Blabla de l'auteur:
Pour cette première nouvelle rendons nous sur Terre et observons les (mes)aventures de Jar. En effet, ce n'est pas parce que ce jeune homme n'a pas de petite amie que des filles ne lui courent pas après, au contraire.
Allez, bonne lecture.
Jar :
Ou comment changer radicalement d'avis sur un sujet
Jar avait tout prévu, tout envisagé sauf ça. Cette masse de corps, se poussant, se bousculant, se mordant et se frappant à l'occasion. Ces cris, ces pleurs, ces hurlements hystérique. Toutes ses filles qui tentaient de lui sauter dessus et de le noyer sous des boîtes de friandise. Oui, il n'aurait jamais songé que la Saint-Valentin ressemblait à ça dans un lycée terrien.
Une fois de plus il maudit son implacable grand-mère qui l'avait envoyé ici pour débusquer un vampyr friand de sang adolescent. Tant bien que mal il se fraya un chemin au milieu du groupe de fille. Il n'était même pas neuf heure et il avait déjà reçu : trente et une boite de chocolat, dix de bonbon, trois de biscuit, quatorze déclarations d'amour et cinq poèmes. Sans compter les filles les plus audacieuses qui avaient même tenté de l'embrasser.
Le jeune homme n'en pouvait plus et il remercia le ciel que ces camarades de classe ne connaissent pas le philtre d'amour ni le sort d'attirance. Il se laissa tomber à sa place et se prépara mentalement à suivre deux heures d'Histoire. Enfin bon, au moins durant ce temps personne ne viendrai le harceler.
« Jaaaar…. »
Perdu. Le jeune homme leva les yeux et rencontra le regard de Maddie. Blonde, mince, peau parfaite, sourire à la Hollywood, poitrine à la Pamela Anderson…Le genre de fille à rendre dingue n'importe qu'elle ado. Sauf Jar. Car il s'avait que derrière ce corps se cacher un tempérament de peste superficielle.
« Tiens, ce sont des chocolats. Ils viennent de Belgique, c'est mon père qui me les a ramenés lors de son dernier voyage d'affaire. Ils sont délicieux et fabriquer par les plus grands mètres chocolatier. Je me disais aussi qu'on pourrait aller faire un tour après les cours. Juste toi et moi. »
Elle se pencha et posa ses coudes sur la table, la tête entre les mains et les fesses pointant vers le ciel. Comme ça le jeune homme avait une vue plongeante sur son décolletée.
« Désolé mais non. Je suis occupé après les cours. Et je n'apprécierais pas de me faire dérober ma vertu par une poupée Barbie à l'âme de succube, ajouta-t-il mentalement. »
La jeune fille se releva, rejeta ses long cheveux blond d'un mouvement de la tête et lui jeta un regard signifiant : « Tu ne sais pas ce que tu rates. » et alla s'assoir auprès de ses amie, ses admiratrices plutôt. Jar poussa un soupir, la journée allé être longue.
Quatre heures plus tard sa journée d'écolier était enfin finie mais il lui restait encore son rôle de chasseur de vampyr à assurer. Jar se passa une main dans les cheveux et bailla. La journée avait été épuisante, des filles l'avaient suivi partout, surgissant parfois des endroits les plus incongru (comme un placard à balai), l'un d'elle l'avait même attiré dans une classe vide. Plusieurs autres avaient accidentellement trébuchée et c'était retrouvé (par hasard) dans ses bras. Bon, au moins il n'était pas le seul gars dans cette situation. Mais il ne se remettait toujours pas de cette fille qui, après l'avoir percuté dans la cantine, avait commencé à déboutonné son chemiser car « il est mouillé, je vais prendre froid ». C'était à se demander si elle n'était pas sou l'influence d'un sort quelconque, ou alors c'était les hormones. Heureusement que cette fête de fou n'avait lieu qu'une fois par an.
Soudain, un cri retentit et Jar se précipita vers l'endroit d'où il provenait, les escaliers en l'occurrence. Il passa le coin d'un mur et vit une jeune fille entourée de trois garçons à l'allure menaçante. Sans réfléchir il fonça dans le tas, assena un crochet du droit au premier, un direct au deuxième et le dernier s'enfui sans demander son reste. Mais dans sa précipitation il avait poussé la jeune fille qui bascula dans les escaliers. Grace à ses réflexes Jar réussi à la rattraper avant qu'elle ne touche terre et dégringole en bas. Il la releva doucement et la regarda.
Elle avait de longues anglaises auburn, des yeux verts en amande et une peau de lait. Vêtu d'une robe de la même couleur que ses yeux et d'une cape marron elle était incroyablement mignonne. Surtout lorsqu'elle se tourna vers le jeune homme et lui adressa un sourie radieux.
« Merci. Ces gars sont des brutes, ils voulaient me voler mon argent. J'avais beau leur répéter que je n'en avais pas, ils continuaient. »
Ses yeux se remplir de larmes et Jar ne trouva rien de mieux que lui tendre un mouchoir en papier et de lui dire que c'était une chance qu'il soit arrivé à temps. Elle lui adressa un deuxième sourire et lui dit :
« Je m'appelle Ambre. Et…je…comme… »
Elle bafouilla, rougit et sortit finalement une boite de son sac avant de dire à toute vitesse :
« Je voulais t'offrir ça mais comme les autres filles ne te lâcher pas je n'ai pas osée. Elle ralentit puis ajouta, Ce sont des sablés, je les ai fait moi-même et il y en a trois sortes différentes. J'espère que tu les aimeras. »
Sur ces mots elle mit la boîte entre les mains de Jar, l'embrassa au coin des lèvres et partit en courant, le visage rouge. Jar resta là, planté comme un idiot, un sourire complétement débile sur le visage. Finalement il ouvrit la boite et vit une douzaine de sablé en forme de cœur recouverts de glaçage couleur pastel et décoré avec soin. Il en prit un, mordit dedans, et se dit qu'il n'avait jamais rien mangé d'aussi bon. Quelque chose attira son regard au fond de la boite, il écarta les biscuits et se rendit compte qu'il s'agissait d'un morceau de papier qu'il déplia et lu :
« Voudrais-tu aller à la fête du village avec moi samedi prochain ? Je serai la fille avec une écharpe et un bonnet vert, sous le chêne, à côté de la mairie. J'espère que tu viendras. »
A ce moment la Jar changea irrémédiablement d'avis sur la Saint-Valentin, c'était en fait une fête merveilleuse.
Pauvre Jar, il n'a vraiment pas eu une journée facile. Qu'en pensez vous?
