Les livres de Harry Potter sont l'œuvre de J.K. Rowling.

La saga Twilight est une création de Stephenie Meyer.

Cullens go to Hogwarts sort tout droit de l'imagination de la formidable Erica. K. Bailey et met en scène les personnages tirés des livres de ces deux fantastiques auteures mentionnées plus haut.

La traductrice de la version française Les Cullens vont à Poudlard est Milk40.

Merci de me suivre à travers ce crossover et de me faire part de vos commentaires, et bonne lecture.

Chapitre 13 : Préparatifs pour la rentrée scolaire

« Bonjour ? M. Cullen ? » Nous entendîmes la voix bourrue d'Hagrid appeler du rez-de-chaussée.

« Bella, Bella, » la secouai-je gentiment. « Hagrid est là pour nous aider avec nos fournitures scolaires. »

« Quelle heure est-il ? Combien de temps ai-je dormi ? »

« Il est 9h, c'est le matin. Tu as dormi 12 heures. »

« Est-ce que je peux en avoir 12 de plus ? » Gémit-elle.

« Non, il faut que tu t'ajustes à ce fuseau horaire. Jusqu'à présent, tu a été pleinement réveillée pendant la nuit et tu as fait des siestes durant la journée. Il faut que tu te forces à te lever, chérie. »

« D'accord, tu as raison, » grommela-t-elle. J'étouffai un petit rire de la voir grimacer. « Est-ce que j'ai le temps pour une douche ? »

« Certainement. »

« Je suis tellement contente que nous ayons notre propre salle de bain. C'est tellement plus agréable que d'avoir à partager comme je le faisais à la maison, » marmonna-t-elle alors que je l'entendais ouvrir l'eau dans la salle de bain.

« Tu dois la partager avec moi, » la taquinai-je.

« Pas la même chose, » dit-elle à travers la porte.

Je gloussai. Non, sûrement que ça ne devait pas être la même chose… Puis, me rappelant combien elle avait été heureuse de prendre le petit déjeuner au lit sur les lieux du campement, je me précipitai à la cuisine.

« Bonjour, cher, » m'accueillit Esme. « Bella est bien installée ? Elle s'acclimate bien ? »

« Elle a un peu de difficulté avec le changement de fuseau horaire, mais dans l'ensemble, elle s'adapte bien. »

Elle est vraiment remarquable. Elle te convient tellement bien.

« Je sais… Je me demandais quelles provisions nous avons. Je pensais préparer le petit déjeuner pour Bella. »

« Nous avons des œufs en quantité. Je suis en train de considérer la possibilité de trouver un endroit pour les donner. Bella ne pourra jamais tous les manger… Nous avons aussi du pain, du lait, du jus d'orange, des fruits… Qu'est-ce que tu cherches ? »

« Je pense que je vais faire une omelette avec des toasts… et couper quelques fruits, » répondis-je, m'affairant déjà à sortir les ingrédients dont j'aurais besoin. Quelques minutes plus tard, j'étais de retour dans notre chambre. Oh, comme j'aimais le son de ces quelques mots - notre chambre. À Forks, elle avait sa chambre et moi la mienne, bien que nous partagions les deux. Mais cette chambre était notre chambre… Je tins l'assiette et le verre de jus d'une main tout en ouvrant la porte de l'autre. « Bella, j'espère que tu as f… »

Je stoppai à la vue de Bella ramenant prestement sa serviette sur elle pour se couvrir. « Euh… désolé. » Je m'empressai de déposer la nourriture et de sortir de la chambre. À quoi donc avais-je pensé ? Bien sûr qu'elle allait être en train de se préparer. Pourquoi n'avais-je pas frappé ? Mais tout en me réprimandant, je n'arrêtais pas de penser à la vision que j'avais eue de sa peau sur laquelle perlaient des gouttes d'eau, quelques secondes avant qu'elle ne serre la serviette autour d'elle. Cette vision toute fraîche dans ma mémoire me fit déglutir avec lenteur. J'avais passé presque toutes les nuits avec elle depuis mon retour, mais je ne l'avais jamais vue si peu vêtue… Elle était… Il n'y avait pas de mots pour la décrire. Comment avais-je pu gagner le cœur d'une telle déesse ?

