Chapitre 12 : Majestueux et mystérieux

«Miss Walters, réveillez-vous. »

Plongée dans un sommeil profond, Amélia parvenait tout de même à entendre une voix qui semblait tellement lointaine et si peu importante. Par contre, elle n'arrivait pas à comprendre ce que cette mystérieuse voix disait. De toute façon, elle s'en fichait complètement, car en réalité, elle voulait seulement qu'elle cesse de résonner dans sa tête. En guise de réponse, elle marmonna quelque chose d'incompréhensible puis se retourna de côté.

« Miss Walters, je ne vous le demanderai pas deux fois. »

Amélia lâcha un grognement puis porta ses mains à son visage. Elle avait l'impression que son crâne allait fendre en deux tellement la douleur était intense.

« Tenez, buvez ça. »

Amélia, toujours en gardant les yeux fermés, agrippa à l'aveuglette ce qui semblait être un petit flacon dans ses mains et le porta automatiquement à ses lèvres. D'un mouvement sec, elle avala tout le contenu de la petite fiole et grimaça.

« Beurk... C'est dégueu ton truc... Bon maintenant, laisse-moi dormir, Angelina... », dit la jeune Gryffondor en s'effondrant de nouveau.

« Angelina ? Non, mais elle à complètement perdu la tête ? », ce dit la personne qui était très loin d'avoir la voix de la camarade de classe d'Amélia.

Il fit un pas vers la jeune fille endormie et la secoua légèrement par les épaules.

« Réveillez-vous, vous allez être en retard pour votre premier cours. »

« Non, pas question... Ce matin, je dors, c'est samedi. », marmonna-t-elle.

« Premièrement, on est lundi et deuxièmement, il n'est pas question que vous continuiez à dormir, vous avez cours ce matin. »

« Angelina, fiche-moi la paix... », répliqua Amélia.

L'homme devant elle soupira en levant les yeux au ciel.

« Miss Walters, ouvrez les yeux... »

Amélia s'étira les bras et se frotta les yeux puis les ouvrit enfin.

« Haaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa! »

Amélia se leva d'un bond, les yeux exorbités.

« Bon matin à vous aussi. », répliqua sarcastiquement le professeur Snape.

« Mais qu'est-ce que vous... Comment est-ce que... Vous?... Vous! »

« Moi. », répondit sèchement Snape.

« Je... Bon sang… Mais... Mais... Où suis-je? »

« Cela n'a pas d'importance... »

Elle baissa les yeux et remarqua sur sa main un bandage serré.

« Mais je... »

Elle n'eut pas le temps de terminer sa phrase qu'un petit elfe de maison apparut dans la pièce en s'approchant rapidement d'elle avec un énorme plateau d'argent dans les bras.

« Le petit-déjeuner est servi, Miss. »

Amélia, confuse, hésita un moment avant de répondre.

« Euhm...Merci, mais je n'ai pas faim. »

« Là n'est pas la question. Vous ne pouvez pas aller en cours le ventre vide. », rétorqua la voix glaciale du professeur Snape.

« Très bien...Très bien... »

