Bonnoir :D Voilà un nouveau chapitre!

J'ai commencé à bosser hier, et je suis littéralement épuisée xD Mais j'espère que ce chapitre tardif vous plaira :)

Réponses aux reviews 'anonymes' :

- ChocolatePeanut : Merci :D J'aime cette phrase aussi :) Je n'aurais jamais fait de Sherlock ce genre de personnages xD ça m'arrive de tomber dans l'OOC, mais là ce serait too much! (tu m'as percée à jour! :o )

- elfedemoniaque : Ravie que tu aies aimé le dernier chapitre :)

- Morgane : Merci pour ta très enthousiaste review! :) Je ne sais pas ce que je vais faire de ce taxi, mais merci :D

- Yuki Hiromoto : Revoilà ton pseudo! ;) Aaah, crois-moi, je l'ai utilisé longtemps comme berceuse, en alternance avec une lecture de Proust par Alan Rickman, dont j'aime aussi beaucoup la voix ;)

Cette histoire a dépassé les 100 reviews! :O Merci pour votre soutien et votre enthousiasme! *vous embrasse*

Je ne détiens toujours aucun droit sur la série Sherlock!


Je me réveillai très tôt le lendemain, si tôt que même Sherlock n'avait pas encore quitté son lit. Je pestai en regardant le réveil, mais le sommeil m'avait échappé, et il m'était impossible de me rendormir.

J'enfilai mon peignoir et allai me préparer une tasse de thé avant de m'installer tranquillement devant mon ordinateur pour jeter un œil aux messages postés sur le blog. Certains me firent sourire, et je reconnus même Mrs Hudson dans l'un d'entre eux.

Je répondis à certains commentaires, ignorai les autres, et en supprimai certains avant de finalement aller jeter un œil au journal du jour en ligne.

Le Times parlait d'un crime commis la veille dans Whitechapel par un individu armé d'un couteau de boucher. Peut-être que cette affaire intéresserait Sherlock? Ça ressemblait fort à un 8, pour moi.

Je parcourus pendant encore une heure les pages virtuelles du journal avant de retourner me servir une tasse de thé.

"Tiens, Sherlock n'est pas encore réveillé? Et Ches' non plus?"

Je remarquai alors, en effet, que Cheshire ne m'avait pas suivi en bas lorsque je m'étais levé.

"Curieux…"

Il était déjà neuf heures du matin, et Sherlock n'était toujours pas sorti de sa chambre. Je n'osai pas le réveiller, ne sachant pas ce qu'il avait fait la veille, et je pris mon petit déjeuner en solitaire, profitant tout de même du ronronnement du Silence qui dormait dans un coin de la pièce.

Je m'installai dans mon fauteuil et lus pendant quelques dizaines de minutes avant d'être dérangé par la sonnerie de l'entrée. Mrs Hudson fit entrer le visiteur, et je fronçai les sourcils en remarquant que Sherlock ne se réveillait toujours pas.

La porte du salon s'ouvrit pour laisser apparaitre Lestrade et Donovan, et je me levai pour aller les accueillir (même si je ne me gênai pas pour broyer la main de Donovan, mais ça reste entre nous).

"John, où est Sherlock?"

"Dans sa chambre, Greg, pourquoi?"

Il y eut un moment de silence, puis…

"Nous n'arrivions pas à le joindre. Comme ça n'arrive jamais, nous avons un peu paniqué, et j'ai pris la décision de venir voir si vous alliez bien."

"Je pense qu'il dort, simplement… Je vais aller le réveiller."

Je marchai jusqu'à la porte de sa chambre et frappai tout doucement à la porte. Il n'y eut pas de réponse.

De plus en plus inquiet, j'entrouvris la porte et passai la tête dans l'entrebâillement : Sherlock dormait effectivement, mais d'un sommeil apparemment très agité, si l'on pouvait en juger par le désordre des couvertures.

Je m'approchai de mon colocataire et posai une main sur son épaule, le secouant légèrement.

"Sherlock?", appelai-je doucement.

Il remua un peu, grogna… et se retourna de l'autre côté.

Amusé, je passai une main dans ses cheveux, et murmurai :

"Sherlock, il est temps de se lever, Lestrade est là."

Le mouvement de ma main s'arrêta sur son front et je fronçai les sourcils. Il était brulant de fièvre!

Je me dirigeai précipitamment vers la salle de bain, où je m'emparai de la trousse à pharmacie et d'un gant de toilette que j'imbibai d'eau froide. Lestrade et Donovan me questionnaient, mais je ne les entendais qu'à peine, préoccupé par l'état de Sherlock.

J'appliquai le gant de toilette sur son front et fouillai la trousse de toilette pour trouver un thermomètre, que je glissai sous son aisselle.

