Chapitre 7 : Par où commencer

Ce matin-là, elle avait eu pour débuter un cours de botanique suivi d'un cours de métamorphose. L'avant-midi c'était plutôt bien déroulé, rien n'était arrivé de trop compromettant. Amélia aimait bien les jeudis, car elle avait son après-midi de libre pour se reposer et faire ses travaux. C'était en effet l'un des avantages d'être en septième année à Poudlard. Certes, les cours étaient rigoureux, mais au moins, ils en avaient un peu moins.

Elle se dirigeait vers la Grande Salle afin d'aller rejoindre les jumeaux et pour prendre le déjeuner. Ce n'est que lorsqu'elle croisa Markus Flint et sa bande d'abrutis qu'elle réalisa que finalement, sa journée n'était pas aussi parfaite qu'elle l'aurait voulu. Elle se dépêcha en descendant les dernières marches et tenta du mieux possible de passer inaperçu dans le Hall d'entrée. Voyant que je n'ai aucune intention de lui parler, peut-être qui va me laisser tranquille, se dit Amélia.

« Hey! Si ce n'est pas Miss Explosive. »

Finalement, ce n'était pas si surprenant que ça qu'il lui parle étant donné que ce n'était que pour l'insulter.

« Hey! Si ce n'est pas Monsieur-Qui-Me-Reste-Qu'une-Neurone-Dans-La-Tête! », répliqua-t-elle.

« Ah ça tu vas me le payer, espèce de Gryffondor dégoutante! »

Un rire diabolique sortit de la bouche d'Amélia, ainsi surprenant les Serpentards et elle-même, par ce fait. Elle n'avait pas l'habitude d'être cruelle, mais elle avait réellement envie que Flint la laisse tranquille une fois pour toutes. De plus, elle s'était promis de se venger un jour pour ce qui lui avait fait subir dans le cours de Potion. Ce jour était enfin arrivé, plus tôt qu'elle ne l'aurait cru.

« Oh! Mais tu ne me trouvais pas si dégoutante que cela avant. Tu te souviens? Hmmm…Laisse-moi te rafraichir un peu la mémoire. »

Elle prit une courte pause, observant avec satisfaction l'expression horrifiée de Markus. Visiblement, il n'avait aucunement envie qu'elle aborde ce sujet. Mais ce qui réjouit le plus Amélia fut les regards interrogateurs des amis de Flint. Visiblement, ils n'avaient aucune idée de ce qu'Amélia parlait.

« Oh! Pourquoi ses regards surpris? Non! Flint, ne me dit pas que tu ne les as pas mis au courant! », s'empressa-t-elle d'ajouter, affichant un sourire presque cruel.

« Tais-toi espèce de vipère. »

« Me taire? Mais la partie de plaisir vient tout juste de commencer. » Elle se retourna vers les amis Serpentard de Flint qui l'observaient d'un air surpris. « Voyez-vous, votre cher Flint ci-présent a tenté de m'embrasser l'an passé, lors du bal de Noël. »

« Elle ment! Ne l'écoutez pas! Jamais de ma vie je ne voudrais embrasser cette fille-là! Tu n'es qu'une répugnante Gryffondor. », s'empressa-t-il d'ajouter.

« Pourtant, tu ne me trouvais pas si répugnante que ça, ce soir-là. Ou peut-être était-ce le fait que tu avais trop bu…de jus de citrouille. Mais à ce que je sache, il n'y a pas d'alcool dans le jus de citrouille… », répliqua-t-elle d'un ton volontairement innocent.

Puis soudainement, sans crier gare, Markus Flint, plus enragé que jamais, sortit rapidement sa baguette et la pointa directement sur Amélia.

« Expelliarmus! »

Aussi rapide que l'éclair, Amélia sortit la sienne et cria la formule pour bloquer le mauvais sort.

« Protego! »

Bien qu'elle fût prise par surprise, elle était ravie qu'elle ait d'aussi bons réflexes.

« Non, mais tu es cinglé ou quoi! », s'écria Amélia, définitivement surprise qu'il soit allé aussi loin. Après tout, lancer des sorts dans les couloirs était interdit. S'ils se faisaient prendre, ils seraient dans la galère.

« Stupéfix! », répliqua Flint en pointant encore une fois sa baguette sur la jeune Gryffondor.

De nouveau, Amélia bloqua remarquablement le sort d'un coup sec de baguette, cette fois sans même avoir à dire la formule à voix haute. Parfois, elle se surprenait elle-même. Vive l'adrénaline, se dit-elle, dans sa tête. Pendant ce temps, Markus Flint rageait sans cesser de la fixer en lui lançant un regard meurtrier. Puis, pour la troisième fois, il tenta de nouveau d'anéantir sa proie, cette fois en lui lançant un sort impardonnable, mais heureusement, cette dernière fut nettement plus rapide que lui.

