Les livres de Harry Potter sont l'œuvre de J.K. Rowling.
La saga Twilight est une création de Stephenie Meyer.
Cullens go to Hogwarts sort tout droit de l'imagination de la formidable Erica. K. Bailey et met en scène les personnages tirés des livres de ces deux fantastiques auteures mentionnées plus haut.
La traductrice de la version française Les Cullens vont à Poudlard est Milk40.
Merci de me suivre à travers ce crossover et de me faire part de vos commentaires, et bonne lecture.
Chapitre 3 : Plans différés
Je courus retrouver Bella aussitôt que Carlisle et Esme eurent quitté la maison pour se rendre à l'aéroport. Je ne parvenais toujours pas à imaginer comment ils pourraient arriver en Angleterre après Hagrid. Ça ne semblait tout simplement pas possible qu'Hagrid puisse être plus rapide qu'eux, mais, par ailleurs, il y avait un tas de choses qui ne semblaient pas possibles quelques heures plus tôt.
Bella avait passé la soirée avec Charlie. Depuis la remise des diplômes, l'annonce de nos fiançailles ainsi que les plans en vue de notre mariage et les changements qui allaient se produire par la suite, elle essayait de passer plus de temps seul-à-seul avec Charlie avant de devoir lui dire au revoir, peut-être pour toujours... même si ce temps qu'elle passait seule avec lui signifiait regarder un match de baseball, de basketball ou de hockey sur l'écran à plasma.
Mon plan était d'aller à Dartmouth en septembre. Bella voulait obstinément que je la transforme presque immédiatement après notre mariage en août, mais de mon côté j'essayais de la convaincre d'attendre une autre année afin de lui donner une chance de reconsidérer ses options pour l'éternité. Je n'avais pas beaucoup d'espoir de la faire changer d'idée, et alors que je me réconciliais avec l'éventualité de sa transformation, je commençais à voir l'aspect positif des changements dans nos vies qui en résulteraient. J'avais certainement très hâte de pouvoir l'appeler ma femme. Tellement hâte, en fait, que ma patience me faisait presque défaut. Le jour du mariage n'arriverait jamais assez vite... Je fronçai les sourcils. Qu'allait-il se passer si nous nous absentions pendant un an ? Même si Bella nous accompagnait, allions-nous reporter le mariage à l'année suivante ? Je n'étais pas sûr que ce soit ce que je voulais.
Quand j'atteignis la maison, tout était tranquille. Le match de baseball devait être terminé. J'écoutai la voix de Charlie et j'entendis ses pensées étouffées à travers des rêves de pêche miraculeuse. Il était endormi, ce qui était une bonne chose. Je m'introduisis lestement dans la chambre de Bella par sa fenêtre, et la trouvai en train de lire.
« Bonsoir, » dis-je en entrant dans la pièce, appréciant sa silhouette décontractée. Elle était recroquevillée dans son lit avec un vieil exemplaire d'Orgueil et Préjugés. Le reflet de l'anneau à sa main gauche, laquelle tenait le livre, attira mon attention, et je fus parcouru par une douce chaleur. Elle avait déjà pris sa douche, ce qui semblait être sa routine, et elle avait revêtu le plus mignon des pantalons de pyjama bleu assorti d'un débardeur. Elle était fascinante.
Elle sursauta en réalisant que j'étais là. « Edward, » s'écria-t-elle dans un murmure excité en se levant précipitamment pour s'élancer dans mes bras, trébuchant seulement légèrement au moment où elle allait m'atteindre, ce qui eut pour résultat de la faire tomber sur moi au moment où je l'attrapais. Je sentis la brûlure familière, toujours un peu plus intense après avoir été loin d'elle pendant si longtemps, ainsi qu'un énorme soulagement. Il m'était pénible d'être séparé d'elle, même durant une courte période. Lorsque nous nous retrouvions ensemble, c'était comme si le morceau de moi-même qui était manquant, mon cœur, retournait à mon corps et me faisait redevenir entier.
Je penchai ma tête et embrassai ses cheveux, inhalant son parfum odorant. « Tu m'as manqué aussi, » dis-je en riant. Puis il me fut impossible de résister. Je savais que nous devions discuter de choses sérieuses, mais elle m'avait manqué et je voulais me rappeler qu'elle était mienne. Je la soulevai dans mes bras et la transportai sur le lit, la déposant délicatement sur la couette. Je m'assis sur le bord et la contemplai, mémorisant son visage alors qu'avec un doigt je traçais avec précaution sa joue, son nez, ses lèvres, après quoi je me penchai et posai gentiment mes lèvres sur les siennes, m'enivrant de son arôme et de son goût.