J'entendis la porte s'ouvrir derrière moi. « Edward ? Peux-tu revenir à l'intérieur ? » M'appela-t-elle avec hésitation.

Je me retournai pour la voir vêtue d'un jeans et d'un pull, les cheveux encore humides. Je lui souris maladroitement. « Sûr, » dis-je en la suivant dans la chambre.

« C'est incroyable, » fit-elle en désignant l'assiette de petit déjeuner que j'avais déposée précipitamment avant de déguerpir. « Merci. » Elle mit ses bras autour de moi. Je la laissai m'attirer dans une étreinte enthousiaste.

« Bella, je suis désolé, » commençai-je, essayant de trouver les bons mots pour mon indiscrétion. « J'aurais dû faire plus attention… J'aurais dû frapper. »

« Edward, comment aurais-tu pu savoir ? Quand tu viens me retrouver dans ma chambre à Forks – je me prépare toujours dans la salle de bain. »

« Malgré tout, je n'aurais pas dû supposer. C'était très impoli de ma part, Bella… Totalement inapproprié. »

« Edward, c'est arrivé… n'y pense plus. »

Si seulement c'était possible. Malheureusement mon esprit se le rappelait avec une parfaite clarté… ne plus penser à quoi ? Peu probable. Quelque chose devait paraître dans mes yeux car son visage s'empourpra subitement. Je tendis la main pour toucher la chaleur qui était montée à ses joues. « J'aime ceci, » murmurai-je.

« Hmm… est-ce tout ce que tu aimes ? » Demanda-t-elle en baissant les yeux sur ses mains.

Je n'arrivais pas à comprendre où elle voulait en venir. J'aimais tout d'elle. Sa bonté, son caractère, sa beauté, et maintenant, apparemment, son corps… Oh, elle se demandait si j'aimais ce que je venais de voir… Je déglutis péniblement, incertain de la réponse à lui donner.

« Bella, tu es la créature la plus étonnante. Tu es bonne, généreuse, courageuse… et tu m'aimes en dépit de ce que je suis. J'aime la teinte que prend ta peau lorsque tu rougis, ton odeur, le son de ta voix. Ta chevelure est la plus attrayante combinaison de brun avec des mèches d'or roux qui attrapent le soleil ou la lumière du feu. Tes yeux sont d'un brun tellement profond que je me perds dedans. Ton visage est ravissant. J'aime tout ça… »

Elle continuait de baisser les yeux sur ses mains qu'elle tordait ensemble. Je mis un doigt sous son menton et levai son visage pour la regarder dans les yeux. « Mais aujourd'hui, Bella, j'ai vu de toi plus que je n'ai le droit de voir avant d'être engagé à toi par les liens du mariage. »

Ses épaules s'affaissèrent en signe de défaite. Je ne saisissais pas pourquoi. Je poursuivis. « Mais, si tu veux bien excuser mon impolitesse, j'ai observé que tu es très belle – toute entière… je souhaiterais seulement… » Je n'osais pas terminer cette pensée. Nous aurions dû être mariés maintenant et, en ce moment, je souhaitais que nous le soyons…

« Tu penses vraiment que je suis belle ? »

« Oh, Bella… bien sûr. Tu es une déesse. Tu es magnifique. Tu es glorieuse… »

Elle rougit encore. « Tu es parti si vite… Je pensais que peut-être… »

Elle pensait que je n'aimais pas ce que j'avais vu ? Je l'attirai plus près de moi. « Oh, Bella, petite sotte. » Je la tins contre moi pendant un moment, puis son estomac grogna. « Tu devrais finir ton petit déjeuner. Hagrid nous attend en bas. »

« D'accord, » dit-elle en me relâchant à contrecœur pour aller porter son petit déjeuner sur le bureau.

