Booooon, voilà la suite de notre histoire xD

Dans ce chapitre, il ne se passe pas grand-chose, je l'avoue, je suis fatiguée, et j'essaye de poser de bonnes bases pour développer sans accro la suite de cette petite fanfiction :)

Pour ceux qui se poseraient la question, ma recherche d'appart s'est très bien passée et je signe mon contrat de bail lundi avec mon n'amoureux :3

Merci de continuer à me suivre même si je suis complètement timbrée \o/

Je ne détiens toujours pas les droits sur la série Sherlock.


Ce soir-là, quand nous finîmes par rentrer à Baker Street, il était minuit passée. Le criminel était derrière les barreaux, grâce au témoignage d'une vieille dame insomniaque qui était chez son médecin lorsque les policiers avaient interrogé tout le monde, mais qui avait tout vu.

Ches' nous accueillit avec chaleur, et je déposai sur la table du salon les plats chinois que nous avions été chercher avant de rentrer.

"Télévision, Sherlock?"

"Oui, ça me va. Je vais juste aller me mettre en pyjama avant de m'installer."

"J'allais faire la même chose. A tout de suite."

Nous partîmes chacun de notre côté avant de revenir nous écrouler dans le canapé. Ches' vint se rouler en boule à nos pieds, à proximité de la nourriture, au cas où quelques morceaux de viande décideraient de s'échapper de nos mains fatiguées.

Le programme était loin d'être intéressant, mais je finis par tomber sur un reportage animalier qui avait l'air suffisamment captivant et pas trop compliqué à comprendre – parfait pour notre état de fatigue du moment.

Nous étions enveloppés par le ronronnement paisible de la télévision, et par celui du Silence, qui baignait dans notre bien-être partagé.

Les cartons vides furent empilés sur la table basse, et nous nous mîmes à somnoler doucement, bercés par la chaleur de l'autre et par le murmure de la télévision, épuisés et pourtant satisfaits par le travail accompli. Je sentis la tête de Sherlock se poser sur mon épaule, et je passai un bras autour des siennes, pour que la position ne lui soit pas trop inconfortable.

J'étais bien, moi aussi, avec cet homme dans mes bras. J'étais emmitouflé dans sa chaleur, et drapé dans son odeur si particulière, comblé de juste pouvoir être là. J'étais simplement heureux.

Pour la première fois depuis l'Afghanistan, je me sentis serein, et je m'endormis sans savoir que j'allais passer la meilleure nuit de ma vie.

oOoOoOo

Un poids délicieux pesait sur ma poitrine.

Je ne réalisai pas immédiatement qu'il ne s'agissait pas du poids de Ches', mais lorsque je m'en rendis compte, je n'eus pas ma réaction de méfiance habituelle : je savais que je n'étais pas en danger. J'étais chez moi, et il n'y avait pas de présence étrangère ou menaçante dans la pièce.

J'eus alors une réaction très inhabituelle : je me rendormis.

Lorsque je m'éveillai à nouveau, le poids qui pesait auparavant sur ma poitrine avait disparu, et Cheshire s'était installé à mes pieds sur le canapé. Je le poussai doucement pour pouvoir me lever, et rejoignis Sherlock, qui buvait une tasse de thé à la cuisine.

Il ne m'entendit pas arriver. Il était plongé dans ses pensées, le visage crispé en une expression soucieuse et inquiète.

"Sherlock?"

Il leva la tête, et son expression s'adoucit un peu, l'espace d'une seconde.

"John…"

"Quelque chose ne va pas?"

"Je ne sais pas."

Je ne répondis pas, le laissant réfléchir à ce qu'il allait dire.

"Il y a quelque chose… d'étrange qui se passe ici depuis que ce chat est arrivé, et je me demande si ce n'est pas Mycroft qui est derrière tout ça."

"Pourquoi ça?"

"Je me sens observé… et bizarre, comme si j'avais été drogué."

"Sherlock… Je sais que tu n'es pas en bons termes avec Mycroft, mais il ne te ferait jamais de mal de cette façon. T'observer en douce, c'est son genre, mais te droguer, avec tes antécédents, ça ne lui aurait jamais traversé l'esprit."

Il hocha lentement la tête, comme rassuré que mes arguments aient du sens. Je lui pris doucement sa tasse vide des mains et remis de l'eau à bouillir.

"Si ce n'est pas Mycroft, qui est-ce?"

"Sherlock… Tel que je te connais, tu t'es déjà fait une prise de sang et tu t'es testé pour toutes les drogues connues… Est-ce que quelque chose est revenu positif?"

"Non… Mais mon taux d'ocytocine est en augmentation."

Je restai muet. Sherlock continua sa réflexion à voix haute.

