Les livres de Harry Potter sont l'œuvre de J.K. Rowling.

La saga Twilight est une création de Stephenie Meyer.

Cullens go to Hogwarts sort tout droit de l'imagination de la formidable Erica. K. Bailey et met en scène les personnages tirés des livres de ces deux fantastiques auteures mentionnées plus haut.

La traductrice de la version française Les Cullens vont à Poudlard est Milk40.

Il est à noter que ce chapitre que vous allez lire reprend tel quel certains des passages du livre Harry Potter and The Goblet of Fire (Harry Potter et la Coupe de Feu), mais que n'ayant pas lu ce livre en français, je n'ai pas pu reproduire exactement les mêmes répliques puisque je ne les connais pas en français. Voilà, vous êtes prévenues…

Merci de me suivre à travers ce crossover et de me faire part de vos commentaires, et bonne lecture.

Chapitre 10 : La Coupe du Monde de Quidditch

« Par ici, » nous indiqua M. Weasley en nous guidant à travers la foule vers un stade gigantesque qui rivalisait avec les plus grands du monde. Il n'était pas seulement vaste en superficie, il l'était aussi en hauteur, s'érigeant sur plusieurs étages. Il fallait lever les yeux au ciel pour voir ses limites. Comment les Sorciers avaient-ils réussi à construire une structure de si grandes dimensions sans attirer l'attention des moldus ?

« Nos sièges sont dans les cent mille, » déclara M. Weasley, répondant à une question tacite de Harry. Je pouvais voir qu'il était aussi admiratif que nous. « Il y a un sortilège de Repousse-Moldu sur chaque centimètre du terrain. Chaque fois que des moldus se sont aventurés près d'ici durant la construction - qui a duré un an et nécessité une main d'œuvre de plus de cinq cent ouvriers - ils se sont soudainement rappelés de rendez-vous urgents et ont rebroussé chemin… Bénis soient-ils. Si nos invités moldus ne sont pas sous l'influence du sortilège, c'est que Dumbledore a dû subrepticement leur jeter un contre-sortilège... »

J'appréciai encore davantage la présence de Harry à cet instant, car sa curiosité était une source précieuse d'informations. Alors que nous marchions à ses côtés, je pus soutirer des détails dans son esprit pour m'aider à comprendre le jeu que nous étions sur le point d'observer – bien que les détails en question contribuèrent également à semer la confusion dans ma tête.

« Les meilleurs sièges ! » Dit la femme à l'entrée du stade. Je supposai qu'il s'agissait d'une sorcière. « La zone tout en haut. Vous montez tout droit, Arthur, et aussi haut qu'il vous sera possible de vous rendre. »

Les meilleurs sièges sont au sommet ? Se demanda Emmett, perplexe, alors que nous montions les escaliers. Nous grimpions toujours plus haut tandis que la foule s'éparpillait sur chaque niveau. Je me demandais comment Bella allait réussir à monter jusqu'en haut ; elle trébuchait et buttait à toutes les trois ou quatre marches recouvertes de moquette pourpre. Cela me donnait un prétexte pour la toucher et j'attrapais son bras chaque fois qu'elle manquait de tomber, mais j'aurais tellement préféré pouvoir la prendre dans mes bras et la porter jusqu'à son siège.

Celle-là est un peu maladroite… mignonne, mais maladroite. Les pensées de Ron provoquèrent un grondement sourd dans ma gorge.

Edward ! M'avertit vivement Carlisle dans sa tête.

Nous atteignîmes finalement le sommet des escaliers – et la petite loge qui s'y trouvait. Je pouvais voir, par la richesse des sièges dans la loge et l'emplacement de celle-ci au centre du champ, entre de hauts poteaux dorés, qu'il s'agissait bel et bien des meilleures places, sauf que nous étions atrocement loin de la pelouse.

Comment un être humain normal… ou un sorcier pourrait-il voir quoi que ce soit d'aussi loin ? Se questionna Jasper. C'est à peine si nous pouvons voir le terrain.

