coude.
Il plaisantait bien entendu, mais Hermione n'avait pas le cœur à rire. Au bout de la rangée, elle vit Harry se pencher avec une expression inquiète. « Hermione, ça va ? »
La Gryffondor leva les yeux et le dévisagea avec un désarroi non dissimulé. D'un geste lent, elle tendit le Nokia à Harry, en tapotant l'écran à un endroit bien précis. Harry se pencha pour voir ce qu'elle lui montrait et ses yeux s'écarquillèrent soudain. Avec une expression interdite, il reporta son attention sur Hermione, la bouche à moitié ouverte, tandis que Ginny et Draco échangeaient des regards d'incompréhension. Hermione en déduisit donc qu'Harry était parvenu à la même conclusion qu'elle.
Dans le coin supérieur droit de l'écran du téléphone, quatre barres de réseau. Hermione sentit son cœur s'emballer. Pour avoir un tel niveau de signal, il fallait qu'une antenne relais ait été installée non loin de l'école. Et si Poudlard recevait le signal, alors Poudlard n'était plus incartable. Poudlard ne se cachait plus. Poudlard recevait les appels moldus. Poudlard, désormais connecté au reste du monde.
~o~
« Brrr … », frissonna Hermione en se frottant les bras, avant de reprendre sa plume pour la faire courir sur le parchemin.
Assis dans l'herbe à côté d'elle, Draco leva les yeux au ciel et ôta sa veste pour la poser sur les épaules de la Gryffondor.
« Hermione, tu comptes faire tes devoirs dehors encore longtemps ? Ça devient ridicule, cette manie ! », la rabroua-t-il gentiment en frottant la jeune fille par-dessus sa veste. « En septembre, j'ai rien dit car il faisait bon, mais là on arrive à fin octobre et ça commence sérieusement à cailler. Tu vas finir par tomber malade. »
« Tu dis n'importe quoi, il fait encore doux pour la saison », protesta Hermione avec une évidente mauvaise-foi… avant de laisser échapper un éternuement.
Draco la considéra un instant gravement, puis se leva et vint s'asseoir derrière elle, pressant son torse contre le dos de la Gryffondor pour la réchauffer.
« Je suis conscient que tu ne supportes plus d'être enfermée entre quatre murs à longueur de journées mais, l'hiver arrive, on ne va pas pouvoir continuer à travailler à l'extérieur très longtemps… », murmura-t-il doucement.
« Je sais… », répondit Hermione à mi-voix.
Draco posa son menton sur l'épaule de la jeune fille et baissa les yeux sur le parchemin qu'elle était en train de noircir allègrement. « Le devoir d'Histoire de la Magie ? Je croyais que tu l'avais fini il y a deux jours ? », s'enquit-il en fronçant les sourcils.
Hermione devint rouge pivoine. « Euh… oui… mais… celui-là c'est pour Ron… il y a un match de Quidditch samedi et il s'entraîne dur toute la semaine et- HÉÉÉ RENDS-MOI CA ! », s'écria-t-elle lorsque Draco se leva d'un bond et lui subtilisa les trois feuilles de parchemin qui constituaient le devoir, s'éloignant avec de quelques pas.
« C'est pour ton bien, Hermione ! », s'écria-t-il par-dessus son épaule, tout en sortant sa baguette de sa poche.
« Quoi ? Mais qu'est-ce que tu-
« Incendio ! » Les trois feuillets s'embrasèrent et Draco les lâcha prestement pour ne pas se brûler les doigts. La mâchoire d'Hermione tomba sur sa poitrine en voyant le parchemin noircir et partir en cendres sous ses yeux horrifiés. Deux heures de travail venaient de partir en fumée.
« Mais-mais-mais… », couina-t-elle, ne sachant pas si elle devait rire ou pleurer.
« Crois-moi, un jour tu me remercieras », fit le blond en la dévisageant avec un sourire narquois.
« Mais j'aime ça, moi, faire des devoirs », glapit-elle misérablement.
« Et moi, c'est toi que j'aime et faire les devoirs de Weasley, ce n'est pas bon pour toi », décréta Draco, inflexible.
Hermione ouvrit des yeux ronds et cligna des paupières plusieurs fois. « Qu'est-ce que tu as dit ? », demanda-t-elle tandis que son subconscient exécutait une petite danse de la victoire. Il l'a dit ! Il l'a dit !
