Chapitre 4 : Vers les chemins de l'enfer

Assis à son bureau, Severus Snape était légèrement penché sur une pile de devoirs, tous aussi ratés les uns que les autres. Vraiment, comment est-ce possible d'être aussi idiot…

Il griffonna quelques commentaires sur une des copies d'un devoir sur les potions guérissantes et il fut particulièrement ébloui par la stupidité des conclusions d'un élève décidément totalement ignorant.

Vraiment Londubat, cette fois, vous battez des records…Mais quel imbécile vous êtes…

Toc-Toc.

Ainsi plongé dans ses pensées, il aurait été tellement facile pour un sorcier normal de ne pas avoir entendu le subtil effleurement de la main de la jeune fille contre la porte. Seulement, Severus Snape ne ratait jamais rien. Il sourit intérieurement, imaginant la Gryffondor de l'autre côté de la porte, suppliant les dieux de l'épargner.

« Entrez, Miss Walters. »

La porte s'ouvrit et la jeune fille entra, mais il ne porta pas attention sur elle. Timidement, il sentit les pas de la jeune fille s'approcher.

Il prononça la formule ''Inanimatus Apparitus'' dans sans tête afin de faire apparaitre une chaise pour la jeune étudiante.

« Essayez-vous. »

Il la vit s'asseoir précautionneusement sur la chaise, comme si elle avait peur qu'il s'agisse d'une attrape et que la chaise disparaitrait à tout moment. Comme il s'en doutait, ces deux idiots d'amis n'étaient pas là…Une fois assise, Snape lui demanda :

« Où sont vos deux imbéciles acolytes de Weasley? »

« Ce ne sont pas des imbéciles. »

Petite insolente.

Il la fixa droit dans les yeux. Il sentait que son regard noir et pénétrant l'intimidait, mais il sentait également une parcelle de fierté dans le regard de la jeune fille. Typique d'une Gryffondor, pensa-t-il. Arrogante et fière de l'être…

« Je ne crois pas avoir demandé votre opinion, Miss Walters. »

Silence. Il la fixait, attendant qu'elle réponde convenablement à sa question. Il remarqua qu'elle semblait chercher une excuse valable face à l'absence de ses deux amis.

« Ils sont…malades… »

Bien sûr, comment pouvait-il s'attendre à ce qu'elle réponde convenablement… Miss Têtue en personne.

« Malades, dîtes-vous? », répliqua-t-il.

« Je… Oui… »

« Je vois… »

Il soupira, irrité par la stupidité de son mensonge puis il se leva. Vraiment, il se demandait ce qu'il pourrait bien affliger aux Weasley une fois qu'il en aurait terminé avec cette gamine. Il revint dans le présent, jeta un dernier coup d'œil à la jeune fille et lui dit suspicieusement :

« Suivez-moi. »

Il la vit se lever brusquement.

Il se dirigea vers la porte de son bureau et il sortit de la salle, suivi d'Amélia. Ils marchèrent en silence dans les couloirs du cachot. Voulant éviter de se retourner vers elle afin d'être sûr qu'elle le suivait toujours, Severus dut vraiment se concentrer pour entendre le bruit des pas de la jeune fille tellement elle marchait aussi silencieusement qu'une petite souris. Finalement, il arriva devant la porte de la classe et cette fois, il se retourna pour se retrouver face à elle. Elle semblait complètement détachée du monde réel. Cette jeune insolente est lunatique en plus…pensa-t-il. Cependant, Severus ne se doutait pas qu'elle ne semblait pas réaliser que son professeur avait arrêté de marcher et ce n'est qu'à la toute dernière seconde qu'elle releva lentement la tête, mais il était trop tard. Il n'eut pas le temps de lui dire de s'arrêter qu'elle lui avait foncée dessus. Il fut légèrement surpris d'entendre Amélia crier, définitivement étonné par ce contact totalement inattendu. Il constata qu'elle avait perdu l'équilibre et par réflexe, il la rattrapa par le bras afin qu'elle ne s'écrase pas par terre. Son bras était si délicat qu'il eut presque peur, pendant un instant, de l'avoir brisée en la serrant ainsi. Il l'observa tout juste une seconde et constata, à son soulagement, qu'il n'y avait aucune trace de douleur sur son visage face au contact de sa main sur son bras. Par contre, elle semblait si étonnée de son geste qu'il la relâcha presque aussitôt, s'assurant tout de même qu'elle était stable, et se retourna rapidement vers la porte en prononçant la formule magique pour la déverrouiller.