Je regardai avec fascination la centaine de milliers de sorciers et sorcières prendre place sur les sièges. Incroyable de penser que nous n'étions pas conscients de leur existence il y avait à peine quelques jours de ça. Maintenant je me demandais à quel nombre s'élevait leur population à travers le monde. Bella devait avoir vu l'étonnement sur mon visage car elle se pencha et murmura, « Maintenant tu sais comment je me suis sentie lorsque tu as ouvert mes yeux sur l'existence des vampires. »

Une fois ma surprise quelque peu estompée, je regardai le stade et le terrain de forme ovale plus attentivement, essayant de comprendre cette mise en place dans le contexte des pensées que je captais dans la tête des sorciers autour de moi. Les trois cerceaux d'or à chaque extrémité semblaient beaucoup trop élevés dans les airs pour être utiles à quoi que ce soit. Comment les joueurs pourraient-ils s'élever de vingt mètres pour marquer des points ? Était-ce comme le basketball ? L'image dans la tête de Harry me permit finalement de saisir de quoi il retournait. Il se rappelait un match auquel il avait pris part, à cheval sur un balai, volant dans les airs pour essayer de s'emparer d'une petite boule en or…

« Oh, ils pratiquent ce sport sur des balais ! » Dis-je soudainement, comme si c'était la chose la plus évidente au monde. Six paires de yeux se braquèrent sur moi, et ceux d'Alice brillèrent d'excitation alors qu'elle commençait à avoir des visions du match à venir. Wow ! Ça allait être époustouflant.

« Ils sont sur des balais, » répétai-je en réponse aux regards inquisiteurs des membres de ma famille et de Bella.

« Oui, c'est ce que Dumbledore a dit, » commenta distraitement Carlisle, puis il se rappela de la réplique miniature de l'Éclair de Feu planant au-dessus de la main d'Emmett. « Oh, ils sont sur des balais… » S'émerveilla-t-il en imaginant les joueurs à hauteur de nos yeux.

Les autres paraissaient toujours aussi confus. « Des balais volants, » dis-je tranquillement, avec un mouvement de tête vers le balai jouet qu'Alice tenait dans sa main. Une expression de compréhension se répandit enfin sur leurs visages.

« Fantastique ! » S'enthousiasma Emmett. Ça va être complètement autre chose !

Nous suivîmes les Weasley, prenant place sur les sièges directement derrière eux. Une petite créature pauvrement vêtue était déjà assise dans la loge.

« De quelle sorte de sorcier s'agit-il ? » Demanda Esme en se penchant posément vers Carlisle. Alice aussi avait remarqué la créature et elle se concentra très fort, mais elle ne vit rien… Néanmoins, par la suite elle vit Harry et Ron disparaître. Je paniquai jusqu'à ce que je note, quelques minutes plus tard, que Harry et Ron étaient en train de converser avec la créature.

« Carlisle, quelle que soit la nature de cette créature, je ne peux pas la voir, » chuchota Alice.

Je me concentrai sur les pensées de Harry tandis que Ron et lui s'adressaient à la petite créature. « Apparemment il s'agit d'un elfe de maison. Ce sont les esclaves des sorciers… ils ont des pouvoirs magiques qui semblent dépasser ceux de leurs maîtres, » murmurai-je à ma famille. La dernière image que je vis dans l'esprit de Harry en était une d'un autre elfe comme celui présent ici, en train de défendre le jeune sorcier contre un sorcier adulte aux longs cheveux flottant librement dans son dos.

« Des esclaves ? » Alice était choquée.

Est-ce qu'on va en avoir un ? Songea Rosalie, imaginant toutes les corvées qu'elle lui ferait faire. Je lui lançai un regard désapprobateur.

Quoi ? À Rome, fais comme les Romains. Elle haussa les épaules.

« Carlisle, nous devons faire quelque chose, » plaida Esme.

« Je ne suis pas sûr que ce soit la meilleure idée… Bien que je déteste considérer les mauvais traitements subis par quelque créature vivante que ce soit, ceci n'est pas notre monde, » raisonna-t-il. Esme poussa un soupir de résignation.

Notre débat fut soudainement interrompu. « Une prestation donnée par les mascottes des équipes va précéder le match, » annonça Hermione, absorbée dans la lecture du programme de la soirée.

« Oh, cela en soit est toujours très captivant à regarder, » commenta M. Weasley. « Les équipes de partout dans le monde apportent des créatures originaires de leurs territoires, vous savez, pour en mettre plein la vue. »

Sorciers, sorcières, elfes… et quoi encore - des farfadets ? Les yeux de Jasper brillèrent d'étonnement.

« Ouais - des farfadets, » confirmai-je à voix haute en me basant sur les visions qu'Alice avait du spectacle d'ouverture du match.