Le petit elfe de maison déposa le plateau sur la petite table basse en face d'Amélia. Celle-ci observa le maître des potions s'éloigner et quitter cette pièce mystérieuse. Elle n'avait définitivement jamais vu cet endroit. En se concentrant, la soirée d'hier commençait à lui revenir en mémoire à force que son mal de tête s'atténuait, surement grâce à la potion que le maître des potions lui avait donnée. Elle se souvenait plutôt clairement de ce qu'elle avait fait; une promenade dans le parc durant la nuit, la bouteille de Whisky pur feu, la baignade, l'apparition du professeur Snape, la promenade dans le château puis... Il y avait une chose qui l'échappait. Pourquoi l'avoir amené ici, chez lui? Elle releva la tête et observa l'immense pièce dotée d'une clarté étonnante avec de grands yeux ronds en tournant sur elle-même. Comment une pièce pouvait être aussi claire alors qu'on se trouvait dans l'endroit le plus sombre du château? Il y avait tellement de choses à regarder qu'elle ne savait pas par où commencer. Elle se trouvait dans ce qui semblait être un très grand salon. Elle remarqua qu'il y avait un balcon au deuxième étage qui faisait la moitié du contour du salon, s'arrêtant juste devant une très grande fenêtre qui faisait la hauteur des deux étages. Curieusement, elle arrivait à voir la clarté du jour à travers la fenêtre, mais ce n'était pas le ciel qu'elle parvenait à voir à travers cette fenêtre en question. Étrangement, elle aurait parié qu'il s'agissait de...de l'eau. Puis, elle se rappela d'une rumeur qu'elle avait déjà entendue au sujet de la salle commune des Serpentard. Apparemment, elle est située sous le lac de Poudlard, donc il est possible que les quartiers du maître des potions soient également situés dans... le lac. Incroyable, chuchota Amélia, complètement éblouit par la beauté des reflets bleutés de l'eau dans le salon. En s'approchant, elle crut apercevoir une petite créature marine passer devant la fenêtre. Cependant, il s'était rapidement caché à travers les algues, ce qui empêcha la jeune fille d'identifier la créature en question. Elle détourna finalement les yeux de la fenêtre pour venir les poser sur la petite table en bois foncé sur laquelle l'elfe de maison avait posé le plateau de nourriture, et aperçut en face de celle-ci une grande cheminée en pierre foncée et de chaque côté, de grands vitraux très colorés représentant ce qui semblait être de magnifiques créatures marines. Les deux grands vitraux ressemblaient beaucoup à ceux que l'on retrouvait dans la salle de bain des préfets et Amélia ne put s'empêcher d'être émerveillée par la beauté des couleurs, l'eau miroitant à travers les vitres. À gauche de la cheminée, il y avait un fauteuil de style victorien avec un très grand chandelier argenté, encombré par un ramassis de vieux livres empilés les uns sur les autres. Finalement, elle fit volte-face et constata qu'elle avait dormi sur un long divan de cuir noir. Il y avait une grande couverture verte foncée à motif par terre emmêlée dans le tapis et quelques cousins de renversés. Elle devait avoir laissé tomber la couverture et les cousins lorsqu'elle s'était levée brusquement, pensait-elle. Un peu plus loin derrière ce trouvait ce qui fascina le plus Amélia, une très grande collection de livres. Mise à part la bibliothèque de l'école, Amélia n'avait jamais vu quelqu'un posséder autant de livres. Il y avait même une grande échelle attachée à la bibliothèque pour les bouquins qui étaient trop élevés, s'étalant à deux étages de hauteur, tout comme la grande fenêtre. Puis curieusement, dans le coin gauche du salon, placé en angle, il y avait un piano à queue noir. Elle voulut s'en approcher, mais resta immobile lorsqu'elle entendit derrière elle des bruits de pas s'approcher. En se retournant, elle constata qu'il s'agissait du professeur Snape, de nouveau de retour dans le salon.

« Vous jouez du piano? », demanda-t-elle, à la grande surprise de celui-ci.

« Non. »

« Alors, pourquoi avez-vous un... »

« Cessez avec vos questions et mangez avant que votre repas se refroidisse. »

« Je vous l'ai déjà dit. Je n'ai pas faim... J'ai... mal au cœur... »

« Ah vraiment? Et dois-je être étonnée? », répliqua-t-il.

« Qu'est-ce que vous voulez dire... »

« Vu la quantité d'alcool que vous avez ingurgité, ce n'est guère surprenant que vous ne vous sentiez pas bien. »

Amélia l'observa, un peu honteuse, mais ne répondit pas.

« Pourquoi avez-vous fait...ça? », demanda le professeur Snape.

« Ce n'est pas de vos affaires. », répliqua Amélia, visiblement de mauvais poil.

« Si, étant donné que je suis impliquée. »

« Je ne vous ai jamais demandé de m'aider! »

« Oh! Non... Bien sûr. Dans ce cas, avoir su, je vous aurais laissé congeler dehors si c'est ce que vous vouliez. »

« Non... Ce n'est pas ça... », marmonna la jeune Gryffondor, les sourcils froncés.

« Alors, vous allez me dire ce qui vous a pris. Mais avant, il vous reste 10 minutes pour vous préparer avant d'aller en cours donc nous discuterons de votre cas plus tard. »

Il prit une pause, observant attentivement la jeune fille devant lui puis reprit :

« La salle de bain est au deuxième. Première porte à gauche. Dépêchez-vous. »

