Voilà le chapitre 5.

Pour répondre à la reviews sur mon rythme de publication, l'histoire est déjà écrite, c'est pourquoi je peux publier tous les jours.

Merci beaucoup pour les reviews, elles sont appréciées.


Le téléphone sonna. Spencer essayait d'émerger de son sommeil comme on sortait d'une nage en eau agitée. Il saisit l'objet, appuya sur la tonalité et répondit :

« Spencer Reid. »

« Spencer, on a une affaire. Morgan passe te prendre dans vingt minutes. » L'agent Jennifer Jarreau raccrocha avant qu'il est pu confirmer ou non sa présence, avait-il seulement le choix ?

Il regarda son réveil qui indiquait 5h30, il se leva et suivit son petit rituel matinal en accéléré, le premier café serait sans doute celui qu'il prendrait au bureau pendant le débriefing. Il prit son sac d'affaires propres, prêtes pour les interventions d'urgence, il y ajouta ses médicaments, et sortit de son appartement qu'il prit soin de verrouiller, avant de descendre sur le trottoir. Les lampadaires donnaient une lueur fantomatique aux lieux et très peu de personnes circulaient dans les rues.

« Reid ! » Morgan l'interpella. Le jeune homme se tourna alors vers la voiture de son collègue et y monta.

« Tu n'as pas l'air d'avoir bien dormi. » se permis de constater Morgan.

« Pas assez. » marmonna Reid.

« Tu auras tout le trajet en jet pour te reposer. » Spencer ne dit rien, il avait du mal à s'endormir et la perspective de devoir se droguer dans le jet ne l'enchantait pas plus que ça. Il attendrait sa prochaine nuit de sommeil. Le trajet commença. Ils étaient silencieux, Morgan n'avait manifestement pas assez dormi non plus. Reid se contentait de regarder les passants et il remarqua que certains se drapaient dans de longues tenues et portaient une sorte de petit chapeau sur la tête. Il reconnu les musulmans qui se rendaient à la mosquée, première prière avant le levé du jour.

« La prière du Soubh » marmonna Reid, ramenant Morgan à s'intéresser à lui.

« Pardon ? » demanda t-il

« Non rien, je disais juste qu'il y a bien peu de monde dans les rues. »

Morgan balaya les trottoirs du regard et ne put que confirmer ce que son ami avait dit, à part quelques personnes et les premiers travailleurs, il n'y avait presque personne. Mais c'était ce « presque » qui intéressait Reid.

« Vous voulez des croissants ? » proposa JJ aux deux garçons qui venaient d'arriver. « les français en stage dans la recherche antiterroriste les ont apportés d'une petite boulangerie dans Washington où ils vont se ravitailler, ils ne s'acclimatent pas à nos petits-déjeuners. »

Morgan en attrapa deux et en tandis un à Reid.

« Mange, ça te fera du bien. »

Reid prit le croissant des mains de son ami, il n'avait pas mangé depuis le déjeuner de la veille, les médicaments lui coupaient la faim, et ils savaient qu'il avait perdu du poids ces derniers temps.

« Allez chercher un café et tout le monde en salle de réunion. » ordonna Hotch, la mine grave, un dossier sous le bras.

« ça ne plaisante pas ce matin. » dit Morgan.

« Si tu avais vu le dossier, tu ne plaisanterai pas non plus. » confirma Garcia avant de trottiner vers la salle de réunion pour préparer le matériel.

« Bon, et bien allons chercher ce café. » lança Morgan qui se demandait ce que ça allait bien pouvoir être.

« Merci à tous d'être venu si vite. » commença l'agent Hotchner. « Aujourd'hui, et ironiquement, c'est encore sur une affaire d'enlèvements que nous allons travailler. Garcia. »

Leur amie lança les images, plusieurs petits garçons, autour de sept ans avaient disparus dans les environ d'une petite ville de Pennsylvanie et la psychose s'était peu à peu installée et renforcée quand des randonneurs avaient retrouvé les casquettes de certains dans les bois. Rien de bien réjouissant. Chacun des membres de l'équipe y allait de son idée sur le profil du tueur. C'était des réactions « à chaud » mais elles servaient souvent de base aux enquêtes.

« La police nous attend sur place. »

Ils se levèrent. Secrètement ils avaient tous espérer pouvoir passer un peu plus de temps au bureau, à Quantico, mais les criminels se moquaient de savoir qu'ils auraient aimé avoir une vie de temps en temps.

Le jet décolla, chacun y allant de son petit commentaire, tandis que Garcia envoyait les fichiers sur les tablettes de sa base à Quantico. Elle ne quitterai pas les bureaux tant que l'enquête serait en cours, et elle ne serai rassurée qu'une fois tout le monde sain et sauf à la maison. L'équipe était une grande famille.

Spencer était assis dans un des fauteuils du jet, il regardait les premiers indices envoyés par Garcia à la recherche de connexion que pourrait faire son cerveau mais rien ne lui venait.

Prentiss et Morgan échangeaient des débats animés tandis que JJ, Hotch, et Rossi réfléchissaient en silence. Ils atterrirent.

Les disparitions d'enfants étaient un sujet que maîtrisait bien le département et ils savaient tous que c'était quelque chose de délicat étant donné que les parents étaient autant en place de suspect que de victimes et de témoins. Hotch avait demandé à ce que leur venue ne soit pas médiatisée, pour ne pas que le coupable ne se sente menacé et ne tue les enfants. Les tâches furent ensuite répartie et Reid se retrouva dans le groupe de JJ à faire le tour des loisirs des enfants.

« C'est comme cherche une aiguille dans une botte de foin. » dit JJ en arrivant près du terrain de football.

« Plutôt une aiguille dans une pile d'autres aiguilles. » corrigea Reid.

Garcia leur avait envoyé la liste de tous les loisirs de la plupart des enfants, et, comme c'était une petite ville, il y avait beaucoup de similitudes.

« Quand j'étais petit, la seule activité que je m'autorisais était la bibliothèque. » dit Reid.

JJ n'était pas surprise. Ils rencontrèrent l'entraîneuse de l'équipe de football, c'était une jeune fille d'à peine dix-huit ans qui ne correspondait pas au profil.

Ensuite ils se rendirent chez les scouts, une activité de pleine nature qu'un garçon qui avait grandi à Las Vegas comme Reid n'arrivait pas à comprendre.

« Quel est l'intérêt d'aller passer plusieurs jours dans une tente au milieu des bois ? »

Non vraiment, pour Reid c'était jouer au petit chaperon rouge...