Bonjour! *s'est levée tôt le matin cette fois au lieu de veiller tard*

Au vu du nombre mirobolant de reviews sur le dernier chapitre… vous méritez tous un cookie :D Et un câlin, tiens :D *câlin*

Je vais vous dire à tous ce que j'ai dit à Tillie231, au cas où vous vous poseriez la question : Je ne sais pas combien de chapitres je vais encore écrire :) J'écris à l'inspiration, et je ne sais pas où cette histoire va – en tout cas, pas dans les détails ;)

Réponses aux reviews 'anonymes' :

- Mlle : merci d'avoir attendu malgré ton impatience )

- Yuki Hiromoto : C'est très bien aussi les tisanes :p Contente que l'histoire te plaise à ce point :D Merci :)

- Frog38 : Et moi j'aime les reviews enthousiastes, merci, merci :)

- Elfedemoniaque : ce chat plait décidément à tout le monde :) (je le sais que vous revenez pour lui et pas pour moi… *snif snif*)

- Morgane : Merci pour ta gentille review :D Ne laisse pas l'alcool te monter à la tête, tu ne sais pas ce que ça peut faire avouer aux gens O_O

- Chlo : Merci pour tes reviews ) De l'étranglement de chat? Mais non :p

Bref, voici la suite!

Je rappelle que je ne détiens aucun droit sur la série Sherlock. Je rappelle aussi que le rating de cette fic ne va pas tarder à changer.

Ma chanson inspiration pour ce chapitre : Underwater de Mika :) (ce que je peux aimer les paroles de cette chanson *_* )


Je me relevai précipitamment et détournai le regard. Dans l'encadrement de la porte, les yeux de Cheshire me mettaient au défi de faire demi-tour.

"Désolé, Sherlock, j'ai trébuché sur le chat, je…"

Je me rendis compte que j'étais en train de balbutier, et je pris la décision de me taire pour éviter de dire n'importe quoi. Je m'apprêtais à sortir – Ches' n'avait qu'à aller au diable – lorsque Sherlock me rattrapa par le bras. Sans me retourner, il m'attira contre lui et me glissa quelques mots à l'oreille, dans un murmure à peine audible.

"Ce sont les gestes qui comptent, John. Pas les mots. Les gestes."

Il fit glisser ses doigts sur mon poignet, puis sur ma main, pendant que son autre main venait s'enrouler autour de ma taille pour m'attirer encore plus à lui.

Que pouvais-je y faire si son odeur me rendait fou? Si la sensation de son souffle dans mon cou me donnait des frissons? Si la sensation de ses mains sur moi me donnait envie de me déshabiller pour sentir sa chaleur envelopper tout mon corps?

J'étais un homme amoureux, et je n'étais plus qu'un cœur au rythme frénétique, plus qu'un corps brulant de désir, plus qu'une respiration haletante.

"Sherlock…"

Le mot s'était échappé de ma bouche dans un gémissement presque gênant, mais Sherlock ne sembla pas s'en formaliser. Ses mains se mirent à défaire lentement les boutons de ma chemise, et je perdis complètement mes moyens lorsque ses doigts effleurèrent la peau de mon torse pour la première fois.

"John…"

Ma chemise avait fini sur le sol, et mon dos pressé contre son torse me semblait brulant. Je levai la main et caressai son visage, avant de sentir sa main effleurer mon menton pour me demander de tourner la tête. Je plongeai mon regard dans le sien, et fus surpris de le voir se pencher vers moi.

"Tu es sûr, Sherlock?", lui demandai-je dans un murmure.

Il ne répondit pas, mais la sensation de ses lèvres sur les miennes me fit perdre l'envie de protester. Je savourai pleinement ce baiser que nous échangions pour la première fois, et je tentai de me retourner pour que l'angle de ma nuque soit moins bizarre, mais le détective m'arrêta.

"Sherlock?"

"Je ne suis pas sûr d'être prêt pour plus que ça, John…", m'avoua-t-il dans un murmure rauque. "Il va me falloir un peu de temps."

Je fus déçu une seconde avant de remarquer que son désir pour moi était plus qu'évident, et que sa réaction n'était pas une façon de me rejeter. Je me contentai de hocher la tête en souriant, avant de déposer un rapide baiser sur ses lèvres, de ramasser ma chemise, et de sortir de la salle de bain sans me retourner.

Ches' me regardait d'un œil approbateur. Je lui aurais bien dit merci, mais j'avais ma fierté (et il m'avait fait mal, l'animal…).

Sans oublier que j'avais des papillons à domestiquer. Ce cirque n'allait pas se construire tout seul.

oOoOoOo

Lorsque Sherlock sortit de la salle de bain, j'étais en train de zapper entre les différentes chaines de télévision pour trouver un programme qui me permettrait de me concentrer sur autre chose que sur la sensation de ses lèvres sur les miennes. Depuis que j'étais sorti de la petite pièce, les papillons de mon estomac n'arrêtaient pas de s'affoler et de répéter des figures de plus en plus compliquées. Le sang qui avait migré de mon cerveau à une zone plus au sud retournait progressivement à ses quartiers d'origine, et j'avais remis et reboutonné ma chemise.