« Alohomora. »

Il y eut un déclic et la porte se déverrouilla. Il l'ouvrit et fit signe à Amélia d'entrer. Il constata qu'elle hésita un moment, mais ne voyant aucun issu possible, elle entra dans le laboratoire de potion. Il sourit subtilement avant d'entrer à son tour et ferma la porte derrière lui.

.x.x.x.x.

Il faisait si noir dans le local qu'elle arrivait à peine à voir où elle marchait. Pendant un instant, elle regretta de ne pas avoir pris cette satanée pilule qui l'aurait fait vomir toute la soirée, ainsi l'obligeant à se rendre à l'infirmerie, ce qui l'aurait dispensée de sa retenue. Comment avait-elle pu croire que vomir était pire que d'être enfermé dans un cachot avec le professeur le plus terrifiant de l'école? Vraiment, parfois, elle regrettait d'être aussi entêtée.

La voix du maître des potions la sortit brusquement de ses pensées.

« Alors, comme vous devrez vous présenter ici pour les prochains jours, j'ai pensé à quelque chose de plus productif qu'une simple copie. »

Et d'un coup de baguette, la pièce devint claire et Amélia aperçut face à elle, avec horreur, un mur complet d'étagères remplies de bocaux de toutes les formes possibles contenant d'étranges substances de toutes sortes de couleurs.

« Comme vous pouvez le constater, ce local est rempli de bocaux contenant diverses potions. Chaque bocal est identifié par une petite étiquette. Votre travail d'aujourd'hui consistera principalement à trier les potions. Certaines d'entre elles sont devenues, avec le temps, défectueuses et moins efficaces. Il sera donc de votre devoir d'identifier les bonnes des mauvaises. Pour cela, je demande un rapport écrit pour chaque potion qui doit être modifié. Vous indiquerez la solution qui permettrait de rescaper la potion en indiquant quel ingrédient doit être ajouté et sa quantité ainsi que tout le processus à suivre pour faire de la potion de nouveau une réussite. »

« Mais ça va me prendre une éternité! »

« Voilà pourquoi je vous recommande de commencer à l'instant. »

Elle n'arrivait pas à le croire. Une copie lui semblait être le paradis comparé à ce qu'elle devait maintenant faire.

Elle se dirigea vers une des étagères et prit dans ses mains un petit bocal d'une forme triangulaire contenant une petite potion de couleur dorée. Elle s'assit à un pupitre qu'elle jugea suffisamment loin de celui auquel le professeur Snape s'était installé et sortit une feuille de parchemin de son sac à bandoulière ainsi qu'une plume et un encrier.

Elle observa pendant un moment la potion, ne sachant quoi faire. Elle sentait le regard de son professeur plongé sur elle.

« Vous savez, ce n'est pas en observant stupidement votre potion qui vous avancera dans votre travail, Miss Walters. »

« Je ne sais pas quoi faire. »

Il l'observa d'un air indifférent.

« Pourtant, j'ai cru être très clair dans mes consignes. »

« Ce n'est pas vos consignes, le problème. C'est la tâche que je dois accomplir qui me cause problème. », répondit-elle fermement, visiblement irritée.

« Pourtant, vous sembliez tout à faire à l'aise, ce matin, à modifier la potion médiocre de M. Jordan en tentant d'y introduire une racine de Saule. Je ne vois pas ce qui vous empêcherait de le faire maintenant puisque vous êtes si brillante. », répliqua-t-il d'un ton sarcastique, mais à la fois arrogant.

Il avait toujours le regard rivé sur elle, impatient d'entendre son excuse, cette fois.

Ça y est, elle comprenait enfin. C'était une vengeance. Une bien cruelle vengeance. Il l'avait surpris en train d'aider son ami et cela l'avait particulièrement irrité. Il prend tellement plaisir à voir ses élèves de Gryffondor lamentablement échouer que ça l'a frustré de voir que finalement, à cause de moi, il n'avait pas pu se rassasier, pensa-t-elle.

