Chapitre 5 : Une soirée mouvementée

« Améééééééééliiiiaaaaa? »

« Je t'en prie Fred, peux-tu cesser de me casser les oreilles pour une minute… »

« C'est George… »

Elle leva les yeux vers le jumeau qui prétendait être George.

« Non, c'est Fred. »

« Comment se fait-il que tu sois la seule personne qui ne se trompe jamais? Même maman se trompe parfois… »

« Vos yeux sont un peu différents… Et votre nez également. »

« Ah vraiment? »

« Ouais. Vraiment. Les yeux de George penchent plus vers le bas dans les coins extérieurs et ton nez à toi est un peu plus pointu. C'est vraiment très subtil, mais à force de vous côtoyer, je peux vous distinguer plutôt facilement. Maintenant, puis-je prendre mon petit déjeuner en paix s'il te plait? »

« C'est bizarre, c'est dernier temps, tu sembles plus…irritée. »

« Je…ah…Désolé les gars…Je suppose que je suis un peu plus…épuisée…tout simplement… »

« Ouais, tu devrais te coucher plus tôt le soir. », répliqua George.

« Ah vraiment? Et comment? Il s'avère, mon cher George, que j'ai des retenues tous les soirs pour le restant de la semaine. Je me demande bien pourquoi d'ailleurs. », ajouta-t-elle sarcastiquement.

« Oh ! N'en fais pas tout un plat. Les retenues, il faut que tu apprennes à aimer ça! »

« Et comment suis-je censée aimer ça? »

« Euh bien…Il est vrai que ça peut poser problème étant donné que c'est avec Snape…Mais crois-moi, il y a moyen de s'amuser. »

« Je meurs d'envie de le découvrir. », répliqua-t-elle, encore une fois sarcastiquement.

« C'est tout simple. En allant à notre retenue ce soir, on lui apporte un bon morceau de gâteau recouvert de crème Canari, prétendant qu'un elfe de maison voulait lui donner, mais qu'il était trop terrifié pour l'approcher. En mangeant la bonne part de gâteau, il se métamorphosera en un énorme canari ! Génial non? »

« Non. »

« Je savais que tu aimerais! »

« Ouais…Vraiment, ton plan est tout à fait crédible. Mise appart le fait qu'on apporte un morceau gâteau à Snape, alias le professeur le plus craint de l'école, qu'il le mange et qu'il se transforme en un énorme canari. »

Les jumeaux affichèrent un sourire réjoui.

« Possible. Mais n'empêche que ça serait drôlement amusant! »

« Hmm…Je ne prétends pas le contraire… », répondit-elle d'un air amusé, imaginant le professeur Snape se transformer en un canari géant.

« De toute façon, il a perdu son trône de professeur le plus craint de l'école depuis que l'horrible grenouille a mis les pieds à Poudlard. », ajouta George d'un air maussade.

Elle songea au professeur Ombrage pendant un moment, et constata qu'il n'avait pas tord. Instinctivement, elle leva les yeux vers la table des professeurs. Le professeur Ombrage était en pleine conversation avec le professeur McGonagall, celle-ci paraissant totalement dégoutée par cette horrible vieille grenouille. Le professeur Flitwick, quant à lui, semblait dévorer son porridge passionnément, visiblement affamé. Et puis il y avait le professeur Snape, bel et bien assis à son endroit habituel. Par conséquent, ce qui n'était pas habituel fut l'attention qu'il portait sur elle. En effet, il la fixait avec une expression totalement indéchiffrable, mais il détourna les yeux vers la table des Serpentard pratiquement aussitôt que leurs regards se croisèrent, laissant Amélia complètement perplexe.

Une dizaine de minutes plus tard, après avoir fini ses toasts et son jus de citrouille, elle se leva et quitta le plus discrètement possible la table des Gryffondor.

« Hé! Où tu vas? »

« Je vais écrire à ma Grand-Mère Sissi… »

« Oh…d'accord! Dis-lui bonjour de notre part! À plus tard! »

« Oui d'accord, à plus tard. »

Elle avait vraiment besoin d'être seule. De plus, elle s'ennuyait de Grand-Mère Sissi. Elle s'éloigna de la Grande Salle d'un pas décidé en se dirigeant vers le Hall d'entrée et sortit par les grandes portes qui étaient ouvertes. Dehors, il faisait très nuageux, laissant supposer la possibilité de pluie un peu plus tard dans la journée. Elle se dirigeait maintenant vers la volière, située en haut d'une colline à l'ouest du château.

