Chapitre 2:
Tel est pris qui croyait prendre
Haruka se leva doucement de son lit, frottant ses yeux encore endormis. Deux semaines étaient passées depuis l'incident survenu lors de son premier jour de classe. Le lendemain quand elle s'était réveillé, elle avait décidé de faire comme si ce qu'elle avait vu n'avait jamais existé. En d'autres mots, elle essaya de se persuader que rien de ce qu'elle avait vu n'était vrai. Cependant quelques jours après, elle était allé voir un psy, qui par la suite avait conclu qu'elle avait halluciné et que cette hallucination était due à un trop grand stress. Le stress. Haruka, était une habituée de ce sentiment, cette sensation. Depuis toujours, elle avait toujours stressé pour tout, aussi futile soit la raison.
A vrai dire, elle avait eu du mal à faire comme si rien ne s'étaient passés au début. Mais elle s'y était faite, et maintenant elle avait réussit à se persuader que ce qu'elle avait vu ou entendu ce soir-là n'était que pure imagination. Fuir la réalité. Elle était douée pour ça.
Le plus dure au départ, ce fut quand elle vit Konekomaru et Renzou Shima dans sa propre salle de classe. Elle avait du sortir une minute pour se passer de l'eau sur le visage, utilisant comme pretexte "les migraines passagères" pour les élèves curieux.
A vrai dire, elle avait pensé à suivre Konekomaru et Renzou Shima le soir pour vérifier si elle était réellement folle, mais elle avait bien vite renoncé à cette idée. Elle avait peur qu'une telle action n'entache encore plus sa santé mentale... Si elle avait commencé à suivre ses élèves, ont aurait d'hors et déjà pu la considérer comme une psychopathe débutante.
Par la suite, aucun évènement troublant ne teinta ses journées, c'est pourquoi petit à petit, il s'avera plus facile de prétendre n'avoir rien vu, rien entendu. Seulement, il lui restait un petit problème. Ou disons plutôt qu'il lui restait un problème d'environ un mètre quatre-vingt dix.
En effet, depuis cette incident, il lui était quasiment impossible de parler correctemetn au directeur. A chaque fois qu'elle le voyait au loin, elle se mettait à paniquer. Pourquoi ? Pour deux raisons majeurs. La première de ces raisons était qu'elle était passé pour une psychopathe devant lui et qu'elle avait eu honte de son comportement. Dès lors, elle l'avait évité avec soin pour éviter qu'il ai la moindre chance d'aborder le sujet de ses hallucinations. La deuxième raison majeur était le malaise habituel qu'elle ressentait lorsqu'elle était avec lui. Cet homme, elle n'avait pas confiance en lui. A chaque fois qu'elle le voyait au loin, elle arrivait à sentir une étrange aura malsaine. Elle ne voulait donc pas l'approcher.
Cependant, il arriva à quelques reprises que des faces à faces entre les deux personnages soient ineluctable. A ces moment là, Haruka avait envie de devenir invisible, d'autant plus qu'entre chacun de ses bégaiements elle avait l'impression de le voir s'amuser de la situation. Il percevait et emplifiait sa gêne, et elle n'aimait pas ça. Ses yeux verts la destabilisait, et elle perdait tout ses moyens. Rien de bien pratique.
Mis à part cela, Haruka avait pris goûts à sont travail, bien qu'à cause de ce dernier ses heures de sommeil avait considérablement réduit.
Ce matin, Haruka, ne se sentait pas très en forme. Pas qu'elle soit malade, non, mais elle avait une étrange sensation au creux du ventre. Chez elle c'était en général un signe qui n'annonçait rien de bon. Dans ces cas là, sa mère lui disait en général de rester au lit, afin que rien ne lui arrive. Sa mère avait toujours eu une oreilles attentives à tout les nombreux problèmes purement psychologique de sa fille. Aujourd'hui, sa mère était morte depuis déjà 4 ans. Comment ? Accident de voiture.
Alors qu'elle préparait son déjeuner, un rayon de soleil vint caresser sa peau. Le soleil. Il n'y avait rien de plus réconfortant d'après elle. Cela suffisait à la calmer. Elle déjeuna, se prépara et sortit de chez elle.
Elle commençait sa marche vers l'académie quand elle vit un petit chien blanc marcher sur le trottoir d'en face dans la même direction qu'elle. Haruka, n'aimait pas les animaux, mais elle ne les détestait pas non plus. Disons qu'elle s'en fichait éperduement. C'est pourquoi, après lui avoir jeter un petit coup d'oeil, elle s'en détourna rapidement, oubliant jusqu'à son existence en moins d'une minute.
