Pfiou, 3 chapitres en 3 jours, je vous gâte :D Bon, pas trois chapitres pour cette fic, mais ceux qui suivent mes autres activités ont sans doute découvert "Telle est ma prière", mon dernier-né :3 Allez jeter un oeil si ce n'est pas encore fait :D
Réponse aux reviews 'anonymes' :
- cumbercollective : Thank you so much for your review, and don't worry, I speak English fluently and understand you :)
- ChocolatePeanut : Bon retour parmi nous :p Ta review m'a fait délirer XD Challenge accepted : En voilà du rating M hors salle de bain :D (Mycroft en train de faire des crêpes? Mmm… je vais y réfléchir :D )
- Frog38 : Mais nooooooooooon :p
- Yuki Hiromoto : Haha, qui est-elle? :p La réponse aujourd'hui! Merci pour ta review :)
Je ne détiens toujours aucun droit sur la série Sherlock. Et n'oubliez pas que le rating a changé :)
Bref, bonne lecture!
Sans attendre d'explication de la part de Sherlock, je passai à côté de l'intruse pour atteindre les escaliers qui montaient à ma chambre.
"Bonne nuit, Sherlock."
"John?"
Je ne me retournai pas. Je montai les escaliers, entrai dans la chambre, et fermai la porte à clef. Quelques minutes plus tard, j'entendis Ches' gratter à la porte.
"N'y pense même pas."
"John… Je suis sûr que tu te fais des idées. Sors de là."
"Elle l'a appelé Sherly. Même moi je n'oserais pas lui donner de surnom. La preuve, on 'sort ensemble' et je l'appelle Sherlock, c'est tout. Pas de mon amour, pas de mon cœur, et oui, je suis triste, mais c'est Sherlock, et je sais que ce n'est pas son truc. Et cette fille, là, elle débarque, elle l'appelle Sherly, et il n'y a pas une once de dédain sur son visage, il a juste l'air amusé, et j'ai horreur de ça!"
"… tu te rends compte que tu es ridicule, pas vrai?"
"QUOI?"
"… tu te rends compte qu'elle lui ressemble et qu'elle pourrait être sa sœur ou sa cousine?"
"…"
"Je me disais aussi. L'observation, ce n'est définitivement pas ton truc."
"Je le devine comment, hein? Elle débarque au milieu de la nuit, lui il lui demande pourquoi elle vient le voir, LE voir, Ches', donc il s'en fiche que je sois là ou pas, c'est une visite privée, et moi je fais juste partie de son travail."
"Ah, oui. Te faire jouir dans la baignoire, ça fait sûrement partie de la paperasse d'usage."
"Que… Mais… La ferme!"
"John, tu es en colère, blessé et jaloux parce que tu l'aimes. Il t'a dit qu'il t'aimait, pas plus tard que cet après-midi, il a cuisiné pour toi, il a même appris à cuisiner pour toi. Arrête de douter de lui. Dans cinq minutes, il sera devant cette porte à te demander de le laisser entrer, et tu seras obligé de lui ouvrir parce que tu réaliseras que tu l'as blessé aussi. Tu verras."
Je me contentai de soupirer avant de me laisser tomber sur le lit. Je m'y sentis à l'étroit. Il manquait Sherlock.
"Cinq minutes, John."
Quelques minutes plus tard (non, je n'abaisserai pas à dire combien, maudit chat!), Sherlock vint effectivement frapper à ma porte, et je lui ouvris, en regardant mes pieds.
"John."
Je restai muet, et le chat du Silence me griffa les pieds. Je commençais à en avoir marre des chats, moi.
"John…"
Il glissa un doigt sous mon menton et m'obligea à le regarder dans les yeux.
"John, je ne sais pas ce que tu imagines, mais tu as tort."
J'essayai de détourner le regard, mais il maintint fermement mon menton à sa place.
"Je t'aime, John. Ne remets jamais ça en doute. S'il te plait."
Je hochai la tête, et je me jetai dans ses bras. J'étais toujours muet, mais au moins, les chats de la maison me laissaient tranquille.
"Bon, est-ce que tu veux bien venir m'aider à résoudre l'affaire qui occupe ma cousine, s'il te plait?"
"Euh… Oui?"
Il s'écarta un peu de moi et me regarda dans les yeux.
"Tu as tout imaginé sauf ça, pas vrai?"
