Chapitre 8 : La goutte de trop

Il fallut quelques minutes à Amélia, ce matin-là, à se rappeler ce qui s'était passé la veille. En ouvrant les yeux, elle fut surprise de se retrouver dans une grande pièce claire avec les plafonds très hauts. Elle avait l'habitude de se réveiller dans la semi-noirceur, cachant la lumière du jour avec les grands rideaux rouges de son petit lit baldaquin dans le dortoir des filles de Gryffondor. Mais ce qui était encore plus étrange fut ce qu'elle avait utilisé pour s'abrier. Comment ce fait-il que j'aie la cape de Snape? Se demanda-t-elle. Et à son grand désespoir, elle se surprit à penser que l'odeur que la cape dégageait était loin d'être repoussante, au contraire, plutôt captivante et… Elle s'assit dans le lit et frotta ses yeux un moment puis se tapa un bon coup sur la tête. Tu es complètement folle ou quoi? Oh!...Oui…C'est vrai…Tu l'es! S'empressa-t-elle d'ajouter en se remémorant la partie qu'elle se souvenait de ce qui s'était passé la veille, dans les cachots. Ensuite, elle s'étira avant de déposer ses pieds nus sur le plancher de marbre froid.

« Ne bougez pas un pouce de plus, jeune fille. »

Madame Pomfresh venait de sortir de son bureau et se dirigeait vers Amélia. Elle toucha à l'aide du dos de sa main le front de la jeune fille et constata que celle-ci faisait encore de la fièvre. Elle demanda suspicieusement :

« Comment vous sentez-vous, Miss Walters? »

La jeune fille hésita un moment, mais réalisa que le meilleur moyen de sortir de l'infirmerie serait de mentir.

« Bien. Beaucoup mieux. En pleine forme même! », avait-elle dit, d'un ton beaucoup trop enthousiasme pour paraître crédible.

Persuadée qu'elle avait convaincu l'infirmière, elle tenta de nouveau de se lever de son lit, mais madame Pomfresh la retint en mettant une main sur les épaules d'Amélia.

« Pas si vite, jeune fille. »

Amélia leva les yeux vers l'infirmière et l'observa d'un regard suppliant.

« Bel effort. », ajouta-t-elle avait un sourire en coin. « Mais ce n'est pas suffisant. Vous faites encore de la fièvre et vos yeux ne sont clairement pas revenus à la normale. »

« Mes yeux? Qu'est-ce qu'ils ont, mes yeux? », demanda Amélia d'un air inquiet.

Madame Pomfresh leva les sourcils en l'observant, réalisant que celle-ci ne semblait aucunement au courant de cette situation plutôt…délicate. L'infirmière prit le petit miroir qu'elle avait déposé sur la table de chevet la veille et le donna à Amélia.

« Bon sang… », répliqua Amélia, lentement.

« Ne vous inquiétez pas, vos yeux devraient redevenir normaux d'ici quelques heures. »

« Je l'espère…Je me fais peur à moi-même… », dit Amélia dans un murmure.

« Allons allons, ce n'est pas si mal. Bon. Maintenant, une fois que vous aurez bu cette potion que le professeur Snape est venu me porter pour vous ce matin, vous pourrez voir vos amis qui sont en train d'attendre à l'entrée de l'infirmerie. »

« Fred et George sont là? », demanda Amélia avec espoir en s'étirant le cou pour tenter de jeter un coup d'œil à la porte d'entrée.

« Buvez avant. »

Sans perdre davantage de temps, elle prit dans ses mains le grand verre contenant un mélange d'une couleur étrange. Elle ferma les yeux et porta le verre à ses lèvres avant d'avaler tout le contenu de la potion. Le gout était horrible. Réellement. Puis, elle déposa le verre sur la petite table blanche de chevet et observa avec un grand sourire madame Pomfresh dans l'espoir qu'elle laisserait ses amis entrer. L'infirmière soupira puis se dirigea finalement vers la porte d'entrée.

« Amélia! », s'écria Fred.

« Merci seigneur! Tu es vivante! », s'empressa d'ajouter George.

« Ne te réjouis pas trop vite George, vu de cet angle, on pourrait suspecter qui lui manque une jambe. »

Amélia eut un rire chaleureux qui illumina le visage des jumeaux.

« Non! Je peux percevoir son autre jambe Fred! »

« Vous êtes vraiment idiots! », répliqua Amélia, le sourire aux lèvres.

Par contre, une fois que les jumeaux furent suffisamment près d'Amélia, ils se figèrent. Amélia ne fut pas surprise de leur réaction. Elle voulut leur expliquer, quoi qu'en réalité, elle ne savait pas vraiment pourquoi ses yeux étaient ainsi, mais c'est Fred qui prit la parole en premier.

« Euh… Amélia… Qu'est-ce qui est arrivé à…à…tes yeux…? »

« Ouais, tu as l'air du démon… »

Amélia hésita un moment puis, ne sachant quoi répondre, elle haussa les épaules. George avait la bouche ouverte et Fred avait les sourcils levés. Visiblement, le fait qu'Amélia ne savait pas plus qu'eux pourquoi l'iris de ses yeux était rendu presque blanc ne les rassurait pas. Puis George baissa les yeux et aperçut sur son lit une longue cape noire.