Draco réfléchit un instant à la phrase qu'il venait de prononcer et comprit. Il l'avait dit tellement naturellement qu'il ne s'en était même pas rendu compte. Mais elle l'avait relevé et maintenant, il était temps d'officialiser la chose. Avec un petit sourire, il enjamba les piteux restes du devoir de Weasley et s'agenouilla pour se mettre à la hauteur de la Gryffondor. Celle-ci se demanda un instant comment il faisait pour ne pas entendre son cœur qui cognait furieusement contre sa cage thoracique. Peut-être qu'il ne disait rien par politesse ? Oui, c'était sûrement ça…
« Je t'aime, Hermione. »
Oh mon Dieu, il l'a re-dit !, jubila intérieurement la brunette. Prise d'un soudain élan de joie, elle s'accrocha au cou du Serpentard et l'embrassa avec passion, toute colère oubliée. Puis écartant de nouveau ses lèvres des siennes, elle souffla : « Moi aussi, je t'aime. »
Le blond se fendit d'un sourire. « Alors, fini les devoirs pour Weasley ou pour le Balafré ? »
« Terminé », assura Hermione avec un sourire incontrôlable.
« Tant mieux, parce qu'en tant que petit-ami, ce sont mes devoirs que tu devrais être en train de faire », acheva-t-il avec un petit air suffisant.
« Tu m'en diras tant… », rétorqua Hermione en riant.
~o~
Les mains enfoncées dans les poches de son pantalon de costume noir, Théodore contemplait d'un air sombre les toits des buildings New-Yorkais qui s'étalaient sous ses fenêtres, ainsi que l'immense rectangle de verdure de Central Park. Derrière lui s'affairaient deux femmes de ménage en sobre tenue noire de travail, époussetant les meubles, aspirant les tapis et tapotant les coussins du sofa. Juché au dernier étage d'un immeuble de Madison Avenue, le penthouse que lui avait réservé Ogden était immense, luxueux et à couper le souffle. Six chambres et autant de salles de bains, un immense salon/réception et une cuisine où il était littéralement possible de se perdre… Théodore l'avait trouvé bien trop grand pour sa simple personne. Même si techniquement, il n'y resterait pas longtemps seul… Plus maintenant.
« Alors, comment se passe la vie à New-York ? », fit une voix dans son dos.
Théodore se retourna et posa son regard glacial sur le nouveau-venu. Le Juge Ogden se tenait au milieu de son salon, lorgnant avec avidité le postérieur de l'une des femmes de chambre, qui s'éclipsa prestement pour se soustraire à son regard libidineux. Une sensation étrange s'immisça aussitôt dans tous ses membres mais Théo choisit de l'ignorer.
« Bien », répondit sèchement Théodore en quittant son poste près de l'immense baie vitrée pour se laisser tomber dans son canapé en cuir vachette blanc. « On est sur le point de lancer des essais à grande échelle dans 28 des 50 Etats de ce pays, mais vous devez déjà le savoir. J'imagine que vous êtes là pour la réunion. »
« Pas seulement… », lâcha Ogden avec un petit sourire étrange.
Théodore fronça les sourcils. « C'est-à-dire ? »
« Eh bien, je suis en effet venu pour t'accompagner à la réunion avec les sponsors et le Secrétaire américain à la Santé et aux Services sociaux… », reprit Ogden en s'avançant jusqu'à la baie vitrée pour contempler à son tour le paysage des gratte-ciel et du parc en contrebas. « Tu as encore besoin de moi quelques années, car même si je t'ai chargé de gérer la partie génétique et scientifique de notre entreprise, tu restes encore un peu jeune pour te mesurer seul à tous ces requins de la finance et de la politique. Mais ne t'en fais pas, d'ici cinq ou six ans, tu pourras en faire ce que tu veux… »
Ogden se retourna en direction du couloir qui menait à l'entrée du penthouse et fit un signe de la main. Théodore tourna la tête et vit approcher un des employés d'Ogden, son badge bien en évidence sur la poitrine, un paquet à la main. C'est alors que Théodore comprit ce qu'était la sensation étrange qu'il ressentait depuis quelques minutes. Son livre. Son grimoire se trouvait à l'intérieur du paquet apporté par l'agent britannique.
« Je t'ai rapporté ton bouquin… », annonça Ogden avec un rictus. « Essaie de ne pas le perdre cette fois… »
« Qu'est-ce qui a pris si longtemps ? », demanda Théo en fixant le paquet que l'homme venait de déposer sur la table basse du salon haut-de-gamme.
« Des amis à moi ont ajouté quelques sortilèges de leur cru pour lui donner une bonne leçon. Normalement, il devrait être incapable de te trahir à nouveau de la sorte, mais dans le doute, sois prudent… », répondit Ogden tandis que Théo se fendait de son premier sourire depuis … longtemps.
« Mais ça n'altèrera pas ma magie, je peux toujours utiliser toute sa puissance ? », s'assura Théodore, un sourcil levé.
