Chapitre 3 : Une lueur d'espoir

19:53.

Merde!

Amélia se leva d'un bond et dévalisa les marches vers la Salle commune des Gryffondor. Comment avait-elle pu s'endormir alors qu'elle s'était promis de rester éveillée. Vraiment Amélia, tu es nulle!

Pendant ce temps, dans la Salle commune des Gryffondor, Fred et George ainsi que quelques étudiants de première année étaient assis les uns en face des autres et semblaient discuter. Les premières années paraissaient fascinées par ce que Fred et George leur montraient.

« …Alors voilà, une fois que tu auras jugé que tu as suffisamment perdu du sang, tu pourras avaler celle-ci qui cessera les… »

« Non, mais ça ne vous tentaient pas de venir me réveiller au lieu d'embêter ces jeunes avec vos idioties? »

Tous les regards se rivèrent sur elle. Quelques premières années semblaient terroriser.

« Ce sont des nougats Néansang et ils ont les fabuleuses particularités de… »

« Je m'en fiche complètement des particularités de vos inventions à la noix George! »

« Mais qu'est-ce qu'il y a, mon chou? », lui répliqua ironiquement Fred.

« Ce qu'il y a? Voilà ce qu'il y a! J'ai une retenue à cause de vos idées à la con de vendre des bombabouses à la moitié de l'école et maintenant, il s'avère que je me suis endormie et je risque d'être en retard, ce qui pourrait me choper au moins un mois entier de retenue avec Snape! »

« Waouh! Des rendez-vous avec Snape pendant un mois? La classe… »

« Aghrrrrrrrr...! »

Elle prit ses jambes à son coup et sortit de la Salle commune des Gryffondor au pas de course, évitant de perdre davantage son temps à réprimander les jumeaux. Vraiment, la dernière chose qu'elle a besoin serait un mois de retenu avec ce…ce…lui.

Elle dévalisa les escaliers, tout en risquant à maintes reprises de s'enfarger dans sa cape, et quitta la clarté du château pour la noirceur des cachots. À bout de souffle, elle arriva miraculeusement devant la porte du bureau de Snape, pile à l'heure. Ah…Ce qu'elle ferait pour éviter cette retenue. À contrecœur, elle cogna à la porte, si subtilement qu'elle aurait pu espérer qu'il n'ait rien entendu et ainsi, elle pourrait partir, heureuse que son cauchemar soit enfin terminé. Seulement, il n'avait pas commencé. Pas encore

« Entrez, Miss Walters. »

La voix froide du professeur brisa tout espoir en elle. Elle ouvrit la lourde porte et se retrouva en face du professeur, assis à son bureau à corriger des devoirs. Apparemment, ils étaient tous très mauvais si l'on considérait la quantité absurde d'encre rouge sur les copies. Elle s'avança vers son bureau, sur ses gardes et prête à s'enfuir à tout moment.

« Essayez-vous. »

Amélia s'assit sur la chaise qui venait d'apparaitre devant elle.

« Où sont vos deux imbéciles acolytes de Weasley? »

« Ce ne sont pas des imbéciles. »

Il posa ses yeux sur elle pour la première fois depuis qu'elle était entrée dans la pièce. Cela lui donna froid dans le dos. Son regard noir était si intense qu'elle eut l'impression qu'une centaine de petites aiguilles la transperçait une par une.

« Je ne crois pas avoir demandé votre opinion, Miss Walters. Décidément, vous ne changerez jamais. Vous savez, votre ignoble caractère ne vous mènera nulle part dans la vie, jeune demoiselle.»

Silence. Il la regardait toujours, signifiant surement qu'il tenait à obtenir une réponse à sa question, pensa-t-elle. Où sont les Weasley…

Toujours en l'observant minutieusement, le professeur Snape leva un sourcil, mais elle ne portait déjà plus attention à lui, perdue dans ses pensées.

Bon allez Amélia…Il faut vraiment que tu répondes à ça foutue question…Qu'est-ce qui te prend… D'habitude, c'est si facile pour toi d'ouvrir ta grande trappe et de t'obstiner avec tous ces crétins. Mais cette fois, c'est différent, c'est un professeur. Mais surtout, c'est Snape. Et si vous voulez mon humble avis, c'est beaucoup plus intimidant que n'importe qui ou quoi. Aller, réponds, répond…

« Ils sont… malades… »

« Malades, dîtes-vous? »

« Je… Oui… »

Il attendit quelques secondes avant de répondre.

« Je vois… »

Il soupira, apparemment agacé. Puis il se leva.