« Sans blague ! » S'exclama Emmett.

« Il va y avoir un numéro de danse par des filles appelées Vélanes, » ajouta Alice. « Surveillez bien ces filles ; il paraît qu'elles ont une sorte d'effet ensorcelant sur les hommes. Il vaudrait peut-être mieux que vous bouchiez vos oreilles, par mesure préventive. »

« Ah, et voici Lucius Malefoy ! » Dit l'homme qui s'appelait Fudge au moment où une autre famille pénétrait dans la loge. Un grondement s'éleva dans ma gorge en reconnaissant l'homme que j'avais vu dans les souvenirs de Harry. C'était ce sorcier qui l'avait attaqué, et il était en train de s'installer dans le box ! D'après les pensées de M. Weasley, ce n'était pas quelqu'un de confiance. Carlisle me regarda, alarmé, mais je me contentai de secouer la tête, essayant de me concentrer sur le sorcier adulte devant moi… Toutefois, il n'y avait rien à entendre. C'était comme si son esprit était vide, me causant le même effet qu'avec Bella. Je m'interrogeai brièvement à ce sujet, mais alors il parla.

« Ah, Fudge. » Il tendit sa main. « Comment allez-vous ? Je ne pense pas que vous ayez rencontré Narcissa, mon épouse ? Ou Drago, mon fils ? »

Ce fut pendant cette introduction que je réalisai que son esprit n'était pas vide, puisque j'entendais chacun de ses mots dans sa tête avant de les entendre avec mes oreilles. Cependant, tout comme Dumbledore, il avait un incroyable contrôle sur ses pensées…

Alors que Lucius contrôlait son esprit de manière impeccable, Drago, son fils, ne le contrôlait pas du tout.

Les Weasley – comment ont-ils pu obtenir d'aussi bonnes places ? Racaille ! Et la sang-de-bourbe est avec eux, évidemment. Dégoûtant ! Notre monde est tombé bien bas. Et qui sont les autres avec eux ? Ils ne me sont pas familiers du tout – des roturiers, s'il faut en croire la façon dont ils sont vêtus… à l'exception de celle-là… Ses yeux s'arrêtèrent sur Rosalie, assise fièrement sur son siège et arborant un port de reine. En voici une qui doit sûrement être d'origine noble… et très belle en plus… Père devra découvrir de quelle famille elle fait partie. Je sortis de sa tête quand ses pensées bifurquèrent vers des sujets qui n'avaient pas d'intérêt pour moi ou les membres de ma famille. Je souris en imaginant ce qui arriverait à Drago si Emmett le trouvait à proximité de Rosalie, puis je reportai mon attention sur la conversation, maintenant que les présentations initiales étaient terminées.

« Bon Dieu, Arthur, » déclara Lucius de façon désobligeante, « qu'avez-vous donc vendu pour obtenir des places dans les loges supérieures ? Je ne crois pourtant pas que votre maison vaille le prix qu'ont dû vous coûter autant de bons billets ? » Je grinçai des dents à l'écoute de l'insulte manifeste à l'intention de notre hôte aux manières si courtoises. Carlisle aussi fronça les sourcils, mais il nous dévisagea tous intensément pour nous signifier de ne pas intervenir. Ceci n'était pas notre combat.

« Combien – gentil, » répondit M. Weasley au sujet d'un quelconque fait divulgué à propos des Malefoys. Je vois qu'ils essayent d'user de leur influence à la ronde – leur argent mal acquis de mangemorts a servi à acheter des amis au sein du Ministère. Je vais devoir en glisser un mot à Dumbledore.

« Je devrais vous présenter les nouvelles additions au corps étudiant et professoral de Poudlard, Lucius, » poursuivit-il d'une voix égayée. « Dumbledore les a fait venir directement d'Amérique. Voici Dr. Cullen, le professeur nouvellement nommé pour enseigner la Botanique. »

Carlisle hocha la tête. « Je suis ravi de vous rencontrer. »

« Et moi de même, » répondit Lucius en serrant sa main, les yeux rétrécis comme s'il essayait de se rappeler quelque chose – et durant une fraction de seconde il perdit le contrôle sur son esprit. Cullen – pourquoi ce nom m'est-il familier ? Il regagna rapidement son impassibilité tandis que les présentations continuaient.

