Je vais avant toute chose vous redire que je vous adore :D (Je sais, j'abuse, mais je ne faisais pas lire ce que j'écrivais jusqu'à ce que je me lance ici, et ça me fait du bien de savoir que ce que je fais a de la valeur pour une poignée de personnes :) )
Sinon, ce nouveau chapitre reste dans l'idée des précédents, et John se met à se parler à lui-même... Notre bon docteur serait-il en train de perdre la tête? :)
Vous allez enfin savoir ce qu'il se passe dans cette salle de bain... Et vous aviez tous à peu près raison : Sherlock est dans la salle de bain, donc il est forcément en tenue d'Adam. *clap clap* pour ceux qui avaient deviné xD
Trêve de plaisanteries :D Je ne détiens toujours pas les droits sur la série Sherlock :)
Je me précipitai à la suite de Cheshire, oubliant un instant où il venait d'entrer, avant de réaliser qu'il s'était arrêté à côté de la baignoire, d'où dépassait le bras de Sherlock.
"Sherlock? Je suis désolé, je sors immédiatement."
Il n'y eut ni réponse ni mouvement de la part de Sherlock, et je réalisai qu'il était immobile dans la baignoire.
"Sherlock?"
Je fis quelques pas vers la baignoire, mais mon ami ne me répondait toujours pas.
"Sherlock!"
Je me précipitai vers lui et me mis à la recherche d'un pouls. Je fus vite récompensé, et laissai échapper un soupir de soulagement en voyant qu'il allait bien. Sa respiration était régulière, et je compris que mon colocataire s'était simplement… endormi dans son bain.
Je le secouai légèrement, la main sur son épaule, jusqu'à ce qu'il commence à se réveiller.
"Mmm?"
"Sherlock, tu vas attraper froid si tu restes là plus longtemps."
"Mmm…"
Je me retournai pour me mettre en quête de la serviette de bain de Sherlock et me retournai pour la lui donner. Il s'était levé. Sherlock était debout… nu… devant moi.
Je lui tendis sa serviette en détournant le regard, sentant le rouge me monter aux joues.
"Hum… Tu devrais peut-être te couvrir pour aller jusqu'à ta chambre."
"Mmm."
Avec un peu de chance, il ne se souviendrait pas de tout ça le lendemain matin… Il était encore à moitié endormi. Il chancela en passant à côté de moi, et je le soutins pour ne pas qu'il tombe.
"Bon… Direction ton lit."
Je le conduisis, assez difficilement, jusqu'à sa chambre, où il s'affala sur le lit et se rendormit presque aussitôt. Je sortis de la chambre sur la pointe des pieds, fermai la porte, et me remis seulement à respirer une fois au pied de l'escalier qui menait à ma chambre. Ches' vint se frotter contre mes chevilles, et je le caressai avec reconnaissance.
"Je ne suis pas sûr que Sherlock aurait aimé que je m'introduise dans son espace vital, mais il aurait encore moins aimé attraper une pneumonie… Alors merci, Ches'."
Le chat se mit à ronronner gentiment sous mes caresses, avant de miauler doucement et de monter les escaliers. Je le suivis et m'allongeai sur mon lit, en essayant de ne pas penser à la réaction qu'aurait eue Sherlock dans la salle de bain s'il avait été éveillé. Ni à ma réaction en le voyant nu. Je ne voulais vraiment pas penser à ça.
"Bientôt, en plus des oreilles de chat, je vais ajouter une queue à sa photo… (ricanement mental) Non, non, pas de sous-entendu sexuel, cerveau, s'il te plait… On reste méthodique, on reste concentré sur l'expérience, on ne vagabonde pas! (une image mentale de Sherlock nu avec des oreilles et une queue de chat se dessine dans son cerveau) Non mais oh, c'est moi qui décide, alors chut!"
Cheshire me regardait bizarrement, et j'en conclus que mon conflit intérieur devait être plus visible que ce que je ne le pensais. Je soupirai et fermai les yeux.
oOoOoOo
Quelque chose sentait mauvais.
Quelque chose sentait tellement mauvais que je n'arrivais plus à retourner dans mon rêve. C'était un chouette rêve pourtant, avec des chats noirs aux yeux métalliques qui se frottaient contre moi pour me marquer, me posséder. J'avais envie d'être possédé? Euh… j'avais envie d'appartenir à un endroit, à quelqu'un, oui, c'était assez vrai.
Ça sentait vraiment mauvais, et j'ouvris les yeux. Ches' m'attendait devant la porte, l'air un peu inquiet. Je me levai, enfilai un peignoir, et descendis l'escalier, Cheshire sur les talons.
L'odeur ignoble venait de la cuisine.
"Sherlock! Qu'est-ce que tu fabriques?"
