Bonjour! *retour de Layla après une semaine de vacances*
Me revoilà, donc, et je suis contente de me remettre à cette histoire après avoir digéré vos commentaires :) Je suis désolée d'avoir été si longue à poster ce chapitre, mais je vous jure, il est frais du jour, c'est juste que j'ai profité de mon nouvel appartement avec l'homme de ma vie, et que mon ordinateur est resté sagement chez mes parents, où je l'ai... oublié. Vous me pardonnez? *puppy eyes*
Réponses aux reviews 'anonymes' :
- Yuki Hiromoto : Tu peux avoir un cookie quand même alors :p
- ChocolatePeanut : tu as encore oublié de signer ta review :p Bon, bon, je vais essayer de te surprendre dans ce chapitre :p (mouhaha, je le savais qu'elle ferait son petit effet cette réplique xD) Non, non, Ches' a juste un très bon instinct xD Et non, je ne regarde pas Docteur Who :)
- cumbercollective : Thank you so much :D Waaaaow, I have fans? O_O That's so cool *_*
Sinon, je vous rappelle que je ne détiens aucun droit sur la série Sherlock, et que le rating de cette fic est M pour une raison. Si vous n'avez pas l'âge requis, faites demi-tour maintenant ou soyez maudits à jamais, mouhahaha!
Non, je ne craque pas. Bonne lecture! :D
Je me réveillai le lendemain matin dans un lit vide de Sherlock, et je compris assez vite qu'il discutait avec Annabelle dans la cuisine. J'allai me débarbouiller et m'habiller à la salle de bain avant de les rejoindre et découvris que Sherlock avait laissé sa marque à la base de mon cou. Je boutonnai ma chemise jusqu'au col, et entrai dans la cuisine les joues encore légèrement roses.
"Oh, bonjour John."
Le… Oh, comme j'allais le tuer s'il arborait ce sourire narquois une seconde de plus!
"Bonjour Sherlock. Annabelle."
Elle m'adressa un grand sourire, et je remarquai que ses boucles d'oreilles représentaient un gros chat rose. Ches' était roulé en boule sur ses genoux, et il avait l'air très à l'aise avec elle.
"On dirait que tu as apprivoisé Ches'."
"Oh, oui, disons que ça n'a pas été difficile, il se souvenait de moi, après tout."
"Pardon?"
"Mrs Hudson ne vous l'a pas dit? C'est moi qui l'ai aidée à trouver ce petit bonhomme pour vous, et je l'ai gardé chez moi quelques jours avant de le lui amener."
Le Silence entra dans la pièce et regarda notre petit groupe muet, dont les deux tiers étaient abasourdis.
"Je me disais aussi que ce chat avait une personnalité bizarre…", grogna mon compagnon.
Annabelle se mit à rire.
"Ça, je n'y suis pour rien, crois-moi! Il était déjà comme ça quand je l'ai accueilli, et je n'ai rien fait pour l'encourager en ce sens."
"Tiens, tu n'as jamais parlé de ça…"
"John Watson, combien de fois devrais-je te répéter que, me trouvant dans ta tête, je ne peux rien te dire que tu ne sache déjà, au moins inconsciemment?"
"… Bon, bon, pas la peine de m'agresser…"
"Bien. John, avale vite quelque chose, on part dans quelques minutes."
Non, je n'avais pas frissonné quand il avait dit avale, non, je…
Je me secouai et évitai de penser pendant les quelques minutes qui suivirent. Après avoir ava… mangé mon toast, je suivis les deux Holmes dans la rue, où un taxi nous attendait. Le trajet dura plusieurs dizaines de minutes, et le véhicule finit par s'immobiliser devant un immeuble à appartements dont l'architecture me rappelait celle de mon ancien immeuble.
"Voilà, on y est. C'est au huitième étage."
L'appartement que nous découvrîmes au bout de l'interminable trajet en ascenseur était, au mieux, minuscule, mais Annabelle avait réussi à ne pas encombrer de figurines et de livres les quelques mètres carrés où tenait la cuisine. C'est dans cet espace libre qu'elle avait laissé le corps, autour duquel les insectes se multipliaient déjà.
"Bien, Annabelle, où est l'appartement de ce monsieur?"
"Juste à côté, pourquoi?"
"Tu vas voir. John, tu vas m'aider à transporter ce monsieur jusque chez lui."
Je soupirai mais hochai la tête.
"Annabelle, tu vas appeler la police."
"Quoi? Mais, Sherlock…"
"Si tu suis mes ordres à la lettre, tout ira bien."
Pendant que Sherlock lui laissait ses instructions pour le coup de téléphone, j'examinai les blessures de la victime, et je remarquai que les lacérations que j'avais aperçues sur son visage étaient des marques d'ongles, probablement causées par l'assassin.
"Devrais-je dire : par la victime? Ça ressemble au genre de blessures que laisserait une femme sur un homme qui essaierait de lui forcer la main…"
Je me tournai vers Sherlock, qui me regardait travailler pendant que sa cousine relisait ses instructions, et il hocha légèrement la tête, comme pour me dire qu'il en était arrivé aux mêmes conclusions que moi. Je soupirai et empoignai le cadavre avec l'aide de mon compagnon.