« Qu'est-ce que tu fais avec cette énorme cape noire? »

Il la prit dans ses mains puis réalisa avec terreur que ce style de cape ne pouvait qu'appartenir à une personne dans l'école.

« C'est impossible… », murmura Fred, comme paralysé.

« Je t'en prie, dis-nous que ce n'est pas ce qu'on croit... », ajouta George.

« Ouais, je crois aussi qu'il s'agit de la cape de Snape… Mais je ne sais pas vraiment comment elle s'est retrouvée là. »

Les jumeaux affichèrent une expression horrifiée.

« Qu'est-ce que tu veux dire par là… », demanda avec hésitation George.

« Hier soir, madame Pomfresh m'a dit que je me suis évanouie et que c'est Snape qui m'a amenée à l'infirmerie. Elle a tenté de savoir ce qui s'était passé, mais Snape a insisté à dire que ce n'était pas ça le plus important pour le moment. Donc, en bref, je suis pratiquement aussi ignorante que vous dans cette histoire. Mais le pire dans tout ça, c'est que je ne trouve plus ma bague… »

« La bague d'onyx que ta grand-mère t'a donné? », questionna Fred.

« Oui… », répliqua tristement la jeune fille. « Mais je crois savoir qui est la personne qui la détient. »

« Qui? »

« Snape. Il a dû me la prendre lorsque j'étais dans… » mais elle cessa de parler, évitant de trop révéler ce qui s'était passé hier soir, pour le moment.

« Ta retenue? », acheva George.

« Ouais, c'est logique. Tu t'es évanouie durant ta retenue, c'est ça? », ajouta Fred

« Euh…Je… »

Mais elle fut interrompue, à son grand soulagement, car en toute honnêteté, elle n'avait pas tellement envie de parler de ce qui c'était réellement passé hier soir de ce qu'elle se souvenait, par madame Pomfresh qui indiqua aux jumeaux que le temps de visite était écoulé. Avant de sortir, les jumeaux firent un câlin amical à tour de rôle à Amélia, ce qui la fit sourire, ravi qu'ils s'étaient faits du souci pour elle. En effet, les jumeaux n'étaient pratiquement jamais stressés, donc le fait qu'ils s'étaient inquiétés indiquait qu'ils tenaient beaucoup à leur amie.

« À plus tard Amélia. »

« Ouais, tu es trop chanceuse de manquer le double cours de potion, ce matin. »

« Et le double cours de Défense contre les Forces du Mal cette après-midi avec la vieille grenouille. »

Elle observa les jumeaux quitter l'infirmerie puis se recoucha sur son lit. Il ne lui fallut que quelques minutes pour se perdre dans ses pensées. Bon. Récapitulation. Hier soir, j'ai jeté des sorts à mon professeur de potion. Je l'ai envoyé promener. J'ai crié après et je me suis sauvée de lui. Bravo Amélia. Tu bas des records. Bon sang… Tu viens de boire une potion qu'il a confectionnée lui-même. Que tu es une andouille! Il doit vouloir m'empoisonner! Je vais mourir, c'est sûr. Oh! Seigneur. Bon. Incinéré ou dans un cercueil? Hmmm… Dure décision. Bon sang... Et dire que les dernières nouvelles que Grand-Mère Sissi aura eues de moi sont une lettre du professeur McGonagall affirmant que je suis l'élève la plus indisciplinée de cette foutue terre. Wow. Quelle belle façon de quitter ce monde. Oh! Et…Mes parents… Seront-ils à mes funérailles? Ok, là tu dérailles…

Elle ne sut combien de temps elle lutta contre elle-même dans sa tête, mais une chose est sûre, elle devait être restée au moins 30 minutes sur le lit, sans bouger. Ce n'est que lorsque madame Pomfresh arriva devant elle qu'elle sortit réellement de ses pensées. L'infirmière posa une fois de plus sa main sur le front de la jeune fille puis confirma que sa température était presque revenue à la normale.

« Vous ne semblez plus faire de température. Comment va votre tête? »

« Euhm…Honnêtement, beaucoup mieux. »

Cette fois, elle disait réellement la vérité et à son grand soulagement, madame Pomfresh la crut.