« Endolor… »

« Petrificus totalus! »

Subitement, le corps de Markus Flint devint aussi raide qu'une planche de bois et tomba bruyamment par terre, totalement immobile, mais toujours en affichant une mine meurtrière. Elle crut que finalement, c'en était fini pour les problèmes, mais elle réalisa, en apercevant au loin le professeur McGonagall courir vers eux d'une expression horrifiée, qu'ils venaient tout juste de commencer.

« Mais qu'est-ce qui se passe ici! », demanda sévèrement le professeur McGonagall.

Elle avait les yeux rivés sur le corps inerte de Markus puis regarda de nouveau son élève de Gryffondor.

« Je veux des explications! », s'écria-t-elle d'un ton de voix dépourvu d'enthousiasme.

Amélia tenta de prendre la parole afin d'expliquer l'incident qui s'était produit environ dix secondes plus tôt.

« Professeur McGonagall, Markus Flint m'a jeté des sorts et je l'ai ai bloqués pour ma propre protection, mais il ne cessait jamais de m'en jeter donc disons que j'ai fait en sorte…qu'il…ne puisse plus m'en lancer. »

« Seigneur! Quelle abomination! Il est entièrement interdit de jeter des sorts à vos camarades à l'extérieur des cours autorisés! »

« Je sais, professeur, mais je n'ai pas eu le choix…il a voulu me… »

« Visiblement, vous ne comprendrez jamais rien, petite sotte. »

Le corps d'Amélia se raidit en entendant cette voix glaciale venant de derrière elle. En effet, elle fut désagréablement surprise lorsqu'elle fut interrompue par la dernière personne qu'elle aurait voulu croiser aujourd'hui en train de lancer un sort à Flint. Lentement, elle se retourna, craignant le pire et réalisa avec effroi que son cauchemar prenait réalité. Severus Snape se trouvait maintenant face à elle, avec cette expression de gloire qui brillait dans ses yeux noirs et perçants. La jeune Gryffondor ne put s'empêcher de frissonner en imaginant le sort qui l'attendait. Cependant, le professeur McGonagall reprit la parole, cette fois s'adressant au professeur Snape.

« Que sait-il passé, Severus? »

« Comme vous pouvez le constater, votre chère étudiante de Gryffondor a pétrifié un élève. »

« Mais professeur », tenta désespérément de justifier la jeune fille en se retournant vers le professeur McGonagall, « il m'a jeté des sorts avant! Il a même tenté de me jeter un sort impardonnable! »

Le professeur McGonagall porta ses mains à sa bouche et observa Amélia avec une expression démesurément terrifiée.

« Est-ce vrai ce que vous dites, Miss Walters? C'est une bien grande accusation que vous faites là! »

« Je vous jure que je dis la vérité, professeur McGonagall. Je… »

Mais elle fut brutalement interrompue par les amis de Flint qui, tous en même temps et surtout incompréhensiblement, se mirent à justifier, ou plutôt mentir sur ce qui venait de se passer. Mais c'est le professeur Snape qui, d'un geste de la main, les fit taire.

« Bien que vos témoignages me semblent…essentiels…Je crois tout de même que le meilleur soit de s'informer auprès de la réelle victime du mauvais sort. », affirma le professeur Snape, de son habituel ton de voix glacial.

Puis, d'un simple mouvement de baguette qu'il pointait vers Flint et d'une formule incompréhensible, ce dernier retrouva de nouveau sa mobilité. Plus furieux que jamais, Markus Flint se remit sur pied et commença à accuser injustement Amélia.

« Cette fille est complètement folle! Ce n'est pas de Poudlard qu'elle a besoin, mais d'une école psychiatrique! »

Étrangement, c'était la deuxième fois cette semaine que quelqu'un lui faisait part de ce commentaire. Elle détourna les yeux de Flint pour observer celui qui l'avait accusé la première fois et vit que Snape avait un sourire sadique en coin, visiblement conscient de l'ampleur de la remarque de son étudiant de Serpentard. Le professeur McGonagall reprit la parole, utilisant son habituel ton sec lorsqu'elle était irritée.

« Je suis scandaleusement dégoutée par vos comportements dotés d'immanquable stupidité. 20 points seront enlevés à chacune de vos maisons et vous avez tous les deux une retenue ce soir avec moi à 20h. »

Flint afficha un air parfaitement dégouté puis jeta de nouveau un regard meurtrier à Amélia.

« Je crains qu'une retenue avec vous, ce soir, ne soit pas possible pour Miss Walters. »

Le professeur McGonagall détourna les yeux de ses élèves pour observer le maître des potions, les sourcils froncés.

« Et pourquoi cela? », demanda-t-elle.

« Parce que Miss Walters a déjà une retenue avec moi, ce soir. »

Le professeur McGonagall ouvrit grand la bouche et tourna la tête vers Amélia en la fixant d'un air plus que découragé.

