Désolée qu'il n'y ait rien eu hier soir les amis (heeein qu'il était beau le baiser ? :') bon ok comme tu dis Alounet c'était un baiser entre 2 bourrés MAIS les 2 bourrés sont Blaine et Sam, donc de mon point de vue il prend de suite une dimension un peu merveilleuse et magique xD)
Baltimore
Bien qu'il reste encore six semaines de cours, en plus des vacances d'été, Blaine en était déjà à penser aux formalités nécessaires pour partir. Il avait été reçu à la Nyada, et avait aussi réservé une chambre universitaire. Il n'avait techniquement plus qu'à emballer ses affaires et à partir, mais qu'allait-il emmener avec lui ? Comment sera la vie sans ses parents ? Ce qui lui brisera sans doute le plus le cœur sera de vivre éloigné de Sam. Tous ses amis se retrouveront loin de lui, oh seigneur.
"Tout ira bien", lui disait Nick maintenant chaque jour, quand Blaine commençait à angoisser.
Il parlèrent aussi brièvement de l'avenir et de ce que cela signifierait pour leur relation, mais aucun des deux ne voulut aborder le fait que le mieux à faire serait surement de rompre de suite. Blaine soupçonnait un peu Nick d'être plus attaché à lui qu'il ne le laissait croire. Depuis qu'il était resté malgré qu'il ait découvert les sentiments de Blaine pour Sam, cela était devenu plus clair de jour en jour.
C'est pourquoi en premier lieu Blaine n'avait pas voulu lui dire ce qui s'était passé à la Comic Con, ce dernier week-end. Mais il se rendit compte très vite qu'il lui était impossible de garder ça en lui, et il s'imaginait de plus qu'être honnête était la meilleure chose à faire. A sa surprise, Nick resta, encore.
"Ce n'est pas comme si vous étiez ensemble maintenant, n'est-ce pas ? demanda-t-il.
- Bien sûr que non, lui dit Blaine en secouant la tête. Sam est hétéro.
- Arrête de dire ça. Pour un hétéro il a pour sûr beaucoup d'affinités avec toi.
- Il n'a pas d'affinités avec moi, je t'en prie, nia Blaine. Il était curieux.
- Pour ne pas dire jaloux.
- Les amis peuvent être jaloux, aussi. Et tout a été mis au clair maintenant", continua d'affirmer Blaine.
Nick était de son avis le seul ici à se montrer jaloux. Il savait bien que Sam avait une petite amie qu'il aimait, et qu'il ne laisserait probablement jamais tomber. Bien que ce "jamais" ait vraisemblablement d'autres motivations que l'amour véritable. Mais cela paraissait toujours aussi insensé d'envisager une autre possibilité.
Sam avait obtenu une bourse pour Baltimore. Au moment où Blaine entendit la nouvelle son cœur s'arrêta. Il s'assit sur son lit, et essaya de ne pas laisser tomber son portable.
"Baltimore ? croassa-t-il.
- C'est non pour Philadelphia, dit Sam. Et ce sera surement pareil pour les autres. Mais au moins il y a Baltimore qui veut bien de moi."
Il n'avait pas l'air très heureux, et Blaine ne savait pas quoi dire. Ils restèrent en silence tellement longtemps que Blaine finit par croire que Sam n'était plus à l'autre bout du fil. Il se ressaisit. Oh quel mauvais ami il était d'avoir l'air si choqué.
"Ce sont de bonnes nouvelles Sam ! Et ne t'en fais pas pour nous, on se rendra visite pendant les vacances, dit-il, sans doute plus pour se réconforter lui que Sam.
- Ce sera pas pareil.
- Non... Mais la vie est faite de changements. Et c'est de ton avenir dont il est question, c'est important", insista Blaine.
Aussi mal que cela pouvait faire, ce serait probablement plus "sain" (comme Nick aimait bien le placer tout le temps) de ne pas voir Sam tous les jours de la semaine.