Elle répondit à mon baiser avidement, enroulant involontairement ses bras autour de mon cou pour m'attirer plus près, comme elle le faisait toujours. J'étais mieux préparé maintenant que je connaissais ce réflexe. J'étais en mesure de garder le contrôle tandis qu'elle se pressait contre moi. J'avais appris que de rester assis aidait aussi à mieux me contrôler. Je m'attardai encore un peu avant de m'éloigner.
Elle fit la moue. « Tu ne te laisses jamais emporter... »
Ce n'était pas vrai, mais ce soir je me maîtrisais particulièrement bien. Probablement à cause des choses dont je devais lui parler. « Ce n'est pas entièrement vrai... »
« Oui ça l'est ! »
« Bella, » l'avertis-je. Je ne tenais pas à répéter cet argument une autre fois... « Il faut que je te parle d'une situation qui vient de se présenter, » commençai-je très sérieusement. Je levai les yeux vers elle et vis la panique commencer à poindre sur son visage, jumelée à la crainte. C'était une expression qui rappelait vaguement celle qui était apparue sur ses traits lorsque je lui avais dit que je la quittais. « Ce n'est pas quelque chose de mauvais, alors ne panique pas, mais nous avons besoin d'en discuter parce que ça t'affecte aussi, » ajoutai-je rapidement.
« D'accord, » dit-elle. Je l'observai alors que la panique et la crainte s'effaçaient de son visage et étaient remplacées par une expression stoïque. Sa capacité à se calmer sans aide extérieure m'émerveillait. L'excès d'émotions vives qu'elle avait connues au cours des deux dernières années y était sans doute pour quelque chose, considérai-je tranquillement. « Tant que nous sommes ensemble, je peux supporter n'importe quoi. »
Je souris pour la réconforter. « Je te promets, ce n'est pas si terrible que tu pourrais le croire, mais ça nécessitera un acte de foi. Je suis sur le point de partager avec toi des informations intéressantes qui pourraient être difficiles à accepter... » Je fis une pause afin de juger de son état. Elle continua de demeurer calme, alors je poursuivis. « Ce soir nous avons découvert qu'il y a des sorciers dans le monde. En particulier, un groupe de sorciers qui ont demandé notre aide... alors je me demandais comment tu te sentirais de ne pas aller à Dartmouth à la rentrée tel qu'il était prévu. »
« Je n'ai jamais eu l'intention d'aller à Dartmouth à la rentrée, donc ce n'est pas vraiment un problème, » répliqua-t-elle de façon très détachée. Je me demandais si elle avait entendu la partie à propos des sorciers.
« Alors ces gens avec des pouvoirs magiques ont demandé notre aide pour maintenir en sécurité un jeune sorcier particulièrement important du nom de Harry Potter. Il nous faudrait déménager en Angleterre pour l'année qui vient, donc à la place de Dartmouth, notre couverture serait une université là-bas... Ils ont spécifiquement demandé que je sois impliqué, cependant nous ne savons pas encore de quelle manière ils ont besoin de ma participation. Carlisle vient juste de partir pour aller discuter des détails avec le proviseur... » Je fis une autre pause, observant son visage pour voir si elle allait s'évanouir ou avoir un autre genre de malaise.