« Vraiment, Miss Walters, vous avez un grand problème de discipline. J'écrirai dès aujourd'hui à votre grand-mère afin de l'aviser de votre comportement inadéquat. »

Puis, sans plus tarder, le professeur McGonagall tourna les talons et se dirigea vers les escaliers. Marcus Flint et ses amis quittèrent également les lieux, laissant Amélia en plein milieu du couloir.

« Nous discuterons de votre punition ce soir, Miss Walters. »

Amélia sursauta violemment en entendant la voix du professeur de potion, ainsi accrochant le cadre derrière elle.

« Mais qu'est-ce qui se passe? », s'écria le petit homme à moustache dans le cadre.

« Oh! Pardon! Je vous ai accroché par accident, ce n'était pas mon intention de vous importuner. Je… »

« Faites attention, jeune demoiselle! Vous m'avez presque fait trébucher dans mon cadre voisin. », s'empressa de rajouter le petit homme en interrompant Amélia.

Amélia l'observa d'un air désolé puis se retourna vers le professeur Snape. Celui-ci la regardait, secouant la tête en la dévisageant. Puis, il soupira longuement et rappela à Amélia de ne pas être en retard ce soir avant de quitter la Hall pour se rendre vers les escaliers, surement afin d'atteindre les cachots.

Amélia était tellement dégoutée qu'elle en perdit son appétit. Au lieu de se diriger vers la Grande Salle comme prévu pour aller manger et rejoindre ses amis, elle prit le chemin vers la tour de Gryffondor. Vraiment, elle n'était maintenant plus du tout d'humeur à la conversation. En arrivant dans la salle commune de Gryffondor, elle fut soulagée de constater que personne n'était dans le salon. Logiquement, tous les Gryffondor devaient être sois en train de déjeuner ou sois à l'extérieur en train de profiter de la magnifique journée ensoleillée. Afin de se changer les idées, elle prit un livre qui était sur une petite table à côté d'elle, mais malgré tout l'effort qu'elle y mettait pour se concentrer à lire, elle ne retenait rien. Elle n'était pas d'humeur pour lire un livre non plus. Plus enragée que jamais, elle lança le livre qu'elle avait dans les mains de toutes ses forces vers le mur devant elle.

« La vie est trop injuste! »

Elle enfonça sa tête entre ses mains. À présent, de grosses larmes coulaient sur ses joues. Pendant ce temps, le cadre de la Grosse Dame s'ouvrit et les jumeaux entrèrent dans la salle commune.

« Hey! Amélia! »

« Nous te cherchions! Je croyais que tu m'avais dit que tu allais venir nous rejoindre dans la… »

Mais Fred cessa immédiatement de parler en voyant Amélia, assise seule sur le divan, les larmes aux yeux. Les jumeaux se jetèrent un bref coup d'œil avant de s'assoir chacun d'un côté d'Amélia.

« Qu'est-ce qui ne va pas? »

« Est-ce que c'est à cause de cette sale bonne femme, Ombrage? »

Amélia leva la tête vers eux et tenta de répondre, mais fut engloutie d'un sanglot.

« Nn-nooo-nn… »

« Alors dis-nous. », répliqua doucement George.

« Je…je…ne…v-v-veux…pas…en parler. »

Les jumeaux affichèrent une mine inquiète, ainsi voyant leur bonne copine bégayer.

« Amélia, tu dois nous dire ce qui ne va pas. »

« Tu es en train de nous tuer là! »

Amélia soupira longuement puis prit une grande respiration. Dans un souffle seulement, elle se mit à compter l'histoire qui venait de se passer d'une façon plutôt incompréhensible, mais c'est surement grâce aux grands mouvements qu'elle faisait avec ses bras qui aidèrent les jumeaux à comprendre son récit.

« Flint! Espèce d'imbécile! Me jeter un sort! Alors moi, je me protège! Puis là, Boom! Pétrifié! Il a tenté de me jeter un sort impardonnable! Mais là, McGonagall est arrivé, Snape aussi…Ooooooooh…Je suis dans le pétrin! »

« Flint t'a fait mal? », s'écria Fred, maintenant montrant des signes de colère dans sa voix.

« Nn-non… »

« Quel crétin! Attends que je le voie celui-là…Il va regretter d'être né! »

« George, je t'en prie…Ne fait pas ça…Tu vas t'attirer des ennuis. »

« Qu'est-ce que la vie sans un minimum de risque? »

« Non! Pas question! »

Cette fois, Amélia s'était levée et regardait les jumeaux à tour de rôle d'un air agressif.