"Il y a autre chose que je voulais te dire, dit Sam, en s'éclaircissant la gorge. Brit n'a pas été acceptée à Yale.
- Oh, fit Blaine en fronçant les sourcils, parce que Sam ne s'était quand même pas attendu à ce qu'elle le soit ?
- Elle est dévastée. Je songe à lui acheter un autre chat.
- Sam, non, s'empressa de dire Blaine. Les chats ne sont pas la solution à tout.
- Un lapin alors ?"
Malgré le sérieux de la situation Blaine gloussa.
"Pas d'animaux non. Sois juste là pour elle.
- Oui, j'ai essayé mais elle parle aux Tubbington la majeure partie du temps, même quand je suis là. Hier je voulais lui faire un câlin mais elle s'est levée et elle a mis Monsieur Tubbington entre nous deux.
- Oh, Sam", dit Blaine avec tristesse.
Il voulut demander combien de temps encore il pensait que cela pourrait continuer ainsi, mais n'osa rien dire. Il savait que Sam aimait énormément Brittany, et qu'il avait besoin d'elle. Lui dire ça n'avait pas de sens.
"Tu penses que je devrais rompre avec elle ?
- Attends... quoi ?"
Blaine se figea sur sa chaise.
"Je ne suis pas aussi stupide que les gens pensent. Je sais qu'elle ne m'aime pas. Enfin, on peut dire qu'elle m'aime oui parce qu'elle ne peut qu'aimer, mais tu sais... pas de la façon dont elle aimait Santana.
- Mais tu l'aimes toi ? dit Blaine. Non pas que cela veuille dire que ça va marcher du coup, mais... euh... c'est ta décision.
- Eh bien, de toute façon la question ne se pose pas en ce moment, elle est beaucoup trop triste avec l'histoire de Yale, dit Sam. Peut-être pas.
- Hm", fit Blaine, en fixant son placard.
Ses mains tremblaient. D'envisager Sam libre était trop pour lui. Ca ne voulait toujours rien dire, bien sûr, mais pourtant...
"Comment ça va avec Nick ? demanda Sam.
- Oh, euh... bien.
- Il ne flippe pas que tu t'en ailles à New-York ?
- Il ne nous reste que trois mois pour nous alors… ouais", dit Blaine.
Il ne pouvait se résoudre à dire à Sam que sa relation avec Nick n'était pas ce qu'elle avait l'air d'être. Parce que le sujet concernait directement Sam, et même si celui-ci avait accepté le béguin de Blaine il y a des mois maintenant cela n'empêchait pas qu'il puisse être choqué d'entendre que ce n'était pas parti, et qu'au lieu de ça, ça avait même empiré.
Mais Blaine avait finalement appris à vivre avec ça, en quelque sorte. Oui il était raide dingue de Sam, et il n'y avait que trois mille kilomètres les séparant qui pourront (avec un peu de chance) le soigner.
"Est-ce que tu lui as dit pour... euh…"
Sam devint silencieux, mais Blaine savait exactement de quoi il voulait parler.
"Eh bien... commença-t-il.
- Tu l'as fait ?
- Oui.
- Bien, parce que je l'ai dit à Brit, aussi.
- Qu'a-t-elle dit ?
- Rien. Elle n'a pas considéré ça comme une tromperie. Et Nick ?
Blaine avala une boule dans sa gorge.
"Rien.
- Vraiment ? Il ne m'a pas enfoncé comme le type... je veux dire il est sympa, mais il a le droit de s'énerver n'est-ce pas ?
- Il a compris qu'on était saouls, et il sait évidemment que tu es hétéro", expliqua Blaine, tout en se souvenant que Nick n'était pas vraiment convaincu de cela.
Et Blaine ne savait pas quoi en penser. Après avoir hésité quelques secondes il demanda donc :
"Tu l'es, pas vrai ?"
