Les livres de Harry Potter sont l'œuvre de J.K. Rowling.
La saga Twilight est une création de Stephenie Meyer.
Cullens go to Hogwarts sort tout droit de l'imagination de la formidable Erica. K. Bailey et met en scène les personnages tirés des livres de ces deux fantastiques auteures mentionnées plus haut.
La traductrice de la version française Les Cullens vont à Poudlard est Milk40.
Merci de me suivre à travers ce crossover et de me faire part de vos commentaires, et bonne lecture.
Chapitre 8 : Le portoloin
Il semblait que nous n'étions nulle part en particulier lorsque les taxis s'arrêtèrent et que Dumbledore sortit.
« Vite, vite, » dit-il en s'adressant à nous. Nous sortîmes des taxis à notre tour. Bella était quelque peu incohérente quand je la réveillai, ce qui me donna une bonne excuse pour la prendre dans mes bras afin de l'extirper du véhicule. J'aurais voulu la garder serrée contre moi pour toujours.
Nous regardâmes les voitures s'éloigner, puis jetâmes un coup d'œil autour de nous. Nous n'étions en effet nulle part en particulier. Je me sentis soudainement anxieux et en état d'alerte. Je réalisai que Jasper était celui qui causait cette force d'émotion. Il devait être inquiet de la situation et je pouvais comprendre pourquoi. Nous venions d'être conduits au milieu de nulle part…
« Nous n'avons pas beaucoup de temps avant que les autres n'arrivent, » commenta Dumbledore alors que nous nous rassemblions autour de lui. « Nous allons rencontrer d'autres élèves de Poudlard en haut de cette butte, et c'est de là que le groupe va être transporté à la Coupe du Monde de Quidditch. Un des élèves est Harry Potter, donc vous aurez l'occasion de faire sa connaissance avant même d'aller à l'école. J'ai pensé que cet événement sportif serait une bonne façon de socialiser, aussi bien qu'une opportunité de se mêler aux autres – d'essayer d'être un Sorcier, pour ainsi dire. »
« Quidditch ? » Demanda Emmett.
« C'est un sport qui se pratique sur des balais – vous verrez, » répondit Dumbledore avec empressement avant de passer à autre chose. « Harry Potter demeure avec la famille Weasley en ce moment. Ce sont des Sorciers dignes de confiance qui donnent leur appui aux moldus, alors cette rencontre devrait bien aller. Ce sera également la première fois que vous aurez à jouer les rôles qui vous ont été attribués, donc, » il porta son attention sur moi et Bella qui était dans mes bras, « vous devez être préparés. »
Je secouai légèrement Bella pour tenter de la réveiller. « Bella, Bella, il faut que tu te réveilles, » murmurai-je.
« Oh, Edward, je vais attendre, d'accord, je vais attendre, » dit-elle sur un ton agacé, toujours endormie.
Emmett éclata de rire brièvement. Je grognai. Carlisle le foudroya du regard.
« Bella, nous sommes arrivés, mon amour. Tu dois te réveiller. D'autres gens vont être ici bientôt. »
« Hmmm, quoi ? » Elle ouvrit les yeux.
« Nous sommes arrivés, » répétai-je.
Elle regarda autour d'elle. « Où est le château ? »
« Non, mon amour, nous allons rencontrer des élèves de l'école. Nous allons nous rendre à la Coupe du Monde de Quidditch avec eux. Il faut nous… séparer, » soupirai-je.
Mes dernières paroles semblèrent la réveiller subitement. « Oh ! » Elle dégringola de mes bras. « D'accord, je suis prête, » affirma-t-elle avec beaucoup plus de conviction dans ses mots que dans sa façon chancelante de tenir sur ses jambes.
« Nous devons marcher un peu pour nous rendre au point de rencontre. Ensuite nous serons transportés, » expliqua Dumbledore. « Je dois vous avertir que ce sera une expérience différente. Nous allons utiliser un objet appelé portoloin. Cela vous transportera presque instantanément à l'endroit où a lieu la Coupe du Monde. Vous vous sentirez un peu comme si vous voliez. Nous avons pensé que c'était le meilleur moyen. C'est de cette façon que voyagent les jeunes sorciers mineurs car ils n'ont pas le droit de se servir de la magie. Aucune formule magique n'est requise pour utiliser le portoloin, ce qui est une bonne chose pour vous – et vous allez avoir l'air de cadrer avec les autres."
Nous hochâmes tous la tête comme si nous savions exactement ce qui allait se passer, alors qu'en réalité aucun de nous ne savait de quoi il retournait. Je me sentais très mal à l'aise d'être dans la noirceur la plus totale, au sens figuré bien sûr.
« Très bien. Allons-y. » Il se dirigea en haut d'une colline, semblant y voir comme en plein jour même s'il faisait nuit noire.
