Blabla de l'auteur:

Tara aime Cal. Mais elle aime aussi Robin. Lequel des deux a t-elle choisi pour la Saint-Valentin?


Tara:

Ou comment parler trop vite et le regretter ensuite.

Tara était assise dans un fauteuil, la tête entre les mains. Elle était foutue, enfoncée si profondément dans la bouse traduc qu'elle ne voyait aucune issue. La jeune fille avait déjà fait des erreurs, prit de mauvaise décision mais là… Là son erreur allait lui coûter la vie, où pire encore. Comment avait-elle pour en accepter deux ? Pour dire oui aux deux ? Elle poussa un gémissement et Galant lui envoya une onde de chaleur réconfortante.

« Ho, Galant, pourquoi es ce que j'ai dit oui à Cal et à Robin ? Enfin surtout à Robin. Je ne sors plus avec lui, j'aurais dû dire non. »

Le pégase lui renvoya l'image ambigüe de la jument avec plusieurs étalon faisant gémir de Tara de nouveau. La jeune fille se leva et inspira un grand coup. Bon elle avait dit qu'elle passerait la St Valentin avec les deux garçons, elle allait le faire. En priant pour qu'ils ne se rendent compte de rien.

Elle jeta un coup d'œil à son hor, onze heure moins dix. Parfait elle avait donc un peu plus d'une heure pour prendre une douche et pour se faire habiller par la changeline pour son rendez-vous avec Robin. Elle avait trouvé cela bizarre que Robin l'ai invité en plein milieux de la journée mais bon, au fond cela l'arrangeait puisque Cal avait réservé sa soirée.

A midi tapante elle entra dans la salle de transfert juste vête d'un short blanc, d'un chemisier bleue, de ballerine ainsi que de quelques bijoux. Cette sobre tenue avait nécessité un bon quart d'heure de négociation avec la changeline qui était plutôt branchée extravagance. Ses longs cheveux blonds, eux tombé librement dans son dos et sur ses épaules.

Elle fouilla l'endroit du regard et repéra Robin, appuyé contre une colonne et occupé à la dévorer des yeux comme si elle était la huitième merveille du monde. Aussitôt son cœur s'emballa et elle s'en voulu. Elle aimait Cal. Cal, pas Robin. Enfin elle aimait aussi Robin, mais ce n'était pas pareil, ils avaient rompu. C'était juste un rendez-vous amical.

« Ouais, c'est ça un rendez-vous amical à la St Valentin, mon œil, lui souffla une petite voix dans son esprit. »

L'ignorant Tara agita la main et traversa la foule, qui s'écarta obligeamment pour laisser passer l'Héritière, et rejoignit Robin. Le jeune homme lui adressa un magnifique sourire et l'embrassa tendrement sur la joue. Sourv, son hydre, trompeta bruyamment pour saluer son arriver.

« Nous allons quelque part ? demanda Tara.

-Oui. A Selenda.

-Selenda ? répéta Tara, curieuse.

-Oui. Et tu connaîtras la destination finale quand nous y serons. »

Sur ces mots il prit la main de Tara et se dirigea vers la porte. Bien évidemment toutes les personnes présentes laissèrent passer le couple. Comme quoi être l'Héritière avait parfois des avantages.

Quelques minutes plus tard ils apparurent dans la salle de transfert de Seborn, la capitale elfique mais Tara n'eut pas le temps d'admirer le décore que déjà Robin l'entrainait dans les couloirs jusqu'à sortir du palais. C'est là que Tara remarqua que s'il faisait jour à Omois, ici c'était la lune qui briller dans le ciel. Robin passa alors un bras autour de sa taille et incanta un transmitus.

Ils réapparurent sur un sentier, dans une forêt et le jeune homme sortit un morceau de tissu. Morceau qui se révéla être un bandeau.

« Pour que la surprise soit complète. Galant, je t'interdis de transmettre des images à Tara, sinon je t'en mets un aussi. »

Le pégase henni, message comprit, il ne transmettrait rien. Robin noua le bandeau autour des yeux de la jeune fille, s'assura qu'elle ne voyait rien et la reprit par la main, pour la guider.

Le noir était complet mais Tara senti soudain une différence. Des herbes lui frôlaient les jambes, la terre était plus meuble sous ses pieds et des fragrances florales lui parvenait. De plus elle avait l'impression d'une plus grande luminosité. Le jeune homme la fit assoir sur ce qui lui semblât être du tissu et se plaça derrière elle. Doucement il dénoua le tissu, révélant à Tara l'endroit où il l'avait emmené.