« Mais, Amélia… »

« C'est tout ce que je vous demande ! Ce soir, j'ai ma retenue avec Snape et si par miracle je reviens en une seule pièce, ce dont je doute, c'est que Snape est possédé. Je suis morte, je le sais. Si vous aviez vu la façon dont il m'a regardée. »

« On vient avec toi! Pas question de te laisser seule avec ce fou! »

« Vous ne pouvez pas. »

« Si tu crois qu'on va te… »

« Pas question! Je veux que vous me promettiez que vous ne tenterez rien, cette fois. J'ai beaucoup apprécié ce que vous avez fait pour moi, l'autre soir, lors de ma retenue avec Snape. Mais ça ne passera pas deux fois. Déjà que Snape était extrêmement suspicieux. Il savait que c'était vous qui étiez dans le coup. C'est simplement qu'il n'avait rien pour prouver que c'était vous. »

« Justement, il n'aura rien pour prouver que c'est nous encore une fois! »

« Non! Pas question. Promettez-moi que vous ne tenterez rien. »

« Ahh…D'accord… »

« D'accord quoi? »

« D'accord, on n'essayera pas de tuer Snape… »

« Fred, tu n'es pas drôle… »

« Ah…Bon d'accord, on ne tentera rien…C'est promis…Mais si jamais cette sale chauve-souris ose toucher un de tes cheveux, je jure que… », poursuivit George.

« Je t'en prie, George… Arrête. »

Puis sans un mot de plus, Amélia se retourna et se dirigea vers les escaliers afin de monter vers le dortoir des filles de septième année. Une fois arrivée dans la pièce circulaire, elle courut et se lança dans son lit près de la fenêtre. Elle voulait oublier ce cauchemar, s'en débarrasser. Mais il n'y avait aucune issue. Elle attacha sa longue chevelure brune avec un élastique à cheveux qu'elle avait au poignet puis se coucha dans ce lit. Par habitude, elle enleva également sa bague noire et la déposa délicatement sur sa petite table de chevet. Elle n'avait pas l'habitude de dormir avec des bijoux. Sa chaine avec une croix en or qu'elle portait à son cou était le seul bijou qu'elle n'enlevait presque jamais. Par contre, comme elle s'en doutait, elle n'arrivait pas à dormir. Elle ne faisait que tourner d'un bord puis de l'autre dans son lit, cherchant une position suffisamment confortable pour dormir. Après une heure ou deux, elle finit par s'endormir, les joues humides et parsemées de larmes.

Lorsqu'elle se réveilla, il faisait beaucoup moins clair qu'au début de la journée. Elle devina qu'il s'agissait de l'heure du dîner, mais elle était trop préoccupée pour avoir faim. À la place, elle se leva et prit dans son sac à bandoulière un énorme bouquin de Défense contre les Forces du Mal et décida de commencer son long devoir. Après tout, elle avait pris du retard à cause de ses retenues avec Snape.

Après deux heures de travaux acharnés, Amélia termina son devoir, soulagée et satisfaite. Elle jeta un coup d'œil à la petite horloge et constata qu'il était bientôt l'heure de sa retenue. Elle se leva et enfila ses chaussures puis jeta un coup d'œil à son reflet dans le miroir. Elle détacha ses cheveux, les laissant tomber gracieusement sur ses épaules jusqu'au bas de son dos. Nettement mieux, se dit-elle. Elle prit également la bague sur sa table de chevet et la mit dans le majeur de sa main droite, son endroit habituel. Puis, elle sortit de la chambre et se dirigea vers la salle commune. Dans le salon, il y avait quelques élèves de troisième année qui discutaient. De l'autre côté, deux jeunes hommes, de première ou deuxième années, Amélia n'était pas sûr, semblaient très concentrés sur leur partie d'échecs version sorcier. Sans plus tarder, bien qu'elle ne fût pas pressée dû au faite qu'elle était d'avance, elle quitta l'atmosphère paisible de la salle commune pour se retrouver dans les escaliers qui bougeaient d'un côté puis de l'autre. Amélia eut tout juste le temps de mettre le pied sur la première marche avant que l'escalier ne change de cap. Ainsi, elle marcha pendant une douzaine de minutes dans l'école puis se retrouva devant l'habituel escalier en colimaçon qui menait aux cachots. C'était la première fois cette semaine qu'elle les descendait sans avoir à courir comme une déchaînée. Une fois arrivée devant la grande porte de couleur acajou, Amélia cogna trois coups et attendit.

« Entrez, Miss Walters. »

C'était le signal. Le signal du début de sa mort. Avant d'ouvrir la porte, elle marmonna à elle-même ''Bon sang, faites que ce ne soit pas trop souffrant''. En ouvrant la lourde porte, elle fut surprise de retrouver le professeur non pas assis à son bureau, le nez penché sur ses copies, mais debout devant son bureau, les bras croisés en observant d'un air indéchiffrable la jeune étudiante. Il m'attendait, pensa-t-elle.

« Asseyez-vous, j'ai quelques mots à vous dire avant de commencer. »

Il pointa une chaise devant lui. Amélia marcha jusqu'à celle-ci et s'assit dessus, sans un mot, en prenant soin de déposer son sac à bandoulière beige sur le sol, à côté d'elle.