« Son épouse, Esme… et ses enfants, Rosalie, Emmett, Jasper, Alice et Edward. Et cette charmante jeune fille, Bella, est une étudiante qu'ils ont emmenée avec eux dans le cadre d'un programme d'échange. »

Ils ont l'air très jeune pour avoir des enfants de cet âge-là. Je me demande si par hasard ils n'auraient pas trouvé une pierre philosophale ? Je devrai en discuter avec Lucius, songea Narcissa.

Après avoir échangé des poignées de main avec Carlisle, les Malefoys ne se donnèrent pas la peine de saluer convenablement le reste de la famille, ce qui fit parfaitement notre affaire. « Tas de bons à rien poisseux, » marmonna Ron entre ses dents, et j'étais totalement d'accord avec lui.

Un homme corpulent se précipita dans le box à ce moment-là. « Tout le monde est prêt ? » Demanda-t-il, le visage brillant d'excitation. « Monsieur le ministre – prêt à y aller ? »

« Je suis prêt quand vous voulez, Ludo. »

Le dénommé Ludo sortit une baguette et la pointa vers son cou en disant « Sonorus ! » Sa voix raisonna alors comme si elle provenait d'un haut-parleur. « Mesdames, mesdemoiselles et messieurs… bienvenue ! Bienvenue à la finale de la quatre cent vingt-deuxième Coupe du Monde de Quidditch. »

« Ya ! Whooo Hooo ! » Tonna Emmett avec la foule. Nous nous regardâmes les uns les autres pendant un bref moment avant de nous joindre nous aussi à l'action en riant. L'enthousiasme ambiant était contagieux.

« Et maintenant, sans plus tarder, permettez-moi de vous présenter… les mascottes de l'équipe Bulgare ! »

Emmett se leva, plaçant deux doigts de chaque main dans sa bouche, et laissa échapper un sifflement strident.

Vraiment ! S'offusqua Hermione avec dégoût.

« Bouchez-vous les oreilles ! » Nous avertit Alice à voix basse. Malheureusement, sa mise en garde arriva trop tard pour Emmett alors que les mascottes – une centaine des plus belles femmes qu'il m'ait jamais été donné de voir – s'élançaient en caracolant sur le terrain. Elles étaient encore plus belles que toutes les femmes vampires à la beauté affinée que j'avais connues au cours de mes cent ans et plus d'existence. Leurs visages étaient pâles comme les nôtres, et leurs cheveux avaient la couleur de l'or blanc – qui plus est, elles brillaient d'une lueur qui semblait émaner d'elles et rayonner à travers leur peau et leur chevelure. Bref, elles étaient luminescentes. Je voyais bien que tous les hommes dans le stade étaient hypnotisés par l'apparence de ces créatures enchanteresses – plus rien n'occupait leur esprit, à part des images des Vélanes.

La musique devait avoir débuté car elles se mirent à exécuter une danse magnifique, intensifiant l'impact sur l'esprit des hommes autour de moi – et plus clairement sur celui d'Emmett. Il commença à marcher dans leur direction, et Rosalie dut se cramponner à son bras pour le forcer à se rassoir sur son siège en lui lançant un regard meurtrier. Elle s'empressa de mettre ses doigts dans ses oreilles tandis qu'il affichait une expression penaude. Ça n'aida pas beaucoup, étant donné la sensibilité de notre ouïe, mais l'effet global sur nous ne sembla pas aussi prononcé que sur les sorciers de sexe masculin qui étaient complètement subjugués.

Edward ! Harry ! Les pensées alarmées d'Alice m'avertirent alors qu'elle me montrait Harry se lever et sauter vers sa mort. Je secouai la tête, hésitant à retirer mes doigts de mes oreilles. Durant ma fraction de seconde d'hésitation, Hermione remarqua que Harry s'était levé.

« Harry, qu'est-ce que tu fais ? » Questionna-t-elle sévèrement. Cela le retint dans son mouvement juste assez longtemps pour que la musique cesse de jouer, mettant ainsi fin à l'ensorcèlement qui exerçait son emprise sur lui.

« Franchement ! » Persiffla-t-elle en le tirant vers son siège.