Ha. Si notre jeune amie savait. Si elle savait que ce chien, n'était autre que son supérieur hiérarchique. Surement aurait-elle hurler. Ou alors, peut être aurait-elle simplement passé son chemin comme elle venait de le faire. Qui sait ?
Ce qui était sure c'est que le chien, lui, avait bien remarquer la jeune enseignante sans pour autant s'en préoccuper. Oui, après tout, comment une petite humaine de moins d'un mètre soixante cinq aurait-elle pu perturber en quoi que ce soit sa promenade matinal.
Ha. Si notre jeune ami savait. Si il savait que d'ici quelques semaines, il porterait une attention toute particulère à cette petite humaine.
Si ils savaient. Mais personne ne sait pour le moment alors continuons...
Quand elle arriva à l'académie, Haruka Hinode pensa très sincèrement que cette journée serait une journée comme les autres. Banale et paisible.
Durant la matinée, les élèves de ses classes furent tous dynamique, participant vivement aux cours pour son plus grand plaisir. La pause déjeuné qu'elle prit sur l'un des toits de l'acdémie lui fit le plus grand bien. Haruka ne mangeait pas avec les autres professeurs, pas qu'elle ne les trouve pas sympathique, non. Mais elle préfèrait de loin sa solitude à causes des efforts trop gigantesque qu'elle fournir pour entretenir une conversation avec quelqu'un.
C'est pourquoi elle avait longuement été à la recherche d'un endroit où personne ne la dérangerais et c'est le toit qu'elle avait choisit.
Seulement le destin n'en avait pas décidé ainsi. Elle entendit des bruits de pas, ainsi que des rires d'adolescent arrivé de l'escalier où elle était arrivé. Ne sachant trop quoi faire, elle rangea à la va vite tout son repas dans son sac. Puis elle partit se tapir dans un coin sombre du toit, là où les adolescent ne la verrait pas. C'est ce moment que choisir les étudiants pour arriver sur le toit.
" HAAAAAA ! Le soleil ! Enfin ! Troooop coool ! J'ai cru que j'allais mourir... Quel idée de nous enfermer dans des classes par un si beau temps ?!
- Rin, ne crie pas trop fort, nous ne sommes pas censé être autorisé à être là. C'est bien parce que nous sommes des Exorcistes que monsieur Méphisto Pheles nous autorise à nous balader un peu plus dans l'académie que les autres élèves mais c'est tout. Si on te voit, les gens vont se poser des questions. Inutile de s'attirer des problèmes. Et puis on ne sait jamais avec monsieur Mephisto Pheles après to... Rin ? Tu m'écoute ?
- Nan, je prend un bain de soleil. Tu devrais faire pareille ! Dit, Bon, Konekomaru et Shima vont venir manger avec nous ? Je leur ai dit de venir mais ils ont peut être oubliés.
- On verra bien."
"Je pense posséder un don... Le don de me trouver au mauvais endroit, au mauvais moment", songea la jeune rousse tapis dans l'ombre. Cependant, elle n'avait perdu aucune goute de ce que les deux jeunes garçon venaient de dire. Et un mot en particulier avait attiré son attention... "Exorcistes"... Elle équarquilla les yeux... Etait-ce un groupe terroriste dirigé par ce Mephisto Pheles ? Ou peut-être était-ce une secte ?
Elle commençait vraiment à paniquer. Elle était seule. Seule contre des potentiels criminels... Que faire ? De toute évidence son corp ne voulait pas bouger donc elle ne bougea pas. Et sa gorge était si sèche qu'elle ne pouvait en aucun cas en sortir un seul mot. Sa seule option était de rester là, sans bouger.
"Ha ! Te voilà Rin !
- Salut Konekomaru, Bon, Shima ! J'ai bien cru que vous viendriez pas. J'allais pas vous attendre mille ans avant de manger mon super bento !
-Bizarrement je m'en doutais !"
A partir de là, une conversation de pure adolescent débuta. Conversant d'abord sur la pile de devoir, puis sur le contenue des assiettes et enfin les discussions s'orientèrent vers le sujet préféré de tous les jeunes adolescent: les filles. Haruka entendit les noms "Shiemi" et "Izumo" qu'elle avait déjà entendendu deux semaine auparavant, puis elle entendit le top 5 des professeurs de sexe féminins les plus attirantes... Hélas, elle n'y était pas. Alors que la jeune femme commençait à avoir des fourmis dans tout le corps elle entendit enfin la sonnerie annonçant la fin de la pause déjeuné. Enfin !
Elle allait enfin pouvoir se mouvoir, il fallait juste qu'elle attende encore quelques minutes: le temps que les adolescent s'en aille.
"Pffff, et c'est repartie pour une après midi pourrie... J'en ai vraiment marre de ces cours...
- Courage Rin, dit toi qu'après nos vrais cours commencent après.
