Les livres de Harry Potter sont l'œuvre de J.K. Rowling.

La saga Twilight est une création de Stephenie Meyer.

Cullens go to Hogwarts sort tout droit de l'imagination de la formidable Erica. K. Bailey et met en scène les personnages tirés des livres de ces deux fantastiques auteures mentionnées plus haut.

La traductrice de la version française Les Cullens vont à Poudlard est Milk40.

Merci de me suivre à travers ce crossover et de me faire part de vos commentaires, et bonne lecture.

Chapitre 12 : Château Venlaw

« Quelle exaltante façon de voyager. Merci, Carlisle, » dit Dumbledore, les yeux brillants, alors que nous ralentissions et qu'il sautait du dos de Carlisle. Il était étonnamment agile pour quelqu'un qui possédait un corps si âgé. Nous nous étions arrêtés dans une petite clairière dans les bois. « Les propriétaires ont déjà quitté le château, mais je ne voulais pas prendre le risque que quelqu'un nous voie arriver, » expliqua-t-il. « Évidemment, si nous croisons quelqu'un malgré l'heure tardive, nous avons été déposés au pied de la colline par un taxi. »

« Bien entendu, » approuva Carlisle.

« Alors votre nouvelle maison est par ici. » Nous le suivîmes sur un chemin de gravier dans la forêt, et marchâmes le reste du trajet jusqu'à notre nouveau lieu d'hébergement. Nous étions tous anxieux, je pouvais le voir dans les pensées des autres autour de moi et dans la façon dont Bella me serrait la main plus fort, mais Alice et Esme éprouvaient particulièrement de difficulté à garder un rythme humain pour se déplacer.

Après avoir marché longtemps, nous sortîmes finalement du couvert des arbres. La chaussée s'élargissait, à cet endroit, en une petite aire de parking. Sur notre gauche, il y avait une pelouse joliment ornée de quelques pièces de mobilier avec la forêt en toile de fond. Je pouvais entendre les gloussements et les battements de cœur de plusieurs poulets à proximité, sans doute à l'arrière de la résidence principale vers laquelle nous nous dirigions. Il s'agissait véritablement d'un petit château, paraissant dater du dix-huitième siècle, et qui avait conservé son aspect original de style baronnial écossais. L'extérieur était en briques de couleur taupe et faisait trois ou quatre étages de haut, dépendant des différentes parties du château. Un de ses angles était agrémenté d'une tourelle, et de hauts toits pointus complétaient l'architecture. Du lierre escaladait les murs à certains endroits et le pourtour était enjolivé de magnifiques jardins.

« Wow ! » S'exclama Alice. « Ça va être super amusant ! »

« J'ai pensé que cet endroit vous conviendrait parfaitement. » Dumbledore était satisfait de l'appréciation évidente montrée par ma famille. « Il y a des poulets élevés en liberté à l'arrière du château. Néanmoins, je suis à peu près certain que seule Bella trouvera un avantage à avoir une basse-cour à portée de la main… Pour ce qui est des autres, la forêt devrait contenir une faune suffisante pour vous sustenter, bien que vous devrez faire attention de ne pas chasser trop au nord puisque la ville d'Édimbourg n'est pas très loin. Je vous demanderais respectueusement de vous abstenir de chasser sur les terres de Poudlard, car plusieurs des créatures sont sensibles et dotées d'une conscience… »

« Certainement. Tu as été plus que serviable, Albus. Merci pour ta sollicitude, » dit Carlisle, ému par l'acceptation tranquille de notre mode de vie par Dumbledore.

« Que diriez-vous d'explorer vos quartiers plus en détails ? » Dumbledore indiqua la porte principale, tenant une grosse clé en fer dans sa main.

L'entrée était pompeusement décorée de chêne aux teintes sombres, de riche bourgogne, de marine et de vert forêt. Elle avait été modifiée pour servir d'aire de réception pour les clients de l'endroit qui, comme on nous l'avait expliqué, était un gîte avec chambres et déjeuners. À notre droite se trouvait un grand escalier. Nous suivîmes le corridor à notre gauche et nous nous retrouvâmes dans une salle à manger qui avait été agrandie en démolissant un mur qui séparait deux pièces. À côté de cette grande salle, il y avait une bibliothèque qui devait avoir été utilisée comme un bar. C'est là que nous nous installâmes dans de superbes sièges rembourrés.