« Et Bella ? Je vais frapper la prochaine fois. »

« Okay, » sourit-elle.

Nous joignîmes Rosalie et Carlisle dans la salle à manger où Hagrid était en train de manger une généreuse part d'œufs brouillés. « Je pense que nous avons trouvé un moyen de ne pas gaspiller nos œufs en extra, » dit gaiement Esme.

« Sacré bon petit déj que votre femme a préparé, » marmonna-t-il à l'intention de Carlisle entre deux bouchées.

Esme rayonna du compliment alors qu'il terminait son assiette. « Vous êtes le bienvenu ici n'importe quand…vraiment, » insista-t-elle.

« Dumbledore m'a donné votre liste scolaire. Nous d'vons prendre le Chemin de Traverse. »

Le Chemin de Traverse ? Questionna mentalement Rosalie.

« Nous allons d'voir utiliser la poudre de cheminette. M. Weasley a connecté votre cheminée au réseau. »

Nous le dévisageâmes, attendant qu'il nous donne des explications.

« Vous voyez, vous vous mettez dans la cheminée, vous jetez un peu de poudre de cheminette, et vous dites l'endroit où vous voulez aller. »

Bella et moi échangeâmes un regard pour ensuite dévisager Carlisle avec hésitation. Emmett, Jasper et Alice accoururent dans la pièce.

« Est-ce qu'on peut essayer ? » Demanda Jasper.

« Ouais, est-ce qu'on peut venir ? Est-ce qu'on peut voyager dans les cheminées nous aussi ? » Demanda Emmett avec enthousiasme.

« J'suppose que oui. Les parents d'Hermione prennent le Chemin de Traverse avec elle… Alors qui va y aller en premier ? »

« Moi, » déclara Emmett, avançant dans le foyer.

« Alice ? » Demanda Carlisle.

Elle pausa pendant un moment avec cette familière expression floue dans les yeux. « Eh bien, s'il est censé aboutir près d'un commerce avec un œil de triton sur son enseigne, il ne devrait pas y avoir de pépin. »

« Ouais – c'est bien l'endroit où nous d'vons aller, » confirma Hagrid.

Emmett ramassa une poignée de poussière dans le sac de Hagrid. La jetant dans la cheminée, il énonça clairement, « Le Chemin de Traverse, » et disparut soudainement dans un éclair de flammes vertes.

« Le feu ? » Questionnai-je nerveusement.

« Ah, bonne question – seulement un artéfact magique, pas un vrai feu… » Assura Hagrid.

Nous regardâmes tous l'endroit où Emmett s'était trouvé seulement quelques secondes plus tôt, un grand sourire plaqué sur son visage.

« Okay, moi le suivant. » Jasper sauta dans le foyer. Il disparut presque aussitôt.

« Ça va, je les vois tous les deux ensemble, » déclara Alice.

« Eh bien, je vais aller les rejoindre alors, » dit Rosalie en répétant le processus, suivie par Carlisle, Esme et Alice.

« Bon, je suppose que c'est notre tour, » dis-je en regardant Bella.

« Je vais y aller, » répondit-elle en prenant place dans la cheminée tout en attrapant une poignée de poussière. « Le Chemin de Traverse. » Elle s'évapora comme les autres, et moi tout de suite après, inquiet que quelque chose ne lui soit arrivé. En disant les mots, je me sentis bouger à travers l'espace, tourbillonnant rapidement, et dans la seconde suivante je me retrouvai tout près d'une boutique qui vendait les articles les plus insolites que j'aie vus dans mon existence.

