Deux chapitres en une journée? O_O Et ce deuxième chapitre est plus long que d'habitude en plus? O_O
Eh oui, je vous gâte, aujourd'hui :D Pour ma défense, je ne travaillais que six heures aujourd'hui mais j'en travaille neuf demain et je ne suis pas là mercredi, donc je voulais vous donner de la lecture en avance :)
J'ai déjà dit que je ne détenais pas la série Sherlock?
Ah, oui, le rating de la fic a changé, mais c'est juste pour ne pas oublier de le changer plus tard (pour ce chapitre-ci ce n'était pas nécessaire, mais mieux vaut prévenir...)
Bonne lecture!
Le Silence, assis à mes pieds, me jeta un regard perplexe. Ses yeux semblaient me dire : "Vas-tu lui répondre, à la parfin, bougre d'âne?", mais je ne parvenais pas à articuler de réponse cohérente à la question de Mycroft, qui attendait, en silence, que je trouve mes mots.
Cheshire, attiré sans doute par l'absence de coups de feu et de cris, vint jeter un œil dans la cuisine.
"Alors, qu'est-ce qu'il se passe, John?"
"Il se passe que Mycroft voudrait savoir pourquoi je dors avec Sherlock."
"La réponse à fournir est somme toute assez simple."
"Oui, mais la réponse qui me permettrait de rester en vie est beaucoup moins facile à trouver!"
"Pourquoi donc? Il m'a l'air très distingué ce monsieur. Pas le genre à te mettre son poing dans la figure."
"On est d'accord. Mais le genre à me faire tuer par un snipper, je n'ai aucun doute là-dessus!"
"Mmm. Juste pour cette fois, je vais te sortir d'affaire, mon petit John. Mais juste cette fois."
"Attends, qu'est-ce que tu…"
Je n'eus pas le temps de finir ma phrase. Le visage de Mycroft, d'ordinaire si calme, se fit soudain curieux, effrayé, puis furieux, avant que l'ainé des Holmes se tourne vers moi.
"John, j'espère que j'obtiendrai des explications à propos de tout ceci la prochaine fois. Un de mes hommes vient de faire passer un message très étrange dans mon oreillette, et j'ai des comptes à régler avec lui. A bientôt."
Sur ce, sans attendre de réponse, il sortit de l'appartement, dévala les escaliers, et fit démarrer son chauffeur à une vitesse folle.
"Je peux savoir ce que tu as fait?"
"Oh, je lui ai juste murmuré quelques mots à l'oreille…"
"Ches'…"
"Rien de très méchant, je te le promets. Ça avait quelque chose à voir avec une ombrelle, si je me souviens bien… Tu as le temps de réfléchir à ce que tu vas lui dire la prochaine fois, comme ça!"
"Mmm. Merci, je suppose."
"Il n'y a pas de quoi. Tu pourrais me préparer le petit déjeuner? C'est presque l'heure après tout."
Je soupirai avant de déposer mon arme sur la table et de m'exécuter.
Au bout de quelques minutes, Sherlock débarqua dans la cuisine, attiré sans doute par l'odeur des œufs et le sifflement de la bouilloire.
"Bonjour John."
Il jeta un regard intrigué à mon arme, puis à Ches', avant de lever un sourcil interrogateur dans ma direction.
"Bonjour Sherlock. Mycroft était ici."
"Ah."
Je me retournai vers la poêle et continuai à m'occuper du petit déjeuner. Je sentis soudain les bras de Sherlock se glisser autour de ma taille, et il déposa un léger baiser derrière mon oreille, lançant les papillons de mon estomac dans une nouvelle pirouette. Je frissonnai légèrement et me laissai aller contre lui, savourant la sensation de sa chaleur autour de moi.
"Que voulait mon très cher frère?"
"Savoir pourquoi je dormais dans ton lit."
Il y eu un moment de silence, le temps d'un battement de cœur, avant que Sherlock continue.
"Que lui as-tu répondu?"
"Rien. Il a dû partir. Il a dit qu'il reviendrait."
Je soupirai à la simple idée de cette confrontation à venir mais ne dis rien.
"Mmm."
