Et voici le chapitre 6.

Pour répondre aux reviews, oui j'utilise parfois des dialogues de la série, bien vu. ;)

J'espère que vous apprécierez la suite.

Bonne lecture.


« Hey Spence ! » lança JJ pour réveiller le jeune homme qui somnolait sur un des canapés du commissariat de police où ils vivaient depuis trois jours.

« JJ.. » marmonna t-il avant de s'asseoir et de se frotter les yeux. Ça faisait déjà 72h qu'ils étaient là à rechercher un psychopathe dans les bois, et ils vivaient tous dans le commissariat de police car le temps était toujours compté. Ils s'autorisaient des mini-siestes pour rester en forme, chacun leur tour. L'équipe épluchait les moindres pistes, mais tout les ramenait au bois qui entouraient la ville et si, au début, cela lui avait rappelé le Petit Chaperon Rouge, maintenant ça ressemblait plus à Hansel et Gretel... A part une maison en bonbons rien ne pouvait amener des enfants à rester aussi longtemps dans les bois... Leur crainte à tous avait été d'être tombé sur un réseau de trafic d'enfants et cette crainte était confirmée depuis quelques heures, Pénélope Garcia, leur agent préposée aux ordinateurs avait trouvé plusieurs des petits garçons mis en vente sur des sites pour pédophiles. L'urgence était grande de les retrouver avant qu'ils ne soient envoyés sur le réseau du trafic international.

Toute l'équipe était nerveuse et espérait un bon dénouement de l'enquête mais les suspects s'envolaient un à un avec des alibis vérifiés.

« Mais quel monstre peut bien vivre dans les bois ? » avait demandé JJ, et Spencer n'avait pas répondu car oui, c'était bien un monstre.

Il regardait par la fenêtre, le croissant de lune brillait dans un ciel nuageux, éclairant de sa pâleur les bois. Morgan, Prentiss, et Hotch étaient dehors avec les policiers de la ville et les chiens pour une nouvelle tentative mais les pistes se perdaient dans les rivières, la personne qui les avait enlevés connaissait bien les bois.

« JJ ? A t-on les dossiers des anciens scouts ? » demanda Spencer Reid.

« Non, on est parti du fait que la plupart étaient partis. » répondit-elle.

Rossi décrocha le téléphone et appela Garcia, il avait compris l'idée de Reid : qui d'autres mieux qu'un ancien scout connaissait les bois et ce que les enfants cherchaient dedans ?

« C'est comme si le loup avait mis la cape rouge... » continua Spencer. JJ le regarda. Décidément il était complètement dans son monde de contes de fées. Spencer ne dit rien quant à l'incrédulité de son ami, il savait, parce que sa mère était une grande professeur de littérature, que les contes de fées n'étaient pas de jolies histoires qu'on racontaient aux enfants pour les endormir, mais des fables pour romancer et dénoncer des dangers comme éviter de parler aux inconnus et ne pas faire confiance, voir garder sa chasteté... Des valeurs biens anciennes pour une société qui évoluaient à grands coups de séries télévisées.

« Et nous avons un gagnant. » lança la voix de Pénélope Garcia.

Le nom fut aussitôt transmis à Hotch, Morgan et Prentiss. JJ, Reid, et Rossi, sortirent en trombe du commissariat, courant à la voiture pour aller voir si le suspect se trouvait chez ses parents. Quant ils arrivèrent, ils découvrirent que la maison était excentrée de la ville, en lisière de forêt et bordure de ruisseau. La porte était close et ils prirent sur eux d'entrer, le temps était compté. Ils fouillèrent les pièces, une à une, avant de commencer à chercher trappes, grilles de ventilation, tout ce qui pouvait servir à cacher des enfants dans des caves ou de faux plafonds. Mais c'est l'équipe de Hotch, qui les rejoignaient par les bois qui trouvèrent l'abri antiatomique, un bloc de béton, vestige de la guerre froide qui se dressait devant eux, à la lisière du bois. De la maison ils entendirent les coups de feu, avant de voir Hotch et les policiers sortant les enfants, apeurés, mais toujours vivants. Ils soupirèrent de soulagement.

Spencer leva les yeux au ciel, les nuages avaient disparus, laissant la lune rayonner.

Ils rangèrent le matériel et remontèrent dans l'avion. Une fois dans le ciel, JJ demanda à Rossi comment il avait compris où voulait en venir Reid. Il répondit :

« Quand il a évoqué le conte de fées et les scouts j'ai pensé au joueur de flûte de Hamelin. Les contes de fées ont une part de réalité bien sombre JJ. »

Elle regarda Reid qui lui lança un sourire gêné. Il avait hâte de rentrer à Washington et de pouvoir dormir.

C'est au petit matin que l'avion se posa sur le sol. Le soleil se levait à peine. Hotch avait décrété qu'ils pouvaient profiter de leur journée et qu'ils se reverraient au bureau demain pour finaliser les dossiers déjà presque tous pré-écrits dans l'avion.

Morgan déposa Reid à la station de métro, il ne voulait pas qu'on le ramène, et préférait faire partit de ses « travailleurs de la nuit » qui prenaient les premiers métros pour aller dormir tandis que les autres prenaient les métros pour travailler. Alors il descendit vers le métro, et, à mi-escaliers, il croisa celle qui avait occupé son esprit quand il avait pu fermer les yeux, alors il se retourna et dit :

« Jolie foulard aujourd'hui. »

Elle arrêta sa course dans les escaliers et se retourna.