"L'ocytocine est une hormone polypeptidique synthétisée par l'hypothalamus et sécrétée par la posthypophyse, qui la stocke, et dont la fonction est de stimuler la contraction du muscle utérin et de favoriser l'allaitement. On se sert aussi de cette hormone pour améliorer la sociabilité de certains autistes…"

"… et on l'appelle l'hormone de l'amour, ou de l'attachement. Elle favorise l'attachement de la mère à l'enfant, et la tendresse entre les personnes en couple."

Le Silence passa dans la pièce, à petits pas, intrigué. Il jeta un œil à Ches', qui haussa les épaules, ne se sentant pas concerné par la scène qui se déroulait sous ses yeux. Le Silence fronça les sourcils, s'avança vers moi et me jeta un regard qui voulait dire : "tu vas le secouer, oui, avant qu'il s'enferme dans son palais mental pour la journée?"

Je poussai un long soupir. Les chats ne me laissaient vraiment aucun répit ces derniers temps.

"Tu n'as pas été drogué, Sherlock."

Il leva lentement les yeux vers moi. Son regard était tellement ouvert, à ce moment-là, tellement vulnérable

"C'est une hormone qu'il est normal de produire de manière plus soutenue quand on est régulièrement en relation avec quelqu'un… C'est ton cas, non? J'ai emménagé dans ton espace, et tu interagis beaucoup avec moi. C'est normal, Sherlock."

La théière se mit à siffler, et je laissai mon ami à sa réflexion pendant que je préparais le thé. Au bout de quelques minutes, je l'entendis soupirer, et je me retournai vers lui, une tasse dans chaque main.

"Bon, si ce n'est que ça… tout va bien, alors."

Je lui souris et déposai sa tasse devant lui. Il m'attrapa la main avant que je puisse m'éloigner, et la serra brièvement dans la sienne avant de me libérer. Mon sourire s'étira un peu plus, et je posai ma main sur son épaule une fraction de seconde avant de retourner dans le salon et de m'installer devant mon ordinateur. Que notre dernière affaire ait été un 6 ou pas, elle méritait un article sur le blog. J'en profiterais pour insulter Donovan à demi-mots. Ça lui apprendrait.

oOoOoOo

Je terminai le premier jet de mon article vers midi, et je me décidai enfin à aller m'habiller, bien que Sherlock soit toujours en pyjama. Lorsque je revins à la cuisine, où il faisait des expériences depuis le matin, je le trouvai en train d'observer Ches' de très près.

D'un peu trop près, d'ailleurs.

"Sherlock, tu te souviens de ce que Mrs Hudson a dit à propos du traitement qui devait être réservé à Cheshire, pas vrai?"

"Je veux juste faire un tout petit prélèvement de sang, John… Mais pas moyen que cet animal se laisse faire, et je n'ai pas envie qu'il me griffe."

Je soupirai.

"Bon, je vais t'aider…"

"N'y pense même pas, John Watson, si tu fais ça, tu es un homme mort."

Ça faisait un moment que cette voix n'avait pas résonné dans ma tête, et je sursautai légèrement.

"John?"

"Tout va bien, Sherlock… C'est juste que… Peut-être qu'on devrait demander son avis à Ches', non?"

"… Plait-il?"

"C'est un être vivant, il comprend la plupart du temps ce que je lui dis, et il vit avec nous. Si on lui fait subir ce genre de choses contre son gré, il risque de nous le faire payer…"

"Merci, oui…"

"John, au risque de me répéter, je te rappelle que ce n'est qu'un chat. Il ne va pas nous en vouloir à vie si on lui fait une petite piqûre de rien du tout."

"Et si on ne prenait pas le risque?"

Il haussa un sourcil et posa la seringue.

"Je me demande si tu vas vraiment bien, John…"

Je haussai les épaules, empoignai Cheshire, qui était toujours sur les genoux de mon ami, et le posai sur le sol de la cuisine. Nul besoin de préciser qu'il fila se cacher sous un meuble sans demander son reste.

Si j'allais vraiment bien? Je supposais que oui. Je me sentais bien, léger. J'avais accepté l'idée de me sentir chez moi partout où était Sherlock, j'avais accepté que son odeur devienne mon point de repère dans le monde, j'avais accepté mon attachement inconditionnel pour cet homme qui boudait comme un enfant et en savait plus que certains vieillards. J'étais en paix avec moi-même, pour la première fois depuis bien longtemps.

Alors, quand Sherlock leva vers moi un regard inquisiteur, je ne pus que sourire et lui répondre, enfin :

"Je vais bien Sherlock. Aussi bien que faire se peut."


Il devient bizarre ce chat, pas vrai? Je trouve aussi O_o

Merci de m'avoir lue :)

Review?

- Layla