Encore une fois je m'excuse sincèrement pour mon retard... :s J'envoie celui-là et un prochain très vite


Chapitre 23 - Central Park

Ils revinrent finalement tous à leur hôtel afin de se présenter à l'accueil, accompagnés de Mr Schue qui était plutôt nerveux en ce qui concernait les Nationales approchant et qui insista pour qu'ils se couchent tôt ce soir. Tout le monde hocha la tête pendant son sermon, comme s'ils étaient de sages petits adolescents sans reproche, et dès que leur professeur eut quitté la chambre la bataille d'oreillers reprit de plus belle.

Jake et Marley voulurent séeclipser de la pièce en chahut et avant que la porte ne soit fermée derrière eux Sam tira Blaine par la manche pour qu'il le suive.

Le couloir devint étrangement sileucieux une fois la porte close.

- Désolé, mais on a besoin d'un peu passer du temps seuls - Oh, tu n'es pas Ryder, constata Jake en se retournant.

- Non, définitivement pas. Et nous aussi on est sur le point de passer du temps seuls, dit Sam en faisant tressauter ses sourcils.

- Alors ca marche tous les deux deux ? demanda Jake d'un air curieux.

- Jake ! s'indigna Marley en lui filant un petit coup de poing. Tu ne poserais cette question à aucun autre couple.

- C'est pas grave, la rassura Blaine tandis que Sam répondait : Bien sur que ca marche, Blaine et moi nous nous complètons.

- Oww, fit Marley.

Jake sourit et passa un bras autour de ses épaules pour l'embrasser sur la joue.

Blaine s'arrêta pour les laisser partir devant eux.

- Qu'est-ce qu'il y a ? voulut savoir Sam.

Ce que tu viens juste de dire...

C'était trop c'est ca ? Oh punaise !

Sam se couvrit le visage de ses mains mais Blaine les en enleva.

- Non Sam, je pensais exactement la même chose plus tôt dans la journée !

- C'est vrai ?

- Je... Je suis vraiment content qu'on soit ensemble, dit Blaine. Vraiment.

Il laissa tout en légèreté ses lèvres effleurer celles de Sam, se reculant juste assez pour maintenir le contact visuel. Ses mots n'exprimaient même pas à moitié l'intensité de ce qu'il ressentait, combien il aimait être avec Sam chaque seconde de la journée.

- Je suis heureux, aussi, répondit Sam. Mais il faut qu'on y aille. J'ai prévu quelque chose et je ne veux pas que nous soyons en retard.

Et voilà qu'il était parti, le sentiment-d'amour-dans-l'air. Blaine se recula et acquiesca, ravalant sa déception sur l'instant spécial qui venait de se briser pour suivre Sam, qui se dirigeait bon train vers l'ascenseur.

Après tout ils étaient en route pour un rendez-vous officiel, leur tout premier depuis qu'ils étaient en couple.


Central Park était le plus grand parc que Blaine avait jamais vu. Il se trouvait assis sur un banc, regardant les gens en train de promener leur chien, les enfants et les couples se tenant la main. Il n'y a pas longtemps il s'était trouvé ici en compagnie de son petit ami, lui aussi. Mais Sam l'avait amené à cet endroit exactement, lui avait dit de ne pas en bouger puis avait disparu Dieu sait où.

Le Soleil avait suivi sa trajectoire et dispensait déjà de longues ombres au sol, peignant les bancs libres d'une lumière orangée. En dépit du bruit alentours et de la pression des Nationales de demain le temps semblait rester figé. Peut-être était-ce l'attente de Sam qui provoquait cela.

Pas loin de lui des pigeons se disputaient pour de la nourriture laissée au sol et ils s'envolèrent quand des cheveux tirant une calèche arrivèrent droit sur eux. Blaine la regarda avec étonnement ; c'était le genre de chose qu'on ne voyait que dans les films. Les films, sentimentaux, à l'eau de rose, et destinés aux filles. C'est exactement ça.

L'attelage se stoppa juste à son niveau et Blaine eut la chance d'admirer les chevaux à la robe baie lustrée et le cocher typiquement New-Yorkais qui les conduisait. Il fit même un clin d'oeil complice à Blaine, qui était bien trop intrigué par ce qui se trouvait devant lui pour montrer de véritable réaction.

Puis son coeur cessa de battre un moment lorsqu'il reconnut Sam sur la place passager. Le garçon aux cheveux blonds comme les blés descendit de la calèche, tenant un bouquet de fleur et arborant un large sourire radieux.