« Vous savez que j'aurais pu vous renvoyer ce matin pour avoir lancé un sort à M. Flint. »

« C'est lui qui a commencé, professeur! Il a voulu… »

« Silence. »

La voix du professeur était de nouveau glaciale. Amélia, ne supportant plus le regard profond du maître des potions, baissa la tête afin d'observer ses pieds.

« Vous devez vous doutez que vous n'irez pas à Pré-au-Lard ce weekend. », rajouta-t-il.

Amélia leva de nouveau les yeux vers son professeur, la bouche ouverte et les sourcils levés.

« Ne me dites pas qu'après ce qui viens de se passer, vous croyiez que vous auriez le privilège d'y aller? », ajouta-t-il, les sourcils levés.

« Et Flint, lui, j'espère qu'il n'aura pas plus le droit que moi d'y… »

« Vous allez cesser immédiatement de m'interrompre. »

« Pardon, professeur. »

Le professeur Snape leva un sourcil, analysant le visage de la jeune fille.

« Donc, comme je le disais, vous n'irez pas à Pré-au-Lard ce weekend étant donné que vous serez ici même, dans les cachots, pour la continuité de vos retenues qui dureront, cette fois, toute la journée. »

« Mais professeur! »

« Ne vous ai-je pas déjà mentionné de ne pas m'interrompre! »

Les yeux d'Amélia se remplirent de larmes, mais elle baissa immédiatement la tête afin de les cacher. Il n'est pas question que Snape ait la satisfaction de la voir pleurer.

« Vous aurez également des travaux supplémentaires à faire en dehors de vos retenues. »

Amélia n'en pouvait plus, s'en était trop. Elle prit une grande respiration et prit son courage à deux mains.

« Je ne peux pas. Je suis déjà hyper en retard à cause de vos retenues! J'avais prévu le weekend pour tout terminer! »

« Vous mentez. Vous aviez prévu ce weekend vous balader en compagnie de vos deux imbéciles de Weasley dans les rues de Pré-au-Lard. »

« Ce ne sont pas des imbéciles! Et je ne mens pas! Je suis réellement en retard! »

« Si vous vous comportiez de façon convenable, vous ne seriez pas dans cette situation. Vous êtes têtue et indisciplinée. Vous méritez entièrement ce qui vous arrive. Samedi matin, à 8h, vous vous présenterez à mon bureau afin de commencer votre…leçon. »

Amélia fut soudainement aspergée d'une fureur qui l'envahit dans tout son corps. Elle répondit au professeur d'une voix étrangement calme :

« Il n'en ai pas question. »

« Je vous demande pardon? », répliqua-t-il, les sourcils froncés.

Cette fois, ses bras n'étaient plus croisés contre son torse et il n'était également plus accoté sur son bureau. Mais Amélia ne lui répondit pas. Elle se contenta de se lever de sa chaise et se dirigea vers la porte de sortie, d'un pas décidé.

« Où croyez-vous que vous allez? Revenez immédiatement ici, Miss Walters. »

« Allez vous faire voir! »

La mâchoire de Snape se décrocha un moment. Venait-elle de l'envoyer balader? Puis, sans plus tarder, il leva sa baguette et jeta un sort contre la porte afin qu'elle ne puisse l'ouvrir. Amélia s'arrêta et sans ce retourner, elle murmura d'une voix méconnaissable :

« Laissez-moi sortir…immédiatement. »

« Vous ne sortirez pas d'ici avant que je vous en donne la permission, petite d'insolente! »

Puis, incapable de contrôler sa fureur, Amélia se retourna et pointa violemment sa baguette magique sur le professeur Snape.

« Stupéfix! », s'écria-t-elle.

D'un coup sec de baguette, sans prononcer le moindre son, le professeur Snape para le mauvais sort que son étudiante venant de lui lancer. Il semblait réellement furieux.

« Comment osez-vous… »

« Expelliarmus! », s'empressa-t-elle d'ajouter.

De nouveau, le professeur Snape bloqua le sort qu'Amélia venait de lui lancer.

« Assez! Si vous osez de nouveau me… »

Mais la jeune étudiante n'écoutait plus son professeur de Potion. Elle était tellement enragée que ses sorts ne l'atteignent pas. Par contre, elle n'abandonna pas son idée de blesser Snape.

« Serpensortia! »

Suivi d'un mouvement de main gracieux, un serpent sortit de la baguette d'Amélia. Celle-ci ne perdit pas davantage de temps et pointa sa baguette sur le serpent en prononçant de nouveau une formule magique.

« Engorgio! »

Le serpent tripla de grosseur. Le professeur Snape observait Amélia puis le serpent à tour de rôle.

