D'abord, je tenais à remercier toutes les personnes qui laisse des commentaires: kuro-nocturna, Demlone, amuto67100 et Yumi chanceux. Vraiment ça me fait très plaisir, et je tiens à remercier specialement kuro-nocturna pour ses conseils que j'essairais d'appliquer.
Bonne lecture !
! Je vient de voir que j'avais posté ce chapitre avant même le chapitre 2, je suis hyper désolé et je vous prie de bien vouloir m'excuser pour cette faute sans précédent... Bon maintenant que vous avez le chapitre 2 vous comprendrez sans doute mieux celui là. Encore désolé !
Chapitre 3
Humm, définitivement elle n'aurait pas dû...
Alors que la nuit était tombé depuis maintenant longtemps, Haruka n'arrivait pas à s'endormir. Elle repensait sans cesse à ce qu'elle venait de faire... Et toute la confiance qu'elle avait ressentie alors qu'elle se dressait contre son directeur, s'était maintenant évanoui. Elle se doutait bien, que son geste, elle allait le regretter amèrement si le directeur de l'académie apprenait ce qu'elle avait fait.
Elle regarda la clef qu'elle avait volé à Renzou Shima, un de ses élèves. Rien qu'en la regardant elle en avait des sueurs froide. Que faire ?
"La rendre ? Non, pas après être allé aussi loin...", pensa t'elle en se mordant l'ongle du pouce.
Elle se leva, alluma sa lampe de chevet, s'installa à son bureau et prit son calepin puis nota, la main tremblante, toutes les informations qu'elle avait réussi à obtenir. A savoir:
"Exorciste", "Exterminer ces choses", "clef", "porte".
C'était grossièrement tout ce qu'elle avait retenue de son aventure périlleuse jusque là. Ensuite, elle nota les noms, les noms des principaux acteurs de cette histoire:
"Renzou Shima", "Konekomaru Miwa", "Bon", "Johann Faust V", "Shiemi", "Izumo", "Rin" et son frère ainsi que ce mistérieux "Mephisto Pheles".
Voilà tout ce qu'elle savait pour le moment. C'est-à-dire: pas grand-chose. En effet, elle n'avait là qu'un tas de mots qui n'avait, pour elle, aucun lien et aucun sens.
Elle prit son ordinateur. Tapa dans sa barre de recherche le mot "Exorciste" et voilà ce qu'elle lu:
"Un exorciste est un prêtre à qui un évêque a confié la charge spécifique de chasser des démons."
"Prêtre", "Evêque", "Démon".
Elle déglutit difficilement après avoir noté le dernier mot dans son calepin. Elle se murmura pour elle même:
"Bon, imaginons. Imaginons que je crois à toutes ces histoires de démon etc... Ca voudrait dire que vue que les prêtres et les évêques sont impliqués, ce serait en rapport avec la religion ? Haaa... Des démons ? Ca se saurait s'il y en avait vraiment... Je n'arrive décidément pas à me mettre dans la peau de quelqu'un qui croit à ces conneries."
Cependant, tout commençais peu à peu à prendre forme... Les exorcistes exterminaient les démons...
"Ces gamins... Extermine des démons ? Ou alors, Exorciste c'est le nom qu'ils se donnent parce qu'ils se battent pour une cause où ils doivent condisérer certains Hommes comme des montres, des démons..."
Fuir la vérité, ça elle savait le faire.
Elle regarda une nouvelle fois la clef, qu'elle avait soigneusement posée à coté d'elle. Si elle voulait vraiment savoir toute la vérité, elle savait en réalité ce qu'elle devait faire.
"Ouvrir une porte à l'aide de cette clef...", pensa t'elle.
"Mais si ce type, Faust, me coince, je peux dire adieux à mon poste d'enseignante. Et ça c'est hors de question après tout ce que j'ai fait pour l'avoir."
Son cerveau était en ébullition. Elle regarda son réveil. 3h47. Demain, elle mourrait de fatigue si elle ne dormait pas un peu... Elle se leva. Cacha sous une immense pile de vêtements dans son armoire le calepin ainsi que la clef.
Elle prit une grande inspiration, puis s'allongea. Après de grands efforts pour rester calme, elle finit enfin par s'endormir.
Quand elle se réveilla, ce fut à cause de la sonnerie stridente de son réveil qu'elle maudit en râlant. Elle avait peu dormi. Elle avait mal dormi. Au moment où, enfin, elle avait réussi à s'endormir, elle avait fait un horrible cauchemar dont elle n'avait pas réussi à se sortir.