« Eh bien, il semble que vous soyez tous parvenus à destination, » constata Hagrid en apparaissant. « Nous d'vons d'abord nous arrêter à Gringotts pour retirer un peu d'argent. »

« Que voulez-vous dire, Hagrid ? Nous avons tout l'argent qu'il nous faut. Nous n'avons qu'à tout mettre sur nos comptes de cartes de crédit, » fit remarquer Alice en lui montrant sa carte noire ultra spéciale.

« J'sais pas au sujet d'vos cartes de crédit, mais pour acheter vos effets scolaires, vous allez avoir besoin d'utiliser un peu d'votre réserve d'or à la banque de Gringotts. »

« Mais nous n'avons pas de réserve d'or dans cette banque. Peut-être que nous pourrions plutôt aller dans une banque de moldus et simplement retirer de l'argent liquide ? » Suggéra Carlisle.

« Pas besoin. Voyez-vous, Dumbledore a pris la liberté de déposer votre salaire annuel dans une des cryptes à Gringotts. Je pense que vous d'vriez avoir suffisamment d'or pour acheter tout ce qu'il vous faut, » réitéra Hagrid.

« D'accord, » répondit Carlisle, quelque peu interloqué.

« Bon, nous y sommes, » dit Hagrid en tenant une énorme porte en bronze ouverte pour nous. À ce stade-ci, plus rien n'aurait dû être un choc pour nous, mais alors que nous pénétrions dans l'immense bâtiment blanc comme neige, nous demeurâmes tous bouche bée en jetant des coups d'œil autour de l'intérieur en marbre.

« Est-ce que ce sont… des elfes de maison ? » S'enquit Esme.

« Des elfes de maison ? » Beugla Hagrid en éclatant de rire. « Imaginez, des elfes de maison à Gringotts. Ce sont des gobelins. »

Des gobelins, évidemment, songea sarcastiquement Jasper, secouant la tête.

Hagrid traversa la pièce toute en longueur et se dirigea vers un gobelin en particulier au bout de la rangée. « J'suis ici pour faire un retrait… crypte 267. »

« Je suppose que vous avez votre clé, » grogna le gobelin.

Hagrid tapota les différentes pièces de son habillement et trouva finalement une petite clé en or dans la poche intérieure de sa veste. « La voici. »

« Venez avec moi. » Le gobelin sauta en bas de ce qui devait être une chaise très haute, car lorsqu'il contourna le comptoir, je constatai qu'il m'arrivait à peine à la taille. Quand nous commençâmes tous à le suivre, il stoppa et nous lança un regard sévère. « Allez-vous tous venir ? »

Ouais ! S'exclama Emmett pour lui-même tout en regardant anxieusement Carlisle et Hagrid.

« Si ça n'cause pas trop de problèmes, » répondit Hagrid.

« Très bien, » grommela le gobelin. « Nous allons devoir utiliser deux chariots… »

Pourquoi devons-nous prendre un chariot pour se rendre à notre crypte ? À quelle distance se trouve-t-elle d'ici ? Se demanda Rosalie.

Ne pouvons-nous pas utiliser un portoloin ou la poudre de cheminette ? Pensa Emmett, les yeux brillants.

Nous avions marché une courte distance à travers un passage en pierres grossièrement taillées. Est-ce qu'ils gardent leur argent dans des grottes ? Continua de s'interroger Rosalie.

« Montez, » nous dit le gobelin sur un ton rude alors que nous approchions de deux petits wagons qui ne semblaient pas avoir de moteur pour avancer. Après nous être installées, les chariots s'élancèrent à toute allure. Nous changeâmes de direction à maintes reprises, nous déplaçant vers l'avant, tournant, chutant de plusieurs étages, remontant à nouveau… et pendant tout ce temps-là, nous nous déplacions à travers de grandes portes numérotées.

« Nous y sommes. La clé ? » Dit le gobelin à Hagrid.

« J'vous prierais d'venir avec moi, » fit Hagrid en s'adressant directement à Carlisle qui se tourna vers nous et marmotta « Restez ici, » trop bas pour que les autres entendent.