Il déposa un autre baiser dans le creux de mon cou avant de prendre mon arme et de partir vers le salon. J'entendis le tiroir s'ouvrir et se refermer, et Sherlock revint dans la pièce, son portable à la main.
Je servis les œufs pendant que Sherlock composait un numéro et portait l'appareil à son oreille.
Je fus surpris d'entendre le nom de son interlocuteur.
"Bonjour, Mycroft. Il parait que nous avons eu droit à l'une de tes agréables petites visites, ce matin?"
Ches' me jeta un regard amusé lorsqu'il remarqua que j'essayais de verser le thé dans les tasses sans trembler.
"Troublé par la réaction de Sherlock?"
"Je dois avouer qu'il est… Etonnamment calme. Je n'ai aucune idée de ce qu'il va dire à Mycroft."
"…et ça affole ta colonie de papillons. Je comprends, je comprends…"
"Mmm", continua la voix de Sherlock à côté de moi. Quand s'était-il levé pour me rejoindre?
"Et bien, mon très cher frère, laisse-moi te dire que j'apprécierais beaucoup que tu laisses mon compagnon tranquille à l'avenir. Si j'ai envie de dormir avec la personne que j'aime, c'est mon problème. Au plaisir de ne pas te revoir de si tôt."
Il raccrocha, jeta le téléphone sur la table, et glissa ses bras autour de ma taille avant de caler sa tête dans mon cou. Je lui rendis maladroitement son étreinte, encore un peu sous le choc de ce que je venais d'entendre, et j'entendis Ches' jubiler dans ma tête.
"Il t'aime! Alors ça, si c'est pas la meilleure nouvelle de l'année!"
Je ne pris même pas la peine de lui répondre. Je savourai l'étreinte de mon compagnon, et la sensation des papillons qui voletaient dans mon estomac au rythme des battements frénétiques de mon cœur.
Sherlock s'éloigna juste assez pour déposer un baiser très doux sur mes lèvres. Puis, avec un sourire, il alla s'asseoir à table et commença à manger ses œufs. Notre petit déjeuner se déroula sans interruption, et le Silence ne fut sorti de sa torpeur que par la sonnerie du portable de Sherlock.
"Sherlock Holmes. Oh, bonjour Lestrade."
Je déglutis bruyamment en entendant le nom de l'interlocuteur du détective, et je m'occupai les mains en ramassant les assiettes et en commençant la vaisselle.
"Oui, j'ai vu que vous aviez appelé plusieurs fois, c'était pour…? (…) Vraiment? (…) Oui, et bien, je n'ai plus de fièvre, je serai là dans dix minutes. (…) St Bart? Pas de problème. A tout de suite."
Sherlock raccrocha et je restai concentré sur la vaisselle alors que je le sentais s'approcher.
"John?"
"Mmm?"
"Tu étais au courant pour cette affaire, dans Whitechapel?"
"J'ai lu un article là-dessus dans le Times, oui."
"Et tu ne m'en as pas parlé parce que…?"
"John Hamish Watson, tu n'as pas intérêt à répondre n'importe quoi si tu ne veux pas mourir dans d'atroces souffrances! Dis-lui la vérité!"
Je déglutis. Dire la vérité à Sherlock? Il n'y aurait pas de retour en arrière, après ça…
Je me retournai pour faire face à mon compagnon, qui attendait patiemment ma réponse, et je le regardai droit dans les yeux.
"Je ne t'en ai pas parlé parce que tu étais malade et que je voulais être sûr que tu irais bien. Je ne voulais pas prendre le risque de te perdre. Je ne sais pas ce que je ferais, sans toi, Sherlock… Je n'ai plus de famille à part Harry, et tu es devenu si important pour moi au cours des derniers mois que je…"
"… que tu serais perdu sans moi. Je suis le seul élément stable de ta vie depuis l'Afghanistan, je le sais, John."
Je hochai la tête et le pris dans mes bras, me sentant complètement vulnérable. Il me serra contre lui, et je soupirai de soulagement quand je réalisai, enfin, qu'il ne me rejetait pas, et qu'il n'était pas en colère contre moi.
