Me revoilà! *crevée mais heureuse d'avoir fini ce chapitre si tôt dans la soirée*

J'espère que vous allez bien depuis la dernière fois! Vous m'avez manqué :3

Réponses aux reviews 'anonymes' :

- MineLoveIsBen : Waow, a review in English O_O Thanks a lot for your message :)

- sherohn : Thanks for your enthousiasm (and another review in English, you spoil me these days :D )

- Morgane : Mon dieu, tu as vu H2G2, et '42' n'a pas fait vibrer de corde en toi ? O_O Tu es une personne normale, tu en as de la chance :D Tu connais Mycroft ? :O C'est trop la claaaaaaasse, mais ne lui dis pas ce que je fais à son frère dans mes textes, je pense que ça ne lui plairait pas :p Bisous!

- Yuki Hiromoto : Te revoilà :D Oui, je savais pour l'imitation, ça me fait sourire quand je la réentend à chaque fois :D

- babidouwa : C'est une remarque à la Sherlock, et c'est pour ça que John la fait. Sally est effectivement la seule femme, et je pense que vu le métier qu'elle fait, elle doit avoir les épaules solides pour le supporter. Cependant, dans la série, elle écrase les autres, et je pense que Sherlock l'aurait analysé de cette manière. John n'est pas macho : Sally lui tape sur les nerfs, et elle lui taperait autant sur les nerfs si elle était un homme. Genre Anderson, dans la série, qui est aussi ce genre de type à qui je casserais bien la gueule à cause de la façon dont il parle. Le sexe de la personne n'a rien à voir ici, je pense :)

- Mlle : Heureuse de t'avoir convertie dans ce cas :D J'essaye de ne pas trop vous faire attendre, mais j'ai du travail jusqu'au-dessus de la tête ^^' (bosser dans un librairie, c'est chouette, mais c'est fatiguant :3 ) Merci pour ta review, elle m'a fait vraiment plaisir ) Bisous!

Je ne détiens toujours aucun droit sur la série Sherlock *auteur triste*

Je vous rappelle que cette histoire est vouée à contenir du slash, qui arrive lentement mais sûrement. Si cela vous déplait, l'auteur se fait un plaisiiiiiiir de vous montrer le chemin vers la sortie : en haut à droite de votre fenêtre internet, la petite croix blanche sur fond rouge. L'auteur invite les autres lecteurs à aller se chercher une tasse de thé et des biscuits avant de continuer à lire son histoire, et leur fait un gros bisous :3


Celui qui ne s'est jamais réveillé dans les bras de quelqu'un ne peut pas comprendre ce sentiment de sécurité et de confort que l'on ressent en émergeant doucement du sommeil et en réalisant qu'on n'est pas seul, qu'on a chaud, qu'on est bien. Et si l'autre personne est réveillée, elle aussi, il est possible alors de faire l'expérience de l'émerveillement qui peut se lire dans ses yeux alors qu'il nous regarde dormir puis ouvrir les yeux, comme conscient de la confiance qu'il nous faut avoir en lui pour se montrer si vulnérable.

Vers trois heures de l'après-midi, je m'éveillai bercé par la chaleur de Sherlock, totalement serein, calme, et… affamé. Mon estomac émit en effet un grognement très gênant, et j'ouvris brutalement les yeux, pour me retrouver à deux centimètres du visage du détective, qui me regardait en silence.

"Tu vas mieux, Sherlock?", murmurai-je doucement.

"Mmm."

"Ce n'est pas une réponse très claire…"

"Peut aller. Soif. Mal à la tête."

"Un peu de bouillon, ça t'irait?"

"Avec une aspirine. Pitié."

Je souris gentiment et voulus me lever, mais il m'en empêcha.

"Reste avec moi?"

Les papillons de mon estomac se lancèrent dans l'exécution d'un triple salto arrière avant d'effectuer une descente en piqué et de reprendre leur vol tranquille. J'aurais pu ouvrir un cirque d'insectes, avec ceux-là, c'était certain.

"Je ne peux pas réchauffer la soupe et aller chercher les aspirines si je reste là, Sherlock…"

"Je peux venir avec toi, alors?"

"Tu as encore de la fièvre. Reste au lit. Je reviens dans 10 minutes. Juste le temps de réchauffer un bol de soupe."

"Et le temps de me nourrir un peu, aussi…"

Il fit la moue mais finit par lâcher mon bras pour se glisser à nouveau sous les draps. Je me levai et rejoignis prestement la cuisine, mettant la soupe à chauffer avant de préparer un plateau, où je posai déjà les aspirines. Je me beurrai deux toasts et les avalai en vitesse avant de préparer le bol de Sherlock et de le poser sur le plateau.

J'emmenai le tout jusqu'à sa chambre, et le trouvai endormi à nouveau. Je posai le plateau sur la table de nuit.

"Sherlock?"

"Mmm."

"Aspirines?"

"Mmm."

Il ouvrit paresseusement un œil avant de s'étirer et de s'asseoir contre la tête du lit.

Je lui fis prendre les aspirines puis posai le plateau sur ses genoux pour qu'il puisse manger son bouillon. Il regarda le bol d'un air dédaigneux avant de me jeter un regard suppliant qui voulait dire : "ne m'oblige pas à manger, s'il te plait, je préfèrerais une tasse de thé et une pizza de notre italien préféré", mais je ne cédai pas.