« Je suis sûr que vous allez vouloir explorer plus avant votre nouvelle maison et choisir vos chambres respectives. Vos bagages ont été déposés en haut. Toutefois, comme j'ai d'autres responsabilités qui m'attendent très prochainement, j'ai pensé que nous devrions d'abord prendre un moment afin de discuter des plans pour l'année à venir. »

« Absolument. » Carlisle fit signe à Dumbledore de commencer.

« J'ai réfléchi à la meilleure façon de protéger Harry. Bien sûr, il ne doit jamais savoir ce qui se trame. »

« Bien sûr. »

« Edward devra entrer dans le Tournoi des Trois Sorciers pour le surveiller. Cependant, le tournoi est ouvert seulement aux élèves qui ont l'âge requis, spécifiquement dix-sept ans ou plus. Alors Edward devra se faire passer pour un élève de 6ème ou 7ème année. »

« Je devrais être en mesure de m'en tirer, » répliquai-je, songeant à toutes les années où j'avais précisément joué le rôle d'un adolescent à l'école.

« Oui, je pense en effet que tu as eu plus qu'assez de pratique par le passé. Le problème va être du côté de la magie. Au début j'avais envisagé de te jumeler avec une élève qui aurait joué le rôle de ta petite amie et qui ensuite aurait pu t'aider avec les pratiques de magie. Toutefois, nous avons une opportunité à laquelle je ne m'étais pas attendu. Vois-tu, tu ressembles beaucoup, physiquement, à un de nos élèves de 6ème année. »

« Oui, Cedric Diggory. J'ai remarqué une certaine ressemblance, » dis-je, me rappelant notre rencontre avant la Coupe du Monde.

« Cela nous apporte la possibilité de te faire passer pour son cousin d'Amérique. Cedric est un jeune sorcier très accompli et son père est un ami digne de confiance au sein du Ministère. Cela fera également en sorte que tu sois beaucoup mieux accueilli à l'école. »

Bella s'égaya soudainement à l'idée. Elle n'avait jamais été chaude à l'éventualité que je doive prétendre être le copain d'une autre élève. « Est-ce que ça veut dire qu'Edward et moi pourrons nous fréquenter à l'école ? » Demanda-t-elle gaiment.

Dumbledore la regarda avec gentillesse. « J'ai bien peur de devoir malgré tout vous le déconseiller. Premièrement, pour te garder à l'abri de Voldemort et ses Mangemorts. S'ils apprennent à propos de ce plan, et savent que tu y es reliée, ils vont t'utiliser pour parvenir à Edward. Deuxièmement, j'ai une tâche tout aussi importante à te confier. »

« Oh, » dit-elle tristement.

« Vois-tu, nous avons besoin de quelqu'un pour surveiller Harry sur une base quotidienne. Edward ne peut pas car il doit être dans les niveaux supérieurs pour s'inscrire au tournoi. Alors, comme je l'ai mentionné au portoloin, j'aimerais que tu assistes aux cours avec Harry. »

« Mais, et si quelque chose lui arrivait ? Je veux bien que Bella surveille Harry, mais qui, en retour, va la surveiller ? » Questionnai-je, très inquiet pour sa vie après tout ce dont nous avions été témoins au cours de la dernière soirée.

« Vous avez rencontré Hermione Granger à la Coupe du Monde. Elle est probablement la sorcière la plus douée de son âge. En fait, elle est la sorcière au talent le plus prometteur que nous ayons eue depuis plusieurs générations. Elle est aussi entièrement digne de confiance. Je pense qu'elle et Bella feront d'excellentes meilleures amies, » essaya de nous rassurer Dumbledore.

Je soupirai de soulagement. J'avais craint pendant quelques secondes qu'il veuille la jumeler à Ron Weasley. Ce garçon, bien qu'il ait bon cœur, n'avait pas besoin de plus d'encouragements à l'égard de Bella.

« Maintenant, en ce qui concerne Rosalie, » continua-t-il en tournant son regard vers elle, « j'aimerais aussi te placer en sixième année avec Edward et Cedric. Nous avons besoin de savoir ce que la population féminine pense. Je suppose que ton ouïe sensible sera en mesure de capter les diverses conversations entre les élèves de sexe féminin ? »

« Certainement, » affirma Rosalie, notant aussi qu'elle pourrait saisir les murmures de désir et d'admiration des garçons… ce qu'elle anticipait grandement.