Elle avait "rêvé" que Johann Faust V l'avait brutalement kidnappé pour lui faire subir mille tortures. Elle se rappelait qu'il lui avait arraché les dents, les ongles, qu'il lui avait soigneusement brisé chacun de ses doigts et qu'il lui avait enfoncé la fameuse clef dans chacun de ses orbites jusqu'à ce qu'elle n'y vît plus rien. Horrible. D'autant plus que toutes les personnes qu'elle avait écrit sur le calepin était présente et assistait joyeusement à la fête. Ceux qu'elle n'avait jamais vu portaient des masques de chien blanc étrange. Non, vraiment, ce rêve l'avait traumatisé.
Elle avait donc maintenant, d'énormes cernes sous les yeux et le teint pâle. Elle se dirigea en titubant vers son armoire. S'habilla. Prit la clef et la mit dans sa poche de jean et alla petit-déjeuné.
Quand elle sortit de son petit appartement pour se rendre à l'académie, elle remarqua imédiatement le chien blanc qu'elle avait vu la veille. C'était aussi avec ce modèle de chien qu'avait été fait les masques dans son rêve. Elle frissona.
Ce chien. Il la regardait fixement. Trop fixement. Décidément, elle n'avait pas assez dormi... Non seulement elle avait l'impression que ce chien la fixait mais en plus elle aurait juré qu'il la fixait avec un air malicieux. Elle frissona de nouveaux.
Haruka se détourna du chien rapidement et se mit à marcher le plus vite possible. C'est pourquoi, elle arriva en avance à l'acdémie.
Heureusement pour elle, aujourd'hui nous étions vendredi. Elle pourrait donc rentrer pus tôt chez elle et ainsi se reposer. Qui plus est, sa journée ne serait pas trop dure à supporter dans la mesure où elle n'avait pas la classe de Renzou Shima et Konekomaru Miwa aujourd'hui. Cette journée ne pouvait que bien se passer.
Et en effet, malgré la fatigue, Haruka prit du plaisir à dispenser ses cours. Elle parvint même durant une heure ou deux à oublier sa situation. Le midi, elle n'alla pas sur le toit pour manger, et préféra un endroit plus calme... Moins élégant... Mais encore plus calme que le toit. Elle s'installa donc confortablement sur la cuvette des WC et commença à manger son repas.
Pitoyable me direz-vous.
"Pitoyable", pensa t-elle.
Après avoir fini son repas, elle repartit en direction de sa salle de classe. Et ce qu'elle vit devant la porte la fit sursauter. Renzou Shima. Elle soufla et partit à sa rencontre.
"Ha ! Mlle Hinode ! Excusez moi de vous déranger, mais hier j'ai perdu la clef de ma chambre de dortoir. Je pense que je l'ai perdu, dans votre salle hier soir, vous ne l'auriez pas trouvé par hasard ?"
Soudain, la poche du jean d'Haruka lui sembla peser des tonnes, mais c'est avec un calme olympique qu'elle réussi à dire:
"Hummm... Désolé, je n'est trouvé aucune clef, désolé... C'est embetant si tu ne retrouve pas cette clef... Je revérifirais tout à l'heure, mais je suis quasiment certaine de n'avoir rien vu. Comment compte tu faire pour rentrer dans ta chambre en attendant ?
-Ha, bah je compte aller ce soir le directeur pour lui en redemander une..."
Le coeur de Haruka rata un batement.
"Non, surtout pas! Si ce type est au courant, il saura immédiatement que c'est moi qui suis dans le coup... Et là... Je risque de prendre chère !", pensa la jeune enseignante.
Elle fini par dire:
"Ecoute, cette nuit tu as bien dormi dans la chambre d'un de tes amis, non ? Ne peut tu pas recommencer ce soir ? Ce que je peux faire c'est vérifier ce soir si je trouve cette clef et si je la trouve je vous la ramène samedi. Vous êtes aussi sur le campus le week-end ?
-Oui, oui. D'accord on fait comme ça, merci beaucoup Mlle. Au revoir."
Cela lui laissait donc le temps de se décider... Soit elle allait voir d'elle même ce qu'il en était ce soir, soit elle rendait la clef demain à Shima et ne se mêlait plus des affaires des autres. Elle mit la main dans sa poche de jean serrant la clef a l'interieur de sa paume, le regard dans le vide.
Elle sentit brusquement une main se poser sur son épaule, et sous le coup de la surprise se mit à crier.
"Mlle, je ne pensais pas faire si peur, à moins que vous n'étiez en train de comploter quelque chose..."
Johann Faust V. Il tombait vraiment toujours au mauvais moment...
"Il me surveille ou quoi ?", pensa t-elle n'osant de nouveaux pas croiser le regard du directeur.
"Je... Je n'était pas... Pas du tout en train de... de... de comploter... Vous m'avez juste surprise..."