« Fascinant, » murmura Carlisle, essayant déjà de percer le mystère derrière ce sortilège. Elles doivent avoir la capacité d'accéder à certains neurotransmetteurs…

« Et maintenant, » rugit Ludo, « Ayez l'amabilité de lever vos baguettes en l'air… pour les mascottes de l'équipe nationale d'Irlande. »

C'est maintenant qu'on va voir les farfadets ! Pensa Jasper, au comble de la frénésie. Mais à la place, une gigantesque comète vert et or passa en trombe dans le stade, en faisant le tour avant de se séparer en deux comètes plus petites.

« Où sont les farfadets ? » Demanda Jasper, déçu, en regardant en bas sur le terrain avant de dévisager Alice. Son expression découragée fit rire celle-ci. « Je croyais que tu avais dit… »

« Sois patient, » dit-elle en gloussant, tout en regardant les comètes se transformer en bandes de lumière chatoyantes pour former un arc-en-ciel. Il s'estompa rapidement et forma un immense trèfle scintillant duquel une pluie d'or se mit à ruisseler.

« Aie ! » Se plaignit Bella. Je me tournai pour la voir se frotter la tête tandis qu'elle scrutait une grosse pièce d'or dans sa main.

« C'est génial ! » S'écria Ron devant moi alors que le géant trèfle scintillant se désagrégeait en milliers de petits hommes verts qui ne pouvaient être que des lutins.

« Tu vois, » chuchota Alice à Jasper.

« Wow ! » S'exclama-t-il, en admiration devant le spectacle féerique.

« Et maintenant, mesdames, mesdemoiselles et messieurs, accueillons chaleureusement – l'équipe nationale Bulgare de Quidditch ! » Ludo beugla en introduisant chacun des joueurs. Emmett se libéra de l'étreinte de Rosalie et se releva pour applaudir à tout rompre, à la consternation de tout le monde dans la loge sauf Ron.

« C'est lui, c'est lui ! » Hurla Ron au moment où Ludo présentait Viktor Krum. C'était un homme très intimidant – mince, avec le teint sombre et cireux, un grand nez aquilin et des sourcils noirs. Il paraissait beaucoup plus âgé que ses dix-huit ans. Apparemment, c'était le héros de Ron.

« Maintenant, je vous prierais d'accueillir tout aussi chaleureusement – l'équipe nationale Irlandaise de Quidditch ! » S'époumona Ludo. De nombreuses acclamations fusèrent de notre box, incluant celles de Jasper qui ne voulait pas être surpassé par Emmett.

« Et voici, en provenance d'Égypte, notre arbitre, le président acclamé de l'Association Internationale de Quidditch, Hassan Mostafa ! »

Un petit sorcier s'avança sur la pelouse, tenant un balai dans une main et une caisse dans l'autre. « D'après les informations que j'ai glanées, il y a une balle pour marquer des points, deux balles qui sont utilisées pour se frapper les uns les autres, et une minuscule balle en or qu'un membre de l'équipe, l'attrapeur, doit essayer de trouver, » expliquai-je tranquillement à ma famille. « Quand un des attrapeurs trouve la petite balle dorée, ça met fin au jeu et l'équipe de l'attrapeur se voit décerner cent cinquante points. Et pour le reste, ils reçoivent dix points lorsqu'ils marquent des buts dans les cerceaux. »

« Je vois des battes, » remarqua Jasper. « Est-ce que c'est comme au baseball ? »

« Je ne pense pas – je pense qu'ils utilisent ces bâtons pour frapper les balles en direction des autres joueurs. »

« Ils essaient délibérément de frapper les autres joueurs avec les balles ? C'est formidable ! » S'extasia Emmett, impressionné par la brutalité évidente de ce sport.

« On dirait que ça a commencé, » dis-je en observant l'arbitre ouvrir la caisse et les différentes balles s'en échapper en volant. Nous demeurâmes assis dans un silence médusé en regardant le jeu se déployer. Rien dans ma longue existence ne pourrait m'avoir préparé pour ça. C'était un jeu au rythme rapide et passionnant – rendu encore plus excitant à cause du fait que les joueurs volaient sur des balais et pouvaient tomber à tout moment.

« TROY VIENT DE MARQUER ! » rugit Ludo. « Dix à zéro pour l'Irlande ! »

« Ha ! » Gloussa Jasper.

« Attends un peu – on n'a jamais parié sur le premier but ! » Plaisanta Emmett.