"42?", ne pus-je m'empêcher de m'exclamer quand l'appareil eut bipé.

"Qu'est-ce qu'il se passe à la fin, John?"

"Il se passe que Sherlock a de la fièvre, et qu'il ne résoudra aucun mystère aujourd'hui. Aussi vous prierais-je de bien vouloir sortir d'ici."

"Mais… ! Il a déjà résolu des affaires dans des états plus graves que celui-là!"

"A l'époque, il ne vivait pas avec un médecin. Aujourd'hui, en tant que son médecin, je lui interdis de quitter cet appartement. Et en tant qu'ami, je reste à son chevet pendant que vous trouvez la porte tous seuls. Au revoir."

Ils restèrent abasourdis un instant avant de finalement quitter les lieux sans broncher. Je m'assis sur le bord du lit, et ma main trouva automatiquement son chemin vers les cheveux ébouriffés de Sherlock, qui laissa échapper un soupir de contentement avant de se rapprocher et de se blottir contre ma hanche, cherchant probablement à se réchauffer.

Ches' choisit ce moment pour descendre l'escalier et venir squatter le lit du détective.

"Tiens, on profite du sommeil de son colocataire pour lui voler un peu de tendresse?"

"Bonjour à toi aussi… Grasse matinée?"

"Tu n'imagines même pas combien de temps j'ai marché hier avant de te tomber dessus. J'étais fatigué à juste titre."

"Ah, oui… Désolé."

"Mmm. Comment va Sherlock?"

"Il a de la fièvre… Pour une raison que j'ignore encore."

"Pour la même raison que moi : il t'a cherché partout hier. Ça a stressé son organisme."

"Il… Il m'a cherché?"

"… Tu es lent à la détente, hein? Tu étais à peine sorti qu'il te cherchait déjà partout! Il a tout mis sans dessus dessous, puis il a attrapé sa veste et il est sorti. Il est rentré en même temps que toi hier après-midi, et je suis sûr qu'il n'a rien mangé entre-temps."

"Ça expliquerait pas mal de choses, en effet…"

"Réveille-le."

"Pour quoi faire? Il a de la fièvre, il a juste besoin de dormir. Je lui donnerai à manger quand il se réveillera, et ça devrait aller mieux d'ici ce soir."

"Réveille-le parce que tu as envie de le faire. Parce que tu veux être sûr qu'il va bien. Parce que tu veux lui dire que tu es là, maintenant, et qu'il n'a plus à te chercher. Parce que tu as envie de le prendre dans tes bras pour lui tenir chaud, et que tu n'oses pas bouger. Parce qu'une colonie de papillons a élu domicile dans le creux de ton ventre et que tu veux savoir si lui aussi a envie de voler par amour pour toi."

Je me mis à rougir et caressai doucement la tempe de Sherlock.

"Et parce que je le réveillerai moi-même si tu ne le fais pas."

"Mais… ! Laisse-le tranquille, félin maléfique!"

Il était trop tard pour dire quoi que ce soit. Ches' sauta sur la forme endormie du détective et lui lécha le nez. Sherlock se mit à gémir doucement, comme un enfant qui refuserait de se réveiller alors que l'heure d'aller à l'école avait sonné. Notre satané chat lui lécha à nouveau le visage, plus fermement, et mon ami ouvrit les yeux, l'air un peu désorienté, et les pupilles dilatées par le sommeil.

"John?"

"Rendors-toi, Sherlock… Tu as de la fièvre."

"Quelle heure est-il?"

"Pas loin de midi… Reste couché, ne t'inquiète pas."

"Ah… Moi qui voulais préparer le thé pour toi, ce matin…"

Les papillons de mon estomac effectuèrent une pirouette très compliquée suivie d'un triple axel, avant de se remettre à voleter gentiment.

"Sherlock… Il y aura d'autres matins. Des centaines, des milliers de matins. Mais ce matin, tu as de la fièvre, et c'est à moi de m'occuper de toi, d'accord?"

Il hocha la tête puis resserra les couvertures autour de lui.

"Froid…"

Je fis mine de me lever pour aller chercher une autre couverture, mais une main m'attrapa par le bras (pendant que Ches' me plantait mentalement ses griffes dans les fesses pour me punir pour ma lenteur de compréhension), et m'attira sous les draps.

J'eus soudainement les bras pleins de Sherlock, qui se rendormit sans me laisser le temps de protester. Je restai ébahi une seconde encore avant de serrer le corps de mon ami contre le mien et, bercé par le doux ronronnement du Silence et de Ches', de le rejoindre dans le monde du sommeil et des rêves.


Bravo à ceux qui ont vu la référence à H2G2 s'il y en a :D

Pas bravo à ceux qui ont cru que John allait mettre le thermomètre... ailleurs xD

Review? :)

- Layla