Blaine se leva malgré ses jambes qui tremblaient. Etait-ce vraiment possible ou bien tout ça était le fruit de son imagination ?

Mais la vision se prolongea. Sam vint jusqu'à lui et lui offrit les fleurs ; un mélange de roses rouges, tulipes et lilas.

- Je t'ai pris des fleurs, mon cher et tendre.

Blaine prit le bouquet et plongea son nez dedans.

- Waw, Sam, c'est... Merci. Je les adore !

- Monterais-tu avec moi pour un tour ?

Sam présenta son bras, et Blaine simplement le prit. Il était encore trop ébahi pour dire quelque chose d'intelligent. Après un clignement d'yeux il s'assit dans la calèche qui prit le départ, avec une odeur de fleurs fraiches s'épanouissant dans l'air et le bras du garcon le plus mignon du monde entier reposant sur ses épaules.

- Comment tu as... Quand as-tu eu le temps et...

- S'il-te-plait, Blaine. J'essaie de te faire la cours alors ne pose pas de questions.

- Hm... Ok, expira Blaine tout en se disant de se calmer.

Très bien, alors. Se faire conduire à travers Central Park, lors d'une douce soirée d'été. Qui par ailleurs ne faisait que commencer. C'était juste, waw.

La banquette du calèche était confortable et les gens au-dehors paraissaient tellement loin d'eux, comme s'ils étaient dans un autre monde. Blaine se détendit contre Sam et prit une profonde inspiration.

- Ca te plait ? demanda Sam doucement.

- Oui ! Oui, ca me plait !

- Bien, je n'étais pas sur... De comment de comment te rendre heureux.

- Oh, Sam...

- Non, écoute-moi. Je veux que tu sois tellement heureux que tu en oublies que la Terre peut être un endroit nul parfois. Du genre naïvement heureux. Comme un enfant qui n'a jamais reçu rien d'autre que de l'amour. Je sais que je ne peux pas réussir tout le temps mais je peux au moins essayer. Tu m'as donné tellement déjà... Je... Ne saurais te dire à quel point...

Sam commencait à bégayer et il inhala, Blaine sentait son torse bouger de plus en plus vite. Il posa donc une main dessus, à l'endroit où le coeur de Sam était, lui disant sans avoir besoin de mot de se détendre.

Sam tourna sa tete vers Blaine, marmonnant dans sa barbe.

- Tu mérites tellement plus.

- C'est parfait, Sam. Tu es parfait.

Sam inspira une fois encore.

- Il ne s'agit pas de moi. C'est tout à propos de toi.

- Non, il s'agit de nous. Du moins je l'espère. Parce que tu es la meilleure chose qui me soit arrivée depuis très longtemps.

La calèche prit un tournant et traversa une allée où les taches de lumière de la fin d'après-midi dansaient sur le sol.

- Et tu es la meilleure chose qui me soit jamais arrivée. Pas seulement romatiquement, je veux dire. L'année tout entière était tellement géniale. Tu es vraiment un ami super. Et je ne peux pas croire que tu veuilles vraiment de moi ! Je ne suis pas bon dans les relations, j'ai tendance à tout foutre en l'air. Mais tu dois me promettre de toujours me dire si je fais quelque chose de pas bien, pour que je puisse le changer.

- Il ne s'agit pas de faire les choses bien ou pas bien, Sam. Ce qui importe c'est de s'aimer l'un et l'autre.

- Mais même, il y a tellement de chose qui pourraient mal tourner, dit Sam.

Sa main caressa l'épaule de Blaine, et celui-ci prit son autre main dans la sienne. Il se trouvait incapable de parler parce que la seule chose qui lui venait au bord des lèvres était "Je t'aime" et c'était vraiment vraiment trop tôt, trop déraisonnable, trop cliché peut-être. Ce rendez-vous était un grand pas en avant pour Sam, un progrès, et ils devaient veiller à n'aborder qu'une étape à la fois.

De plus, Blaine ignoraient si ces sentiments qu'il pensait si profonds n'étaient pas le résultat des verres à lunettes roses que tout le monde avait au début d'une relation. Il ne voulait pas les dévoiler trop tôt et s'abandonner à l'illusion que tout marcherait tant qu'ils s'accrochaient assez fort à cette soi-disant certitude. Parce qu'ils savait maintenant que ce n'était pas comme ça que les choses fonctionnaient.

- Oh, le tour est presque terminé, dit Sam quelques minutes plus tard. Ca se finit au portillon.

Il désigna l'entrée vers laquelle ils s'approchaient.