« Oui, je m'en doutais. Les potions que le professeur Snape confectionne sont toujours parfaitement réussies. Je vois que vous faites désormais partie des gens qui peuvent le prouver. »

Amélia, ne sachant trop quoi faire ni répondre à cela se contenta de sourire timidement avant d'ajouter :

« Donc… Je peux… partir? »

« Je ne vois pas ce qui vous retient. Bien sûr, je vous dispense des cours pour aujourd'hui. Je préfèrerais nettement que vous alliez vous reposer dans votre dortoir plutôt que dans un cours. Votre incident est encore tout récent, bien que je ne sois pas totalement au courant de ce qui vous ait réellement arrivée. Comme je l'ai mentionné plus tôt, vos yeux devraient redevenir à la normale d'ici peu. Bien que ce ne soit pas très fréquent, ce n'est pas impossible que lors d'un traumatisme quelconque, les teintes disparaissent temporairement étant donné que l'on ne considère pas le blanc comme une couleur, tout comme votre peau hier soir était devenue très pâle et vos yeux également. Par contre, cette information ne signifie pas que je suis rassurée pour autant. Si vous voulez savoir en détail ce qui s'est passé hier soir, je crois que vous devrez vous informer auprès du professeur Snape, bien que je doute qu'il ne vous dise quoi que ce soit. Reposez-vous bien, Miss Walters. »

Puis, sans un mot de plus, madame Pomfresh tourna les talons et se dirigea vers son bureau. Amélia mit ses petites chaussures noires dans ses pieds puis quitta l'infirmerie, sans oublier la grande cape noire de son professeur de potion, qu'elle tenait fermement dans ses bras.

Bon. J'ai toute la journée de libre. Peut-être que je devrais continuer le restant de mes devoirs. Oui. C'est ce que je devrais faire, car ce weekend, je suis en retenue toute la journée avec Snape… Snape… Je me demande si je suis dispensée de ma retenue ce soir aussi…Toute façon, je dois aller le voir pour lui rendre sa cape…et pour ravoir ma bague…Du moins, j'espère que c'est lui qui l'a…

Amélia tenta du mieux qu'elle put pour se souvenir au complet de sa soirée d'hier, mais quelque chose bloquait. Elle se souvenait qu'elle zigzaguait dans les couloirs sombres…Puis… Puis… Plus rien. C'est comme si elle courrait à l'infini, sans jamais s'arrêter…

Hmmm… Je courrais… Mais j'ai dû m'arrêter un moment donné… Mais pourquoi ai-je arrêté… Là est la question… Snape m'a peut-être rattrapée… Ahhh…

Elle soupira longuement lorsqu'elle réalisa qu'il était désormais impossible de se rappeler. C'est comme lorsque l'on rêve, au début, il est possible de s'en rappeler… Mais parfois, d'un seul coup, pouf! On ne se souvient de plus rien. Un trou noir… Pourtant, on se rappelle qu'on a rêvé… Mais à quoi? À qui? Mystère…

Une fois arrivée dans les dortoirs des filles de Gryffondor, Amélia déposa sur son lit la cape noire du professeur Snape et prit son livre de Botanique qui était par terre à côté de sa table de chevet. Elle se mit à la recherche d'un papier parchemin puis d'une plume. Elle trouva assez rapidement un papier parchemin vierge, mais elle réalisa, avec horreur, que ses plumes étaient dans son sac à bandoulière. Mais son sac n'était pas dans la pièce. Oh! Génial, tu as oublié ton sac dans la classe de Snape…se dit-elle à voix basse. De toute façon, elle était seule dans la pièce, car tout le monde était en cours. C'est à ce moment qu'elle réalisa qu'elle s'était souvent retrouvée seule, cette semaine. Amélia se leva et se dirigea vers l'autre coin de pièce qui était normalement occupé par Angelina et elle ouvrit le tiroir de sa table de nuit puis fut soulagée d'y trouver une plume avec un encrier. Je te revaudrai ça un jour, Angelina! Puis, sans plus tarder, Amélia se mit au travail.

Après une quarantaine de minutes, elle termina son devoir de botanique, satisfaite d'avoir été aussi rapide. Cependant, elle avait faim. Réellement faim. Mais ce n'était pas l'heure du déjeuner. Elle devrait attendre au moins une heure et demie avant de manger, ce qui était intolérable étant donné qu'elle n'avait encore rien avalé depuis hier après-midi. Mais Amélia ne perdit pas espoir. Être amie avec les jumeaux Weasley avait de grands avantages. En effet, lorsqu'ils étaient en troisième année, Fred et George avaient trouvé le passage secret pour se rendre dans les cuisines de Poudlard. Amélia y était allée plusieurs fois et avait toujours apprécié la charmante compagnie des petits elfes de maison. Cela faisait un bon moment qu'elle n'était pas allée leur rendre une petite visite. Heureusement, aujourd'hui était le moment idéal pour y aller. Sans plus tarder, Amélia quitta la salle commune de Gryffondor, mais prit soin de mettre dans une poche de sa robe de sorcier une paire de petites chaussettes rouges et se dirigea vers le hall d'entrée. Une fois arrivée, Amélia prit la porte située à droite de l'escalier principal dans le hall d'entrée et longea le couloir jusqu'à en arriver à un tableau représentant une coupe de fruits. Une fois arrivé devant l'énorme cadre, Amélia chatouilla la poire pour la faire rire puis celle-ci se transforma en poignée porte. En l'ouvrant, Amélia fut éblouie, comme à chaque visite, par la clarté de la pièce, aussi grande que la Grande Salle. Aussitôt, un petit elfe avec de très grandes oreilles se dirigea vers la jeune fille et l'accueillit d'une façon remarquable.