"Je suis ton médecin, Sherlock, et je dis qu'il faut que tu manges pour reprendre des forces."

Il se remit à bouder, saisit la cuillère, et se mit à manger sa soupe de mauvaise grâce. Je hochai la tête, satisfait, avant de m'asseoir sur le bord du lit. Il vida son bol en silence, le posa sur la table de nuit, et se recoucha en s'enroulant dans les draps.

"Dodo."

"Oui, dors, Sherlock. Tu devrais aller mieux ce soir."

Je fis mine de me lever.

"Reste?"

"Je vais donner à manger à Ches' et prendre une douche. Je ne quitterai pas l'appartement, promis."

"Mais! Vas-tu cesser de dire des âneries et te coucher à côté de lui avant que je te plante mes griffes dans les bijoux de familles?"

Je déglutis bruyamment et contournai le lit.

"Euh… Oublie ce que j'ai dit. Ça peut attendre."

"Voiiiiiilà. Et comme ça, y a peut-être même une chance que vous finissiez dans la douche tous les deux."

Je pris une vive teinte écarlate.

"Jamais vu quelqu'un d'aussi lent", ajouta la voix mentale de Ches' avant qu'il ne saute du lit et quitte la pièce en me jetant un regard meurtrier par-dessus son épaule.

Je pris Sherlock dans mes bras et ne protestai pas. Après tout, pourquoi faire semblant, quand l'interlocuteur était dans ma tête et savait déjà tout ce que je refusais de voir?

oOoOoOo

Il était huit heures du soir quand Sherlock et moi quittâmes la chambre pour la cuisine. Cheshire dormait tranquillement dans mon fauteuil, et je résistai à l'envie de le réveiller pour me venger de la menace qu'il avait proférée à mon encontre.

Je préparai des œufs brouillés, que Sherlock mangea avidement, et nous versai une tasse de thé.

"Il va me falloir une douche…", grogna Sherlock, l'air dégouté.

"Tu as eu de la fièvre, Sherlock. C'est normal que tu sentes la transpiration."

"Que ce soit naturel n'empêche pas le fait que ce soit désagréable."

"Va prendre une douche, dans ce cas. En essayant de ne pas t'endormir dans la baignoire, cette fois."

La taquinerie eut l'effet très inattendu de faire rougir Sherlock, ce que je trouvai incroyablement mignon. Les oreilles de chat me revinrent en tête, et je me demandai si je n'allais pas finir par lui en offrir une paire, juste pour voir sa tête lorsqu'il les découvrirait. Je lui souris, sentant que mon amusement montait jusqu'à mes yeux, et il rougit un peu plus, avant de se lever et de s'enfermer dans la salle de bain.

"Tu ne veux pas aller avec lui, tu es sûr? Juste pour vérifier qu'il est en sécurité, que l'eau n'est pas trop chaude… ?"

"Oh, silence, toi. Il n'a peut-être pas du tout envie que je le voie nu."

"Que tu le revoies nu, tu veux dire?"

"La question n'est pas là. S'il avait voulu que j'aille à la salle de bain avec lui, il l'aurait dit."

"Ou il aurait laissé la porte déverrouillée."

"Ce qu'il ne fait ja-"

"Ce qu'il a fait cette fois."

Je restai muet et remarquai en effet que je n'avais pas entendu le verrou émettre son cliquetis habituel. Perplexe, je me dirigeai la porte de la salle de bain, qui était légèrement entrebâillée. Je jetai un œil à l'intérieur, et vis que Sherlock, qui me tournait le dos, était déjà complètement nu.

"Jolies fesses, pas vrai?"

"Silence, je t'ai dit!"

"Cette fois-ci, John Watson, tu n'y échapperas pas, je vais te planter mes griffes dans le derrière si tu n'entres pas dans cette salle de bain."

"Sherlock a été effrayé par un simple baiser, je ne pense pas qu'il soit près pour ça, alors arrête de jouer aux entremetteuses!"

"Il a été effrayé par quelque chose qu'il ne connaissait pas encore. Il est temps de lui apprendre autre chose, alors entre dans cette salle de bain!"

"Parce que tu crois que c'est facile, pour moi? J'ai toujours été attiré par des femmes, et là, d'un coup, je suis gay?"

"Franchement, John, le sexe de la personne n'a aucune importance. Tu es tellement amoureux de Sherlock que tu n'as pas regardé une seule femme depuis que tu as réalisé quels étaient tes sentiments. L'amour n'a pas de sexe, Docteur, seulement un cœur et des ailes aux chevilles."

Cela ayant été dit, Cheshire me planta ses griffes dans le mollet. Surpris à la fois par l'attaque et par la douleur, je tentai de m'éloigner et d'échapper à ses griffes, réussissant seulement à me rattraper de justesse à la poignée de la porte de la salle de bain, qui s'ouvrit brutalement. Entrainé par mon mouvement initial, je poursuivis ma chute et atterris, face contre terre, aux pieds de Sherlock.

Les pieds de Sherlock, qui étaient nus.

Comme le reste de sa personne.

Ce que je pouvais haïr ce chat!


Et moi, cher John, j'adore, je vénère, j'idolâtre ce chat :D

Merci de m'avoir lue :)

Review?

- Layla