Ogden hocha la tête.
« Parfait », ajouta l'adolescent en s'enfonçant confortablement dans le dossier de son canapé.
Le Juge, les mains nouées derrière le dos, s'approcha du canapé et se planta dans le champ de vision de son jeune associé. « Il y a autre chose… »
Théodore haussa les sourcils et le toisa, amusé. De nouveau, Ogden se tourna vers le couloir et claqua des doigts. Mais comme personne n'apparaissait, il fronça les sourcils et fit claquer sa langue contre son palais avec agacement. « Eh bien, avancez, n'ayez pas peur, enfin ! On ne va pas vous manger ! » Un rire gras accompagna sa remarque et Théodore, intrigué, s'extirpa de son cocon de cuir et de mousse expansée pour darder un regard curieux en direction du couloir. Soudain, aussi silencieusement qu'un chat, une jeune femme qui devait avoir à peine dix ans de plus que Théodore apparut à l'entrée du salon. Ses yeux noisette dévisagèrent nerveusement les deux associés, puis l'agent qui avait apporté le grimoire un peu plus tôt, avant de revenir se poser sur Théo. Celui-ci nota une certaine appréhension dans les yeux de la fille et se demanda ce qu'on lui avait dit avant de l'amener en ces lieux. Savait-elle ce qu'elle faisait ici ? Oui, certainement. Il ne pouvait en être autrement. Connaissant Ogden et son souci du détail, il avait même sûrement dû lui faire signer un contrat de confidentialité et tout le tralala. Théo resta silencieux et l'observa, comme fasciné. Ainsi donc, ce serait elle.
« Bonjour… », fit la jeune femme d'une voix faible et mécanique. « Je m'appelle Connie Williams. J'ai vingt-six ans et je fais des études pour devenir huissier de justice. Je me suis proposée pour ce projet parce que-
« Parce que vous êtes fauchée », l'interrompit grossièrement Ogden en s'asseyant dans le canapé en face de celui de Théodore. « Peu importe vos raisons, le principal c'est que vous accomplissiez votre mission correctement. »
« Oui, Monsieur », s'empressa de répondre Connie en baissant les yeux.
Le silence retomba dans la pièce, pendant lequel Théodore scruta le moindre détail de la fille. Sa longue chevelure auburn, lisse et brillante, à l'américaine. Sa peau laiteuse sans la moindre imperfection et son maquillage discret. Ses doigts étaient manucurés très sobrement et son tailleur à jupe courte marron s'accordait parfaitement à la teinte de ses cheveux. Tout dans cette fille respirait la droiture, la minutie et la fiabilité. Parfait.
« Installez-la », décréta Théodore en se tournant vers l'agent du Ministère. « Dans les pièces les plus reculées de l'appartement, je ne souhaite pas être dérangé outre mesure par sa présence. »
L'agent inclina la tête pour indiquer qu'il avait compris et fit signe à la jeune femme, quelque peu embarrassée d'être traitée comme de la vulgaire marchandise, de le suivre. Ce qu'elle fit, aussi silencieusement qu'elle était venue.
« Elle vous convient, donc ? », s'enquit Ogden en tournant la tête vers Théo.
Le jeune homme hocha la tête, saisit le grimoire empaqueté sur la table du salon et se leva du canapé. « Je vous rejoindrai directement à la réunion. J'ai besoin d'être un peu seul », annonça-t-il avant de prendre congé du Juge pour se retirer dans sa chambre.
Après avoir traversé l'intégralité de l'appartement et refermé la porte de sa chambre derrière lui, Théodore ouvrit l'un des immenses placards qui occupaient un mur entier de la pièce. Au fond de l'un d'eux, encastré dans la cloison, un petit coffre-fort à code était dissimulé derrière une pile de vêtements. Théodore en composa le sésame, ouvrit la petite porte et baissa les yeux sur le grimoire dans sa main. Rien, pas même une parole désobligeante, ni même une tentative de communiquer, le livre resta silencieux.
« Cette fois, tu vas rester sagement ici, mon vieux… », murmura Théo en déposant le grimoire à l'intérieur du coffre. Il l'observa encore un instant puis referma la petite porte en réactivant la sécurité magique. Un nouveau produit de l'une des nombreuses entreprises magiques-moldues contrôlées par Ogden : un coffre moldu doté d'une protection à code et d'une sécurité magique qui téléportait aussitôt le contenu du coffre dans un autre coffre de haute sécurité à Gringotts (ou une autre banque magique de votre choix) en cas de tentative d'intrusion par une autre personne que le propriétaire. Une petite merveille de technologie mixte, en somme. Et ce bijou n'était que l'une des nombreuses inventions en développement dans toutes les entreprises contrôlées de près ou de loin par Ogden et quelques autres membres du Ministère de la Magie britannique.