Une fois arrivée à destination, Amélia leva les yeux vers le haut plafond à la recherche de son hibou. Après quelques secondes, elle aperçut un joli petit hibou aux plumes bringées voler vers elle.

« Beeti! », dit-elle d'un ton joyeux en apercevant son hibou.

Le petit hibou s'installa délicatement sur l'épaule d'Amélia, s'emmêlant dans sa longue chevelure brune. Elle rigola quelques secondes avant de démêler le hibou de ses cheveux en le prenant dans ses mains et en terminant avec un petit bec sur le dessus de la tête.

« Tu m'as manqué toi aussi petit coco! »

Puis, elle sortit de son sac à bandoulière une petite enveloppe soigneusement pliée. Elle relut une dernière fois sa lettre, s'assurant de n'avoir rien oublié.

Chère Grand-Mère Sissi,

La rentrée s'est plutôt bien déroulée. C'est tellement fabuleux de retrouver mes amis. Cependant, j'avoue que ta charmante compagnie (et tes bons chocolats chauds maison le soir) me manque énormément. Hier, à mon cours de métamorphose, j'ai obtenu 10 points pour avoir été la première à réussir à transformer un magnifique paon en un fauteuil de chintz. Par contre, j'ai eu un cours de potion plus tard dans la même journée et j'ai perdu en tout 35 points. C'est énorme! Et tellement injuste. Tout ça parce que Marcus Flint (tu sais, l'idiot dans la maison des Serpentard…) a mis une bombabouse dans mon chaudron et qu'il a explosé sur le professeur Snape...Ok… Je sais que ça peut paraitre terrible vue comme ça, mais ce n'étais pas aussi pire que tu le crois. Il m'a enlevé 20 points pour l'explosion, 10 points un peu plus tard pour mon ''insolence'' et un 5 points de plus pour avoir accusé Flint. C'est vraiment injuste. Et tu sais le pire? C'est qu'il m'a donné une semaine complète de retenue. L'horreur totale.

Vraiment, Grand-Mère Sissi, je ne sais pas comment je vais survivre. Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai l'impression que je m'attire toujours des ennuis. J'ai toujours suivi tes conseils de suivre mon instinct et d'être moi-même et de dire ce que je pense… Mais je ne sais pas… J'ai l'impression que ça fait l'effet contraire sur moi… Je crois que je ne suis pas normale… Je suis complètement déroutée.

Bref, j'espère que tout se passe bien de ton côté. Y a-t-il encore des gnomes dans ton potager? J'espère que non. Bien que Monsieur Weasley pense qu'ils ne sont que des charmants petits bonshommes, moi je reste persuadée qu'ils ne sont que des petites vermines qui cherchent à envahir le monde des sorciers!

Je t'aime beaucoup Grand-Mère Sissi, tu me manques.

Amélia xoxo

Puis, elle sortit de son sac une plume et un encrier puis ajouta soigneusement:

P.-S.: Fred et George te disent bonjour!

Satisfaite, elle replia la lettre et l'accrocha délicatement à la petite patte de Beeti.

« Ce message est pour Grand-Mère Sissi. Reviens le plus vite possible avec des nouvelles. Je t'adore Beeti. »

En guise de réponse, le petit hibou hulula joyeusement. Amélia lui câlina ses douces petites plumes tout en l'apportant à la fenêtre. Beeti lui serra l'épaule affectueusement avec ses petites pattes et puis finalement, prit son envol vers l'Est, volant gracieusement. Amélia ne put s'empêcher d'envier son petit hibou.

« Libre comme l'air. Là où le vent te mènera… »

Elle parlait si subtilement que ses lèvres bougeaient à peine. Elle observa le petit hibou jusqu'à ce qu'il disparaisse complètement. Lentement, elle se retourna et sortit de la serre, ce dirigeant vers le magnifique château.

« Cours de botanique… Espérons que les Tentaculas vénéneuses soient de bonnes humeurs aujourd'hui. »

La semaine d'avant, elle s'était fait mordre, comme la plupart des élèves d'ailleurs, mais la coupure était si profonde qu'elle avait dû se rendre à l'infirmerie. Bien sûr, pour madame Pomfresh, soigner la coupure de sa main était aussi simple que de soigner une petite égratignure.

En ce dirigeant vers la serre de botanique, elle rencontra sur son chemin Angelina Johnson.