Le professeur pointa un escalier étroit en fer forgé noir en colimaçon avant de quitter la pièce en ce dirigeant vers le même endroit qu'il était, quelques minutes auparavant. Sans perdre de temps, elle monta rapidement l'escalier en colimaçon. Arrivée au deuxième étage, elle observa la première porte à sa gauche, mais semblait obsédée par les autres autour. À quelques mètres d'elle se trouvait une porte tout au fond. Peut-être que c'est sa chambre... pensa-t-elle. Vers la droite, en tournant le coin et en se dirigeant vers la grande fenêtre, il en avait deux autres, dont l'une qui était légèrement entrouverte. Amélia l'observa pendant quelques secondes, se demandant si elle devrait y jeter un petit coup d'œil. Puis, elle se rappela qu'elle ne disposait que de 10 minutes pour se préparer, donc elle ouvrit la porte qui se trouvait devant elle, la seule que le professeur Snape lui avait autorisée d'entrer. La première chose qu'Amélia réalisa en entrant dans la vaste salle de bain était à quel point elle ressemblait typiquement à Snape. La pièce était loin d'être aussi claire que le salon, mais était tout aussi impressionnante et majestueuse. À sa droite se trouvait un très long comptoir de marbre orné d'un miroir ancien très élégant et sophistiqué. À gauche, il y avait une très grande douche qui pourrait facilement laisser place à trois personnes, ce qui troubla légèrement Amélia. Tout au fond, il y avait une baignoire sur pied couronnée de multiples robinets argent, encore une fois rappelant la salle de bain des préfets. En s'approchant, Amélia remarqua un serpent élégamment gravé sur chacun des robinets. Amélia sourit en constatant les gouts mélodramatiques de Snape. Elle s'approcha ensuite vers le lavabo et laissa couler l'eau afin de se laver le visage. Lorsqu'elle regarda son reflet dans le miroir, elle comprit enfin pourquoi Snape lui avait spécifié de se dépêcher. À voir son allure, il lui aurait fallu un bon 45 minutes pour paraître décente. Son maquillage avait coulé, surement lorsqu'elle s'était baignée dans le lac la nuit dernière et elle se doutait qu'en dessous de tout ce gâchis se trouvait deux énormes cernes profondes sous ses yeux. Mais le pire devait être ses cheveux. Elle ne put s'empêcher de penser qu'Hermione Granger avait l'air de faire de la calvitie comparer à se qu'Amélia faisait face en ce moment. Alors qu'elle essayait inutilement de les aplatir à l'aide des ses mains, elle entendit quelqu'un cogner à la porte.

« Oui? »

« Puis-je entrer? »

Amélia hésita un moment, reconnaissant la voix de son professeur de potion, mais finit par répondre.

« Euhm... Oui... »

Elle décida de détourner les yeux lorsqu'il entra, afin de cacher le malaise qu'elle ressentait. Le professeur ne prêta pas trop attention à elle et déposa sur le comptoir une petite pile de vêtements.

« Je venais seulement vous apporter vos vêtements propres. »

« Euh... Merci. », répondit Amélia, toujours sans le regarder.

Le professeur fit immédiatement demi-tour et quitta la salle de bain, la laissant de nouveau seule. Amélia se rinça de nouveau le visage, éliminant toute trace de maquillage coulée et attacha sa longue chevelure en une haute queue de cheval, laissant paraître une énorme tignasse ébouriffée tomber jusqu'au milieu de son dos. Pour finir, elle enfila rapidement ses vêtements propres et sortit de la salle de bain. Elle se dirigea automatiquement vers l'escalier en colimaçon, mais s'arrêta aussitôt qu'elle fut arrivée devant. Elle leva la tête et observa de nouveau la fameuse porte entrouverte un peu plus loin. Elle constata qu'en se dépêchant, elle aurait peut-être une minute, deux tout au plus, pour y jeter un coup d'œil. En marchant sur la pointe des pieds afin de faire le moins de bruit possible, Amélia tourna le coin à droite, la main glissant tout au long de la rampe en jetant régulièrement des coups d'œil en bas, au salon. Elle arriva finalement rapidement devant la porte mystérieuse et approcha son visage dans l'embrasure de la porte afin d'y jeter un bref coup d'œil. Elle n'arrivait pas à voir grand-chose, mais constata qu'il ne semblait y avoir personne dans cette pièce. Amélia, plus déterminée que jamais, poussa légèrement la porte et entra dans ce qui semblait être une salle de bureau. En effet, face à elle, au fond de la pièce, ce trouvait un somptueux pupitre en bois foncé et ne fut pas surprise d'y retrouver à l'arrière de celui-ci un autre grand nombre de livres. À sa droite, il y avait un cadrage qui était gravé dans le mur de pierres, comme dans la classe de potion, qui semblait mener à une autre pièce, surement celle au bout du couloir, pensait Amélia. À sa gauche, il y avait un petit fauteuil en cuir vert foncé ainsi qu'une table basse comprenant un chandelier en argent et un objet étrange qu'Amélia ne connaissait pas. Par contre, elle ne s'éternisa pas là-dessus et s'avança précautionneusement vers le pupitre rempli de papier parchemins, de livres, de plumes et de toute sorte d'objets mystérieux. Alors qu'elle se disait qu'il était temps de redescendre au salon, les yeux d'Amélia se rivèrent sur un petit objet qu'elle ne pensait plus jamais revoir. Sans hésiter et plus heureuse que jamais, elle ramassa sa magnifique bague d'onyx et la cacha dans l'une des poches intérieures de sa longue cape. Elle sortit rapidement du bureau et descendit les escaliers afin de retourner au salon. En arrivant en bas de l'escalier, Amélia bondit de la dernière marche et rata de peu de heurter le maître des potions.