Tandis qu'elle fixait sa barbichette pour éviter de le regarder dans les yeux, elle vit s'étendre un large sourire cynique. Elle se raidit. Il attrapa son menton entre son pouce et son index, releva sa tête, puis posa son front contre le sien. Maintenant, elle n'avait d'autre choix que de plonger ses yeux dans ceux verts de l'homme en face d'elle. Haruka, était totalement pétrifié, son corps ne répondait plus et son souffle se faisait erratique.
"J'espère pour vous que vous ne faîte rien d'idiot... J'espère. Il serait dommage de vouloir jouer avec le feu. Votre mère a du vous le dire... Quand on joue avec le feu, on se brûle."
Il la lâcha, décolla son front du sien et recula d'un pas.
"Mon Dieu, vous avez de sacrés cernes ! Pensez à ne pas vous coucher trop tard ce soir ! Bonne fin de journée Miss !"
Il se retourna et partit. La jeune enseignante resta pétrifié quelques instant, les yeux agrandit par la terreur qu'elle venait de ressentir.
"Cet homme il est véritablement dangereux... Très dangereux...", conclut-elle en reprenant son souffle et en essayant de chasser les frissons de peur qui parcourrais son corp.
Avait-il déjà deviné qu'elle avait la clef ? D'ailleurs, elle n'avait pas désséré la main qui emprisonnait cette dernière à l'interieur de sa poche.
Haruka regarda autour d'elle. Bizarement, il n'y avait personne dans ce couloir. Encore heureux pour elle. Car quiconque l'aurait vu dans cet état aurait pris les jambes à son coup. Elle était pâle comme la mort et son visage était plein de sueur. Elle ne pouvait décidement pas aller en cours comme ça. Elle courut dans la direction des toilettes dont elle revenait à peine, puis se mit la tête sous l'eau.
Elle n'arrivait pas à reprendre son calme, malgré l'eau fraîche qui lui coulait sur le visage.
"Ses yeux...", murmura t-elle.
Ces deux prunelles, elle n'arrivait pas à se les sortir de la tête. Elle avait précisément chaque détail gravé au fer rouge dans sa tête. Et puis ce sourire qu'il avait affiché. Non, définitivement cet homme était un monstre sans coeur, qui prenait un malin plaisir à la terroriser.
Quand elle se sentit enfin un peu mieux, elle se rendit compte qu'elle était en retard pour son prochain cours, elle courut donc de nouveaux pour aller dans sa classe. Dans sa précipitation, elle ne vit pas le chien blanc à l'autre bout du couloir la regarder du coin de l'oeil.
16h. Enfin. Elle pouvait enfin s'en aller. Rentrer chez elle. C'est tout ce qu'elle voulait. C'est donc d'un pas assez vif qu'elle se dirigea vers son apartement. Et dès qu'elle fut rentré, elle s'allongea dans son lit. Haruka ferma les yeux, mais le visage de son supérieur vint se dessiner dans son champs de vision, malgré ses paupières closes. Elle rouvrit donc précipitament les yeux, ne voulant certainement pas voir son horrible visage mesquin.
Elle sortit la clef de sa poche et la fixa avec apréhension. La jeune enseignante se mit à peser le pour et le contre et au bout de quelques minutes, elle referma la main sur la clef avec un regard déterminé. Son choix était fait. Elle ne reviendrait plus dessus.
19h. Elle était devant sa propre porte d'entrée. Clef en main. Elle dirigea cette dernière vers la serrure. L'inséra à l'interrieur. Tourna la clef. La porte s'ouvrit. Lentement.
Un immense couloir, sombre, avec une multitude de portes. Voilà ce qu'elle voyait. Voilà ce qu'elle ne voulait pas croire... Elle referma la porte. Enleva la clef. Rouvrit la porte, et ne vit que le seuil de son appartement. Elle ferma de nouveaux la porte. Réinséra la clef. Rouvrit et vit de nouveau le couloir. Haruka réitéra son action quatre ou cinq fois avant d'enfin se décider à croire ce qu'elle voyait.
La prochaine étape était maintenant de franchir la porte. C'est ce qu'elle fit après deux minutes de reflexion. Elle entra et commença à marcher dans le couloir sans se rendre compte que la porte par laquelle elle était arrivé se referma doucement derrière elle. Elle continua a trotiner quelques minutes quand elle entendit une voix s'élever de derrière une des portes:
"Okumura Rin, je suppose que comme vous ne dormiez pas du tout, vous êtes parfaitement capable de me répéter ce que je vient de dire !"
Elle ne se préocupa pas de la réponse. Seul le prénom l'avait interpellé. Rin. Elle l'avait not dans son calepin. C'était donc là que se trouvait surement toutes les autres personnes. Elle s'approcha de la porte et colla son oreil à cette dernière.
"Bon... J'abandonne... Bon Kamiki-san, nous allons voir si votre cours à bien été appris... Hummm... Qu'est ce qu'une Goule ?