« Il y a quelques complications, par contre, » rappela Carlisle. « Edward a découvert qu'il ne peut pas entendre les pensées de certains sorciers. »

« Oui, c'est malencontreux, mais pas complètement inattendu. Voldemort était versé en légilimancie, qui est la lecture et la manipulation des esprits. Il lui est arrivé de se servir de cette faculté pour torturer les autres et tourner les gens de son côté. Pour lutter contre cela, plusieurs sorciers ont appris l'occlumancie, qui nous permet de bloquer nos esprits de son invasion. J'ai bien peur que plusieurs des sorciers plus âgés, et particulièrement ceux qui étaient de son côté ou qui le combattaient, ne puissent pas te livrer leurs pensées. Il est possible que tu saisisses des fragments ici et là, mais je ne m'attends pas à ce que cette compétence particulière soit utile avec ces sorciers. Heureusement, tu vas réaliser qu'aucun élève n'est aussi doué. »

« Je comprends maintenant, » répondis-je, bien qu'il n'y ait rien de réconfortant dans ce que je venais d'apprendre. « C'est regrettable. J'ai l'habitude d'être capable d'entendre les plans des gens. À cause de mes limites, j'ai hésité dans la clairière en présence du sorcier qui a invoqué la Marque des Ténèbres. S'il avait planifié de tuer Harry, je n'aurais pas pu intervenir à temps. » Je baissai les yeux.

« Edward, nous ne nous attendons pas à ce que tu t'en prennes à un sorcier adulte ! Nous voulons seulement que tu utilises tes compétences pour naviguer parmi les élèves et garder un œil sur Harry pendant la compétition. » Il me regarda gentiment, et à nouveau je sentis la chaleur agréable de l'acceptation et de la fierté. Je désirais ardemment mériter cette confiance.

« Il y a une autre complication, » continua Carlisle. « Les visions d'Alice – elles deviennent vides quand des elfes de maison sont dans les parages. »

« Nos elfes de maison ne seront pas problématiques. Ils sont tous très loyales. »

« Vous avez des elfes de maison ? À l'école ? » S'exclama Alice, soudainement prise de panique.

« Oui, environ une centaine. »

« Oh, non ! » Cria-t-elle.

« Je ne vois pas très bien où est le problème. » Dumbledore la regarda avec curiosité.

« Laissez-moi vous expliquer. » Alice prit une grande respiration. « Ce n'est pas seulement que je ne les vois pas. Quand les autres interagissent avec eux ou qu'ils sont trop près d'eux, ils disparaissent aussi, » dit-elle sombrement.

« Je vois… ça pourrait en effet être un problème… As-tu une idée de quelle distance serait trop proche ? »

« Je n'en suis pas totalement sûre. Je sais que lorsque les gens discutent avec les elfes ou les remarquent, mes visions s'effacent. Par contre, si les gens se contentent de marcher à proximité d'eux, je ne sais pas quelle distance est considérée comme trop proche. »

« Eh bien, pendant la journée ils restent confinés dans la cuisine, alors l'interaction devrait être minimale si même existante. Ils sortent la nuit pour se livrer à d'autres tâches. Les élèves dorment, donc il ne devrait y avoir aucune interaction, mais ils marchent près d'eux, par contre. »

« Je suppose qu'il faudra attendre et voir, » dit-elle avec résignation, n'appréciant pas du tout les maux de tête constants que la situation allait lui causer.

« Nous devrons maintenir une communication continuelle quoi qu'il en soit, » déclara Dumbledore.

« Je suis d'accord, » renchérit Carlisle. « Nous avons tous des téléphones cellulaires que nous avons utilisé à cette fin par le passé. »

« Ces appareils ne fonctionneront pas à Poudlard, » expliqua Dumbledore. « Il faut comprendre qu'à cause de la magie, la technologie conventionnelle est problématique. Les téléphones, les appareils électroniques, l'électricité… rien de cela ne fonctionne à Poudlard, ou pour les sorciers d'ailleurs… »

Ça explique tout, songea Alice.

J'espère que nous n'avons pas fait d'erreur ici, s'inquiéta Carlisle.

« Je viendrai vous voir régulièrement. Et vous êtes tous les bienvenus sur les terres de l'école. Je suis sûr qu'il vous faudra très peu de temps pour vous y rendre étant donné la vitesse déployée lors du voyage pour se rendre ici, » dit-il, le scintillement retournant dans ses yeux au souvenir de son expérience. Puis, comme s'il complétait une liste dans sa tête, il se tourna pour regarder Carlisle. « Hagrid viendra vous voir demain. À l'origine j'avais prévu de vous faire faire les achats des effets scolaires d'Edward, Bella et Rosalie avant de quitter Londres, cependant, étant donné les circonstances survenues ce soir, j'ai pensé qu'il valait mieux vous emmener ici au plus vite. Hagrid vous aidera à vous procurer les fournitures nécessaires pour l'école. »

« Merci encore, » répondit Carlisle, son esprit essayant d'imaginer de quoi serait composé notre matériel scolaire.