« Oh! Pardon, professeur! »

Le professeur Snape sembla suspicieux du changement soudain d'humeur de la jeune Gryffondor mais ne la questionna pas sur ce sujet.

« Bien. Je vous conseille de quitter les lieux à cet instant si vous ne voulez pas arriver en retard à votre cours. »

« Oui! J'y vais! »

Elle poursuivit rapidement, peut-être un peu trop d'ailleurs, son chemin vers ce qui semblait être la porte de sortie, mais fut interceptée avant d'arriver à son but.

« Vous viendrez me voir après le dîner, à mon bureau, ce soir. »

« D'accord... », répondit Amélia, nettement moins enthousiaste que lorsqu'elle descendait les marches en colimaçon quelques secondes plus tôt.

Ainsi, elle quitta les quartiers de Severus Snape sans un mot de plus. Elle arriva en retard au cours de sortilège, car elle s'était égarée en chemin. En effet, elle ne s'était jamais aventurée aussi loin dans les cachots et avait dû courir dans les couloirs sombres pendant une bonne vingtaine de minutes avant de finalement aboutir à des escaliers. En entrant dans la classe, elle s'assit à sa place habituelle, près de Fred et George. Le professeur Flitwick l'observa un moment, puis la jeune fille s'excusa de son retard. Le petit professeur baissa les yeux et remarqua le bandage sur la main de la jeune fille. Il sembla en conclure qu'elle devait avoir été à l'infirmerie, ce qui motivait son retard, ainsi lui évitant de perdre des points. Au loin, elle aperçut Angelina qui lui faisait signe en la dévisageant. Visiblement, son absence dans le dortoir des filles cette nuit n'était pas passée inaperçue. Elle lui chuchota qu'elle allait lui parler plus tard, car elle ne voulait pas déranger le cours. En réalité, c'était surtout parce qu'elle voulait avoir suffisamment de temps pour trouver une excuse valable à son absence.

Son premier cours n'avait pas été trop mal, songeait Amélia en se dirigeant vers sa prochaine classe. Bien entendue, elle n'était pas surprise de constater que le cours de métamorphose était aussi rigoureux que d'habitude, mais au moins, tout ce travail acharné la forçait à rester éveillée. Finalement, en quittant la classe à la fin du cours pour se rendre à la Grande Salle pour le déjeuner, Amélia se disait qu'elle pourrait peut-être éviter la rencontre avec Snape afin de s'avancer dans ses devoirs ou mieux encore, dormir dans son lit douillet pendant de très longues heures.

« Alors, où étais-tu cette nuit? Et qu'est-ce qui est arrivé à ta main? », demanda Angelina.

Amélia venait de s'asseoir à la table des Gryffondor en face d'Angelina Johnson et d'Alicia Spinnet.

« Oh... Euhm... Un léger incident... Rien de bien grave... Je suis tombée et je me suis écorché la main. Et puis, euuhm, je ne me sentais pas très bien... Je suis restée à l'infirmerie pour la nuit... »

« Et tu vas mieux? »

« Oui. »

« Et tu as bien dormi? », demanda Katie Bell en s'approchant pour s'asseoir plus près de ses amies.

« Oui... », répondit Amélia d'un ton las et légèrement agacé de toutes ces questions.

« Alors pourquoi as-tu l'air aussi fatigué? », demanda Fred derrière elle, qui venait tout juste d'arriver à la table, mais qui semblait avoir entendu la conversation.

« Moi, je crois qu'elle n'a pas fait que dormir... », poursuivit George.

« Oh! », s'exclama Alicia.

« Qu'est-ce que tu veux dire par là? », demanda furieusement Amélia.

« George et moi avons seulement une intuition que tu n'étais pas seule hier soir... », répliqua sournoisement Fred, le sourire collé aux lèvres.

« Bon sang... Est-ce que ça veut dire que...hier soir, tu étais avec un...amoureux secret? », demanda Katie, plus excitée que jamais.