La marche fit du bien à Bella – l'air frais et l'exercice la revigorant et la rendant plus alerte. Elle fut de courte durée, par contre. Si nous avions eu la permission de courir, ça nous aurait pris seulement quelques secondes, mais la possibilité que les autres soient déjà arrivés était trop grande, donc il valait mieux ne pas prendre de risques.
J'étais tellement concentré sur Bella que je ne remarquai pas Emmett qui cherchait un moyen de briser la glace avant qu'il ne soit trop tard. « Dumbledore, » commença Emmett avec un sourire malicieux, « il était une fois une vieille sorcière, un troll et un farfadet qui s'étaient rendus dans un bar. »
« Emmett, » l'avertit doucement Esme.
Il ignora son avertissement et continua. Je gémis en voyant la direction que prenaient les choses et lançai un regard paniqué à Carlisle, mais Dumbledore avait déjà fait halte, regardant Emmett avec intérêt.
« Alors ils vont dans un bar et s'installent à une table à l'écart dans un coin. Le barman leur jette quelques regards, mais il ne vient pas prendre leur commande. Finalement la sorcière se lève et se dirige vers le bar. 'Trois Guinness, s'il vous plaît.' »
Emmett se félicita d'avoir changé le nom de la bière dans l'histoire, parce les gens ici ne buvaient pas de la Budweiser. Rosalie gémit.
« Le barman ne lève même pas les yeux et grogne, 'Nous ne servons pas votre espèce.' Atterrée, la sorcière retourne à la table. 'Il dit qu'il ne va pas nous servir,' hurle-t-elle.
'Euh ?' Le troll se lève et marche lourdement vers le bar. 'Trois bières,' grogne-t-il en déposant sa trique sur le comptoir en signe de menace. »
Oh non ! Haleta Carlisle en se souvenant de la blague.
« Le barman se redresse, arrivant seulement à mi-hauteur du troll, mais il lui lance un regard noir et dit, 'J'ai déjà dit à votre amie que nous ne servons pas les gens de votre espèce.' Le troll, pas très rusé et ayant l'habitude de pouvoir intimider les gens, ne sait pas quoi faire. Alors il se contente de reprendre sa trique et de retourner s'asseoir, sidéré. C'est à ce moment-là que le farfadet se lève d'un bond. 'Écoutez les amis, laissez-moi voir si un peu d'or lui fera relâcher ses robinets.' Il se dandine jusqu'au bar et dépose un sac d'or sur le comptoir, mais avant qu'il ne puisse ouvrir la bouche, le barman se retourne prestement et lui lance un regard mauvais. 'Votre or n'est pas bon ici. Pourquoi n'allez-vous pas mener vos affaires ailleurs ?'
'Écoutez,' il fait tinter son or, 'qu'est-ce que vous avez contre les affaires de quelques créatures mythiques ?'
'Créatures mythiques ?' Le barman se met à sourire tout à coup. 'J'ai rien contre vous, je croyais que vous étiez Irlandais.' »
Toute la famille poussa un soupir, choquée. Rosalie donna une claque à Emmett derrière la tête.
« Quoi ? » S'exclama-t-il, frottant le derrière de sa tête. « Ce n'était pas vulgaire. »
« Emmett, » commença Carlisle, mais un bruit attira notre attention. Au milieu de notre consternation face à la bévue d'Emmett, nous n'avions pas remarqué que Dumbledore était pris de violentes secousses.
« Albus… mon vieil ami, est-ce que ça va ? » Demanda Carlisle, inquiet.
Il ne parla pas… il continua seulement de tressaillir. Au bout d'un moment, il se redressa un peu de sorte que nous pûmes voir des larmes couler sur ses joues.
« Félicitations, Emmett. Tu l'as tellement offensé avec ta plaisanterie de mauvais goût que tu l'as fait pleurer. » Rosalie le fustigea du regard.
Puis un rire très bas s'échappa des lèvres de Dumbledore. « Je croyais que vous étiez Irlandais. » Il se plia en deux encore une fois, ses tremblements maintenant accompagnés par des épisodes de rire tapageur. « Les Irlandais, » dit-il en continuant de glousser.
La tension s'évapora instantanément, et tout à coup tout le monde se mit à rire à l'unisson avec le vieux sorcier, Emmett à gorge déployée, et les autres en émettant des gloussements nerveux.
« Oh, Emmet, » dit Dumbledore en retirant ses lunettes en demi-lune pour essuyer ses larmes, « Il y a des lustres que je n'avais pas entendu une aussi bonne blague… Les Irlandais… pires qu'un troll… » Il pouffa un peu plus. « Je vais en rire longtemps. »
Lorsqu'il se fut calmé, nous poursuivîmes notre route. Il ne nous fallut que quelques minutes de plus pour atteindre le sommet de la colline au moment où un autre groupe approchait, venant de la direction opposée. Je notai, avec un pincement au cœur, que Bella avait rapidement changé l'emplacement de sa bague, et qu'elle ornait maintenant l'index de sa main droite.