« Et je me suis arrangé pour que Professeur Chourave t'aide durant ton premier cours avant de partir en congé sabbatique, » conclut-il. « Bon, eh bien, j'ai quelques éléments de plus à finaliser avant la rentrée des classes la semaine prochaine. » Il se tourna pour quitter les lieux.

« Albus, » l'appela Carlisle avec empressement avant qu'il ne disparaisse. « Je m'excuse d'avoir à le demander, mais comment allons-nous trouver l'école ? J'ai cru comprendre qu'elle est cachée ? »

« Oh, oui… Hagrid va vous la montrer. Une fois que vous l'aurez vue, vous n'aurez plus de problèmes à la trouver. »

« Merci. »

« Oh, et avant que je ne parte, voici une lettre des propriétaires. Je leur ai donné l'assurance qu'ils seraient très satisfaits avec les résultats de cet arrangement. » L'avertissement sous-jacent ne passa pas inaperçu chez Esme alors qu'il lui tendait la lettre.

« Nous allons faire de notre mieux pour restaurer selon le style de l'époque, » répondit-elle, excitée par le défi.

« Alors on se revoit la semaine prochaine. » Dumbledore nous salua, et avec un pop, il disparut comme s'il n'avait jamais été là.

« Je ne sais pas si j'arriverai à m'habituer à ce genre de manifestation magique, » soupira Jasper.

« C'est certainement différent, » approuva Alice. « Alors, que dit la lettre ? »

Tout le monde se retourna vers Esme tandis qu'elle ouvrait la lettre.

Chers Cullens,

Nous espérons que vous trouverez l'hébergement à votre convenance. Nous vous prions bien gentiment de veiller sur les poules tout en profitant de leurs œufs, comme vous profiterez aussi du reste du château.

Ledit château a été construit en 1782 et agrandi en 1854 ainsi qu'en 1892. Comme vous le constaterez, il a été modifié au cours des années. Nous sommes très heureux que vous ayez accepté de vous occuper des rénovations pour lui redonner son cachet original en échange de l'hébergement. Nous aurions aimé être là pour vous aider dans cette tâche, mais Dumbledore nous a assurés que vous êtes hautement compétents dans le domaine de la rénovation. Nous vous demandons seulement de vous assurer, dans votre travail, de maintenir les plans et le design tels qu'ils étaient lors de la construction du château. Les ajouts ultérieurs tels que des placards devraient être évités. Bien entendu la plomberie et l'électricité doivent rester pour des raisons pratiques. Aussi, nous demandons que vous évitiez tout changement significatif au niveau de la structure du château étant donné l'âge du bâtiment, sauf si absolument nécessaire.

Puissiez-vous passer une année des plus agréables à Venlaw.

Cordialement,

John et Shirley Stoggie

Alice bouda momentanément à cause des restrictions imposées sur l'ajout de placards. Puis, nous regardant tous avec une étincelle de malice au fond des yeux, elle dit très vite pour que je n'aie pas le temps de lire ses pensées d'avance, « C'est moi qui ai priorité sur le choix de ma chambre ! » en se précipitant vers le grand escalier.

« Ce n'est pas juste, Alice… j'ai droit au deuxième choix, » criai-je à son intention.

L'excitation était contagieuse, et bientôt nous nous retrouvâmes tous aux étages pour explorer le reste du château.

« N'oubliez pas, vous allez devoir changer de chambre temporairement au moment où la vôtre sera rénovée, » nous dit Esme après avoir trouvé les quartiers des propriétaires qui comprenaient un bureau pour Carlisle. « Et restez loin de l'étage principal ; c'est là que nous allons commencer les travaux. »

« Bella, quelle chambre préfères-tu ? » Demandai-je. Elle serait la seule à utiliser sa chambre pour dormir… ce qu'elle devrait faire en ce moment puisqu'il faisait encore nuit, sauf qu'elle était très éveillée.

« Elles sont toutes si fabuleuses… Mais je pense que j'aimerais bien celle qui possède un énorme lit avec quatre montants en chêne foncé et un tapis couleur rouille. Il y a un siège encastré dans la fenêtre et une jolie vue sur la cour… et personne ne semble l'avoir déjà réclamée. »

« Alors ce sera la nôtre, » dis-je en la soulevant dans mes bras pour aller prendre possession de notre chambre.

Comme toujours, je remercie Louise Malone et Juju d'être mes pré-lectrices.

À la semaine prochaine.

Milk