« La prochaine fois que vous tenterez de tricher en infiltrant des ingrédients dans la potion de votre camarade, vous subirez de sévères conséquences. »

« Mais, j'ai simplement voulu l'aider, professeur. Ce n'est pas comme s'il s'agissait d'un examen. C'est un cours pratique où l'on doit apprendre à confectionner une potion. Parfois, l'aide d'une amie, ou de camarades, comme vous dîtes, peut être…essentiel à la réussite… Ce n'est pas un crime que de… »

« Écoutez-moi bien, Miss '' Je-suis-plus-têtue-qu'un-troupeau-de-mûles-réunit'', au cas où vous ne l'auriez pas encore réalisé, ce qui est manifestement le cas, le fait que vous avez tentez d'aider votre cher M. Jordan a fait que votre propre potion a échoué. Si seulement… »

« Mais… », s'empressa-t-elle de dire.

« Si seulement vous vous étiez mêlée de vos affaires, nous n'aurions pas eu cet incident. Si seulement vous étiez resté concentré sur votre potion, vous ne seriez probablement pas ici en ce moment. »

Elle le foudroya du regard.

« Votre petite performance pour m'intimider avec votre regard n'est guère menaçante, j'ai bien peur que vous en ayez encore beaucoup à apprendre. »

Brulante de rage, elle répondit aussi rapidement que lui.

« Ouais, vous le sauriez n'est-ce pas. »

Pendant ne serait-ce qu'une fraction de seconde, il parut amusé par sa remarque ironique, mais rapidement, il se corrigea et répondit simplement.

« En effet, Miss Walters, je le sais. »

Ne sachant quoi répondre, Amélia baissa sa tête vers le petit bocal. Elle décapsula le petit bouchon et sentit la potion. Elle semblait tout à fait normale, voire parfaite. Elle remit le petit bouchon sur le bocal à la forme triangulaire et se leva, se dirigeant de nouveau vers l'étagère. Cette fois, elle prit un petit flacon carré, pas plus gros qu'une éprouvette et l'observa attentivement. Elle lut sur la petite étiquette Potion Oculus. Elle grimaça en constatant la couleur verdâtre de la petite potion, parfaitement consciente que la Potion Oculus n'était pas de cette couleur si elle était parfaitement conçue. Cette fois, elle se dirigea vers un autre bureau, équipé d'un chaudron. Elle ôta le bouchon de petit flacon et versa son contenu dans le chaudron noir. De la cire d'épinette. Voilà ce qui aiderait cette potion. Ce rappela Amélia en pensant aux ingrédients dans cette potion.

Parfaitement concentrée, elle n'avait pas remarqué que le professeur avait de nouveau arrêté de corriger ses copies pour l'observer attentivement.

« J'ai cru avoir précisé un rapport écrit et non de concrètement rescaper les potions. »

« Je sais, mais je préfère nettement la rescapée, ainsi je… »

« Je ne vous ai pas demandé ce que vous préférez. Je vous ai demandé un rapport écrit. Pour le reste, je suis parfaitement capable de le faire moi-même. »

« Ah! Parce que vous n'êtes pas capable de faire le rapport écrit? »

« Je n'ai pas besoin de rapport écrit, Miss Walters. »

« Alors pourquoi vous me le faites faire? Vous avez précisé que j'allais produire quelque chose d'utile, mais visiblement, je ne suis d'aucune utilité si je fais un rapport écrit qui ne vous sera aucunement nécessaire. »

« Je vous ai dit que vous alliez faire quelque chose de plus productif, cela ne signifie pas que ça me sera utile pour autant. Cependant, vous devriez me remercier. »

« Vous remerciez? », répéta-t-elle complètement abasourdit.

« C'est bien cela. Vous avez la chance de vous pratiquer et de revoir vos théories sur les potions. Cela pourrait même constituer à un avantage… »

Il n'eut pas le temps de finir qu'Amélia c'était déjà emporté.

« Un avantage? C'est ridicule. En aucun cas vous ne voudriez me donner un quelconque avantage. De plus, si vous voulez donner cet ''avantage'' à quelqu'un, ça devrait être à Marcus Flint. Il en aurait grandement besoin. »

Le professeur de potion ignora admirablement son commentaire.

« Je vous demande pour la dernière fois de vous éloigner de ce chaudron immédiatement. », dit-il sèchement.