Elle avait l'air d'aller bien... plus que bien, en fait. Elle était tout sourire. « Alors, es-tu en train de dire que nous allons déménager au Royaume-Unis ? Avec la famille au complet ? Et que nous allons vivre dans un château ? Un vrai château... et rencontrer des sorciers qui font de la magie ? »
La vision d'Alice avait montré qu'elle allait bien s'accommoder de la situation, mais je n'étais pas préparé pour ça. Elle était... excitée. « Tu réalises que ça pourrait nécessiter que nous reportions tous nos projets pour l'année..., » dis-je avec hésitation. « Et possiblement le mariage... »
« Je ne vois pas pourquoi, » répondit-elle obstinément. « Nous allions nous marier avant d'aller à Dartmouth, et je n'allais pas être en mesure de fonctionner normalement une fois installée dans le New Hampshire ; pourquoi est-ce que ça devrait être différent si nous nous retrouvons en Angleterre à la place ? »
« Eh bien, mon amour, » commençai-je à expliquer avec précaution, « l'école que nous allons fréquenter là-bas est un pensionnat. Si je dois jouer le rôle d'un élève, il se pourrait que j'aie à séjourner dans un des dortoirs... Si nous sommes mariés, ça pourrait s'avérer... difficile. Et, lorsque je vais te transformer, je veux être entièrement disponible pour t'aider à passer à travers les premières étapes de ta vie de vampire nouveau-né. En plus, tu ne seras pas capable de côtoyer des gens, sorciers ou autres. » Je baissai les yeux et jouai avec ses doigts pour me distraire de ces pensées moroses. « Alors je ne pourrais pas te voir fréquemment... »
Je réalisai, à ce moment-là, qu'il n'y avait pas de raison de retarder nos plans. Elle pourrait, comme elle l'avait dit, 'ne pas fonctionner normalement' en Angleterre, aussi facilement que n'importe où ailleurs – c'était seulement mon désir égoïste d'être avec elle toutes les minutes de la journée qui rendait l'idée impossible. Je concédai. « Je suppose que tu as raison. Nous pourrions aller de l'avant avec nos plans – nous marier cet été et procéder à la transformation une fois que nous aurons déménagé et que nous serons bien installés. Il nous faudra vérifier que la faune locale soit satisfaisante. Seulement... il faudra aussi que tu acceptes l'aide d'Alice et de Jasper pour t'ajuster à cette nouvelle vie, si de mon côté je dois apporter mon aide aux sorciers. Bien entendu nous n'avons encore rien accepté de tout ça. Carlisle a pris un avion et il est en route pour aller discuter de la question. Nous avons la possibilité de refuser. »
Elle était tranquille, perdue dans le silence de ses réflexions tandis qu'un pli apparaissait entre ses yeux et qu'elle mordait sa lèvre inférieure. J'essayai d'attendre patiemment qu'elle parle, qu'elle partage ses pensées avec moi. J'essayai, mais c'était en train de devenir insupportable. « Bella, s'il te plaît... à quoi penses-tu ? »
« Si nous attendons jusqu'à l'été prochain, j'aurai encore dix-neuf ans, » dit-elle en hésitant, « mais il faudra que ce soit au tout début de l'été... comme le jour de notre retour – et je veux dire la journée même de notre retour. » Son ton était sévère et décidé, mais tout de suite après elle gémit. « NON ! Je ne peux pas accepter. J'étais toute prête à ce que ce soit finalisé cet été pour commencer à vivre le reste de ma vie, ou de mon existence, peu importe, avec toi... et maintenant nous allons devoir attendre une année entière ! »
Elle porta les mains à son visage alors que ses joues devenaient toutes rouges. Je les lui retirai avec précaution. « S'il te plaît, Bella, ne cache pas ton visage. Je ne veux pas en être privé, pas même une minute. Nous n'avons pas à faire ça. Je peux appeler Carlisle tout de suite et lui faire savoir que nous pouvons venir, mais que je ne peux pas participer... ou nous pouvons carrément dire non. » Je ne voulais plus la voir souffrir.
« Nous ne connaissons pas encore tous les détails, n'est-ce pas ? » Demanda-t-elle. Je secouai la tête de gauche à droite. « Eh bien, attendons le retour de Carlisle afin qu'il nous donne toutes les informations. Je suppose, par contre, que si je devais choisir entre être changée maintenant mais manquer ta présence durant la première partie de ma vie et attendre une année, je choisirais d'attendre... mais peut-être que ça ne sera pas nécessaire, » fit-elle, remplie d'espoir.
« Alors si j'ai bien compris, l'idée qu'il y ait des sorciers ne te préoccupe pas le moins du monde ? » Demandai-je sans cesser de m'extasier qu'elle accepte aussi calmement l'existence de la magie.
« Pas vraiment – je veux dire, s'il y a des vampires et des loup-garous, j'imagine qu'il faut s'attendre à ce qu'il y ait des sorciers aussi..., » déclara-t-elle tout simplement.
Je secouai la tête. « Tu es incroyable, est-ce que tu le sais ? » Questionnai-je en la tirant vers moi. Qu'avais-je fait pour mériter une créature comme elle dans ma vie?
Un bonjour tout spécial à mes pré-lectrices Louise Malone et sa fille :0)
À bientôt.
Milk