« Amélia Walters! Miss! Je suis si heureux de vous revoir! »

« Dobby! », s'écria la jeune fille.

Sans hésiter, Amélia s'approcha du petit elfe qui l'observait de ses grands yeux verts d'un air ému et lui fit un câlin. Dobby, qui souriait de toutes ses dents, demanda joyeusement :

« Souhaitez-vous quelque chose à manger ? »

Amélia sourit en retour au petit elfe vêtu de vêtement extravagant et lui fit un signe de tête qui confirmait sans hésitation qu'elle avait en effet envie de manger quelque chose.

« Et que souhaitez-vous, Amélia Walters? Miss? »

Amélia hésita un moment et réalisa que pratiquement n'importe quoi lui suffirait.

« Euhmmmm… »

Mais avant de pouvoir terminer sa phrase, une demi-douzaine de petits elfes de maison s'approchèrent d'elle, portant un grand plateau d'argent sur lequel était disposée une énorme tasse de chocolat chaud à la guimauve ainsi qu'une assiette de biscuits.

« Désirez-vous un chocolat chaud préparé maison, Miss? », demanda l'elfe, d'une voix aiguë.

« Et des biscuits aux brisures de chocolats fraîchement sortis du four, Miss? », ajouta un second elfe, d'une voix enjouée.

« Oh! Oui, bien sûr! Merci beaucoup! », s'exclama-t-elle, plus heureuse que jamais en prenant la tasse de chocolat chaud garnis de bonnes guimauves et le joli plateau argenté contenant de délicieux biscuits chauds.

« Désirez-vous vous asseoir Amélia Walters? Miss? », lui demanda Dobby.

« Bien sûr! Merci beaucoup, Dobby! »

Mais juste avant de s'asseoir, elle tourna la tête et vit, dans le fond de la pièce, près de la très grande cheminée de briques, un elfe assis sur un tabouret qui semblait bien triste. Amélia se tourna de nouveau vers Dobby et lui demanda gentiment :

« Dobby…Tu crois que je pourrais aller m'asseoir près de Winky? Elle me semble bien triste… Peut-être que je pourrais essayer de lui remonter un peu le moral… »

« Oh! Amélia Walters, Miss, vous êtes vraiment une sorcière admirable et attentionnée! », dit-il d'un ton admirateur. « Si tel est votre désir, n'hésité surtout pas! Mais j'ai bien peur que Winky soit toujours aussi triste depuis l'incident lors de la Coupe du Monde de Quidditch, l'an passé… »

Amélia afficha un air désolé puis se dirigea vers le petit elfe qui semblait démuni.

« Bonjour Winky! », dit-elle en arrivant devant l'elfe.

« Bonjour, Miss. », dit le petit elfe, loin d'être aussi enthousiasmé qu'Amélia.

« Puis-je m'asseoir près de vous? », s'empressa d'ajouter Amélia.

« Bien sûr, si tel est votre désir. »

Puis, elle enfonça sa tête dans ses petites mains fragiles et se mit à pleurer. Aussitôt, Dobby arriva en courant puis s'excusa du comportement de Winky.

« Amélia Walters, Miss, je suis bien désolée que vous ayez à assister à cela. »

« Oh! Ne t'excuse pas Dobby. C'est correct, c'est normal qu'elle soit triste. »

« Je voulais également savoir ce qui vous ferait plaisir de manger, Amélia Walters, Miss. »

« Oh! N'importe quoi que vous avez cuisiné me semble parfait Dobby! »

Dobby sourit de nouveau puis se dirigea vers le mur opposé rempli de casseroles et de marmites en cuivre où travaillaient les elfes. Amélia porta de nouveau toute son attention sur la pauvre Winky. Celle-ci avait toujours les larmes qui coulaient sur ses petites joues et elle buvait à grande gorgée de la bièraubeurre.

« Tu sais, Winky, ce n'est pas de ta faute, ce qui s'est passé ce soir-là, lors de la Coupe du Monde de Quidditch. Monsieur Croupton n'aurait pas dû te…

Mais Amélia cessa de parler aussitôt qu'elle constata que de citer la Coupe du Monde de Quidditch et Barty Croupton dans une même phrase devait être les deux pires choses à mentionner à Winky. En effet, la pauvre se remit à sangloter encore plus intensément qu'auparavant. Consciente de son erreur, Amélia se mordit la lèvre, mais à son grand soulagement, Dobby apparut au bon moment et prit Amélia par le poignet pour la diriger vers une des grandes tables.

« Votre repas est servi, Amélia Walters, Miss. », puis dans un chuchotement, il ajouta « J'espère que Winky ne vous a pas importunée. »

« Oh! Non… Non… C'est de ma faute…Je n'aurais jamais du mentionné Monsieur Croupton. »

« Vous êtes si modeste, Amélia Walters, Miss. », répliqua gentiment Dobby, plus émerveillé que jamais.

Amélia s'assit à la grande table puis fut fascinée par le somptueux repas qu'on lui avait servi.