"Mais… Mycroft a dit qu'il n'avait pas d'autre famille que toi…"
"Mycroft a renié ce côté de la famille. Il déteste les parents d'Annabelle."
"Pourquoi?"
"Vieille rancune familiale. Ils me préféraient à lui."
Je tentai de me retenir de rire, mais l'air sérieux sur le visage de Sherlock alors qu'il me racontait cette histoire me fit juste craquer, et je me mis à rire de bon cœur.
"Mon dieu… Rappelle-moi de taquiner Mycroft à propos de ça."
"Je n'y manquerai pas."
oOoOoOo
Il s'avéra qu'Annabelle était une gentille fille un peu excentrique qui adorait les mangas et le rock des années '80 et qui avait un problème de macchabée. Un sérieux problème, même. Son voisin s'était fait assassiner sur le pas de sa porte, et elle avait paniqué et caché le corps dans son appartement au lieu d'appeler la police (ou Sherlock) sur les lieux. Le cadavre était donc couvert de ses empreintes alors qu'elle était innocente.
Sherlock décida qu'il n'y avait rien que l'on puisse faire dans l'immédiat (il était tard, et elle habitait à plusieurs kilomètres) et que la moindre des choses était de passer une bonne nuit de sommeil. Il envoya Annabelle dormir dans ma chambre, et m'entraina sans possibilité de négociation dans la sienne.
J'enlevai mon peignoir et me glissai, en pyjama, entre les draps. Sherlock me rejoignis après quelques secondes et m'attira contre lui, fourrant au passage son nez dans le creux de mon cou. Je me tortillai pour me rapprocher un peu plus de lui, et je profitai du calme qui régnait dans la maison. Ches' était probablement parti dormir avec Annabelle. J'avais Sherlock pour moi tout seul.
"John?"
"Mmm?"
J'étais si bien que je commençais à m'endormir, mais je tendis l'oreille.
"Tu peux te retourner, s'il te plait?"
"Mmm."
Je me retournai et tentai de me blottir à nouveau contre lui, mais il m'en empêcha.
"Ne t'avise pas de t'endormir, John Watson!"
J'eus seulement le temps de soulever une paupière avant qu'il soit sur moi, ses lèvres sur les miennes et sa langue tentant de se frayer un passage vers la mienne. J'entrouvris les lèvres de bonne grâce et me laissai engloutir par le baiser, qui devenait de plus en plus sensuel. Quand nous finîmes par nous séparer, nous avions tous les deux du mal à respirer, et Sherlock en particulier avait l'air à bout de souffle. Je me retrouvai bientôt assailli par mon compagnon qui, non content d'avoir pris le dessus de la situation, avait glissé une jambe entre les miennes et se frottait contre moi.
"Sh-Sherlock!"
"Oui, John?"
Sa voix était descendue d'un ton ou deux, et le timbre, plus grave qu'à l'ordinaire, me fit frissonner.
"Je… Mmm… On pourrait nous entendre…"
"Annabelle dort avec de la musique sur les oreilles, et Mrs Hudson prend des somnifères. Personne ne va nous entendre. Crois-moi."
Je pensai vaguement que Ches', lui, pourrait nous entendre, mais je me gardai bien d'exprimer cette idée à voix haute. D'ailleurs, j'oubliai totalement ce à quoi je venais de penser quand Sherlock se mit à sucer la base de mon cou.
"Oh, mon dieu…"
Il se mit à rire doucement et me glissa à l'oreille, la voix rauque de désir :
"Tu peux m'appeler Sherlock."
Je frissonnai, et je m'abandonnai à lui sans même chercher à prendre le contrôle de la situation. Il se frotta contre moi, de manière assez hésitante d'abord, puis de plus en plus franchement, jusqu'à ce que nos mouvements à tous les deux deviennent erratiques et que le plaisir nous submerge, souillant les pantalons de pyjama que nous n'avions même pas pris la peine d'enlever.
Je me blotti, rassasié, entre les bras de Sherlock, et je m'endormis presque aussitôt.
J'appartenais à quelqu'un.
Tout était parfait.
Ches' a toujours raison, John, il faudra t'y faire :)
Bravo pour tous ceux qui avaient deviné qu'Annabelle serait de la famille, même si vous n'aviez pas deviné le bon lien de parenté :p Vous méritez tous un cookie :D
Review?
- Layla