Théodore referma le placard et se laissa tomber sur son lit, prenant sa tête entre ses mains. Il avait récupéré son livre, il avait la fille, le projet était lancé. Il ne lui restait plus qu'une seule chose à faire. Prenant une grande inspiration, Théodore ferma les yeux et se concentra de toutes ses forces sur une seule et même cible : Hermione.
~o~
A des milliers de kilomètres de là, de l'autre côté de l'Atlantique, Hermione s'éveilla brusquement dans son dortoir de Gryffondor. La respiration haletante, le cœur battant la chamade, elle sentit une panique incommensurable l'envahir. A l'intérieur de son crâne, une sensation de compression familière paralysait son cerveau et elle sut aussitôt ce dont il s'agissait. Ou plutôt de qui.
Oh non, c'est pas vrai !, gémit Hermione intérieurement. Théo était quelque part, là dehors, elle ne savait où et il essayait à nouveau de s'infiltrer dans sa tête, plus de trois mois après leur dernier contact. Pourquoi faire ? Pourquoi maintenant ?
Presque instantanément, Hermione sentit la peur recouvrir sa peau d'une fine pellicule de sueur froide. Tremblante, elle rabattit les couvertures et alors que la pression dans son crâne devenait de plus en plus forte, elle entreprit de sortir silencieusement du dortoir. Elle devait prévenir Rogue. Ou McGonagall. Ou Draco. Harry. N'importe qui. Mais quelqu'un qui sache.
Titubant dans les escaliers qui menaient à la salle commune, Hermione comprit très vite qu'elle n'aurait pas le temps d'avertir qui que ce soit. Avec une douleur indescriptible qui la fit grimacer et tomber à genoux, Théodore arriva et envahit chaque cellule, chaque synapse de son cerveau. La panique d'Hermione monta encore d'un cran et elle ouvrit la bouche pour hurler et appeler au secours, lorsque trois mots résonnèrent à l'intérieur de son crâne. Seulement trois petits mots.
« Au revoir, Hermione. »
La Gryffondor retint son souffle et avant qu'elle n'ait pu réagir, la sensation d'oppression avait disparu. Encore plus soudainement qu'elle était venue. Théodore n'était plus là.
Hermione ne sut jamais dire combien de temps elle resta là, à genoux sur la moquette rouge et or, cramponnée à l'accoudoir du sofa, la sueur dégoulinant dans son dos et parfaitement immobile. Puis une pensée s'imposa dans son esprit.
Il laisse tomber.
Une vague de soulagement, de joie, d'adrénaline submergea la jeune fille et elle sentit ses yeux se remplir de larmes. Sa poitrine la brûlait et une énorme boule obstruait sa gorge. Fermant les yeux à s'en faire mal, elle laissa doucement tomber son front contre l'accoudoir, le dos agité de soubresauts.
C'est enfin fini. Fini. Fini. Fini. Fi-…
Un rire étranglé se mêla aux larmes et bientôt, Hermione ne sut même plus si elle riait ou pleurait. Elle avait enfin la paix.
Toutefois, elle n'était pas dupe. Elle devrait rester forte et vigilante. Il reviendrait un jour, elle en était certaine.
Car un au revoir n'est absolument pas un adieu.
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Et voilà ! à 6 jours près, je termine cette fiction un an pile après l'avoir commencée ! Ce fut vraiment super de partager tous ces moments avec vous et j'ai hâte d'avoir votre avis sur cet épilogue. J'espère de tout cœur qu'il vous donne envie de découvrir la suite de cette fiction, dont la publication devrait démarrer dans le courant de l'automne, sûrement fin octobre lorsque je serai rentrée du Japon ! (ou avant, si jamais je craque et que je me lance plus tôt, ce qui je pense sera le cas).
Elle s'intitulera « Ennemi(s) Intime(s) » (et j'insiste sur les parenthèses u_u) et se déroulera une dizaine d'années après la fin de Rise. Comme vous pouvez le pressentir dans cet épilogue, le monde, les technologies et les relations sorciers-moldus auront beaucoup changé !
En attendant, la fin d'Echange Standard arrivera sous peu, j'ai enfin trouvé ma conclusion et il ne me reste plus qu'à la rédiger ! Ça vous fera un peu patienter jusqu'au lancement du sequel !
Je vous fais à tous d'énoooormes bisous et attends avec impatience vos reviews pour ce dernier chapitre. Encore merci à tous et n'oubliez pas de vous connecter à votre compte si vous voulez que je réponde à vos questions par MP !
Xérès