« Salut Angelina! »

« Oh! Salut Amélia! Comment vas-tu? »

« Plutôt bien, et toi? »

« Pas trop mal…Comment a été ta retenue avec Snape, hier soir? »

« Horrible…Mais on ne peut jamais s'attendre à mieux avec lui… »

Angeline afficha un air désolé. Elles continuèrent à parler ainsi jusqu'à ce qu'elles arrivent enfin devant la serre.

« Vous êtes en retard, mesdemoiselles. », leur dit le professeur Chourage en les apercevant.

« Nous sommes vraiment désolés professeur. »

« Oui, bon… Enfin…Aller vous placez devant votre Tentacula vénéneuse rapidement… »

Amélia sourit à son professeur. C'était incroyable qu'elles s'en fussent bien tirées malgré leur léger retard. Il faut dire que le professeur Chourage était très indulgente et elle n'avait pratiquement pas de malice. Pendant un instant, elle pensa au professeur Snape et en eut froid dans le dos en imaginant la punition qu'il leur aurait affligé si Angelina et elle-même étaient arrivées en retard au cours de potion.

Par contre, son sourire s'estompa lorsqu'elle se trouva de nouveau devant la Tentacula vénéneuse. Normalement, elle aimait bien les plantes, mais celle-ci, elle la redoutait réellement. Elle leva les yeux et observa les élèves à l'entour d'elle, tous très concentrés, certain même semblaient terrorisés. Ses yeux s'arrêtèrent sur Fred, qui luttait avec sa plante vénéneuse. George, quant à lui, se tenait plutôt loin de la sienne, et observait Angelina d'un air étrangement affectueux. Elle le dévisagea un moment puis sourit à elle-même, imaginant George déclarer sa flamme à Angelina. Puis finalement, sous le regard soucieux du professeur Chourage, Amélia se mit au travail.

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19:50

« Dépêchez-vous les gars! Nous allons être en retard! »

« Ouais, ouais… », lui répondit George d'un ton indifférent.

« Ce n'est pas des blagues! Snape est loin d'être le genre de professeur tolérant. Et croyez-moi, une semaine complète de retenue est bien assez comme ça! »

« On arrive… »

Amélia attendait impatiemment dans le salon de la Salle commune des Gryffondor en tapant nerveusement du pied. Finalement, elle aperçut les jumeaux descendre lascivement les escaliers.

« Bon! Ce n'était pas trop tôt! Dépêchons-nous, il y a encore de l'espoir d'arriver à temps. »

Rapidement, les trois Gryffondor sortirent de la Salle commune pour se diriger vers les cachots. Amélia s'aperçut alors que Fred avait suspicieusement les mains dans les poches de ses pantalons.

« Mais qu'est-ce que tu as là Fred? »

« D'après toi? Je t'ai dit qu'il y avait moyen de s'amuser pendant les retenues tantôt non? »

« Ah non! Tu me caches ça immédiatement. Si Snape te surprend, il risque de te donner des retenues jusqu'à la fin de l'année. Et ça, c'est si tu es chanceux. Le connaissant, il pourrait facilement te renvoyer pour avoir tenté de le transformer en canari… »

« Pourtant, ça vaudrait le coup… »

Amélia préféra ne pas répondre, de peur de se trahir elle-même dans ce qu'elle dirait. Honnêtement, rien ne lui ferait plus plaisir en ce moment que de voir le professeur Snape en une énorme boule de plume jaune. Mais elle tenait également à la vie de ses amis. Et la sienne. Ils continuèrent à marcher rapidement jusqu'à ce qu'ils atteignent les cachots. George cogna à la porte du bureau et ils attendirent que la voix glaciale de leur professeur leur indique d'entrer.

« Entrer. »

Fred poussa la porte et ils s'introduisirent dans le bureau sombre du professeur Snape, tous les trois marchant d'un pas confiant. Pas question de se dégonfler, pensa Amélia.

« Je vois que vous avez amené de la compagnie, Miss Walters. »

Ne sachant quoi répondre, Amélia se contenta d'un bref hochement de tête.

« Bien, vous pouvez me suivre. », ajouta le maître des potions.

Lorsque le professeur Snape se leva, Amélia ne put s'empêcher de penser à quel point, il était grand et…imposant. Ainsi, les quatre sortirent du bureau et se dirigèrent vers la même classe qu'hier soir. Une fois arrivé devant la porte, le professeur Snape se retourna vers ses étudiants et reprit la parole.

« Miss Walters, je n'ai pas besoin de vous indiquer quoi faire, n'est-ce pas? », lui demanda Snape en la regardant.