« Que diable croyez-vous que vous pouvez me faire avec ce serpent? »

Puis, à la grande surprise du professeur Snape, Amélia observa d'un regard maléfique l'énorme serpent devant elle et dit quelque chose que son professeur ne comprit pas. Mais une chose était certaine, cette fille n'était pas à son état normal.

« Soorrrrr Sssssssssssssssssssssiethh… », murmura Amélia au reptile.

Le serpent obéit à la jeune étudiante et attaqua violemment le professeur Snape.

Celui-ci eut tout juste le temps de s'écrier :

« Vipera Evanesca! »

Le serpent prit en feu et se tortilla sur lui-même, brulant de la tête à la queue. Le professeur Snape avait les yeux rivés sur le serpent, croyant à peine ce qui venait de se passer. Non seulement son étudiante venait de l'attaquer à plusieurs reprises, mais elle venait tout juste de parler fourchelangue. Pendant ce temps, Amélia eut le temps de déverrouiller la porte avec sa baguette et sortit en courant dans le couloir des cachots. Le professeur Snape ne perdit plus davantage de temps et se mit à ses trousses. Les couloirs des cachots étaient très sombres, seulement éclairés de torches accrocher au mur de pierres gris foncé. Amélia courrait à toute vitesse, mais étrangement, elle n'avait pas pris le chemin des escaliers. Elle zigzaguait dans les couloirs tournant à droite puis à gauche, espérant le semer en prenant différents chemins. Par contre, le professeur Snape était derrière elle et il la rattrapait. Cependant, il ne lui lança pas de sort, car il savait qu'il réussirait à la rattraper, mais surtout, il savait qu'elle avait pris un chemin cul-de-sac. Amélia s'en rendu également compte et se maudit de ne pas avoir pris son chemin habituel. Elle se dit qu'il vaudrait mieux arrêter de courir et se retourner afin de faire face avec le professeur pour de l'affronter. Seulement, alors qu'elle décida de mettre son plan à exécution, elle fut désarmée par Snape. Sa baguette voleta très haut dans les airs et atterrit à plusieurs mètres d'elle.

« Vous êtes tellement prévisible. », s'écria-t-il, plus furieux que jamais.

Il a lu dans mes pensées, se dit-elle.

« Maintenant, vous allez vous retournez vers moi, petite sotte, et vous vous dirigerez de nouveau vers mon bureau sans tenter quoi que ce soit. »

Seulement, Amélia refusa de s'avouer vaincue. Elle était tellement désespérée désormais qu'elle se remit à courir, cette fois vers sa baguette afin de la reprendre, mais le professeur avait rattrapé Amélia avant en la tira violemment par le bras. Il l'accota contre le mur de pierre froid et la fixa.

« Comment avez-vous pu croire pendant ne serait-ce qu'une seconde que vous auriez eu une chance de me défier? »

Amélia ne l'écoutait pas, trop préoccupée à se débattre contre le professeur, mais cela ne fit qu'aggraver la situation. En effet, il serra davantage son étreinte, l'obligeant à être désormais très près d'elle. Elle cria de toutes ses forces, mais cela s'avéra complètement inutile. Tous les deux étaient dans le fin fond des cachots, où personne ne venait mettre les pieds, où personne ne viendrait la sauver.

« Lâchez-moi! », cria-t-elle.

Cette fois, le professeur lui prit le poignet et de son autre main, tira sur un des doigts de la jeune fille.

« Aie ! Qu'est-ce que vous faites! Vous me faites mal! »

Puis, il réussit, malgré les débattements violents de la jeune fille, à enlever la bague noire du doigt d'Amélia. Étonnamment, celle-ci s'écroula par terre, son corps parcouru de tremblements incontrôlables. Étalée contre le sol, elle se mit à convulser et crier de plus belle. Le professeur s'agenouilla près d'elle et posa ses mains sur le coter de sa tête, l'empêchant de se cogner le crâne contre le sol dur lors de ses convulsions.

« Calmez-vous. Respirez. »

Le professeur Snape parlait étrangement calmement, comme si toute trace de frustration s'était évanouie. Amélia, par contre, ne se calmait toujours pas.

« Regardez-moi, Miss Walters. »

Amélia, toujours tremblotant leva enfin les yeux et fixa le professeur Snape. Elle fut surprise de constater à quel point le professeur était calme et concentré. Mais ce qu'elle ignorait, c'est que le professeur Snape ne put s'empêcher de s'inquiéter en observant la couleur anormale des yeux de la jeune fille. Ils étaient d'un gris très pâle, presque blanc, dépourvu de vie, alors que normalement, Snape avait remarqué qu'ils étaient d'une couleur dorée et qu'ils brillaient extraordinairement, même dans les couloirs sombres et ternes.

« Savez-vous où vous êtes? », ajouta-t-il.

Amélia fixait toujours le professeur Snape, mais ne répondit pas.