La jeune fille étouffa un « ho » de stupeur. Elle se trouvait dans une clairière parfaitement circulaire ou poussait des herbes hautes et argentés ainsi que de magnifiques fleurs qui, sous la lueur de la lune, lui paraissaient bleue marine. La forêt, plongé dans la pénombre les entourés et pourtant Tara ne ressentait aucune peur, elle était bien. Détaillant ensuite l'endroit où elle était assise elle vit que Robin avait installé une nappe ainsi qu'un panier en bois. Un pique-nique sous la lune. Voilà ce que lui avait préparé Robin. La jeune fille leva la tête et vit l'arbre au-dessus d'elle qui ressembler à un saule pleureur et la lune, pleine et brillant. Le décor était incroyablement romantique.

Elle senti quelque chose se posé sur ses cheveux, sursauta et l'enleva. C'était une couronne de fleurs bleue. En souriant Robin le la lui prit des mains et la reposa sur sa tête.

« N'est pas peur. Et puis cela te va très bien. Tu te souvins quand tu m'avais dit que tu faisais souvent des pique-niques sur Terre ? Tu m'avais raconté qu'en été les blés dorés te donnaient l'impression d'être dans un champ d'or. Là je t'offre un champ d'argent. Et de fleurs, de fleurs bleues, du même bleue que tes magiques yeux. »

Oui, elle se souvenait lui avoir confié cela. Confuse elle sentie son visage rougir, cela faisait longtemps que l'on ne lui avait pas fait une aussi belle déclaration. Les belles phrases romantiques n'était pas vraiment le point fort de Cal. Lui c'était l'humour son point fort.

« Et je me souvins aussi que Paul Eluard est un de tes poètes préféré. Alors laisse-moi te dédier ce poème :

Surgis d'une seule eau

Comme une jeune fille seule

Au milieu de ses robes nues

Comme une jeune fille nue

Au milieu des mains qui la prient

Je te salue

Je brûle d'une flamme nue

Je brûle de ce qu'elle éclaire

Surgis ma jeune revenante

Dans tes bras une île inconnue

Prendra la forme de ton corps

Ma souriante

Une île et la mer diminue

L'espace n'aurait qu'un frisson

Pour nous deux un seul horizon

Crois-moi surgis cerne ma vue

Donne la vie à tous mes rêves

Ouvre les yeux. »

La voix chaude et douce du jeune homme avait enveloppé Tara qui avait presque les larmes aux yeux. C'est si beau, si romantique, si…Robin. Elle senti une main essuyai une larme qui avait coulé le long de sa joue.

« Avec cette robe blanche tu ressembles aux fées décrites sur Terre ou à un ange. Tu es si belle, les elfes sont belles mais leurs beautés pâlies devant la tienne, je t'aime. »

Le cerveau embrumé par cette déclaration Tara mit à moment avant de se souvenir d'une chose. Elle était vêtue d'un short pas d'une robe. Baisant les yeux elle vit que la changeline avait changé ses vêtement en une robe blanche à brettelles et qu'elle avait également banni ses chaussures. Poussant un soupir mental elle remarqua une autre chose :

« Heu, je ne voudrais pas paraitre paranoïaque mais ou son Galant et Sourv ?

-Partit faire un tour. Mais ils ne sont pas loin. Je voulais être seul avec toi. »

Sur ces mots il replaça une mèche de ses cheveux derrière son oreille et lorsque sa main frôla sa joue Tara senti une onde de chaleur l'envahir. Elle ne devait pas s'aventurer sur ce chemin, il fallait qu'elle trouve une diversion, n'importe quoi. Elle avisa alors le panier et failli pousser un soupir de soulagement :

« Et qu'a tu prévus comme encas ?

-Ce que tu préfères. Ferme les yeux. Répondit Robin, mystérieux. »

La jeune fille s'exécuta et entendit Robin poser quelque chose sur la nappe. Une bouche vient effleurer la sienne, doucement, d'un effleurement aussi léger qu'un papillon. Aussitôt elle ouvrit les yeux et vit que Robin c'était reculé et qu'entre eux deux trônait une coupe de glace :

« Glace au miel, à la vanille, morceaux de pêche, coulis d'abricot et chantilly. Ta préférée, non ? »

