Blabla de l'auteure:

Restons sur Terre pour cette deuxième nouvelle et retrouvons cette fois Moineaux et Fabrice qui vont partager un repas mais surtout beaucoup de confidences et d'amour bien guimauve.

Bonne lecture.


Moineaux:

Ou l'art de la confidence sur l'assiette:

Moineaux plaça une dernière épingle dans ses cheveux maintenu en chignon et se regarda dans le miroir. L'image qui lui parvint fut celle d'une jolie jeune femme vêtue d'une simple robe rouge agrémentait d'un foulard, de bottes montante noir et d'un discrètement maquillé. Elle passa ses doigts dans sa coiffure, remettant une méchés ici, en faisant pendre une autre là puis se regarda de nouveau. Parfait, maintenant c'était parfait. Sexy mais pas trop, sophistiqué mais sans excès. Fabrice allait aimer, elle en était sûre.

D'habitude c'était le jeune homme qui organisait leur soirée pour la Saint-Valentin mais cette fois elle avait décidé de prendre les commandes et de concocter elle-même une soirée. De longues journées de recherche avaient alors commencé pour trouver LA chose qui rendrai son petit ami le plus heureux possible. Finalement c'était Tara qui, sans le vouloir, lui avait apporté la solution. Moineaux jeta un coup d'œil à sa monte, eut un regard alarmé et sortit de sa suite en courant. Elle n'était pas en retard mais presque.

A son arrivé aux portes de transfert elle était un peu essoufflée et rouge mais fut soulagée de voir que Fabrice n'était pas encore là. Bien, elle avait donc quelques minutes pour redevenir présentable. Soudain un bras s'enroula autour de sa taille, la plaquant contre un torse musclé. Elle faillit donner un puissant coup de coude dans les côtes du malotru quand elle reconnut le parfum. Fabrice.

« Joyeux Saint-Valentin ma chérie. Vas-tu enfin te décider à me dire où nous allons ? lui souffla la voix de son petit ami dans le creux de l'oreille.

-Non, c'est une surprise. Tu le sauras quand nous arriverons. Répliqua la jeune fille qui fit face au jeune homme et l'embrassa tendrement sur les lèvres. »

Fabrice lança un faux regard désespéré au plafond et tendit un magnifique bouquet de violette à Moineaux. La jeune fille lui ayant un jour confié qu'elle aimait beaucoup ces fleurs terriennes. Moineaux lui adressa un sourire étincelant et porta prudemment le bouquet à son nez, avec son odorat de Bête elle avait tendance à beaucoup éternué lorsque des fleurs se trouvaient à proximité.

Passant le bras de Moineaux sous le sien Fabrice s'approcha de la porte, laissant sa petite amie dire la destination. Et il fut surpris de l'entendre crier :

« Targon, Terre ! »

Quelques minutes plus tard ils réapparurent dans le manoir où il avait passé toute son enfance.

« Hum, j'espère que tu ne m'emmène pas à un dîner de famille parce que passer la soirée avec mon père n'est pas l'image que je me fait d'une Saint-Valentin parfaite. »

Moineaux esquissa un sourire avant de répondre :

« Non mais si tu ne suis pas mes instruction à la lettre ça pourrait bien arriver. Ferme les yeux et ne les rouvre que quand je te le dirais. »

Fabrice s'exécuta, entendit Moineaux incanter un transmitus puis sentit que le sol sous ses pieds avait changé de texture, il était plus mou, comme de la terre. La jeune fille le fit avancer de plusieurs mètres et lui ordonna d'ouvrir les yeux, ce qu'il fit. Le jeune homme battit des paupières et identifia immédiatement ou il se trouvait. La vieille ferme en face de lui, avec le toit en chaume n'était autre que La crêperie perdu, l'endroit où sa mère l'emmener manger lorsqu'il était petit et accessoirement son restaurent préféré. Il se tourna vers Moineaux, la bouche sèche et le cœur battant, et lui demanda :

« Comment…

-Tara. Un jour on parlait d'un restaurent sympa qui venait d'ouvrir pas loin du palais et de fil en aiguille elle m'a parlé de cet endroit. Même si je ne comprends pas pourquoi cette crêperie est perdue.

-Les crêpes sont un plat breton, ici on est dans le Sud il ne devrait donc pas y en avoir. C'est pour ça qu'elle est dite perdue. »

Moineaux hocha la tête, hum elle comprenait mieux maintenant. Passant son bras sous celui de Fabrice elle l'entraina à l'intérieure du bâtiment. La salle, rustique et chauffée par une grande cheminé, était occupé par une dizaine de personnes. Un serveur les prit en charge et les installa à une table à côté d'une fenêtre. Avec un sourire il leur tendit les menues et partit en direction des cuisines.

Après quelques secondes passaient à regarder le menue Moineaux leva les yeux et ouvrit la bouche :

« Tu sais quand j'ai demandé à Tara pourquoi tu aimais tant cet endroit elle m'a dit que je devais te le demander moi-même. Alors je te le demande : pourquoi aimes-tu autant cet endroit ?

-Tu sais que ma mère est morte quand j'étais petit ? Moineaux hocha la tête. J'avais six ans exactement et le peu de souvenir que j'ai d'elle concerne cet endroit. Elle était illustratrice, surtout pour des livres d'enfants mais aussi des romans, parfois, et elle aimée venir manger ici. Elle disait que l'ambiance l'aidé à réfléchir et que cela lui rappeler son enfance au bord de la mer. Je me souviens qu'on allait faire une grande marche autour d'un lac qui se trouva pas loin et qu'ensuite on venait ici. Je prenais la même chose à chaque fois. La galette du chef en plat et celle à la pomme avec de la glace à la cannelle en dessert. Ma mère sortait souvent ses crayons pendant le repas pour me dessiner, elle disait que j'étais le meilleur modèle au monde. »

La voix de Fabrice mourut et il senti sa gorge se serrait et ses yeux le piquait. Il n'aimait pas parler de sa mère. Cela faisait trop mal. Moineaux saisit la main de son petit ami et murmura :

« Je suis désolé, si j'avais su je ne t'aurais pas emmené ici. Viens, on rentre. »

Fabrice secoua négativement la tête et murmura :

« Non. Je suis heureux d'être ici avec toi. Une fois ma mère m'a dit que viendrai le jour où je serai assis ici avec la femme que j'aime et non avec cella qui m'a donné la vie. A l'époque j'ai trouvé ça stupide. Le loup-garou esquissa un sourire et sortit une boite de sa poche. Elle m'a aussi donné ça avant de mourir. »

Il fit glisser la boite jusqu'à Moineaux qui l'ouvrit et manqua de s'évanouir car à l'intérieur de cette boite il y avait un anneau serti d'émeraudes.

« Ce n'est pas une demande mais une promesse, celle que je serais toujours là pour toi. Expliqua Fabrice, de l'espoir dans les yeux. »

Sans un mot Moineaux tendit la main et laissa Fabrice passer la bague à son doigt. Elle était froide, elle était belle et lui aller comme un gant. Des larmes coulèrent sur le visage de la jeune fille alors qu'elle se pencha en avant pour embrasser l'homme qu'elle aimait.

« Le jour où tu me demanderas, je dirais oui, assura Moineaux. »


Une petite review?