"Tout le monde est prêt?"
Annabelle et moi hochâmes la tête, et nous nous mîmes en route.
Nous déposâmes le cadavre au milieu du salon et laissâmes la porte entrouverte en quittant l'appartement. Annabelle venait de reposer le téléphone, et elle tremblait de tous ses membres.
Sherlock s'approcha d'elle et lui murmura, à voix très basse :
"Je me récurerais les ongles si j'étais toi."
Elle se tourna vers lui, un petit sourire sur le visage, et lui répondit :
"Pour qui me prends-tu, une idiote?"
"Je n'oserais jamais penser ça d'une Holmes, ma chère."
Le sourire de la jeune fille s'élargit un peu, et je me dirigeai vers la cuisine pour faire bouillir de l'eau pour le thé. Quand la police arriverait, nous en aurions bien besoin.
oOoOoOo
Annabelle, comme prévu, ne fut soupçonnée à aucun moment de l'enquête. Il s'avéra que son voisin était recherché pour des crimes sexuels allant de l'attentat à la pudeur au viol, et les policiers décidèrent de clore l'affaire quand ils réalisèrent que la seule personne qu'ils auraient pu accuser était la jeune femme traumatisée qui les avait appelés.
Mon compagnon et moi retournâmes à Baker Street, et je fus ravi de pouvoir me laisser tomber dans le canapé après m'être débarrassé de mon manteau.
"John…"
"Mmm?"
Il s'allongea sur moi et m'embrassa si subitement que je ne parvins pas à me retenir de gémir lorsqu'il glissa sa langue entre mes lèvres alors que ses mains se frayaient un chemin sous ma chemise.
"Sherlock?"
"Mmm?"
"Qu'est-ce que tu…"
"Je profite de la solitude que nous avons retrouvée."
Il m'embrassa à nouveau, et j'adressai une prière muette à toutes les divinités pour que Sherlock ait fermé la porte à clef et que Ches' ne mette pas une patte dans le salon. Il n'était pas question que je quitte le canapé pour aller m'assurer de l'un ou de l'autre.
Alors que nos vêtements s'empilaient sur le sol au fur et à mesure, je réalisai que je n'osais jamais initier aucun contact de peur de dépasser les limites de Sherlock. Je me demandais si ça ne lui posait pas de problème, mais n'osai pas formuler ma question à voix haute. Je me contentai de prendre ma décision et de retourner la situation pour me trouver au-dessus de Sherlock, désormais complètement nu.
"John?"
"Oui?"
"… Tu as une idée derrière la tête."
Je lui souris et l'embrassai langoureusement avant de descendre lentement le long de sa gorge jusqu'à son torse, que je couvris d'une ligne de baisers qui rejoignait son nombril. À ce stade, il frissonnait déjà, et je sentis l'une de ses mains se glisser dans mes cheveux alors que je levais les yeux vers lui.
"John…"
Je ne répondis pas tout de suite. Je déposai un baiser juste sous son nombril, et murmurai, la bouche contre sa peau :
"Voyons voir ce que je suis capable d'avaler, Sherlock…"
Ses yeux s'écarquillèrent, et je léchai, de manière délibérément lente, l'extrémité de son membre. Il laissa sa tête retomber sur l'accoudoir du canapé, et je sentis la main qui était dans mes cheveux se crisper sous la caresse de ma langue. Je le pris lentement en bouche, et le simple fait de savoir que les gémissements qu'il laissait échapper étaient dus à mes actions m'excita moi-même à un point que je n'aurais jamais pu imaginer.
Je me laissai guider par ses réactions pour savoir si ce que je faisais lui plaisait, et je le sentis bientôt se crisper de plus en plus sous mes caresses. Je glissai la main entre mes jambes, et je le sentis se répandre dans ma bouche alors que mon désir explosait entre mes doigts. Il me regarda alors que j'avalais sa semence et son regard voilé par le plaisir me donna presque envie de recommencer encore et encore, pour revoir cette expression de pur émerveillement sur son visage.
Je m'essuyai la bouche du revers de la main et remontai vers son visage pour déposer un léger baiser sur ses lèvres.
"John…"
"Oui?"
"Je t'aime."
Je lui souris, et je me dis une seconde que je devais avoir l'air niais, mais je m'en fichais un peu.
"Je t'aime aussi, Sherlock."
Je me laissai tomber sur lui et profitai de sa chaleur autour de moi alors que je baignais dans notre brouillard post-orgasmique.
"John?"
"Mmm?"
"Je crois qu'on a besoin d'une douche."
Je hochai la tête et me levai difficilement avant de lui tendre la main pour l'aider à se lever. Les genoux un peu flageolants, il se dirigea vers la salle de bain pendant que, poussé par la curiosité, je me dirigeai vers la porte de notre appartement.
Elle n'était pas verrouillée.
Je tournai la clef et rejoignis Sherlock à la salle de bain. J'allais devoir lui apprendre à faire preuve de plus de vigilance.
Aucun de nous ne voulait que Mrs Hudson meure d'une crise cardiaque, après tout.
La sécurité avant tout, merci de nous le rappeler, John! :)
J'espère que ce petit chapitre vous a plu!
Review?
- Layla