Sur ces mots il se rapprocha d'elle et captura ses lèvres, posant une main sur sa hanche. La jeune fille répondit au baiser, d'abord chastement puis elle ouvrit les lèvres, laissant la langue de Robin rencontrer la sienne. A partir de cet instant le demi-elfe prit le dessus. Sa langue s'entoura autour de sa consœur, la caressant doucement et lorsqu'il sentit que Tara était parfaitement détendue dans ses bras il l'allongea doucement sur la couverture. Ce n'est que lorsqu'elle sentit la bouche de Robin contre son cou que Tara réalisa ce qu'elle était en train de faire. Aussitôt elle se dégagea de l'étreinte de son ex petite-ami, appela mentalement Galant et dit :

« Désolé…Heu…Cal…Désolé. Nous ne sortons plus ensemble, je sors avec Cal et…

-Et c'est lui que tu as choisi. Compléta amèrement Robin. Mais réfléchie Tara, je te connais, je sais ce que tu aimes et je t'aime. Je sais aussi que tu as rendez-vous avec Cal après et je suis sûr qu'il ne t'aura pas préparer quelque chose d'aussi romantique.

-Je…Partir. Il faut que je parte. Merci pour cette soirée, le poème, la glace, tout mais il faut que je parte. Au revoir. »

Sur ces mots elle incanta un transmitus et disparu.

Le jeune homme s'allongea sur la couverture et, le regard rivait sur les étoiles, caressa doucement Sourv qui était revenus. Distraitement il prit une cuillère de glace qu'il porta à sa bouche.

« Tu sais Sourv j'ai vraiment cru que cela pourrait fonctionner. Il y avait tout ce qu'elle aimait, elle a répondu à mon baiser. Mais non, c'était trop beau, vraiment trop.

-Tu sais gamins dans ces cas-là le meilleur truc à faire est de supprimer le problème à la source. Et ici la source c'est ce garçons, Cal. Plus de Cal, plus de problème. »

Robin tourna la tête et vit, sans surprise, Llillandril :

« Si Tara était une elfe ça marcherais mais elle est humaine. Non, je vais attendre et la courtiser, encore et encore. »

Allongé dans une baignoire rempli d'eau brulante et de mousse Tara essayait d'oublier ce qui venait de se passer. Mais c'était peine perdu, elle se souvenait de chaque détail avec une précision étonnante. Distraitement elle observa la couronne de fleur posée sur le lavabo.

« Je l'ai juste gardé parce qu'elle est jolie, pas parce que c'est Robin qui me l'a offert, pas parce qu'il m'a ensuite déclamé un poème. J'aime Cal. Point à la ligne. »

Voyant que ses pensées vagabondées et la ramenée à Robin elle sortit sa boule cristal et composa le numéro de Moineaux. Après quelques intonations la voix de sa meilleure amie lui répondit :

« Je ne suis pas joignable pour le moment. Laissez-moi un message ou envoyez-moi un PMM. Au revoir. »

Bien sûr, elle devait être avec Fabrice. Slurk. Bougon elle sortit de la baignoire et laissa la changeline la sécher et la vêtir d'une nuisette bleue nuit. La jeune fille s'affala ensuite sur son lit, il lui rester encore beaucoup de temps avant son rendez-vous avec Cal et dormir était un bon moyen d'oublier. Quelque minute plus tard elle était dans les bras de Morphée.

Lorsqu'elle se réveilla elle sentit sans avoir besoin d'ouvrir les yeux que quelque chose dans sa chambre avait changés. La lumière était tamisée, une odeur d'encens fruité flottait dans l'air et elle avait la nette impression que quelqu'un se tenait à coter de son lit. Aussitôt elle ouvrit les yeux, prête à carboniser le premier intrus venu mais se détendit vite en voyant que la personne se tenant à côté d'elle n'était autre que Cal.

« Bonjour la belle au bois dormant. Je pensais que tu allais rester endormi cent ans, comme celle dans le conte.

-Mais je me suis réveillé et toute seule, sans…Cal ! Qu'es ce que tu as fait à ma chambre ! »

La pièce était seulement éclairé par des bougies dans les tons solaires, les murs étaient recouverts de tissu dans les mêmes tons que les bougies et ça et là était disposé des bâtons d'encens qui rependait une odeur suave et envoutante dans la pièce. L'ambiance n'était pas romantique, non elle était plutôt…érotique.

Tara senti le martelât s'affaissait légèrement puis une bouche couvrir la sienne. La langue de Cal taquina ses lèvres demandant silencieusement le droit de passage. La jeune fille s'exécuta mais fut surprise lorsque Cal se détacha d'elle après seulement quelques secondes.