« Dumbledore, » nous accueillit un homme roux dans la force de l'âge et vêtu de la plus étrange des façons.
« Qu'est-ce que c'est que cet accoutrement ? » Murmura Alice dans l'oreille de Rosalie qui sourit en retour.
« M. Weasley, c'est bon de vous revoir. »
« Professeur. » Un des garçons courut pour atteindre Dumbledore avant les autres. « Je suis content de vous voir. »
« Je suis content de te voir aussi, Harry. »
Brusquement tous les regards se tournèrent vers le garçon qui venait de parler. Il n'était pas du tout impressionnant – de grandeur moyenne pour son âge, frêle avec des lunettes rondes cerclées perchées sur son nez.
Pas étonnant qu'il ait besoin de protection. On dirait que je pourrais le casser en deux comme une brindille, entendis-je penser Emmett.
C'est lui que nous sommes venus aider ? Rosalie était incrédule. Ce n'est qu'un gamin.
Edward, que peux-tu dire à propos de lui ? Celle-là était d'Alice. Elle se concentrait sur lui, essayant de voir une image de son avenir. La seule chose qu'elle arrivait à voir était déroutante – une vision de lui qui volait dans les airs et qui ensuite atterrissait près d'un terrain de camping. Peut-être que ses compétences étaient affectées par les sorciers.
Je sondai ses pensées… En ce moment il exprimait sa joie de revoir son professeur, et la satisfaction générale d'être avec les Weasley. Il était également curieux à notre sujet – mais pas trop, et il n'était pas méfiant. Je remarquai un pincement mélancolique dans ses pensées, comme s'il était particulièrement content d'être ici et loin d'un endroit désagréable auquel il essayait de ne pas penser. Le contenu de ses réflexions était à la fois innocent et plein de vie, mais en même temps mature et sérieux.
« J'aimerais que vous rencontriez des gens que vous risquez de croiser dans le voisinage de Poudlard cette année, » dit Dumbledore en gesticulant dans notre direction.
« Voici le docteur Cullen. Il sera notre nouveau professeur de Botanique cette année. »
« Professeur, » s'inclinèrent-ils poliment. Harry et les autres garçons ne montrèrent pas plus qu'un intérêt courtois, cependant une des filles, celle qui avait des cheveux crépu et indisciplinés et des dents de lapin, se fit plus intéressée.
Je me demande quel genre de professeur il est. J'espère qu'il est très brillant. Il faut que je travaille fort cette année si je veux être prête pour passer le BUSE l'an prochain, songea-t-elle. Ah, il s'agissait d'une élève studieuse.
Qu'est-ce qui l'intéresse tellement ? C'est seulement un nouveau professeur, pensa un des rouquins en remarquant l'intérêt de la fille pour Carlisle. Il semblait particulièrement protecteur envers elle. Très intéressant…
« Et voici sa famille, » dit Dumbledore en continuant les présentations. « Esme, l'épouse du docteur Cullen. » Elle salua en même temps que les autres la saluait. « C'est une moldue. »
« Vraiment ? » L'intérêt de M. Weasley se manifesta tout à coup. « Et les enfants ? »
« Certains sont des sorciers, et certains sont des moldus, » répondit Dumbledore.
« Oh, combien intéressant, » répliqua-t-il en nous dévisageant avec fascination.
« M. Weasley travaille pour le Ministère de la Magie, au service des Détournements de l'artisanat moldu. Il est vivement fasciné par tout ce qui concerne les moldus, » expliqua Dumbledore.
« Alors certains des enfants du docteur vont aller à l'école. Sa fille, Rosalie, et son fils, Edward, vont se joindre au corps étudiant de Poudlard, de même que cette jeune fille, Bella Swan, une étudiante américaine qui fait partie d'un programme d'échange. »
« Enchantés de vous rencontrer, » dirent-ils, toujours aussi polis, bien que les trois garçons aux cheveux roux dévisagèrent Rosalie plus longtemps que Bella et moi. Leurs pensées à l'égard de Rosalie étaient un peu plus conviviales que courtoises.
« Les autres enfants : Alice et Jasper vont aller à l'école du village, et Emmett a accepté un poste d'assistant garde-chasse avec Hagrid. »
« Avec Hagrid ? » Répéta la fille aux cheveux crépus.
« Oui, Emmett a très hâte d'assister Hagrid dans ses tâches sur les terres de l'école, » expliqua Dumbledore gentiment mais fermement, montrant clairement qu'il n'allait pas élaborer sur le sujet.