« Oh! », s'exclamèrent Angelina et Alicia en même temps.

« Quoi! Non, mais vous êtes débile! C'est loin d'être un amoureux secret. », s'écria Amélia.

« Donc tu admets que tu étais avec quelqu'un? », protesta Angelina, les sourcils levés.

« Bon sang! Fichez-moi la paix! J'aimerais manger en paix sans me faire bombarder de question ridicule! », répliqua Amélia, sur la défensive.

« On te laissera tranquille quand tu nous diras avec qui tu étais! », confirma Alicia.

« Personne! Je n'étais avec personne! », insista Amélia, plus désespérée que jamais.

Elle regarda autour d'elle et constata que ses amis l'observaient d'un air incrédule.

« Non, mais vous vous moquez de moi là? », ajouta Amélia, scandalisée.

« Bon d'accord, d'accord... On te croit... », conclut Alicia, s'avouant vaincue.

« Wooooooo! Parle pour toi, Alicia! Moi je ne suis pas du tout convaincue! », répliqua Fred, le sourire aux lèvres.

Amélia soupira longuement et évita de répondre, sachant pertinemment que ça ne servirait à rien de l'obstiner. Elle se contenta de lui faire une grimace et plongea sa cuillère dans sa soupe. Par la suite, elle tourna légèrement la tête afin d'apercevoir la table des professeurs. Elle remarqua aussitôt l'absence du maître des potions, mais n'en fit pas part aux autres, de peur d'élucider des soupçons.

En se dirigeant vers le cours d'histoire de la magie, Amélia songea au fait qu'il serait terriblement exigeant de rester éveillé. Même lorsqu'elle avait une nuit de sommeil normal, Amélia avait toute la misère du monde de ne pas s'endormir. Elle ne voulait pas imaginer la torture que ce cours constituerait à être aujourd'hui. Bien sûr, elle était plutôt ravie de ses cours précédents, car elle aimait bien le professeur Flitwick et les cours rigoureux du professeur McGonagall, mais doutait sincèrement qu'elle aurait autant de chance avec celui qui s'en venait. Les longs monologues du professeur Binns avaient toujours constitué à être d'un ennuie mortel, et Amélia doutait qu'aujourd'hui serait une exception. Décidée de faire au moins l'effort de ne pas dormir, Amélia tenta de se distraire en faisant tourner la bague sur son pupitre.

« Ta bague! Comment l'as-tu retrouvée? Tu nous avais dit que c'était terminé et que tu ne la reverrais plus! », s'exclama George, les yeux rivés sur la bague.

« Oh... Ouais... Snape me la redonner, finalement... », menti Amélia en reprenant rapidement la bague afin de la remettre dans la poche de sa cape.

« Attend quoi? Snape te la redonnée? Ce n'est pas possible... »

« Ouais, c'est difficile à croire, je sais... »

« Bon sang! Mais qu'est-ce que tu lui as dit pour qu'il te la rende? », demanda Fred.

« Ah je... Je t'expliquerai plus tard... », termina Amélia.

« D'accord. Mais tu devrais la mettre à ton doigt. »

« Quoi? »

« La bague... Tu devrais la remettre à ton doigt... Pour être sûr de ne pas la perdre de nouveau... »

« Ah...ouais... »

Elle hésita un moment, se rappelant de l'incident qui s'était produit la dernière fois qu'elle l'avait eu au doigt, mais constata également qu'elle l'avait porté bien avant et que rien n'était arrivé de compromettant.

Malheureusement, comme elle l'avait si bien prédit, c'était toute une épreuve de ne pas sommeiller. En effet, à peine 10 minutes le cours commencé, Amélia commençait déjà à abaisser la tête. Le manque de sommeil ne plaidait définitivement pas à sa cause. C'était bien stupide de se souler un dimanche soir alors que je savais que j'avais cours le lendemain. C'était bien stupide de se souler tout court, songeait-elle. Perdue dans ses pensées, Amélia observait le tableau à l'avant de la classe d'un air absent. Elle était tellement épuisée qu'elle se demandait comment elle allait résister. C'était tellement...tellement...tellem...

.oOoOo.

Voilà! Je suis désolée si ç'a été aussi long, vraiment! C'est que ce chapitre a été long à écrire pour moi parce qu'il y a beaucoup de descriptions, et je trouve que ça peut parfois être particulièrement difficile d'écrire en mot ce que l'on voit dans notre tête. Bref, j'espère que ça vous aura plu! Et merci pour vos commentaires si réconfortants et de votre patience! À bientôt!

xoxo