- Mouais..."
Ils partirent. Laissant enfin seule la jeune femme rousse qui se redressa et étira distraitement ces muscles endoloris. Elle réfléchissait... Que pouvaient-ils bien cacher ? Que devait-elle faire ? Aller en parler au directeur ? Non, il s'était plus ou moins explicitement moqué d'elle après qu'elle lui avait raconté ce qu'elle avait vu, alors maintenant elle n'irait lui parler qu'avec la présence de preuves.
C'est donc, sans vraiment d'entrain qu'elle se dirigea vers sa salle de classe. Réfléchissant à un stratagème afin de découvrir ce que cachait ces étudiants. Elle en était de plus en plus sure maintenant, mais ce qu'elle avait vu il y a deux semaine ce n'était peut-être pas une hallucination... Dans ce cas, elle voulait savoir comment ces enfants avaient réussi à ouvrir une porte qui menait ailleurs que là où elle aurait du mener.
Tout se mélangeait dans sa tête. Une partie d'elle lui disait de rester loin de tout ça, mais en faisant "celle qui ne sait pas" elle mettait peut-être la vie de la plupart des étudiants en danger. Oui après tout, si les adolescents qu'elle avait entendu sur le toit était vraiment un groupe terroriste, l'avenir du monde était entre ses mains.
Une autre partie d'elle même la poussait à imaginer des plans tous plus fanastique les uns que les autres pour découvrir ce que cachaient les jeunes gens du toit. Mais si ce n'était pas ce qu'elle pensait ? Si elle se trompais sur toute la ligne ? Si son imagination lui jouait encore des tours ? Que devrait-elle faire ?
Arrivé devant sa salle, elle fit cours en essayant de rester le plus calme possible, tout en pensant à un plan d'attaque. C'est lorsqu'elle vit entrer dans sa salle Konekomaru et Shima qu'elle eu son idée. Une idée folle, mais une idée. Elle allait faire ce qu'elle aurait du faire il y a deux semaines... Son plan commençait donc maintenant...
Alors que la sonnerie retentit pour annoncer la fin du cours, Haruka hausse la voix et dit:
"Renzou Shima pourriez vous venir s'il vous plait. J'ai deux mots à vous dire."
Intrigué, l'adolescent lança un regard perplexe à son camarade puis se dirigea vers le bureau de son professeur.
"Bon j'irais droit au but, j'aimerais que nous parlions de votre niveau en anglais. J'aimerais vous donner quelques conseilles, mais là j'ai cours et vous aussi surement, donc que dites vous si nous nous retrouvons ici ce soir à 18h ? Je sais que c'est un peu tard, mais j'aimerais vraiment que nous parlions. Ca ne devrait pas prendre plus de 15 minutes...
-Ha... Oui, biensure, vous pouvez compter sur ma présence ce soit Mlle Hinode.
-Bien dans ce cas à ce soir !"
Elle lui fit un grand sourire et lui adressa un petit "au revoir" de la main. C'est seulement quand il se retourna qu'elle pu afficher un grand sourire vainqueur. Elle avait gagné.
C'était sans compter sur une personne qui observait tout en silence... Peut-être n'était-ce pas gagné finalement...
Lorsque toutes les horloges indiquaient 18 heure, Haruka était fin prête. Son plan allait marcher. Son plan devait marcher. Elle vit le jeune Renzou Shima arriver et bredouiller des excuses pour son retard. Mais ce qu'il ne savait pas c'est qu'elle se faichait éperdument qu'il soit à l'heure où non, là n'était pas le pillier principal de son plan.
"Bonsoir, je sais que vous avez surement d'autres choses à faire, donc je vais essayer d'être brève mais clair. Je pense que votre niveau est juste satisfaisant, cependant vous pourriez facilement atteindre des notes bien plus haute en faisant par exemple..."
Pendant 15 minutes Haruka et Renzou Shima parlèrent donc du niveau d'anglais du jeune homme. Lorsque, enfin, elle eu terminé l'adolescent commença à regrouper les affaires qu'il avait du sortir durant l'entretient tandis qu'Haruka lui tendait souriante son manteau. Il s'en saisit et après avoir poliement saluer son professeur il s'en alla. C'est alors que rapidement, elle enleva ses chaussures, les posa sur son bureau et s'en alla de sa salle.
Le mot d'ordre était "discrétion". Elle le suivit. Se cachant dans la moindre partie sombre que pouvait offrir les couloirs. Haruka resta cependant une bonne distance de sécurité du jeune homme qui avançait sans se douter un seul instant qu'il était pisté.
Elle crut l'entendre marmonner un:
"Merde, je commence vraiment à être en retard..."