Carlisle sortit du chariot et suivit Hagrid vers la gigantesque porte en fer que le gobelin venait d'ouvrir. Nous tendîmes tous le cou, curieux de voir ce qu'il y avait de l'autre côté de la porte.

S'agit-il d'un monticule de pièces d'or ? Se demanda Alice.

Carlisle et Hagrid revinrent très vite, et je vis que Carlisle tenait un sac en velours rempli de pièces de monnaie.

Bientôt nous fûmes de retour dans les murs de la banque et Hagrid nous guida à l'extérieur. « La première chose à vous procurer, c'est les uniformes. La boutique de Madame Guipure est la meilleure place pour tout ce qui a trait à l'habillement des sorciers. » Hagrid nous entraîna plus loin sur la même rue et s'arrêta devant un commerce qui, de toute évidence, vendait des vêtements.

Saluant la propriétaire qui devait être cette Madame Guipure, il dit, « Nous avons quelques nouveaux élèves ici. Ils ont besoin de robes de sorcier noires, modèle standard, et de tous les autres accessoires… »

« Tous ces jeunes gens ? » Les yeux de Madame Guipure s'agrandirent.

« Seulement ces trois-là, » clarifia Hagrid en pointant vers Rosalie, Bella et moi. « Et celui-ci a besoin d'habits de professeur, » ajouta-t-il en désignant Carlisle.

« Je vais faire de mon mieux, cher, pour qu'ils soient prêts d'ici la fin de la journée. » Elle prit nos mesures à tour de rôle.

« Whoo-hoo, j'ai trop hâte de te voir dans ton uniforme scolaire ! » S'exclama Emmett à l'intention de Rosalie en sortant de la boutique. Pour toute réponse, Rosalie lui flanqua une taloche derrière la tête.

« Bon, maintenant nous avons besoin de faire un arrêt pour les chaudrons et le nécessaire à potions… ensuite vos livres… oh et ici, » dit-il en faisant halte devant un magasin très simple qui affichait seulement une baguette magique sur un coussin dans la vitrine. L'enseigne du commerce indiquait en lettres d'or qui s'écaillaient : Ollivander - Fabricants de baguettes magiques depuis 382 avant J.-C.

« Des baguettes magiques? » Demanda Carlisle. Il ne peut pas être sérieux.

« Par ici. » Hagrid ignora le ton de Carlisle et pénétra dans la boutique. Le commerce était minuscule, et une mince couche de poussière semblait recouvrir toutes les surfaces. De petites boîtes étaient empilées du plancher au plafond. Un petit homme nous jeta un coup d'œil de sa chaise famélique dans un coin du magasin.

« Vous êtes ici pour acheter des baguettes magiques ? Vous êtes à la bonne place… hum… difficile de vous cerner – quel type de baguette… » Il se leva prestement.

« Scusez-moi… nous sommes ici pour prendre possession d'une commande spéciale… » Hagrid se pencha et parla à voix basse, bien que nous soyons les seuls dans le magasin. « Dumbledore m'envoie. »

« Ah oui, » dit-il en nous scrutant suspicieusement avant de poursuivre, « eh bien, alors… » Il s'éloigna de sa chaise et traîna des pieds vers l'arrière de son commerce, revenant avec quatre longues boîtes. « Vous devriez trouver ceci à votre convenance. Je vous prierais de quitter les lieux maintenant, » s'empressa-t-il de nous dire, visiblement mal à l'aise à cause de notre présence.

« Merci, » répondit Hagrid en nous entraînant rapidement à l'extérieur.

« Qu'est-ce qui ne va pas, Hagrid ? » Questionna Bella en réponse à notre départ précipité.

« M. Ollivander fabrique ce type de baguettes seulement dans des circonstances très spéciales – normalement des circonstances très dangereuses. Il ne veut pas être lié à c'que nous trafiquons, peu importe c'que c'est, » expliqua Hagrid.