- Après ca on peut aller manger un bout. Tu as faim ?

- Un peu, dit Blaine bien qu'il soit encore trop excité pour que lui vienne véritablement l'envie de manger.

Sam lui avait acheté des fleurs et emmené pour une virée romantique tiré par un attelage de conte de fées. Wow. Cette journée ne pouvait pas devenir meilleure.


Mais elle pouvait devenir pire.

- Comment as-tu osé ?

Repus d'amour et de nourriture Blaine et Sam étaient retournés à leur hotel. Il était dix heures du soir et Blaine n'avait pas pensé qu'il y aurait de confrontation avec les autres membres du Glee Club exceptés les garcons avec qui ils partageaient une chambre. Mais ils étaient là, assis dans le hall et buvant comme si demain était juste un autre jour de vacances. Garçons et filles -ce qui incluait Tina bien sûr- les virent dès qu'ils entrèrent.

Avant qu'ils puissent filer en douce elle se tenait devant eux, les mains sur les hanches.

- Comment as-tu pu nous laisser seules avec Kitty ? Et sans un mot ! Disparu comme si on t'avait kidnappé.

- Hum, mais je te l'ai dit -

- Tu ne me l'as pas dit. Tu m'as fait un signe d'au revoir. Un signe !

- Ne sois pas en colère contre Blaine, Tina, c'est de ma faute, intervint Sam.

Blaine secoua la tête.

- Ce n'est de la faute de personne. Tina, ta réaction est vraiment exagérée. Et pas seulement aujourd'hui, tu as vraiment les nerfs à vif depuis que tu sais pour Sam et moi.

- Oui gars, tu agis comme si tu était jalouse, dit Sam en levant un sourcil. Est-ce que tu l'es ?

- C'est - ne change pas de sujet ! dit-elle.

- Alors ce ne te fait rien du tout quand je fais ça, dit Sam avant de prendre la main de Blaine dans la sienne.

Blaine soupira et eut un bref regard vers le coté. Ce n'était pas nécessaire de provoquer une dispute maintenant non ?

- Bien sûr que je m'en fiche, dit Tina avec aplomb.

- Et si j'embrassais Blaine ?

Oh pitié, ce ne sont que des gamineries !

Elle secoua la tête et s'en alla.

- Yep, jalouse, dit Sam.

- Ce serait mieux que j'aille lui parler en privé, suggéra Blaine.

Bien sûr qu'il avait conscience du fait que Sam n'avait toujours pas relaché sa main, mais il se sentait vraiment mal pour Tina. On ne choisissait pas la personne qu'on aimait !

- Maintenant ? De ce que j'en juge la chambre est vide, dit Sam, en jetant un coup d'oeil aux garcons qui étaient en effet tous assis ici, riant et buvant.

- Oh ?

Blaine accrocha ses yeux à ceux de son petit ami qui fit tressauter ses sourcils.


Cinq minutes plus tard ils étaient dans l'un des lits, s'embrassant langoureusement. Cela finissait en feu d'artifice la soirée d'une façon que Blaine n'aurait jamais osé penser, que ce soit par Sam qui n'avait pas insisté pour qu'ils allument la lumière (après tout il faisait presque nuit dehors) ou sa main qui se trouvait dangereusement basse sur le dos de Blaine alors qu'ils étaient allongés, l'un en face de l'autre.

Les halètements et bruits de baiser étaient tout ce qu'ils avaient à se dire pendant plusieurs minutes. Blaine apprécia le toucher des doux cheveux de Sam et de son cou, ses lèvres toutes humides et son nez passant la peau de son visage. Quand il inspirait il avait Sam dans ses poumons et en expirant il retournait simplement la faveur.

Son bas-ventre devenait plus brulant à mesure qu'ils poursuivaient, mais après toutes ces soirées passées avec Sam Blaine savait comment garder le contrôle dessus. Blaine avait juste à se retirer au bon moment. Faire arriver sa main sur le torse de Sam était la première étape. Il le caressa, traçant des lignes sur la chemise et le ventre, avant de revenir à l'aire du coeur et de poser sa main en entier dessus. Il n'avait alors plus qu'à pousser, si doucement que Sam comprenait le message sans avoir à trop s'écarter.

Sam rompit le baiser comme prévu. Il frotta ses lèvres chaudes contre la joue de Blaine et la main qui était sur son dos vint vers le devant... afin d'enlever la main de Blaine qui se trouvait sur son torse. L'instant d'après le corps de Sam se pressait avec douceur mais néanmoins fermeté contre Blaine qui était trop surpris pour protester. Une seconde plus tard il était étendu en dessous de Sam, les lèvres du blond revenues sur les siennes. Oh, et puis tant pis. Quelques instants de plus ne pouvaient pas faire de mal et puis les autres ne reviendraient pas avant une bonne demi-heure. Du moins c'est ce que Blaine espérait.