L'équipe Irlandaise semblait surpasser les Bulgares. Tandis que le match se poursuivait, tout s'accéléra et devint plus brutal – les joueurs se donnaient des coups les uns les autres avec leurs balais, et les batteurs Bulgares, ainsi qu'on les nommait, frappaient les grosses balles appelées cognards sur les poursuiveurs Irlandais plus souvent et avec plus de vivacité. Malgré tout, les Irlandais continuèrent d'être meilleurs que les Bulgares.

La seule exception à la domination du match par les Irlandais était Viktor Krum, l'attrapeur de l'autre équipe. J'étais fasciné de le regarder voler sur son balai comme s'il s'agissait simplement d'une extension de lui-même.

« Ils vont s'écraser ! » Entendis-je soudainement crier Hermione. Je jetai un coup d'œil autour pour trouver la source de sa détresse.

« Regarde ! » Bella pointa en direction des deux attrapeurs en chute libre au milieu des poursuiveurs, se rapprochant du sol à toute vitesse. « Oh mon Dieu ! » Dit-elle en se levant debout, paniquée… Puis à la dernière seconde, Krum remonta, laissant l'attrapeur Irlandais se fracasser sur la terre ferme avec un bruit sourd.

« Bravo, Krum ! » Applaudit Emmett.

« C'était vraiment dégueulasse de sa part, » s'offusqua Jasper alors que l'équipe médicale venait s'occuper du joueur blessé.

« Hé, regarde ça, » fit Ron en se retournant sur son siège pour faire face à Bella, lui tendant ce qui ressemblait à une paire de jumelles. Elle lui lança un regard interrogateur. « Ce sont des multiplettes – tu peux faire avancer l'action plus vite, la ralentir, ou bien rejouer le match si tu as manqué des trucs, » expliqua-t-il.

Bella regarda à travers les jumelles pendant un court moment, puis plus attentivement, et ensuite elle me les tendit. « C'est vraiment cool, Ron. Je n'en avais jamais vues avant, » dit-elle poliment.

Je regardai à mon tour à travers les lentilles. La chute de l'attrapeur rejoua encore et encore. Je jouai avec les boutons pour accélérer et ralentir la scène. « C'est vraiment très intéressant, Ron. Tu permets que je les montre à mon frère ? »

« Sûr, » répondit-il, bien qu'il ne soit pas très content de perdre ses multiplettes.

« Je te les rends dans une seconde, » le rassurai-je en les prêtant à Jasper. « Hé, les gars, jetez un coup d'œil dans ces jumelles… »

Jasper regarda au travers, tripotant les boutons et les cadrans. « Super ! »

Emmett les prit à son tour et répéta le procédé. « Elles sont géniales ! » S'exclama-t-il avant de les passer à Carlisle.

« Fascinant, » admit-il lui aussi, émerveillé. Les femmes n'étaient pas intéressées, alors je pus redonner les multiplettes à Ron qui poussa un soupir de soulagement. Avant de se retourner, il adressa un sourire furtif et timide à Bella.

Elle est vraiment très jolie, songea-t-il. Dommage que les types comme moi ne l'intéressent pas… je suis trop jeune pour elle de toute façon… Il reporta son attention sur le jeu.

L'attrapeur Irlandais devait aller mieux car il était de retour sur le terrain. Comme en réponse à la manœuvre vicieuse de Krum, les Irlandais marquèrent plusieurs buts additionnels et avaient maintenant une avance de dix buts, c'est-à-dire cent trente points contre dix pour les Bulgares. La partie devint encore plus violente et, apparemment, plus sombre alors que diverses fautes commençaient à se faire rappeler et que la foule se plaignait de ce qu'elle considérait comme des injustices. L'énergie était intense et les passions déchaînées. Dans un esprit de compétition, les mascottes aussi encourageaient leur équipe respective en raillant celles de l'équipe adverse. À un certain moment, un conflit faillit éclater alors que l'arbitre, après avoir été séduit par les Vélanes, revenait à ses sens et tentait de les expulser du stade.

L'intensité du match augmenta encore d'un cran, les batteurs se frappant les uns les autres à qui mieux mieux et sans pitié. Un batteur Bulgare frappa le cognard en direction d'une joueuse Irlandaise, manquant de justesse de la faire tomber de son balai.

« Ha ! » S'esclaffa Emmett.

« Faute ! » Beugla Ludo.

« Ça ne compte pas ! » Le nargua Jasper.