« Suivez-moi. »

Elle se leva à son tour, craignant ce qui l'attendait. Il ouvrit la porte et ils sortirent du bureau. Amélia marchait derrière Snape, gardant le plus possible ses distances. Le bruit des pas du professeur résonnait dans les couloirs sombres et déserts des cachots. Sa longue cape noire voletait derrière lui, lui donnant une étrange impression qu'il lévitait. C'est la première fois qu'elle prit réellement le temps d'observer minutieusement le professeur. Curieuse de nature, elle avait toujours tendance à observer les gens attentivement, chaque détail. Pourtant, elle n'avait jamais vraiment porté attention au professeur. Depuis toujours, Snape avait une réputation plutôt…discutable. Elle réalisa qu'elle ne s'était jamais véritablement fait sa propre opinion de lui. Pourtant, elle n'était pas le genre de fille à se laisser marcher dessus. Elle avait ses propres opinions et se fichait complètement de ce que les autres pouvaient en penser. Mais étrangement, elle s'était toujours référée aux affirmations des autres à propos du professeur Snape. Comme la plupart du monde, mis à part les Serpentard, mais encore, pouvait-elle réellement les considérer comme du monde, elle croyait qu'il n'était qu'un éternel cauchemar. Elle se souvint de la première fois qu'elle l'avait vue. C'était son tout premier cours à Poudlard. Elle avait entendu quelques élèves de troisième année, lors du festin de bienvenue à la table des Gryffondor, parler de Snape. Ils disaient qu'il était cruel et sans pitié. Certains étaient même convaincus qu'il était un vampire. Bon sang, pensa-t-elle à l'époque. J'ai un cours avec lui tantôt. Elle se souvint également lorsqu'il était entré en classe, ouvrant la porte d'un coup de baguette, ce qui avait fait sursauter la plupart des élèves de la classe. Il avait observé chacun de ses nouveaux élèves à tour de rôle avec ses yeux noirs et perçants. Et puis, son regard s'était posé sur le sien. Elle en avait eu froid dans le dos, mais elle avait tout de même soutenue son regard à vous glacer le sang. Elle avait même eu l'impression qu'il l'avait observé plus longtemps que les autres, probablement espérant qu'elle ait la même réaction que ses camarades, c'est-à-dire frémir de terreur et immédiatement détourner le regard. Mais déjà à l'époque, âgée de 11 ans seulement, Amélia avait du cran. Il avait finalement commencé son habituel discours et avait même réussi à enlever des points à Gryffondor dès le premier cours. Fred et George. Elle rit intérieurement en pensant à ses deux amis. Dès leur premier cours, ils avaient déjà eu le temps de semer la pagaille.

Amélia était tellement plongée dans ses souvenirs qu'elle ne s'était pas aperçue que le professeur s'était arrêté. Ou plutôt, elle s'en était aperçu, mais un peu trop tard. Alors que le professeur se retourna vers son étudiante, Amélia eut à peine le temps de relever la tête qu'elle lui fonça dessus. Ce fut le choc qui fit crier et basculer la jeune fille. Cependant, à son plus grand étonnement, elle n'était pas tombée par terre. C'est à ce moment-là qu'elle s'aperçut que le professeur l'avait rattrapé par le bras afin qu'elle ne chute pas. Elle sentait la chaleur de sa main la tenir fermement par le bras. Elle était tellement surprise qu'elle ne sut quoi dire. Qui aurait cru que le professeur Snape pouvait dégager de la chaleur à travers sa froideur ? Par réflexe, elle leva les yeux vers l'homme qui l'avait rattrapé, mais celui-ci la lâcha aussitôt qu'elle fut de nouveau stable et se retourna brusquement vers la porte qui se trouvait à ces côtés.

« Alohomora. »

Il y eut un déclic et la porte se déverrouilla. Toujours sans la regarder, il ajouta:

« Vraiment, vous devriez regarder où vous marchez, jeune fille. »

Aussitôt, il ouvrit la porte et lui fit signe d'entrer. Comment était-ce possible? Pourquoi l'avait-il rattrapé ? Normalement, il aurait pris plaisir à voir une Gryffondor s'étendre lamentablement par terre. Enfin, c'est ce qu'elle croyait… Elle hésita un moment, fixant le vide. Elle cherchait un moyen de s'enfuir en courant, mais laissa tomber cette idée et entra finalement dans le laboratoire de potion. Comme s'il avait deviné ses pensées, le professeur Snape sourit subtilement avant d'entrer à son tour et ferma la porte derrière lui.

.oOoOo.

Alors, ça vous a plu? Hihihihihi

La suite viendra très bientôt, j'ai déjà rédigé au moins la moitié du prochain chapitre! J'ai hâte de savoir ce que vous en pensez! Bon ok, il n'y a peut-être pas beaucoup d'action encore, mais ça viendra, promis! Oh! Et je sais que ce chapitre était un peu plus court que les deux autres, mais le prochain sera plus long! :)

xoxo