« Mais professeur, je ne vois pas comment je pourrais trouver comment rescaper une potion seulement en l'observant à travers un flacon. »

« Pourtant, apparemment, vous avez su quoi faire avec la potion de Philtre de Paix, vous devriez être capable de le faire avec les autres. »

« Ce n'est pas parce que j'ai réussi avec le Philtre de Paix que je peux réussir avec tout les autres. »

« Ah! Enfin, vous réalisez que vous n'êtes pas aussi brillante que vous le croyez. »

« Je n'ai jamais prétendu être particulièrement brillante, j'ai simplement cru que je faisais un bon geste en aidant Lee! »

« Tricher n'est pas un bon geste, Miss Walters. »

« Ce n'était pas de la tricherie, Professeur. »

D'un coup de baguette, le professeur Snape fit disparaitre le chaudron contenant la Potion Oculus.

« Vous ferez ce que je vous demanderai, Miss Walters. Vous irez prendre un bocal dans l'étagère. Vous l'observerai et utiliserai tous vos sens pour déchiffrer le problème s'il y a lieu et vous écrierai sur un papier parchemin le nom de la potion, la couleur, le problème et la solution. Point final. »

Cette fois, Amélia jugea qu'il valait mieux obéir si elle tenait à sa vie.

Après deux longues heures de travail acharné, qui lui parurent une éternité, le professeur Snape mit finalement fin à son supplice.

« Je crois que ce sera tout pour ce soir, Miss Walters. »

Sans répondre, Amélia se leva d'un bond et se dirigea vers la porte de sortie, laissant une dizaine de papiers-parchemins sur le bureau, tous remplis de suggestions et d'hypothèses pour rescaper les potions.

« Pas si vite, Miss Walters. »

Amélia se mordit la lèvre et cessa de marcher, craignant le pire.

« Demain soir, même heure, même endroit. Et cette fois, j'ose espérer que les Weasley seront…guéris. »

Il savait. Elle savait qu'il savait. C'était trop évidant.

Ils sont…malades… Encore une fois Amélia, tu es absolument remarquable…

« D'accord… Professeur. Cela signifie que demain, je dois me présenter en compagnie des jumeaux, c'est bien cela? », lui demanda-t-elle le plus poliment possible, espérant inutilement que cela allègerait sa tâche de demain soir si elle utilisait un ton plus respectueux.

« C'est bien cela », répondit-il simplement. Ensuite, il la dévisagea pendant une fraction de seconde avant d'ajouter :

« Vous saignez de la lèvre, Miss Walters. »

« Ah…Je…ouais…Ce n'est rien… »

Elle porta rapidement sa main à ses lèvres. Elle était tellement crispée qu'elle s'était coupée elle-même. Lamentable.

Ne sachant pas trop quoi répondre d'autre ou même quoi faire, elle se retourna aussi rapidement que possible et empressa le pas en se dirigeant vers la porte de sortie. Heureusement, cette fois, le professeur Snape n'interrompit pas ses mouvements.

Une fois sortie de la classe, elle ne put s'empêcher de courir. Ce n'est que lorsqu'elle était rendue au deuxième étage qu'elle se remit à respirer, complètement essoufflée. Elle était entièrement épuisée et avait réellement besoin d'une bonne nuit de sommeil.

« Alors comment était ton rendez-vous avec le graisseux? »

Elle venait enfin d'arriver à la tour des Gryffondor. Elle jeta un regard noir à Fred face à l'insignifiance de sa question.

« Vous n'êtes pas encore couché? »

« Perspicace. Alors? Tu n'as pas répondu à ma question… »

Elle soupira.

« C'était un véritable cauchemar. »

« Bah voyons! Tu n'as pas besoin de cacher ta joie pour nous, petit lapinou! »

Changeant de sujet, elle ajouta:

« Et vous, comment a été votre petit séjour à l'infirmerie? »

« Notre plan a marché comme sur des roulettes. Madame Pomfresh nous a fait boire une potion dégoutante qui a immédiatement cessé les vomissements. Ainsi, nous avons pu retourner à la Salle commune des Gryffondor et profiter de notre soirée, dispensée de retenue! »

Amélia afficha un air maussade. Décidément, c'était vraiment injuste, mais elle ne put s'empêcher d'être légèrement réjouie pour eux.

« Alors, tu ne nous as toujours pas raconté ton rendez-vous! », ajouta Fred en rigolant.

« Oh! Ouais…Tout compte fait, j'ai adoré ça…il y avait des chandelles et c'était hyper romantique. Qui aurait cru que Snape était aussi…sensuel… », répliqua-t-elle ironiquement.

