Ouah, cinq reviews en deux jours, ça me fait trop plaisir ! Et ça motive, vous imaginez même pas ! ^^ Alors, je vous écris un nouveau chapitre, je le tape en écoutant Police. Vous être prévenus xD


"Sev."

Le concerné ne se retourna même pas.

"Dégage.

-Sev, écoute...

-Dégage !"

Sirius déglutit et tenta un faible sourire.

"Ecoute, c'est pas ce que tu crois."

Le Serpentard serra les poings.

"Pas ce que je crois. Ah. Donc, tu m'as humilié, rabaissé, mais c'est pas ce que je crois.

-Mais...

-J'aimerais bien savoir ce que c'est, alors.

-Je voulais pas...

-Tu voulais pas que ça se sache, c'est bon j'ai compris ! T'as tellement honte de moi ?

-Mais... Mais c'est pas ça !

-C'est quoi alors ?!

-Gnenipag.

-Quoi ?

-Jenipga.

-Articule !

-JE NE SUIS PAS GAY !"

Sitôt prononcés, Sirius voulut ravaler ces mots. Mais c'était trop tard. La phrase résonna un instant dans l'air piquant de décembre. Severus pâlit, une grosse boule dans la gorge.

"Tu... Tu n'es pas gay ?

-Ecoute, Sev...

-C'est bon. Tu t'es bien foutu de ma gueule, pas vrai ?" Cracha l'autre. "Dégage, Black."

Sur ces mots, le Serpentard s'éloigna, tremblant de rage.

Black. Il l'avait appelé Black. Pas Sirius, pas Sir', ni même crétin. Black. Sirius se laissa tomber au sol, refusant d'y croire. Ca pouvait pas finir comme ça. Il ne pouvait pas laisser sortir Severus de sa vie. C'était hors de question. Il pouvait pas imaginer une vie sans Sev. Sans ses caresses, sans ses secrets chuchotés au creux de l'oreille. Sans ses yeux qui flamboyaient lorsqu'ils s'embrassaient à en perdre haleine. Sans son corps, son visage qu'il aimait explorer du bout des doigts. Sans ses "Je t'aime" gribouillés sur la marge des parchemins. Sans son sourire, lorsqu'ils se voyaient pour la première fois de la journée. Non. Il ne pouvait pas. 0u il creverait.

Une larme coula. Puis une autre. Elles roulèrent sur ses joues, goutèrent sous son menton avant de se perdre dans son cou. Sirius ne réagissait pas. Il regardait les flocons tomber, tomber et tomber, rêvant de s'envoler, de briser ses chaînes, de se laisser porter. De disparaître.

Lorsque le gryffondor finit par se relever, la nuit était tombée. Il chassa les derniers pleurs qui maculaient son visage et rentra dans le château.


Le lendemain matin un grand duc noir comme la nuit se posa sur la table des Serpentards. Il tendit d'autorité une patte à un vert et argent résolu à l'ignorer consciencieusement. L'animal lui picora la main, lui donna un petit coup de griffe et finit carrément perché sur le crâne de sa victime. Celle-çi soupira. Apparemment, l'oiseau ne le laisserait pas tranquille tant qu'il ne prendra pas la lettre. Et il ne tenait pas particulièrement à passer la journée avec un piaf sur le sommet de la tête. L'oiseau repartit donc un peu plus tard avec la satisfaction du travail bien fait. Sev', lui, lut la lettre, serra les mâchoires, se leva, attrapa son sac, versa son verre encore plein de jus de citrouille sur la tête de Sirius avant de partir d'un pas rageur.

Dégoulinant et collant, le Gryffondor dut se rendre à l'évidence. Une lettre un brin coquine n'était pas un bon plan pour se faire pardonner. Il allait pas s'excuser, quand même ! Fallait qu'il trouve autre chose.

"Eh, Paddy !

-Quoi ?

-Pourquoi Snivellus a tenté de te noyer ?

-Ta gueule James."

Et voilà ^^ Je l'aime bien ce chapitre moi ;p Des reviews ?