La cuisine était dans un état lamentable, ce qui ne m'étonnait pas vraiment, à dire vrai. Il était habituel que Sherlock réduise au chaos ce petit espace essentiel à notre survie à tous les deux, par une expérience ou l'autre. Non, ce qui m'étonnait vraiment, c'est que Sherlock n'était pas en train de mener une expérience quelconque. Il était en train de cuisiner.
"Sherlock?"
"Comment diable est-il possible de faire cuire quoi que ce soit avec ces ustensiles préhistoriques?"
"Ça s'appelle une poêle, et ça fonctionne généralement très bien quand on s'en sert correctement."
Il me jeta un regard noir qui voulait sans doute dire "ne t'avise pas de me dire que je suis nul en quoi que ce soit, si je suis nul en quelque chose, c'est que c'est une chose inutile qui n'a pas sa place dans mon réservoir de connaissances".
Je soupirai et pris la poêle des mains de Sherlock, avant de le pousser légèrement de l'épaule pour avoir accès à la cuisinière. J'éteignis le feu sous la poêle, qui chauffait bien trop fort, avant de jeter son contenu à la poubelle et de la passer sous l'eau.
"Ouvre une fenêtre, que les détecteurs ne se déclenchent pas, s'il te plait."
Il s'exécuta pendant que je nettoyais le plan de travail et que je remettais la cuisine dans un état à peu près correct.
"Bon, c'est parti pour le petit déjeuner. Tu essayais de faire quoi, exactement, Sherlock?"
"Des œufs sur le plat."
Je ne pus pas m'empêcher de rire. Le contenu de cette poêle quelques minutes auparavant n'était certainement pas des œufs sur le plat. Il me lança un regard noir.
"Okay, okay, désolé, Sherlock, mais tu dois avouer que c'était plutôt raté."
Le regard noir ne s'adoucit pas, et je levai les yeux au ciel avant de faire les œufs sur le plat, sans mettre le feu à la cuisine et sans déclencher de nouvel incident diplomatique.
Sherlock était assis à table et il boudait parce que je ne m'étais pas excusé de l'avoir taquiné. Je n'avais même pas besoin de me retourner pour savoir qu'il était assis, bras croisé, une moue sur le visage, à attendre que j'aie fini : je le sentais.
Lorsque je me retournai, je croisai son regard une seconde, et je me souvins que les chats n'aimaient pas qu'on les regarde dans les yeux, à moins que ce soit de manière affectueuse, en clignant régulièrement ses paupières. Je soutins son regard et souris, fermant un instant les yeux, avant de me détourner et de déposer son petit déjeuner devant lui.
"Bon appétit, Sherlock."
"Mmm."
Bon, au moins, c'était une réponse. Je m'occupai de Ches' avant de me mettre à table moi aussi, et de dévorer mes œufs.
"Ah, Sherlock, je vais aller faire des courses ce matin, tu as besoin de quelque chose en particulier?"
"Des œufs. Trois douzaines."
Je lui adressai un regard intrigué. Il haussa les épaules avant de me répondre.
"C'est pour une expérience."
"Oh, évidemment. Pour quelle autre raison, franchement, John? (Pour s'entrainer à te préparer le petit déjeuner?) Cerveau, je t'ai déjà dit d'arrêter de raconter n'importe quoi. (Dit le type qui se parle à lui-même…) Euh… (Un point pour moi. Ton Sherlock te regarde)"
"Tu as l'air ailleurs, John."
"Oh, ce n'est rien, vraiment, je réfléchis à la liste des courses."
"Comment ça, MON Sherlock?"
Mon Sherlock ou pas, il avait l'air perturbé que je sois ailleurs. Je secouai la tête, débarrassai la table, et sortis de la cuisine avant que mon colocataire me rattrape.
"John? Tu as entendu des choses bizarres hier soir?"
"Euh… Non, pourquoi?"
"Je ne me souviens absolument pas comment je suis sorti de la salle de bain, ni comment j'ai rejoint mon lit."
Bon, nous en étions donc au moment que je redoutais depuis le moment où je m'étais levé. Il fallait que je mente à Sherlock. C'est ce que j'avais décidé, même si mon cerveau n'était pas du même avis.
Ches' n'était visiblement pas du même avis non plus. C'était une idée, ou il me regardait méchamment?
"Oh, misère…"
"Ches' grattait à la porte, il est allé droit à la salle de bain, et tu t'y étais endormi, donc je t'ai emmené dans ta chambre."
La phrase était sortie d'un coup, et il était trop tard pour la reprendre. Mais comme Sherlock ne réagissait pas, je me contentai de lui sourire avant de me diriger vers ma chambre.
D'un pas peut-être un peu trop rapide, d'ailleurs. Mais personne ne pouvait vraiment me blâmer.
Voilààààààà :D *non, je ne suis pas folle*
Merci d'avoir lu ce chapitre :)
N'hésitez pas à me laisser des reviews, je réponds toujours, sauf aux personnes qui n'ont pas de compte, mais je les remercie de tout coeur si elles lisent ceci :)
A bientôt!
- Layla