« Beurk… Ok tu peux t'arrêter maintenant avant qu'on vomisse… »

« Tu vois…Moi, je n'ai pas besoin de vous faire prendre une petite pilule pour vous faire vomir… »

« Ha Ha très drôle. », répondit-il sarcastiquement.

« Non, mais sérieusement…Qu'est-ce que tu as fait? », ajouta George.

« Crois-moi, tu ne veux pas savoir. Vraiment. Oh! Et le professeur m'a demandé où vous étiez…en vous traitant d'imbécile…bien sûr… »

« Waouh cool! Je me demande quelle expression il utilisera demain soir en voyant que nous ne sommes pas là encore une fois… »

« Quoi? Noooon non non! Pas question! Vous allez encore me laisser seule avec Snape? Tout sauf ça! Vous le méritez autant que moi. Vous avez séché le cours de potion! »

« Pas question! Surtout pas tant que tu ne nous auras pas dit ce qu'il t'a fait. »

« Vous devriez plutôt dire ce qu'il m'a fait faire… »

Les jumeaux affichèrent une expression terrifiée. C'est en les observant qu'elle réalisa le double sens de ses paroles.

« Non!…Pas dans ce sens-là! », criait-elle.

Les jumeaux se mirent à respirer de nouveau, visuellement rassurés.

« Oh ! Tu nous as fait une de ses peurs! »

« Ouais, ne nous refait plus jamais ça! »

« Mais je ne prétendais pas non plus que je lui avais… »

« Non! Arrête tout de suite, je ne veux pas me faire des images. »

« Toi arrête-moi ça tout de suite Fred! », s'écria Amélia.

« Bon sang! Aveuglez-moi quelqu'un! »

« Fred! Arrête, tu n'es pas drôle! »

« Promets-moi de ne jamais nous faire ça! », ajouta George.

« Vous faire quoi? »

George la regarda, insistant. Elle venait de comprendre.

« Ah! Voyons les gars! Vous êtes cinglés ou quoi? »

« Si seulement on l'était… »

« C'est un professeur, c'est Snape, par la barbe de merlin! »

« Je crois que je vais être malade. », conclut George.

« Ok! Ça suffit. Cette conversation n'a pas eu lieu, d'accord? »

« Ouais… Je suis d'accord… »

« Ouais… Totalement d'accord… »

« Bon… Alors, demain à huit heures devant… »

« Oh non pas question ! »

« S'il vous plaît les gars… Pour moi… »

« Ahhhhhhhh! Je déteste quand tu fais ça… »

Aussitôt, elle afficha un large sourire. Elle savait que c'était gagné d'avance.

« Parfait! Alors demain, huit heures…Les trois devant le bureau de Snape! Bonne nuit les gars! »

« Ouais c'est ça… Bonne nuit… »

.oOoOo.

Voilà! Alors, la retenue avec Snape? Pas trop pire? Hmm… Pas encore… Hihi! Je sais que le chapitre d'avant était très court, mais celui-ci compense grandement n'est-ce pas? Oh ! Et j'ai essayé quelque chose de différent. Comme vous l'avez surement constaté (du moins je l'espère…) au tout début du chapitre, j'ai repris la fin du chapitre 3, mais au lieu d'être dans les pensées d'Amélia, on est dans les pensées de Severus… Je ne sais pas si vous avez aimé ça… J'espère que vous n'avez pas trouvé ça trop répétitif, le début. Bref, j'ai fait cela car je trouve ça intéressant d'avoir, de temps à autre, les pensées de quelqu'un d'autre qu'Amélia, surtout s'il s'agit de Snape! Je prévois revenir dans les pensées de Severus (sauf si vous m'écrivez que vous avez complètement détesté cela…), mais cette fois, je ne reprendrai pas nécessairement une partie de texte qui existe déjà. Autrement dit, les prochaines pensées de Snape ne seront pas nécessairement liées à une scène qui s'est déjà produite, mais dans la vision d'Amélia. En gros, ça sera nouveau, pas répétitif. Oh boy! Je ne sais pas si je suis très claire, mais c'est un peu étrange à expliquer. Bref! Vous verrez! Merci d'avoir lu et j'aimerais beaucoup ça si vous pouviez me laisser un commentaire! Ce chapitre a été particulièrement long à écrire, mais je suis plutôt ravie du résultat!

xoxo