« Non, professeur. J'ai même apporté mon livre de potion cette fois. Ça pourrait grandement m'aider. »

Le professeur Snape la dévisagea un moment puis lui répondit :

« C'est une brillante idée. »

Amélia resta bouche bée. Venait-il de la complimenter?

Presque aussitôt, il ajouta :

« Étant donné le pitoyable travail que vous m'avez remis hier soir, je crois que votre manuel de potion ne sera pas de trop. Maintenant, mettez-vous au travail. »

Évidemment. Comme s'il aurait pu la complimenter pour une fois. Et non. C'était une autre tactique pour la rabaisser. Elle soupira puis s'installa à son bureau habituel.

« Quant à vous, Messieurs, vous vous contenterez d'une copie. »

« Quoi? Vous voulez dire qu'ils ne m'aideront pas avec les potions à trier? », s'écria Amélia.

« Bien sûr que non. Ça, c'est votre domaine d'expertise, n'est-ce pas? »

« Eh bien, apparemment non. Vous venez de me dire que mon travail était pitoyable. »

« Ce qui est le cas. Mais aujourd'hui, vous ferez mieux étant donné que vous avez votre manuel. »

« Mais… »

« Remettez-vous au travail, jeune fille. »

Elle soupira, exaspérée et plus frustrée que jamais. Elle se leva et se dirigea vers le mur du fond contenant les étagères remplies de potions et en prit une au hasard, retourna à son bureau et commença à l'analyser. Pendant ce temps, les jumeaux griffonnaient sur leur papier parchemin ce que le professeur Snape leur avait indiqué de faire, sous le regard dédaigneux de ce dernier.

Une heure plus tard, le maître des potions brisa le silence.

« Messieurs, vous pouvez maintenant partir. »

Les jumeaux se levèrent, regardant Amélia d'un air interrogateur. Voyant que le professeur Snape ne réagissait pas, Fred l'interrogea.

« Et Amélia peut venir aussi? »

« Ne comptez pas là-dessus, M. Weasley. »

Fred leva les sourcils, admirablement surpris.

« Et pourquoi? », s'empressa-t-il de rajouter.

« Je ne vois pas pourquoi elle partirait si elle n'a pas terminé son travail, M. Weasley. Maintenant, éloignez-vous de ma vue. »

Les jumeaux froncèrent les sourcils et jetèrent un dernier coup d'œil à leur amie, qui les regardait d'un air suppliant. Fred lui fit un clin d'œil puis sortit de la classe, suivie de près par George qui lui souriait subtilement. Amélia était déconcertée, mais surtout complètement découragée. Inconsciemment, la compagnie de ses deux meilleurs amis la rassurait, lui donnait espoir. Les voyants s'éloigner ainsi et la laissant seule avec le professeur Snape était une véritable torture pour elle. Ça semblait également le cas pour eux, mais étrangement, on aurait dit qu'ils semblaient satisfaits. Mais satisfais de quoi? D'avoir fini leur retenue, bien sûr… pensa-t-elle. Elle prit sa tête entre ses mains, visiblement démoralisée. À cet instant, le professeur Snape se leva et se dirigea tranquillement vers elle.

« Voyons voir. »

Amélia leva les yeux vers son professeur, mais celui-ci ne la regarda pas. Il avait les yeux rivés sur ses morceaux de parchemins. Il en prit un au hasard et le lit attentivement en silence. Après une minute ou deux, il déposa le morceau de papier parchemin sur le bureau d'Amélia et la fixa.

« C'est nettement mieux. Visiblement, le manuel vous a aidé. »

« En effet. », répondit simplement Amélia d'un ton neutre.

Pendant un instant, elle eut espoir que son supplice se terminerait plus tôt qu'elle le croyait, mais fut rapidement déçue. En effet, le professeur Snape était retourné s'asseoir à son bureau, de nouveau le nez plongé dans la pile de copies qui semblait être des devoirs.

Ainsi, Amélia continua son bon travail pendant une quinzaine de minutes jusqu'à ce qu'elle fût interrompue par ce qui semblait être des explosions venant des couloirs du cachot. Aussitôt, elle jeta un coup d'œil au professeur, celui-ci déjà debout se dirigeant vers la porte de sortie. D'un coup sec, il ouvrit la porte et sortie de la classe d'un pas précipité. Amélia, ne pouvant pas retenir sa curiosité, se leva à son tour et sortie également de la classe. Ce qu'elle vit la surprit plus que jamais. Devant ses yeux, il y avait un Snape extrêmement furieux qui lançait des sorts à se qui semblait être un fantôme qui volait dans les airs et qui jetait des bombabouses partout dans le couloir.