« Miss Walters… »

« Cachot…Les ca…chots… », fini-t-elle par répondre.

« Bien. Quel jour sommes-nous, Miss Walters. »

« Je… », mais elle ne termina pas le début de sa phrase, parcouru de nouveau d'un spasme.

« Miss Walters… Quel jour nous….Miss Walters! »

Mais cette fois, Amélia ne fixait plus le professeur. Elle avait les yeux fermés et se remit à crier en se tortillant de douleur.

Le professeur reprit rapidement sa baguette et la pointa sur son étudiante, sa main libre au-dessus de la tête de celle-ci, et se mit à murmurer des incantations très complexes. Il avait les sourcils froncés et dû se concentrer afin de réussir à calmer la jeune fille. Après quelques minutes, Amélia avait cessé de crier et ouvrait de nouveau les yeux. Elle tremblait toujours et ses yeux étaient encore d'une couleur anormale, mais toute trace de douleur était disparue de son visage.

« Miss Walters. », répéta le professeur Snape.

« Jeudi…Nous sommes jeudi… », répondit-elle.

« Bien. Sentez-vous toujours de la douleur…? »

« N….ooon…Mais…j'ai…j'ai… »

Elle s'était arrêtée de parler, suivie d'un tremblement violent.

« Vous quoi, Miss Walters? »

« Fr-r-rrr-oid… »

Puis, sans hésiter, le professeur Snape décrocha son énorme cape noire et l'enveloppa autour d'Amélia.

« Je vous amène à l'infirmerie immédiatement. »

Il remit sa baguette dans une poche de ses pantalons et ramassa par terre la bague. Il mit celle-ci également dans une poche libre de son pantalon puis se pencha de nouveau vers Amélia. Il passa ses bras sous le corps délicat de la jeune fille et la souleva de par terre. Amélia, le visage désormais aussi blanc qu'un fantôme, était à peine consciente de ce qui se passait. Elle était sur le point de s'évanouir. Le professeur Snape marchait plus rapidement que jamais, mais prit un chemin différent que celui des escaliers. Il continua de marcher dans les couloirs sombres et humides des cachots puis s'arrêta finalement vers un très grand cadre.

« Bonsoir, Severus. », répondit l'homme dans le cadre. « Oh! Qu'avez-vous là? »

« J'ai besoin de passer, c'est urgent. Ouvrez-moi. », répondit Snape, d'un ton insistant.

Sans un mot de plus, le cadre s'ouvrit et derrière celui-ci se retrouvait des escaliers en colimaçon en marbre blanc. Le professeur, sans perdre davantage de temps, se mit, à grande enjambée, à monter les escaliers qui menaient directement au quatrième étage. Amélia, semi-consciente, réalisa qu'il s'agissait en faite d'un raccourci. Lorsque le professeur Snape arriva devant la grande porte de l'infirmerie, il ouvrit celle-ci sans cogner. Madame Pomfresh arriva en courant, vêtue d'une robe de chambre violette.

« Nom d'une chenille! Que sait-il passé? », dit-elle en regardant le professeur Snape.

Celui-ci se dirigea vers le lit le plus proche et déposa la jeune fille désormais inerte.

« Elle est inconsciente. », répondit le professeur Snape.

Madame Pomfresh se pencha vers Amélia et mit sa main sur son front.

« Elle est brulante! Mais allez-vous me dire ce qui sait passer? » demanda de nouveau madame Pomfresh, en levant les yeux et en observant attentivement le professeur Snape.

Celui-ci, par contre, ne détourna pas les yeux d'Amélia et se contenta de simplifier ce qui s'était passé.

« Il y a eu un malentendu. Il est possible qu'elle ait été affectée par un objet dangereux… »

« Affectée par un objet dangereux? Mais de quoi diable parlez-vous? », demanda avec insistance madame Pomfresh.

Le professeur porta sa main sur la poche de pantalon où se trouvait la bague d'Amélia. Par contre, il ne répondit pas réellement à la question de l'infirmière.

« Je crois qu'elle est maintenant hors de danger. J'ai…remédié… à la situation. Elle risque d'être faible pendant un moment, mais je suis maintenant persuadée que sa vie n'est plus en danger. Mes incantations commencent à faire effet tranquillement. »

« Plus en danger? Que voulez-vous dire par là? »

Le professeur détourna les yeux de son élève pour la première fois afin de regarder l'infirmière.

« Bien que Miss Walters n'est plus en réel danger, je crois tout de même qu'il soit pour le mieux que vous alliez chercher un remède afin de diminuer sa fièvre le plus rapidement possible sans perdre davantage de temps à poser des questions. », répliqua Snape, d'un ton de voix neutre, mais on pouvait discerner un agacement dans sa voix.