« Ne fait pas cette tête, j'ai juste prévu autre chose, murmura-t-il en effleurant sa lèvre supérieure. »

Sans approfondir il se leva et disposa plusieurs flacons sur sa table de nuit et commença ensuite à retirer sa chemise. Tara ne put retenir une exclamation ce qui lui valut un regard moqueur de la part de son petit ami. Une fois la chemise à terre Cal revint vers elle et l'embrassa sur le front :

« Tu te rappelles quand tu m'as dit être stresser à cause de ton job d'Héritière d'un empire immenses ?

-Oui…

-Et bien j'ai trouvé comment remédier à la situation. »

Sans attendre de réponse il desserra les brettelles de sa nuisette et commença à la descendre ce qui provoqua une nouvelle exclamation de la part de Tara qui s'éloigna vivement du jeune homme.

« Cal ! On ne peut pas. J'ai promis à Lisbeth !

-Je sais, répondit sobrement le jeune homme, Je veux juste te faire un massage. Pour te détendre. Et il faut que tu enlèves le haut. Alors laisse-moi faire et met toi sur le ventre. »

Ecarlate Tara se mit sur le ventre et se souleva juste assez pour que Cal dénude sont dos et le début de ses hanches. Il se positionna ensuite au-dessus d'elle, faisant attention de ne pas trop pesé. Alors qu'il se penchait pour prendre les huiles posé sur la table de nuit il en profita pour embrasser le lobe d'oreille de Tara et pour lui murmurait :

« Je t'enlèverais bien le reste mais je doute que je réussirai à me retenir en te voyant nue, sous moi. »

La jeune fille piqua un nouveau fard et eut deux pensées : la première qu'elle était heureuse que Galant ne soit pas là et la seconde que si quelqu'un entrait dans la chambre elle mourrait. De honte.

Elle sentit les mains de Cal sur ces épaules, massant doucement les muscles contractés. Au bout de quelques minutes les mains descendirent dans le dos, c'est à ce moment-là que Tara se détendit complétement, le visage entre ses bras elle ne pensait plus à rien si ce n'est aux mains sur son corps. La jeune fille senti soudain les lèvres de son amant sur son oreille :

« Mon corps agité de mille frissons

De ses baisers donnés en dévotion

J'abandonne toutes mes velléités

Qui ne me font jamais lui résister.

Je suis devenu un homme sans armes

Que des lèvres exquises en charmes

Envoûtent et possèdent de sortilèges

Mon être, fantasmes en cortèges.

De trêves puis d'assauts irrésistibles

Je gémis en souffles à peine audibles

Qu'elle seule arrive à me prendre,

Par ses caresses indécentes et tendres.

Elle m'a fait esclave de ses envies

J'assouvis ses souhaits, elle est ravie

De me voir lui appartenir sans volonté,

De me voler mon âme apprivoisée.

En maîtresse de mon intimité émotionnelle

Elle me fait pénétrer dans son temple charnel.

Et psalmodiant son plaisir, épousant mes contours

Elle me sacrifie sur l'autel de son amour.

Tout en supplice, je savoure ses délices. »

Le silence revenu elle sentit les dents de Cal sur son lobe, puis sur sa gorge, envoyant un frisson dans tout son corps. Ce poème, déclamer avec cette voix…Elle perdait totalement pied. Robin avait raison, Cal n'était pas romantique. C'est pour ça qu'elle les aimait tous les deux. L'un représentait l'amour dans sa version sentimental, l'autre dans sa version charnelle. Et elle aimait les deux. La jeune fille ne résista pas quand Cal la fit rouler sur le dos et elle répondit avec une passion dévorante à son baiser. Bientôt elle sentit les lèvres de Cal descendre jusqu'à frôler sa poitrine. Il fit le tour de chaque mamelons avant de poser ses lèvres sur le droit et de la mordiller doucement tandis que sa main caressait l'autre.

Tara se tordit sous ses caresses et poussa un petit gémissement, arquant son corps vers le haut pour plus de contact. Sentant le désir de sa partenaire Cal abandonna la poitrine et laissa sa bouche dériver vers le Sud, il s'attarda un instant sur le nombril tandis que ses mains finissait d'ôter la nuisette.

Noyait dans les limbes du plaisir Tara n'entendit pas les coups frappaient à sa porte, ce ne fut que lorsque une personne hurla qu'elle redescendit sur Terre :

« Tara ! Je te jure que si tu n'ouvres pas cette porte je la fais exploser ! »

La jeune fille se releva d'un bon, c'était la voix de sa tante ! Cal lui s'effondra sur le lit et poussa un grognement :

« C'était vraiment trop beau. On ne peut pas passer une soirée tranquille ! »


Et voici l'OS le plus pimenter de cette série. J'espère que vous avez aimé!