Mais, s'il n'est pas magique, comment peut-il aider Hagrid ? Je vis toute une collection d'images dans sa tête – des licornes, des chiens à trois têtes, un bébé dragon qui sortait de son œuf tel un poussin, de grandes créatures ailées, des centaures – c'était un assortiment remarquable de créatures mythiques, et soudainement je fus très envieux d'Emmett et du plaisir qu'il aurait.
Puis Dumbledore se tourna vers nous. « Et voici, » dit-il en faisant un geste vers le groupe de rouquins, « la famille Weasley, Harry Potter et Hermione Granger. J'ai déjà présenté M. Weasley. Voici ses enfants, les jumeaux Fred et George. »
« Notre maman a pris nos bonbons, sinon nous vous en aurions offert quelques uns, » commenta un des jumeaux avec une politesse excessive. Tout à coup je vis une image d'un garçon corpulent avec une langue aussi grosse que lui qui sortait de sa bouche et pendait jusqu'à terre. Je secouai la tête à cette vision. Je ne manquai pas de remarquer le regard d'avertissement que M. Weasley adressa aux jumeaux et je me demandai s'ils allaient avoir des ennuis.
« Et voici Ron et Ginny Weasley. Ron est dans la même classe que Harry et Hermione. Bella, je pense que nous allons te placer avec eux. » Il se tourna vers les trois élèves. « Bella a dix-huit ans, mais il n'y a pas longtemps qu'elle fréquente une école de sorcellerie, alors elle va prendre quelques cours avec vous. Je pense que Bella et Hermione pourraient devenir de très bonnes amies. »
Je pouvais voir la déception dans les yeux de Bella tandis qu'Hermione lui souriait timidement. Elle avait espéré être dans les même cours que moi, mais peut-être que ce serait plus facile si nous étions séparés. Je repensai aux dernières paroles de Dumbledore – que Bella et Hermione allaient être proches.
« Rosalie et Edward seront des élèves de dernière année. Ils seront dans quelques cours avec les jumeaux, de même qu'avec ce jeune homme qui monte la colline à l'instant. »
Nous regardâmes vers le bas de la butte et aperçûmes un autre homme d'âge moyen, accompagné d'un adolescent qui était visiblement son fils. Je restai sous le choc pendant quelques secondes, et pour cause : le jeune homme qui approchait avait le même visage que le mien avant que mes traits ne soient affinés par ma transformation.
« Voici Amos Diggory et son fils Cedric. »
« Bonjour, » firent tous les gens réunis autour de Dumbledore, à l'exception des jumeaux Weasley qui se montrèrent peu accueillants à l'égard de Cedric.
Il ressemble à Edward la première fois que je l'ai rencontré, on dirait son jeune frère, entendis-je Carlisle dire dans sa tête.
« Il doit être à peu près temps, » dit M. Weasley. « Vous n'avez qu'à toucher le portoloin, » continua-t-il en pointant vers ce qui semblait être une vieille botte.
Nous lui lançâmes tous des regards interrogateurs alors que les autres personnes commençaient à placer leurs mains sur la botte. Nous regardâmes Carlisle qui hocha la tête pour nous signifier de faire comme les autres. Nous nous empressâmes de mettre nos mains sur la botte tandis que M. Weasley faisait le décompte. « Trois, deux, un. »
Soudainement nous nous retrouvâmes dans le vide en train de voler. Je sentis un courant d'air m'effleurer précipitamment comme lorsque je courais, mais ce n'était pas mes jambes qui fournissaient un effort, j'étais tiré à toute allure par une force connectée à mon centre. J'entendis Bella haleter à côté de moi et cela m'angoissa.
Mais cette étrange force qui nous entraînait dans les airs nous relâcha aussi vite qu'elle s'était emparée de nous, et nous atterrîmes sur le sol en douceur – c'est-à-dire tout le monde sauf Bella qui s'affaissa lourdement, tombant à la renverse et culbutant deux fois. Avant même de réaliser ce que je faisais j'étais à ses côtés et je l'aidais rapidement à se relever en lui offrant une main. Je regardai autour et fus heureux de constater que Harry et Ron étaient tombés eux aussi.
« Est-ce qu'on peut le faire encore ? » Demanda Emmett, tout excité.
Je comprenais son enthousiasme. C'était exaltant. C'était mieux que courir, mieux que conduire une voiture sport Européenne.
Il faudra qu'on essaye de se procurer un de ces trucs, entendis-je Alice penser.
Je ne sais pas si je serai en mesure d'updater la semaine prochaine. Si ce n'est pas le cas, on se retrouvera en janvier, après les vacances.
Merci à mes pré-lectrices Louise Malone et sa fille :0)
À bientôt.
Milk