« Oh! Mais c'est justement ce que j'allais faire ! », répliqua-t-elle d'un ton outré. « Je reviens immédiatement avec de quoi lui faire baisser sa température. Après, vous me direz enfin réellement ce qui sait passer. »

Elle s'éloigna d'un pas précipité et quitta la pièce. Le professeur Snape était toujours penché sur le lit et observait Amélia. Puis, lentement, il posa sa main sur celle de la jeune fille et la pressa légèrement contre la sienne. Le visage d'Amélia resta toujours aussi inanimé, mais il pouvait sentir la respiration lente de la jeune fille. Finalement, le professeur Snape se releva et s'éloigna à grands pas de l'infirmerie, laissant derrière lui la jeune fille étendue sur le lit. Quelques secondes plus tard, madame Pomfresh revint dans la pièce.

« Bon, j'ai trouvé. Maintenant, professeur Snape, vous allez une fois pour toutes me… »

Mais elle cessa de parler et s'immobilisa un moment, constatant que le Severus Snape n'était plus présent dans la pièce. Madame Pomfresh soupira puis reprit le pas vers le lit d'Amélia. Elle déposa sur le front de celle-ci une serviette humide puis ouvrit légèrement la bouche d'Amélia afin d'y introduire un liquide verdâtre. Le médicament fit toussoter Amélia, ainsi la réveillant. Aussitôt, elle porta la main sur son front et des larmes coulèrent sur ses joues tellement la douleur était intense.

« Buvez cela, ma petite. »

Amélia ouvra les yeux puis aperçut devant elle, dans la semi-obscurité, une petite silhouette qui l'observait de ses énormes yeux.

« suis-je? », demanda-t-elle, de peine et misère.

« Vous êtes à l'infirmerie. Tenez, buvez cela, vous vous sentirez nettement mieux. »

Sans poser davantage de questions, Amélia obéit et but le restant du liquide verdâtre qui fit grimacer celle-ci tellement son gout était répugnant. Une fois le liquide avalé, elle tenta de se relever.

« Pas question, ma petite. Vous restez au lit pour ce soir. Vous avez besoin d'une bonne nuit de sommeil. Je reviens dans quelques minutes.»

Puis, madame Pomfresh s'éloigna, laissant Amélia seule dans la grande salle d'infirmerie.

Amélia se demandait réellement ce qui s'était passé. Elle baissa les yeux et aperçut, sur elle, une grande couverture noire. Elle la souleva et l'observa un moment. À son grand étonnement, elle découvrit qu'il s'agissait en réalité d'une très grande cape noire. Puis, en une fraction de seconde, tout lui revint en mémoire. La retenue avec Snape, où plutôt la discussion qui s'est par la suite terminée par un combat, une course dans les couloirs et puis une soudaine colère qui la submergeait. Elle se souvenait également de la douleur atroce qu'elle avait ressentie. Puis, elle porta sa main à sa bouche, réalisant l'ampleur de ses gestes. Elle avait attaqué un professeur. Elle avait attaqué Snape. Horreur. Elle engloutit son visage dans ses mains et une fois de plus, elle se mit à pleurer. Puis, elle sentit que quelque chose manquait et regarda ses mains. Sa bague. Elle avait disparu.

.x.x.x.x.

Dans son bureau, assis à son pupitre faiblement éclairé par une chandelle blanche, Severus Snape avait les yeux penchés vers un petit objet devant lui. Une magnifique bague noire était posée sur le bureau en bois d'acajou du maître des potions, paraissant totalement inoffensive. Pourtant, ce petit objet avait causé beaucoup de ravage, ce soir. Mais où vous êtes-vous procuré cette bague, Miss Walters? murmura à voix basse Severus Snape.

.oOoOo.

Hihihi j'ai mis le paquet et j'espère que ce chapitre vous a plu! Je ne promets pas que mes chapitres à venir seront aussi longs, mais ça se rapprochera à ça quand même! Bref, j'ai eu beaucoup de plaisir à écrire ce chapitre. Mais le plus étrange dans tout ça, c'est que ce chapitre n'est aucunement comment je me l'étais imaginée. En réalité, j'avais autre chose en tête au départ, mais aussitôt je me suis mise à écrire, plein de nouvelles idées se sont formées dans ma tête et je n'ai pu cesser d'écrire. Et lorsque je dis qu'aussitôt que je me suis mise à écrire, je veux réellement dire aussitôt! Dès la deuxième phrase, (et je n'exagère même pas là) tout le contenu de mon chapitre a changé! Hahaha! Mais ne vous inquiétez pas! J'ai quand même gardé mes idées principales (et cette fiction que je suis en train d'écrire à un réel sens et un suivi, ne vous inquiétez pas) Et j'ai encore tout pleines d'idées qui s'en viennent pour les nombreux chapitres à venir.

Merci encore d'avoir lu et je vous rappelle que les reviews sont toujours la bienvenue! J'ai déjà très hâte d'écrire mes prochains chapitres!

xoxo