Me revoilà :D

Merci pour ceux qui ont déjà posté des reviews pour le premier chapitre, qui n'est pas encore du craquage total de ma part x)

Bon, je vous rassure, c'est une fic' délire, mais je vais pas inventer n'importe quoi non plus, donc ça ne devrait pas être trop horrible quand même x) (comment ça, je sous-estime mon travail? Bon, oui, c'est vrai, un peu...)

Voici la suite!

Rappel : je ne détiens pas les droits sur la série Sherlock *laisse échapper une série de jurons en japonais*


Je commençai par me renseigner sur internet à propos des chats. J'appris ainsi que Ches' marquait son territoire quand il se frottait contre moi, qu'il n'aimait pas qu'on le regarde droit dans les yeux sans ciller (mais qu'il appréciait que l'on ait pour lui un regard affectueux, avec clignement…), que l'introduction d'un autre chat dans la maison bouleverserait l'ordre hiérarchique et provoquerait des bagarres, et que les contacts physiques ne sont pas naturels entre les chats. J'appris aussi que les chats vivent selon une hiérarchie de la domination (la loi du plus fort, en somme…), qu'il y a différents types de miaulements (pour demander, pour saluer,…), et qu'un chat peut ronronner pour exprimer son bien-être mais aussi pour se rassurer en situation de stress.

Bon. Un tas d'informations très utiles, certes, mais je cherchais à en savoir plus sur le comportement de Sherlock, pas sur celui de Ches'. Notre chat a un comportement tout à fait normal, il n'est pas agressif envers Sherlock, il ne mord pas, il n'urine même pas sur les meubles…

"Je ne comprends vraiment pas…"

Prenons le problème d'une autre manière… Si Sherlock était un autre chat, cette espèce de 'jalousie', faute d'un meilleur terme, serait une façon de prévenir l'autre qu'il est sur son territoire. S'en suivrait alors un combat entre eux deux pour déterminer qui serait le dominant.

"Dans cette situation, le territoire, c'est moi? Cette histoire est définitivement sans queue ni tête!"

J'étais en train de penser à Sherlock en tant que chat. Ce qui n'avait aucun sens. Ce qui faisait réfléchir, tout de même. Parce qu'il y avait carrément de quoi se poser des questions.

Je pris un moment pour remettre les éléments dans l'ordre.

"- Je suis quelqu'un de gentil et d'accommodant, donc les chats que je pourrais avoir seront toujours dominants par rapport à moi.

- Je vivais avec Sherlock en premier, donc Ches' est un intrus (toujours dans l'idée où Sherlock est un chat).

- Ches' m'a marqué comme faisant partie de son territoire et dort sur mon lit, sur mon fauteuil… partout où il y a mon odeur. Et il se laisse caresser, ce que Sherlock a l'air de prendre pour la trahison ultime. Donc Sherlock veut des caresses."

Euh… Une minute, là. J'étais carrément en train de penser à Sherlock avec des oreilles de chat en haut du crâne en train de me réclamer des caresses sur le canapé. Sur le moment, je piquai un fard carabiné. J'étais d'ailleurs bien content que Sherlock soit toujours occupé avec le rat de la veille.

"John Hamish Watson, tu te reprends tout de suite et tu réfléchis de manière systématique et neutre."

Sherlock n'était pas un chat. Mais il était jaloux de Ches'. Pourtant Ches' partageait sa passion pour le violon et pour le vampirisme de mon espace vital. Mais Sherlock n'était pas un chat.

"Un humain avec des comportements félins? J'en ai déjà rencontré… Des filles qui penchent la tête quand elles sont attentives, qui ronronnent presque quand on les caresse, qui se roulent en boule pour s'endormir n'importe où…"

J'avais du mal à associer les comportements félins avec un être masculin. Le chat, pour moi, était définitivement féminin, tout en grâce, en délicatesse, en élégance…

"Mais Sherlock est comme ça, non? Il a de l'élégance, de la prestance… même ce petit côté hautain qu'ont certains chats, il l'a. Et son regard est hypnotique."