« Mais il ne sait pas que nous sommes… » Demanda Jasper en laissant sa question en suspens.

« Oh non, pas du tout, » le rassura Hagrid.

Nous poursuivîmes notre chemin, nous arrêtant à la boutique de l'apothicaire pour faire provision des ingrédients nécessaires à la fabrication des potions. Emmett se fendit d'un énorme sourire alors que des produits tels que des rates de chauves-souris, des gants en peau de dragon et du jus de mandragore se retrouvaient parmi nos achats.

L'arrêt suivant fut chez Fleury et Bott pour acheter nos manuels scolaires. Si nous avions espéré enfin voir un commerce qui ressemblait à ceux dont nous avions l'expérience dans le vrai monde - ou le monde des moldus comme nous avions pris l'habitude de l'appeler – nous nous étions tristement mépris. Les livres dans cette librairie étaient disposés pêle-mêle et il y en avait partout. Toutefois, cela ne ralentit pas le propriétaire, qui eut tôt fait de rassembler et emballer tous les livres de la longue liste que lui avait tendue Hagrid.

Au moment d'arriver chez le dernier commerce à visiter, le magasin de chaudrons, nous étions tous chargés comme des mules, tenant chacun plusieurs paquets emballés de papier brun. Nous fûmes donc très contents de pouvoir tout déposer dans les grands chaudrons noirs comme s'il s'agissait de conteneurs. Nous retournâmes chercher nos uniformes scolaires, qui étaient prêts tel que promis, même si la journée était loin d'être terminée.

« Mais où donc sont la mini-jupe écossaise et les bas aux genoux ? » Se plaignit Emmett en voyant les longues toges qui constituaient l'uniforme de l'école. Sa consternation nous fit tous rire, avant de poursuivre notre route jusqu'à l'endroit où se trouvait l'entrée du réseau de cheminette.

« Nom d'un chien ! » La voix de Carlisle nous stoppa tous subitement. Il tendit le bras dans une poubelle pour s'emparer de ce qui ressemblait à un journal ordinaire, à l'exception des images animées sur la couverture. 'Le Ministère de la Magie ferait bien d'arrêter de perdre son temps à vouloir réglementer l'épaisseur des chaudrons, et à la place il devrait utiliser ses ressources limitées pour éradiquer le problème grandissant des vampires dans notre pays,' nous fit-il la lecture de l'article dans le journal, avant de relever la tête vers Hagrid. « Qu'est-ce que ça signifie ? Est-ce que les gens savent ? »

Hagrid prit le journal des mains de Carlisle. « Bah, Rita Skeeter… elle écrit pour un torchon. Elle essaye de s'faire un nom en écrivant des articles qui frappent, mais c'est jamais du sérieux, faut pas s'inquiéter, » dit-il sur un ton léger, ce qui ne l'empêcha pas de plier le journal et de le ranger à l'intérieur de sa veste. « On ferait mieux d'y aller maintenant. »

Et dans un éclair de flammes vertes, nous retournâmes au château Venlaw avec nos achats.

« Très pratique, cette poudre de cheminette… mais je préfère encore le portoloin, » commenta Alice en réintégrant le château.

« Dumbledore m'a d'mandé d'vous montrer l'école, » se rappela soudainement Hagrid, provoquant une lueur d'enthousiasme dans huit paires de yeux. « Alors voulez-vous y aller maintenant… ou devrais-je rev'nir demain ? »

Navrée pour ce petit retard de publication, mais j'ai été occupée à corriger le chapitre d'une autre traductrice, et mon devoir de bêta passe toujours en premier…

À la semaine prochaine.

Merci à Louise Malone et Juju d'être mes pré-lectrices, mon seul regret étant que ma Pénélope ne lise pas en français ; ça me ferait une pré-lectrice de plus, et surtout, ça la ferait pratiquer la langue de Molière…

Ciao.

Milk