« Oh! Dobby! Voyons, c'est beaucoup trop! Je n'en demandais pas tant! »

« Ce n'est jamais trop lorsqu'il s'agit de vous, Amélia Walters! Miss! », s'exclama fièrement Dobby.

Amélia sourit largement à l'elfe avant de commencer à manger. Le repas était délicieux, tout simplement délicieux. Lorsqu'elle eut terminé de manger les somptueuses côtelettes d'agneau accompagnées de pommes de terres sautées, de divers légumes frais, de bons petits pains chauds et d'un grand verre de jus de citrouille, Dobby lui apporta un cabaret rempli de déserts alléchants. Amélia choisit une part de tarte au bleuet accompagnée d'une boule de crème glacée à la vanille, mais Dobby insista pour qu'elle apporte de restant des desserts à sa chambre. Par conséquent, Amélia ne quitta pas les cuisines aussitôt qu'elle eut terminé de manger. À la place, elle resta une bonne heure à discuter avec Dobby de toutes sortes de sujets. De plus, avant de partir, Amélia sortit de sa poche la petite paire de chaussettes rouges et la remit à Dobby.

« Oh! Je tenais aussi à te donner un petit quelque chose pour m'avoir accueillie aussi chaleureusement. »

Les yeux de Dobby se remplirent de larmes de joies lorsqu'il constata que la paire de chaussettes était pour lui.

« Oh! Amélia Walters… Miss… », sanglota-t-il, plus émue que jamais. « Vous êtes tellement généreuse! »

En guise de remerciement, Dobby entoura ses petits bras maigres au creux de l'estomac de la jeune fille et la serra très fort. Finalement, pour une dernière fois, elle remercia grandement les elfes pour leur hospitalité avant de définitivement quitter les cuisines.

En arrivant dans le hall d'entrée, Amélia constata que l'heure du déjeuner était presque arrivée. Elle se dépêcha pour se rendre à la salle commune de Gryffondor dans l'espoir de ne rencontrer personne sur son chemin. Étrangement, mais surtout heureusement, son vœu d'exauça. En arrivant dans le dortoir des filles, Amélia se dit qu'il était temps qu'elle se remette au travail. Cependant, elle était réellement tannée d'être enfermée à l'intérieur. Cela faisait plusieurs jours qu'elle n'avait pas pu profiter du soleil, forcé à atteindre les cachots sombres et déprimants pour ses nombreuses retenues. Sans hésiter plus longtemps, Amélia amena avec elle son livre d'Histoire de la Magie et quitta une fois de plus la salle commune de Gryffondor en se dirigeant vers le hall d'entrée. La joie qu'elle ressentit lorsqu'elle sortit par les grandes portes lourdes du hall d'entrée l'engloutit aussitôt. Après quelques minutes de marche, elle arriva enfin dans le magnifique parc de Poudlard. La température était parfaite et on pouvait contempler les rayons du soleil entre les nuages blancs, laissant percevoir à certains endroits le magnifique ciel bleu. Mais Amélia ne s'arrêta pas pour autant de marcher. Elle traversait désormais la pelouse en direction du lac. Finalement, elle s'arrêta au bord du lac puis s'installa à l'ombre, le dos accoté sur un arbre magnifique. Cela faisait maintenant plusieurs années qu'elle venait, de temps à autre, se loger à l'ombre de l'hêtre, lisant un livre paisiblement. Par ce fait, elle continua sa routine et ouvrit son livre d'Histoire de la Magie afin de s'avancer dans sa lecture portant sur les précédents Ministre de la Magie. Elle débuta sa lecture par un très long chapitre parlant d'Artemisia Lufkin, la première femme à devenir Ministre de la Magie de 1798 à 1811. Par la suite, elle avait été succédée par Grogan Stump de 1811 à 1819. Ce dernier était un sorcier très apprécié à l'époque, car c'est celui qui réussit à établir une classification des êtres magiques. Il décréta qu'un être était "une créature dotée d'une intelligence suffisante pour comprendre les lois de la communauté magique et pour prendre une part de responsabilité dans l'élaboration de ces lois". Puis, ce fut Faris ''Event'' Spavin qui prit de poste de Ministre de la Magie bien des années plus tard. Honnêtement, ce livre n'était pas sa tasse de thé, mais c'était tout de même moins pire que lorsqu'elle avait dû lire et faire un énorme travail de fin d'année sur la guerre des gobelins au 14e siècle, quelques années plus tôt. On croirait que l'histoire sur la guerre serait intéressante, voire captivant, mais celle-ci était d'un ennuie mortel, comme le cours d'Histoire de la Magie enseigné par M. Binns, par ce fait.