- Blaine... ?

- Oui.

Pas besoin de faire le timide, murmura Sam.

Il vint chercher derrière son propre dos pour prendre le bras de Blaine et l'emmener plus bas. Blaine sentit du jean et quelque chose de plus ferme sous ses doigts et instinctivement ses mains l'agrippèrent. Sam se pressa plus intimement contre Blaine et, oui, délibérement et en plein contre son entrejambe. Blaine vit blanc dans son esprit. Le sang pulsa tout vers le bas de son corps et nulle part ailleurs, augmentant la température de la pièce d'au moins trente degrés.

Quelque part très loin à l'arrière de son esprit il se souvint de quelque chose...

- Sam, tu es sur ?

Souffle chaud dans son oreille : "J'en ai envie."

- Hm-ok.

Comment pouvait-il demander quoique ce soit de plus. Blaine enroula une jambe autour de Sam et souleva ses hanches pour sentir plus de la chaleur irradiant de son corps, en se frottant à lui. Ils trouvèrent lentement un rythme entre leurs mouvements et leurs baisers. Bientôt Blaine ne parvint pas à le maintenir. Il laissa son visage dans les cheveux de Sam et haleta pour plus d'air, ayant besoin de plus et encore plus de friction entre ses jambes.

A chaque fois que Sam émettait un son, contenu dans la mesure du possible, cela se répercutait tout droit dans le corps de Blaine. C'est l'un d'eux qui fit escalader puis enfin exploser les choses. Les doigts de Sam s'agrippèrent à l'épaule de Blaine et le blond gémit - normalement pas quelque chose qui l'aurait particulièrement excité - et Blaine vint.

C'était désagréable ses vêtements devenant tout humides mais à la fois tellement plaisant, de respirer toujours l'odeur de Sam et de le sentir tout autour de lui. Le blond s'était déjà calmé mais restait allongé sur Blaine, dorlotant son cou de ses bons soins.

Durant les derniers instants Blaine se tourna vers Sam et attrapa ses lèvres, appréciant simplement la chaleur de leurs bouches soudées l'une à l'autre. Son corps se décontractait, mais son coeur battait encore comme un fou. Blaine refusa d'ouvrir ses yeux tandis qu'il commença à bouger ses lèvres, le goût de Sam était tout ce dont il avait besoin.

- Je vais devoir commencer à t'appeler Mister Sex, put prononcer Sam sans se retirer.

- Uniquement si j'obtiens le droit de t'appeler Cul Brulant.

- Arrête ton langage sale immédiatement ou je ne réponds plus de rien.

Blaine sourit. Le baiser s'évanouit. Il laissa sa tête reposer sur l'oreiller et chercha à capter le regard de Sam. Comme il faisait sombre il ne put trouver ses yeux, et sa main atteignit l'interrupteur de la lampe de chevet.

Sam crispa les yeux quand la lumière survint. Puis il les cligna et laissa finalement Blaine plonger dedans, dans ses yeux verts qui lui faisaient toujours l'effet d'étoiles.

- Alors ?

- Alors... Quoi ?

- Tu as aimé ?

Ok, c'était idiot et cliché de demander mais Blaine se devait de le faire.

- Mec - non, j'ai complètement détesté. Evidemment que j'ai aimé... Sérieusement, Blaine !

Sam roula des yeux et roula finalement lui-même sur le lit.

- Je veux dire, tout va bien ? Pas de flippes ?

- Pas cette fois. J'avais passé pas mal de temps à m'imaginer... Les détails.

Sam rougit et Blaine ne put s'empêcher de sourire largement. Il se pencha pour lui donner un bref baiser.

- Il faut que je change de pantalon.

- Peut-être qu'on ne devrait pas dormir l'un à coté de l'autre ce soir, dit Sam. C'est trop dangereux.

- Comme tu préfères.

- Eh bien, les autres - oh MERDE !

Sam se redressa d'un bond et regarda la porte.

- C'était fermé ?

Blaine se leva lui-même pour attraper sa valise glissée sous le lit et se changer rapidement tandis que Sam allait vérifier la porte. Bien sûr Blaine avait pensé plus tôt à la verrouiller de l'intérieur mais il était néanmoins content que personne ne les ait interrompus.


à très vite ;)