- Une goule est une créature qui prend posséssion de cadavres. En général, les goules se manifestent dans les pays pratiquant l'inhumation, c'est pourquoi au Japon les goules sont peu nombreuses. "
C'en était de trop pour notre jeune enseignante. Elle ouvrit en grand la porte et se mit à crier:
"C'EST QUOI CE BORDEL ?!"
... Silence.
- Ho ? Mlle Hinode ? Que faîte vous là ?
- Tu la connais Shima ?
- Bah oui, même Konekomaru. C'est notre professeur de langue."
Elle était éssouflé, et ne captait absolument rien à ce que disait Shima et son ami à la crête. Elle s'en foutait. Elle voyait les visages tous plus ou moins surpris de son arrivé. Seul Shima semblait parfaitement calme et s'amusait même de la situation.
"ON EST OU ICI ?!", s'égosilla t-elle de nouveau.
Le professeur se déplaça et elle remarqua qu'il avait de grosses lunettes jaune... Il s'approcha doucement d'elle en lui murmurant:
"Que faîte vous là Mlle ? Vous n'êtes pas censé pouvoir venir là... Calmez-vous. Je vais vous emmenez voir monsieur Mephisto Pheles, il vous expliquera surement tout. Ne vous inquiétez pas. Il prendra soin de vous."
Ce type avec ses lunettes. Il n'avait pas l'air méchant, c'est pourquoi malgré la peur qui tiraillait chacun de ses membres elle se laissa approcher. Il posa une main sur son épaule et la conduisit à la chaise de son bureau.
"Suguro-san, s'il vous plait, allez appeler monsieur Mephisto Pheles.", dit-il en regardant le jeune homme avec une crête. Puis se retournant vers la jeune femme, il lui demanda gentillement:
"Vous avez soif ? J'ai du thé juste là, n'hésitez pas à en prendre."
Cependant, elle n'était pas assez folle pour ça. Peu importe ô combien il avait l'air gentil, jamais elle ne boirait quelque chose qu'un inconnue lui recommande vivement. C'est pourquoi elle s'enfonça plus fermement dans sa chaise et préféra regarder les élèves. Ces derniers la regardait avec des yeux ronds. Enfin, seul Shima lui souriait. Tout les autres était profondément choqué. Comment avait-elle fait pour entrée ici ? Ils eurent la réponse dès que le jeune Renzou Shima pris la parole:
"Alors Mlle, je suppose que si vous êtes là c'est que vous avez retrouvé ma clef. Je peux l'avoir ?
- N... No...Non ! Pas tant... que... que je n'aurais pas eu u...Une explication valable !
- Ha ? Bon d'accord... Alors vous êtes dans une salle de classe de jeunes apprentis exorcistes. Chacun ici ambitionne de devenir un exorciste, afin d'exterminer, d'apréhender tout les démons qui ...
- SHIMA-KUN ! Veuillez vous taire ! Vous allez lui faire peur."
En effet, le professeur n'avait pas tord, au fur et à mesure que Shima avait commencé à l'éclairé, elle avait aussi par la même occasion vu son stress augmenter.
Elle avait maintenant du mal à respirer. Mais elle vit un autre élève se levé avec un grand sourire de vainqueur, et il lui dit:
" Moi c'est Okumura Rin, enchanté ! Je suis celui qui va buter Satan !
- OKUMURA-KUN J'AI DIT PLUS UN MOT"
Le jeune Rin se rassit déçu. Une jeune fille avec de tout petit sourcil se mit soudain à rire d'une manière hautaine:
" Sérieusement, toi et Suguro n'arretez pas de déballer ça, mais franchement c'est peine perdu... Vous êtes bien trop faible et trop bête... Enfin... Surtout toi !"
Haruka entendit le professeur souffler alors que le jeune Rin se leva d'un bon avec un regard glacial dirigé vers la jeune fille aux petits sourcils. Mais alors qu'il allait parler, une autre voix s'éleva dans la salle:
"Allons, allons... Miss Hinode... Vous auriez du m'écouter... Qu'est ce que je vais devoir faire de vous maintenant... Je me le demande."
En entendant le timbre de sa voix la jeune enseignante s'était sentit défaillir. Et quand elle tourna sa tête vers lui, quand elle vit l'expression qu'affichait son visage. Elle su une chose imédiatement. Il avait mentit... Il savait très bien ce qu'il allait faire d'elle. Et ce serait surement la pire torture qui puisse exister au monde.
La clef. La porte. Les exorcistes. Les démons.
Jamais elle n'aurait du s'en mêler.
Elle n'aurait pas du franchir cette porte.
Voilà, fin du chapitre deux ! Youhou ! Le chapitre 4 sortira dans un bout de temps... J'en suis désolé, mais je ne suis plus trop dans mon histoire en ce moment ! En tout cas j'espère que ce chapitre vous aura plu !