Amélia passa le restant de l'après-midi dans le parc en paix, le nez planté dans son bouquin. Tous les autres étudiants étaient en classe et c'était plutôt étrange qu'Amélia n'y était pas. Mais peu importe, cela lui plaisait d'être seule, de temps à autre. Elle eut même le courage d'enlever ses chaussures et de tremper ses pieds dans le lac noir pendant plus d'une vingtaine de minutes. Bien sûr, Amélia n'avait pas peur du Calmar géant. Elle était convaincue qu'il était totalement inoffensif. Elle crut même, pendant un moment, apercevoir une petite partie d'un tentacule sortir de l'eau, mais elle n'en était pas parfaitement convaincue. Finalement, elle vit au loin le soleil qui commençait à se coucher. Il faisait encore clair étant donné qu'on était qu'en début d'automne, mais il n'y avait aucun doute que les journées commençaient à se raccourcir.

Finalement, Amélia se dit qu'il devait bientôt être l'heure du dîner. Lentement, elle ferma son livre d'Histoire de la Magie, ravie d'avoir pris de l'avance dans le chapitre suivant. Finalement, elle n'était pas si en retard que ça. Il lui restait un devoir de potion puis un devoir de métamorphose à terminer, puis ensuite elle serait libre. Enfin, pas totalement. Libre était un bien grand mot. En effet, elle avait des retenues avec Snape durant le weekend, puis des travaux supplémentaires à faire. Mais au moins, elle réalisa qu'elle ne devrait pas trop être en retard, juste un peu. Elle laissa sécher ses pieds à l'air frais avant de remettre ses chaussures et se dirigea vers la Grande Salle.

« Hey! Salut les gars! », s'exclama Amélia en apercevant les jumeaux assis à leur place habituelle à la table des Gryffondor.

« Hey! Si ce n'est pas notre petite démone! »

« Ouais! Je vois que tes yeux n'ont pas changé depuis ce matin. »

Amélia resta bouche bée. Elle avait complètement oublié ses yeux. En effet, elle n'y avait pas particulièrement pensé, car de son angle à elle, sa vision était parfaitement normale. C'était la couleur qui était nettement étrange… Et terrifiant.

« Bah! Ne t'inquiète pas. Je m'y suis déjà habituée…Ça te va plutôt bien même… », tenta de se racheter Fred en constatant l'expression démunie d'Amélia.

« Aller, viens t'asseoir! », ajouta George d'un ton enthousiaste.

Amélia s'assit à côté de George puis prit un petit pain chaud qui se trouvait sur un grand plateau argenté devant elle.

« Vous savez quoi? J'ai été aux cuisines aujourd'hui! Et j'ai vu Dobby! », dit Amélia d'un ton enjoué.

« Ah! C'est génial! », s'exclama George.

« Ouais! Et Winky… Était-elle encore en train de pleurnicher dans son coin en buvant de la bièraubeurre? », demanda Fred, la bouche remplie de délicieuses patates cuites au four.

« Ouais… », dit tristement Amélia. « La pauvre… », ajouta-t-elle.

« Ah! Ne t'en fais pas trop pour elle. Elle est bien mieux à Poudlard. Seulement, elle ne le sait pas…pas encore… », rectifia Fred en plantant sa fourchette dans un morceau de saucisse.

« Ouais, elle finira bien par le réaliser, un de ces jours! », ajouta George.

Les trois jasèrent ainsi durant tout le restant du dîner. Puis tout à coup, les yeux d'Amélia se tournèrent vers la table des professeurs. Elle vit Snape qui s'était levé de sa chaise et se dirigeait vers la porte derrière lui avant de disparaitre complètement de son champ de vision. Il doit aller dans son bureau…se dit Amélia. Elle se rappela qu'elle devait aller le voir ce soir, pas seulement pour sa retenue, mais pour discuter, si s'en ai possible, de ce qui c'était passé hier soir, bien qu'au fin fond d'elle-même, elle n'avait pas réellement envie de savoir ce qui s'était passé. Sans plus tarder, Amélia salua les jumeaux puis se dirigea vers la salle commune de Gryffondor afin d'aller chercher, sur son lit, la cape de Snape afin de lui rendre. Elle aurait pu attendre une bonne vingtaine de minutes avant de quitter l'atmosphère rassurante de la salle commune de Gryffondor, mais elle tenait vraiment à arriver à l'avance afin d'avoir suffisamment de temps pour parler avec Snape de ce qui s'était produit la veille avant de commencer son habituelle retenue. En descendant les escaliers en colimaçon, elle réalisa qu'elle avait passé beaucoup trop de temps dans la noirceur et l'inconfort des cachots, cette semaine. Normalement, elle aurait été soulagée de réaliser qu'on était vendredi et qu'il s'agissait de sa dernière retenue puis qu'elle pourrait aller à Pré-au-Lard durant le weekend avec ses amis. Seulement, la situation était maintenant très différente, et beaucoup plus…inconfortable. La semaine a été longue…vraiment longue…trop longue… se répéta Amélia, dans sa tête. En arrivant devant le bureau du professeur Snape, elle prit son habituelle grande respiration et prit son courage à deux mains puis cogna à la porte.

« Entrez. »

En entrouvrant la porte, Amélia constata que le maître des Potions semblait réellement surpris de la voir. Mais surtout, il semblait agacé de la voir. Elle aperçut sur le bureau de Snape sa bague d'onyx et fut rassurée de réaliser qu'elle l'avait retrouvée et que ses théories sur le fait que c'était Snape qui l'avait étaient en effet vraies. Par contre, elle prit conscience que de la ravoir ne serait peut-être pas aussi facile qu'elle le souhaiterait.