« Peeves! Espèce de… »

Mais la voix de Snape fut engloutie par une autre explosion qui rata de près le maître des potions.

L'esprit frappeur riait de plus belle, savourant le spectacle. Amélia n'en croyait pas ses oreilles. Quelles étaient les chances que Peeves apparaisse en plein milieu de sa retenue, dans les cachots, jetant des bombabouses dans le couloir juste à côté de sa classe? Puis elle eut une illumination. Fred et George.

« Bon sang… », marmonna-t-elle à elle-même, complètement abasourdi.

Pendant ce temps, le professeur Snape jeta de nouveau un sort à l'esprit frappeur, obligeant ce dernier à s'enfuir. Toutefois, avant de quitter définitivement les cachots, il se retourna brièvement et fit une grimace au professeur Snape, suivi d'un rire diabolique qui résonna longuement dans les couloirs pratiquement vides et sombres. Amélia détourna les yeux pour observer son professeur. Lorsqu'il se retourna, Amélia crut qu'il allait lui sauter à la gorge et l'étrangler jusqu'à la mort. Par réflexe, elle recula de quelques pas. Aussitôt, Snape la dévisagea, visiblement irrité par l'incident qui venait de se produire, mais également par la réaction de son étudiante qui semblait inutilement, selon lui, terrifiée par celui-ci. Finalement, il brisa le long silence embarrassant qui régnait dans le couloir obscur.

« Vous pouvez prendre vos affaires et partir. Votre retenue est terminée pour ce soir. Je dois aller prévenir le concierge Rusard de l'incident qui vient de se produire. »

Amélia acquiesça de la tête, retourna rapidement dans la classe reprendre son sac puis se dirigea vers les escaliers qui la mèneraient à la tour des Gryffondor.

« Miss Walters? »

« Oui, professeur Snape? »

« Demain, même heure. »

« Bien entendu. »

Elle se retourna, empressant le pas, mais ne fut guère surprise lorsqu'elle entendit de nouveau la voix glaciale de son professeur de potion l'appeler.

« Miss Walters… »

Amélia se retourna de nouveau vers son professeur, mais n'eut pas le temps de répondre que celui-ci ajouta :

« Si jamais je découvre par une quelconque manière que vos deux amis Weasley ont un lien avec cet incident, ils risquent amèrement l'expulsion. Je présume que vous leurs en ferai part. »

« Sauf votre respect, professeur, je doute que ce soit eux. Peeves est un grand farceur, tout le monde le sait. De plus, il est pratiquement impossible de le contrôler, il ne fait qu'à sa tête. Je ne vois pas comment les jumeaux auraient pu réussir d'une quelconque façon à le convaincre de venir dans les cachots et bombarder le couloir. »

Le professeur la fixa attentivement, doutant réellement de la sincérité de son étudiante.

« N'ayez crainte, je trouve également que cette situation est très étrange et j'ai été aussi surprise que vous. », s'empressa-t-elle d'ajouter, et voyant que le professeur ne bronchait pas, elle reprit le chemin des escaliers. Heureusement, cette fois-ci, elle ne fut pas interrompue. Elle était tellement agitée qu'elle put s'arrêter de courir que lorsqu'elle fut enfin arrivée dans la Salle commune des Gryffondor. Bien entendu, les jumeaux l'attendaient assis sur le canapé rouge moelleux, le sourire fendu jusqu'aux oreilles.

Sans les prévenir, Amélia courut jusqu'à eux et sauta sur le canapé, passant ses bras autour de leur cou.

« Vous êtes des génies! », s'empressa-t-elle de rajouter.

« Nous t'avions bien dit qu'il y avait moyen d'avoir du plaisir lors d'une retenue! », lui répondit joyeusement George.

Ainsi, les trois passèrent le restant de la soirée assis sur le divan, devant le foyer à rire comme des détraqués.

.oOoOo.

Voili-Voilou! Hihihi! J'ai encore une fois eu beaucoup de plaisir à écrire ce chapitre. Je n'ai pas vraiment commencé le prochain chapitre donc je n'ai encore aucune idée de ce que ça va donner! Une surprise pour moi-même hihihihi ! Si vous avez aimé, ne vous gêner pas pour aller me laisser un commentaire, ça fait toujours très plaisir et s'est vraiment encourageant!

xoxo