"Ça ira pour cette fois, John, mais je veux entendre une vraie déclaration, la prochaine fois."
"Oh, silence, toi. Tu gâches le moment."
Ches', indigné, choisit de gâcher encore plus le moment en miaulant bruyamment.
Sherlock s'éloigna de moi et fusilla le chat du regard avant de déposer un léger baiser sur mes lèvres.
"On ferait mieux de se préparer à rejoindre Lestrade. Sois prêt dans 5 minutes."
Je hochai la tête et filai m'habiller dans ma chambre. Un peu d'action, ça nous changerait les idées.
oOoOoOo
L'affaire s'avéra être un véritable 8, et Sherlock s'amusa comme un fou tout l'après-midi. Je me contentai de le suivre, amusé par ses réactions, et de lui répondre lorsqu'il me demandait quelque chose. Nous finîmes la journée sur les rotules, à 4 heures du matin. L'assassin était arrivé dans Whitechapel alors que nous allions quitter les lieux, et Lestrade avait réussi à le prendre sur le fait. La résolution de l'affaire pourrait paraitre simple au premier abord, mais la police avait travaillé dans le secret pendant plusieurs mois avant que l'article des jours précédents ne paraisse et ne vienne leur compliquer le travail – ce qui les avait poussés à contacter Sherlock.
En quittant Scotland Yard, je ne pus m'empêcher de pousser un soupir exaspéré en voyant la voiture de Mycroft sur le trottoir. La portière s'ouvrit à notre approche et, après avoir échangé un regard, Sherlock et moi montâmes dans le véhicule.
"Bonsoir Sherlock. John."
"Bonsoir, grand frère. Que nous vaut le déplaisir de ta visite?"
"Je voulais juste être sûr que tu allais bien, enfin. Pour quelle autre raison?"
La voiture démarra et nous emmena tous vers Baker Street. Le trajet se déroula dans le plus grand silence, et Sherlock sortit en trombe de la voiture dès que le moteur s'arrêta de tourner. Je m'apprêtais à le suivre lorsque Mycroft m'attrapa le bras.
"Sherlock est la seule famille qu'il me reste, Docteur Watson. Si vous lui faites le moindre mal, je vous ferai regretter d'avoir jamais vu le jour."
Je dégageai mon bras.
"Ne vous inquiétez pas pour ça, Monsieur Holmes. Le jour où je ferai du mal à l'homme que j'aime n'est pas prêt de se lever."
Il hocha la tête, et je rejoignis Sherlock sur le trottoir pendant que la longue voiture noire reprenait sa route.
"Qu'est-ce qu'il voulait?"
"Me dire que je n'avais pas intérêt à te blesser."
Il pencha la tête sur le côté, l'air intrigué.
"Et qu'est-ce que tu lui as répondu?"
"Que je t'aimais trop pour ça."
Il rougit, me prit par la main, et m'entraina jusqu'au pallier du 221B. Il déverrouilla précipitamment la porte et continua à tenir ma main alors que nous montions les escaliers. Lorsque nous arrivâmes enfin dans notre salon, Sherlock verrouilla la porte et m'attira contre lui avant de revendiquer mes lèvres avec fougue. Mes mains allèrent se perdre dans ses longues boucles noires, et je ne pus retenir un gémissement lorsqu'il glissa sa langue entre mes lèvres. Le baiser se prolongea encore quelques instants avant que mon compagnon ne s'éloigne, décevant un peu les papillons de mon estomac, qui avaient entamé leur troisième descente en piqué. Il me regarda droit dans les yeux, et le désir contenu dans ses prunelles suffit presque à me faire gémir à nouveau.
"Ne t'avise jamais plus de dire à quelqu'un d'autre que tu m'aimes, John Watson. Tu es à moi, et ces mots m'appartiennent."
Je frissonnai et me blottis à nouveau contre lui.
Pour la première fois de ma vie, je me sentais chez moi.
Voilà :D J'espère que ce chapitre vous a plu! Personne n'est mort, et Mycroft ne s'est même pas pris un coup de griffe *bon pour une prochaine fois*
Review? :)
- Layla