« Bonsoir, professeur. », dit-elle, timidement.

Elle avait les mains qui tremblaient, mais heureusement, grâce à la cape noire pliée qu'elle tenait dans ses mains, on ne pouvait le voir.

« Bonsoir. », répondit-il d'une voix hésitante, mais toujours aussi froide.

Ne sachant pas trop comment aborder le sujet, elle se dit que lui redonner sa cape serait un bon début pour entamer la conversation.

« Je…suis venue pour vous redonner votre cape… »

Il leva un sourcil puis lui fit signe à Amélia de la laisser sur la chaise près d'elle, ce qu'elle fit.

« Vous pouvez partir, maintenant. », signala le professeur Snape d'un ton froid et distant, sans la regarder.

Visiblement, entamer la conversation avec Severus Snape serait beaucoup plus complexe qu'elle se l'était imaginée. Amélia hésita un moment, ce que Snape ne rata pas. Une chose était sûre, elle ne quitterait pas ce bureau sans avoir des réponses à ses questions.

« En fait, je venais également vous voir, car… »

« Vous n'avez vraiment aucune raison de venir me voir, Miss Walters. Je suis occupée donc je vous demande une dernière fois de quitter mon bureau. Comptez-vous chanceuse, vos retenues sont annulées. »

« Mais professeur, je croyais que nous pourrions faire un échange… Je crois que vous avez quelque chose qui m'appartient. »

Le professeur leva les yeux et les plongea dans ceux d'Amélia. Puis, d'un mouvement du bras droit, il se pencha et ramassa un sac à bandoulière beige de sous son bureau. Amélia, le reconnaissant comme étant le sien, s'approcha tranquillement afin de le récupérer, mais le professeur n'attendit pas qu'elle soit arrivée à destination pour lui remettre. En effet, il lança le sac d'un mouvement sec vers la jeune Gryffondor, celui-ci s'écrasant lourdement sur le sol de pierre d'un bruit sonore. Quelque chose semblait avoir brisé dans le sac de la jeune fille. Amélia constata, en se penchant pour prendre le sac, que c'est sa petite bouteille d'encre qui semblait avoir éclaté. Rageuse, Amélia l'ouvrit et constata que l'encre s'était étalée sur ses livres. Elle releva la tête afin de jeter un regard noir au professeur, mais celui-ci avait de nouveau plongé son nez dans ses copies, griffonnant des commentaires sur les parchemins.

« Merci beaucoup de votre délicatesse… », s'exclama-t-elle sarcastiquement en reprenant son sac et en le mettant sur son épaule droite. « Mais je crois que vous avez en votre procession autre chose qui m'appartient, professeur. »

« Je ne le crois pas, non. », répliqua-t-il d'un ton agacé. « Maintenant, je ne crois pas avoir de besoin de vous dire où ce situe la porte de sortie… »

« Je quitterai la classe lorsque vous me donnerez ma bague. »

Ces mots étaient sortis tout d'un coup de sa bouche, sans lui laisser le temps de réellement réfléchir. Le professeur cessa de griffonner sur le parchemin. Il sera les dents puis leva tranquillement la tête vers son étudiante, la mâchoire tendue.

« Il n'en ait pas question, jeune fille. », répliqua-t-il, les dents serrées.

« Cet objet a une grande valeur sentimentale pour moi. De plus, elle m'appartient, c'est ma bague. »

« Comme c'est touchant. Mais non, Miss Walters, ce n'est pas votre bague. Je ne sais pas où vous vous êtes procuré cet objet, mais une chose est sûre, cette bague est beaucoup trop dangereuse et il n'est pas question que je vous la rende. »

« Cette bague appartient à ma famille depuis plus d'un siècle! C'est ma grand-mère qui me l'a donnée. Elle est à moi, vous n'avez aucun droit de la garder! »

Le professeur se leva et marcha rapidement vers son étudiante. Celle-ci sentit son corps se raidir et son sang se glacer dans ses veines. Il s'arrêta devant elle puis se pencha à environ deux pouces de son visage.

« Cette bague vous a possédée. Au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, ce qui est malheureusement le cas, elle aurait pu vous tuer. De plus, elle vous a incitée à m'attaquer et elle a même réussi, par je ne sais quel moyen, à vous faire parler le fourchelangue. C'est un danger pour vous et pour tous ceux qui vous entourent. »

« Elle ne m'a forcée à rien du tout! Et elle ne m'a certainement pas incitée à parler le fourchelangue! J'ai choisi de le faire! »

Le professeur se figea sur place, fixant profondément la jeune fille.

« Qu'est-ce que vous dites? »

« Je dis que la bague n'est pas dangereuse! J'étais furieuse, c'est tout! S'il le faut, j'éviterai de la porter de nouveau. Mais je tiens tout de même à la garder. Alors s'il-vous plait, rendez là moi. »

« Mais vous dites que vous avez réussi à parler le fourchelangue de votre plein gré? »

Amélia baissa la tête.