Puis il s'arreta net. Elle s'arreta aussi et se cacha derrière une immense colonnes des couloirs de l'académie. Elle attendit, puis elle le vit plongea sa main dans sa poche de manteau. Une mine de vainqueur s'inscrivit sur son visage et...
Une masse rose blanche et violette avec un regard malsain et un sourire sadique se mit à crier à l'autre bout du couloir, totalement à l'opposé d'où était Mlle Hinode:
"Haaaa ! Mon cher Shima ! Je vous cherchais ! Vous n'étiez pas dans votre dortoir donc je me suis renseigné et on m'a dit que vous aviez été convoqué par mlle Hinode ! Ha ? Mais d'ailleurs n'est-ce pas elle caché derrière la colonne là bas ?! Youhou, Mlle Hinode, venez, je vous en prie ! Ne vous cachez pas comme ça, on pourrais croire que vous suiviez cet élève! Voyons !"
"Merde...", pensa t'elle sortant de sa cachette et affichant un sourire quelque peu crispé.
"Monsieur le Directeur. Bo..Bonsoir. Je n'espionnais personne voyons, je ne suis pas ce.. ce genre de femme! "marmonna t'elle en se rapprochant d'un directeur souriant et d'un Renzou Shima en pleine incompréhension.
Le directeur reprit la parole avec un air narquois:
"Bien entendu... Les femmes, que la curiosité pousse à espionner les autres, ne sont pas des femmes recomandable. Et jamais une seule de ce genre de femme ne passerait l'enceinte de cette académie. Et si jamais par mégarde, l'une d'entre elle arrivait à entrer, je pense que je n'aurais aucun srupule à la renvoyer du corps enseignant de mon académie. Alors je suis bien content que vous ne soyez pas ce genre de femme..."
Haruka déglutit. Non seulement il l'avait démasqué, mais en plus il s'amusait à cacher des menaces dans ses belles paroles... Parir d'ici ? Jamais, elle était bien décidé à rester. Que ce sale proviseur soit là ou non, elle avait décidé qu'ici serait l'endroit où elle enseignerait et ses menaces n'y changerait rien. Pour la première fois, elle réussit à soutenir son regard. Plongeant ses yeux marron dans ceux bleu de "monsieur le directeur".
L'adolescent au milieux ne semblait pas vraiment comprendre la situation et restait perplexe, regardant successivement la jeune rousse et le directeur.
Le sourire de ce dernier s'élargit encore, quand il brisa le contact visuel avec la jeune femme en prenant par les épaule je jeune Renzou. Puis se retournant et se dirigeant vers son bureau sans doute, il lança un regard à Haruka par dessus son épaule et lui dit malicieusement tout en lui lançant un regard d'avertissement:
"Penser à remettre vos chaussures Mlle, il serait embetant que vous tombiez malade subitement... Vraiment embetant."
Haruka, sentit un frisson de peur lui courir le long de la colonne vertébrale.
"Ce regard... Ce regard est vraiment effrayant...", pensa t'elle tremblante.
Seulement, malgré la peur qui lui tiraillait les entrailles, elle avait découvert plusieurs choses: quelque soit le but du rassemblement de tout ces jeunes, le directeur était de mèche avec eux. Avec ses menaces aujourd'hui, elle avait compris son comportements de dissuasion d'il y a deux semaines. En quelques sortes, le premier message pour lui dire de se mêler de ses affaires était celui d'il y a deux semaine, le message aujourd'hui était plus clair: "Va voir ailleurs si j'y suis si tu veut pas que ta carrière professionelle se finisse mal."
Cependant, alors qu'on se serait tous attendu à voir Haruka Hinode dépité rentrer chez elle, c'est une Haruka avec un visage rayonnant qui alla chercher ses chaussures ainsi que le reste de ses affaires dans sa salle de classe.
De son coté Mephisto Pheles ou Johann Faust V était perplexe. Pourquoi avait-il cette impréssion de ne pas avoir gagné la manche ? Pourquoi avait-elle soutenu son regard, comme si elle lui disait "tel est pris celui qui croyait prendre."
Pendant que le directeur se questionnait, Haruka, elle, sourit de toutes ses dents. Son plan avait fonctionner comme sur des roulettes et l'apparition inopiné du directeur qui au départ l'avait destabilisé s'était finalement avéré très instructif. Elle s'était tout de même trouvé très courageuse de faire face sans sourciller à cet homme effrayant. Elle s'était impréssioné. Elle qui avait peur de tout et de rien, à ce moment précis où il l'avait regardé, elle avait eu une poussé d'adrénaline et s'était sentit poussé des ailes.
"Tel est pris celui qui croyait prendre...", rigola t'elle doucement en sortant une clé doré de sa poche de jean et la positionnant à la hauteur de ses yeux.
Elle avait gagné la manche.