Mon colocataire, en pantalon de pyjama, se glissa à côté de moi sur le canapé avant de s'allonger, les genoux au niveau de l'accoudoir, et la tête sur mes genoux. Je me mis à rougir mais le laissai faire. Puisqu'il nous fallait faire les choses à son rythme, j'allais accepter tout ce qu'il voudrait bien me donner.

Je commençai à passer mes doigts dans ses cheveux en regardant le film sur lequel je venais de tomber, et je sentis bien vite ses épaules se détendre au fil de mes caresses. La fièvre était tombée pour de bon, et Sherlock recommençait à avoir faim – ce qui était aussi mon cas. Je le laissai dans le canapé et filai nous préparer des pâtes au beurre dans la cuisine et faire bouillir de l'eau pour le thé. Les pâtes et le thé furent servis un quart d'heure plus tard, et nous arrivâmes au bout du film au moment où nous arrivions au bout de nos assiettes.

Il se faisait tard, et je me contentai de déposer la vaisselle dans l'évier, laissant la corvée de nettoyage pour le lendemain. Je lançai un "bonne nuit" à Sherlock avant d'entamer l'ascension des escaliers qui menaient à ma chambre, et je fus surpris de sentir une main se refermer sur mon poignet.

"Tu ne dors pas avec moi?"

"Tiens, c'est vrai, ça, John, tu ne dors pas avec lui?"

"Toi, c'est pas le moment!"

"Ah mais si, justement! Tu vas me faire le plaisir de faire demi-tour et de t'installer définitivement dans la chambre de Sherlock! Si jamais tu t'avises de dormir ailleurs qu'avec lui, je jure de faire mes besoins sur toi pendant ton sommeil!"

"… Je ne pensais pas que ça serait dans la limite de ce que tu es prêt à accepter, Sherlock."

"Tu as dormi avec moi ces dernières heures, et ça ne m'a pas dérangé. Je pense que ça devrait aller."

Je me contentai de hocher la tête avant de le suivre dans sa chambre. Je réalisai une fois sur le pas de sa porte que je n'avais pas mis mon pyjama, et je me dépêchai d'aller me changer pour pouvoir revenir auprès de lui. Cheshire, qui s'était roulé en boule sur mon fauteuil, me regarda passer d'un œil amusé.

Je me glissai sans trop réfléchir dans les draps, et je sentis bien vite Sherlock se coller contre moi. Il cala sa tête dans le creux de mon cou et passa possessivement un bras autour de ma taille avant de pousser un soupir de contentement. Je me mis à caresser doucement ses boucles noires, sombrant petit à petit dans le sommeil, et fus surpris de l'entendre me demander :

"Tiens, pas de nouvelles de Lestrade? Il a essayé de m'appeler une dizaine de fois ce matin."

"Non, pas de nouvelles…"

"Tu sais pourquoi il appelait?"

"Sans doute une vieille dame à qui on a volé son sac à main, à nouveau…"

"Mmm. Content d'avoir raté ça. Bonne nuit, John."

"Bonne nuit Sherlock."

Il déposa un rapide baiser sur mes lèvres avant de se blottir contre moi et de s'endormir en une fraction de seconde.

Il se fâcherait sans doute quand il apprendrait la vérité. Mais là, tout de suite, son médecin lui conseillait de rester à la maison. Et son ami voulait le garder pour lui seul.

oOoOoOo

Je m'éveillai à la pointe du jour, alors que le soleil se levait à peine, et je me blottis un peu plus contre Sherlock avant d'essayer de me rendormir. Je réalisai alors que je ne m'étais pas réveillé, comme je le croyais, par habitude.

J'avais été réveillé par un sifflement.

Un sifflement qui venait de la cuisine.

Qui pouvait bien être en train de se faire du thé dans notre cuisine à une heure pareille?

Je sortis du lit, faisant mon possible pour ne pas réveiller Sherlock, et me glissai à pas feutrés vers le salon. Ches', sur mon fauteuil, me jeta un regard inquiet avant de filer vers la chambre de Sherlock, pour se mettre, sans doute, à l'abri de la confrontation qui allait avoir lieu.

J'ouvris sans un bruit le tiroir de mon bureau et en sortit mon arme, avant de me diriger vers la cuisine. Le doigt sur la détente, je visai la tête de l'intrus, qui ne bougea pas d'un millimètre.

"Bonjour, John."

Je baissai mon arme et lâchai un soupir à la fois soulagé et exaspéré.

"Mycroft."

"Il semblerait que mon petit frère ait été assez malade ces derniers jours, est-ce le cas?"

"Euh… Oui, mais… Comment…?"

"John… Après tout ce temps, tu te demandes encore comment?"

Le Silence passa dans la pièce à petits pas et vint se frotter contre mes chevilles.

"Bon, alors pourquoi es-tu ici au petit matin?"

"Simple, très cher, vraiment simple. J'aimerais savoir pourquoi mon petit frère ne dort pas seul dans son lit."


Bon, bon... L'auteur présente ses excuses pour cette fin de chapitre angoissante qui ne colle pas à l'ambiance de la fic *s'incline très bas* mais vous promet que ça ne durera pas :)

Morgane, avoue, c'est toi qui a cafté à Mycroft! O_O

Review?

A bientôt!

- Layla