« Peut-être… », marmonna-t-elle.

« Mais comment? », questionna le maître des potions, furieux et confus à la fois.

« Je… Je ne sais pas trop… »

« Mais depuis quand possédez-vous ce don? »

Amélia releva la tête.

« Je ne possède aucun don en matière de fourchelangue, professeur. »

« Dans ce cas, si vous ne pouvez communiquer aux serpents, ce ne peut être que la bague qui… »

« Non, ce n'est pas la bague, je vous dis. », interrompit la jeune sorcière.

« Dans ce cas, expliquez-vous immédiatement avant que je vous expulse sur le champ! », s'écria le professeur, perdant toute sa patience.

« J'ai simplement mémorisé quelques mots en fourchelangue, voilà! Vous êtes content? », beugla-t-elle.

« Et avez-vous bien pu apprendre cela? »

« Ce n'est pas de vos affaires… »

« Jeune fille, expliquez-vous! », répliqua le professeur Snape, les dents serrées.

« C'est de famille, bon! Mon père a appris de son père qui a appris de son père, et ainsi de suite, à avoir une communication de base avec ces reptiles! Et il s'avère que mon père a fait part de ses connaissances à mes frères. Et moi… ce jour-là, j'étais dans la pièce d'à côté et j'ai mémorisé involontairement les quelques mots que j'ai utilisés l'autre soir. Content? »

Le professeur Snape la regardait comme s'il voyait pour la première fois.

« Et dès la première occasion, vous utilisez vos connaissances contre l'un de vos professeur. Vraiment brillant, jeune demoiselle. Vraiment brillant. Et dire que pendant un moment, je croyais vraiment que peut-être, le choipeaux magique s'était trompé lors du choix de votre maison. »

« Jamais… », répliqua Amélia avec lenteur. « Jamais je n'aurais pu appartenir à une maison aussi ignoble que celle des Serpentard. »

Le maître des potions se redressa subitement, la fixant d'un air particulièrement menaçant.

« Sortez-de-ma-classe. », trancha-t-il en se retournant pour aller s'asseoir à son bureau.

Mais, sans trop réfléchir, Amélia s'avança d'un pas précipité vers le professeur. Elle plaqua violemment ses mains sur le bureau du maitre des Potions et tenta d'attraper sa bague. Bien entendu, son geste fut totalement inutile étant donné que le professeur avait été plus rapide qu'elle et avait pris la bague avant.

« Je veux ma bague, espèce de salopard ! », cria-t-elle d'un ton froid et enragé.

Les yeux de Snape se plissèrent, ses doigts se crispèrent et ses dents se serrèrent. Sans aucun doute, Amélia était dans le pétrin. Comme de fait, le professeur Snape contourna lentement le bureau, ce qui laissa suffisamment de temps à Amélia de paniquer. Aussitôt qu'il fut aisé près d'elle, il l'a pris brutalement par le poignet et la tira vers la porte.

« Vous allez sortir de mon bureau et vous n'y remettrez plus les pieds. Vous ne mettrez plus jamais les pieds dans ma classe également. Jamais. », fini-t-il par dire.

Amélia écarquilla les yeux. Non…il ne peut pas me bannir comme ça…

« Mais professeur, les cours de Potions… »

« Les cours de potions sont maintenant terminés pour vous, Miss Walters. Félicitation, vous avez officiellement échouée. Vous pouvez maintenant aller librement vous promener à Pré-au-Lard avec vos deux imbéciles de Weasley, je ne vous retiendrai plus, désormais. J'ai suffisamment vu votre visage pour le restant de ma vie. Maintenant, décarpiller de ma vue! »

« Non! Vous ne pouvez pas me renvoyer! Professeur! Vous ne… »

« Oh si…Je le peux. »

Puis d'un coup sec, il ferma la porte au nez d'Amélia.

.x.x.x.x.

En arrivant dans la Salle commune, Amélia aperçut Fred et George, assis sur le canapé rouge, devant l'énorme cheminée de briques.

« Les gars… J'ai besoin de vous pour m'aider! », s'écria-t-elle.

« Oh! Qu'est-ce qu'ont peut faire pour toi, mon chou? »

« Je veux que vous m'aidiez à récupérer ma bague… Et à détruire Severus Snape. »

.oOoOo.

Oh la-la! Et l'action recommence ! Oh! Et je ne sais pas pour vous, mais moi en tout cas, je n'aurais pas remis la cape à Snape…Je l'aurais gardée pour moi! Hihihihi! Merci d'avoir lu et j'espère que ça vous à plu! (wow, ça rime… ça y est… Fini la fiction sur Harry Potter… Maintenant, je m'y mets sur les poèmes! Hihihi) Euhmm…Non… Absolument pas… Les poèmes, ce n'est pas trop mon truc… En passant, ma boite de reviews est toujours heureuse de recevoir des commentaires! Hihihi! Bonne journée à tous! (ou bonne nuit si c'est le soir!)

xoxo