Il était d'une part soulagé que cette conversation ait lieu au téléphone, pour que Sam ne puisse pas voir comme son visage était anxieux. Mais d'un autre côté il ne pouvait pas voir le visage de Sam non plus. Blaine se focalisa sur la fenêtre de sa chambre, et attendit une réponse. Quand elle vint, ce fut comme si son cœur avait cessé de battre encore une fois :
"Je ne sais pas."
Blaine ferma les yeux et se rappela qu'il devait respirer. Sa main libre attrapa la couverture du duvet, incapable de se détendre.
"C'est normal de vouloir expérimenter, Sam, le week-end de la Comic Con ne voulait rien dire", parvint-il à dire.
Enfin, son cerveau le dit.
Wow, qu'est-ce qu'il restait raisonnable. Ce serait une compétence à ajouter à son CV : "Reste parfaitement rationnel malgré que celui qui le fait craquer laisse entendre qu'il est bi".
"Ce n'est pas à cause de ça. J'y pensais déjà avant...
- Pourquoi tu ne m'as rien dit ?
- Parce que je ne pouvais pas. Tu étais avec Nick tout le temps, Blaine, chaque satanée minute où je voulais t'en parler tu étais trop occupé.
Blaine en serait sérieusement tombé par terre s'il était resté debout maintenant. Le doux espoir dans sa poitrine fut immédiatement mangé par sa mauvaise conscience.
"Je suis désolé, dit-il. Bien que, pour être honnête, il ne s'est pas passé une semaine sans qu'on ait au moins une soirée seuls Sam.
- Ouais... c'est que, le moment n'était jamais approprié."
Blaine soupira. Sa capacité à penser était complètement partie maintenant. Il continuait juste de parler comme ça venait, sans plus réfléchir.
"Etais-tu effrayé que... que j'attende quelque chose de toi ? Parce que tu sais que je ne te demanderais jamais rien qui te mette mal à l'aise, Sam.
- Non, c'est juste que je ne savais pas quoi dire.
- Et tu sais maintenant ?
- Pas vraiment.
- Eh bien, rappelle-toi seulement que tu as encore du temps pour comprendre toutes ces choses. Ta vie ne fait que commencer, dit Blaine.
- Ok.
- Et ne te laisse pas abattre par ça ! Sam, est-ce que c'est la raison pour laquelle tu n'étais pas au meilleur de ta forme ces derniers temps ? C'est complètement ok, dit Blaine. Tu peux venir me parler quand tu veux, d'accord ?"
Sam promit donc à partir de maintenant de ne plus cacher ses sentiments, et après ça ils raccrochèrent. Blaine regarda le téléphone dans sa main, et se demanda s'il n'était pas en train de rêver. Ca ne pouvait pas être en train de se passer, n'est-ce pas ?
Sam avait des doutes sur son hétérosexualité, pourquoi Blaine n'avait-il jamais – attendez une minute. Il y a quelques semaines, il y avait eu cette situation embarrassante, où Sam avait demandé à Blaine s'il voulait toujours l'embrasser, et avait agi de manière bizarre après. Blaine avait pensé que c'était de sa faute mais, mais si ça avait été une tentative de son ami pour... pour lui parler ?
Et puis cette façon qu'avait Sam de toujours se plaindre quand Blaine avait ses obligations de petit ami avec Nick, ou quand il passait plus de temps avec lui qu'avec Sam, surtout du temps seul à seul. Et que penser maintenant de sa demande de "petit ami platonique" ou le rendez-vous entre potes ? Oh mon dieu !
En regardant en arrière Blaine vit soudain plein de signes sur lesquels il aurait du se poser des questions, si seulement il n'avait pas été aussi aveugle.
Mais est-ce que tout cela ne voulait pas dire que si Sam se posait des question sur sa sexualité c'était justement à cause de... de lui, Blaine ?
Non.
Imagination, c'était tout ce que c'était. Blaine sautait à ce genre de conclusion parce qu'il désirait que les choses soient comme ça. Mais elles ne pouvaient, c'était tout simplement impossible.