Et là, encore, l'image mentale de Sherlock avec des oreilles de chat. J'allais avoir un sérieux problème si je pensais à ça en étant en face de lui. J'avais un sérieux problème. Parce que j'aimais vraiment l'effet que cette image mentale avait sur moi.

"Ça l'adoucirait, non, une paire d'oreilles de chat? Et puis, on pourrait deviner ses émotions à la manière dont elles bougeraient, et ce serait plus facile pour le comprendre…"

J'avais bien envie de tester quelque chose, du coup…

Je vérifiai que mon colocataire était toujours occupé avant de fouiller les dossiers de mon ordinateur pour trouver l'unique photo acceptable de Sherlock que j'avais réussi à prendre, un jour où il ne faisait pas trop attention à moi et où il n'avait pas remarqué l'appareil photo entre mes mains. J'en fis une copie avant de l'ouvrir dans un éditeur d'images. Je finis par trouver une paire d'oreilles de chat noires sur internet, que j'ouvris aussi dans mon éditeur, avant de m'appliquer pendant un moment à faire fusionner harmonieusement les deux images. Je continuais à jeter des regards vers la cuisine pour vérifier ce que faisait Sherlock, mais il était trop occupé par sa dissection pour me remarquer.

Mon édition terminée, je regardai l'image que j'avais créée.

Un seul mot me vint à l'esprit : adorable. Tout simplement a-do-ra-ble.

J'imprimai la photo retouchée et la glissai dans ma poche. Ce serait un sujet de réflexion pour plus tard. J'allais mener une petite expérience de mon cru.

oOoOoOo

Le diner était servi, et Sherlock mangeait en silence. Moi, je préparais l'assiette de Ches', qui se frottait contre mes jambes.

"Mais oui, Ches', je vais te donner à manger, ne t'en fais pas."

J'accompagnai mes paroles d'une série de petites caresses sur la tête de l'animal, qui me remercia en ronronnant légèrement avant de frotter sa joue contre ma main.

"John, ton assiette va être froide."

"J'en ai pour une seconde."

Je déposai l'assiette de Ches' dans un coin de la cuisine et lui caressai une dernière fois l'échine avant d'aller m'asseoir pour diner.

"Sérieusement, le chat ne peut pas attendre qu'on ait terminé de diner?"

"Ça ne prend qu'une minute, et les chats aiment manger en compagnie de leur maitre."

"Ah."

Elle était là, cette inflexion de voix froide, à nouveau. Sherlock n'avait décidément aucune amitié pour ce pauvre Cheshire.

Je ne fis plus aucun commentaire concernant le chat jusqu'à la fin du diner. Je fis la vaisselle avant d'aller m'asseoir dans le fauteuil pour digérer un peu, avant de retourner travailler à mon dernier article sur le blog. C'était un article de présentation de Cheshire, que j'avais promis à Mrs Hudson d'écrire, pour qu'elle puisse le montrer à ses amies.

Ches' vint de suite s'installer sur mes genoux, où je le caressai un peu avant de le laisser tranquille. J'avais retenu ce que j'avais lu sur internet, et je n'avais pas envie de mettre Ches' mal à l'aise.

Sur le canapé qui me faisait face, Sherlock boudait. Il boudait comme boudent les enfants, bras croisés et moue adorable inclus. Il boudait, et il regardait Ches' recevoir des caresses.

"Jalousie. Toute son attitude est criante de jalousie."

Il était temps de lancer la première phase de mon expérience. Je m'étirai et poussai Ches' de mes genoux pour pouvoir me relever. Je contournai le canapé, pour me rendre à la table où trônait mon ordinateur, et j'en profitai, en passant, pour glisser mes doigts dans les cheveux de Sherlock et le gratter légèrement derrière les oreilles.

Le moment ne dura que quelques secondes, et j'allai m'asseoir sur ma chaise pour travailler à mon article pour le blog. Il n'y avait probablement personne que ce genre d'entrées intéresserait. Mais j'avais l'étrange impression que Sherlock n'aimerait pas ce billet du tout.

J'avais hâte de voir sa réaction quand il l'aurait lu.


J'espère que ce chapitre vous aura plu! :)

La suite bientôt!

Review?

- Layla