Les farfadets choisirent ce moment pour faire un geste grossier à l'intention des Vélanes qui changèrent subitement d'apparence. « Regardez, » soulignai-je alors que leurs visages s'allongeaient pour prendre la forme de têtes d'oiseaux cruels et que de longues ailes écailleuses perçaient leurs épaules.

« Et ça, les garçons, » cria M. Weasley, « est la raison pour laquelle vous ne devriez jamais être attirés seulement par la beauté apparente ! »

En voyant la scène, Rosalie, comme il fallait s'y attendre, éclata d'un rire hystérique. « Dis-moi, Emmett, que penses-tu de tes copines à présent ? »

« Ah, Rose, n'en rajoute pas ! » Il s'affala dans son siège.

Le jeu reprit, les Irlandais ayant toujours autant de facilité à esquiver les Bulgares pour traverser le champ. « MORAN VIENT DE MARQUER ! » Cela s'ajouta encore à leur avance.

Alors que le jeu recommençait après le but, le batteur Irlandais frappa lourdement le cognard qui passait à proximité et l'envoya directement sur Krum. Ne le voyant pas se diriger vers lui à temps, Krum se le prit en pleine tronche.

« Ça compte ! » Affirma Jasper avec un petit air suffisant.

« Ne vont-ils pas l'aider ? » Demanda Bella… Mais à cet instant, l'attrapeur Irlandais piqua vers le sol à toute allure.

« Il a vu le Vif d'or ! » S'écria Harry. « Il l'a vu ! Regardez-le filer ! »

Nous nous levâmes tous de nos sièges, observant l'attrapeur Irlandais se rapprocher de la petite balle dorée, invisible à l'œil humain, mais que nous pouvions clairement voir. Krum le suivait de très près et allait bientôt le rattraper. Le sang coulait sur son visage… Je vis Jasper blêmir à la vue de cette scène et je le tirai prestement vers son siège. Nous pouvions sentir le sang même à pareille distance. Je notai que le reste de ma famille avait arrêté de respirer, par précaution.

« Ils vont s'écraser ! » Hurla Hermione encore une fois. Mais il ne semblait pas que les deux joueurs allaient heurter le sol. L'attrapeur Irlandais avait l'air sur le point de perdre le contrôle, tandis que Krum était parfaitement maître de lui-même. En une fraction de seconde, le joueur Irlandais entra durement en contact avec la pelouse, et Krum redressa son balai tout en saisissant le Vif d'or au passage.

« Il l'a eu – Krum l'a eu – tout est terminé, » cria Harry pendant que Krum levait la main haut en l'air, montrant la petite balle dorée à tout le monde.

« Et ça aussi ça compte ! » Conclut Emmett en poussant un peu Jasper.

Jasper, qui n'avait toujours pas bougé de sa place, sourit de façon sinistre.

« L'Irlande gagne ! » Annonça Ludo.

« Quoi ? Oh, je suppose que… » Bafouilla Emmett en regardant le tableau d'affichage et en recomptant les points dans sa tête.

La foule était en délire ; les acclamations et les railleries fusaient de partout, autant des fans que des mascottes. C'était le pandémonium. Les drapeaux volaient, l'hymne national Irlandais retentissait d'une source inconnue, les joueurs Irlandais dansaient tandis que les farfadets se dandinaient en lançant des pièces de monnaie en or. Les Bulgares et les Vélanes affichaient des mines piteuses à cause de leur défaite.

La Coupe du Monde fut décernée à l'équipe victorieuse et nous nous faufilâmes hors du stade puis marchâmes vers notre tente.

« Alors tu me dois cinquante dollars ! » Lança Emmett à Jasper.

« Et tu m'en dois cinquante toi aussi ! » Répliqua Jasper en le poussant à son tour. « Donc nous sommes quittes ! »

« C'était tout un match, » commenta Bella, trébuchant ici et là, ne voyant pas très bien où elle mettait les pieds.

« En effet, » approuva Carlisle.

C'était la première nuit depuis très, très longtemps, que chacun de nous avait vu quelque chose qui nous avait totalement surpris et stupéfiés. Est-ce que d'autres surprises nous attendaient cette année ?

Un bonjour spécial à mes pré-lectrices Louise Malone et sa fille.

J'ai posté ce chapitre avec un peu d'avance, mais vraiment, je ne pense pas pouvoir publier le prochain chapitre avant vendredi en huit.

À la semaine prochaine, donc.

Milk