Les livres de Harry Potter sont l'œuvre de J.K. Rowling.
La saga Twilight est une création de Stephenie Meyer.
Cullens go to Hogwarts sort tout droit de l'imagination de la formidable Erica. K. Bailey et met en scène les personnages tirés des livres de ces deux fantastiques auteures mentionnées plus haut.
La traductrice de la version française Les Cullens vont à Poudlard est Milk40.
Merci de me suivre à travers ce crossover et de me faire part de vos commentaires, et bonne lecture.
Chapitre 17 : Le bureau de Dumbledore
Carlisle, Bella, et moi retournâmes à l'école aussi vite que nous le jugeâmes raisonnable après le dîner. Bella et moi rejoignîmes Hermione à l'une des tables de la bibliothèque pendant que Carlisle allait explorer les divers livres, en quête de plus d'informations. Il s'installa à une autre table et commença à empiler les bouquins au fur et à mesure de ses trouvailles.
« A-t-il l'intention de lire tout ça ce soir ? » Demanda Hermione avec incrédulité. « Je veux dire, il pourrait en laisser certains sur les étagères pour les autres jusqu'à ce qu'il soit rendu là dans sa lecture. »
« Carlisle, euh, Professeur Cullen est un lecteur très rapide, » expliquai-je. « En plus, je pense qu'il fait seulement de la recherche, il ne va pas lire ces livres en entier… »
« Oh. Quoi qu'il en soit, Bella, tu dois rattraper ton retard sur les trois premières années. Je commencerais avec Potions… Rogue n'est pas très tolérant envers les élèves qui ne sont pas préparés pour son cours – et nous l'avons demain. J'ai apporté mes manuels des trois premières années pour que tu puisses t'en servir. J'ai mis beaucoup d'annotations dans les marges, que tu pourrais trouver utiles. »
« Pas tolérant ? » Questionnai-je. J'aurais utilisé un terme bien plus fort que celui-là.
« Il a des standards très élevés, » le défendit-elle. « Il est très brillant. Est-ce que tu l'as déjà eu ? »
« Oui, j'ai eu double Potions aujourd'hui, » répondis-je sèchement. « Pas tolérant n'est pas un terme assez fort pour le décrire. » Je pouvais sentir la fureur dans mon regard, revivant l'humiliation.
« Oui, eh bien, ça aide aussi de faire partie de Serpentard, » dit-elle tranquillement en hochant la tête.
« Il n'aime pas beaucoup Harry, n'est-ce pas ? » Supputai-je.
« Non, il ne l'aime pas. Je pense que cela a un rapport avec le fait que Harry est célèbre. Je pense qu'il s'attend à ce que Harry s'enfle la tête à cause de toute l'attention qu'on lui prête… mais ce n'est pas le cas. En réalité, il en est embarrassé. Et en plus, son oncle et sa tante sont des gens épouvantables. Ils le traitaient de manière terrible avant qu'il ne vienne à Poudlard. Harry ne savait même pas qu'il était un sorcier avant de recevoir la lettre… » Continua-t-elle avec indignation.
Pendant qu'elle parlait, je ramassai un de ses manuels de Potions des années précédentes et commençai à le feuilleter. C'était vrai qu'elle avait noté beaucoup de choses dans les marges – là où le livre disait qu'il fallait une mesure, elle avait précisé qu'il fallait ajouter une pincée pour obtenir un meilleur résultat. Elle avait aussi noté quand l'ajout de tel ou tel ingrédient agissait comme catalyseur… J'aurais aimé qu'elle ait déjà complété sa quatrième et sa cinquième année. « Est-ce que je peux emprunter ces manuels pour les ramener à la maison ? » Demandai-je. « J'aime bien lire un peu avant de me mettre au lit. »
Elle avait l'air incertaine. De toute évidence, ses livres étaient ses biens les plus précieux. « Eh bien, d'accord, » dit-elle en hésitant. « Mais s'il te plaît, rapporte-les demain. Il se peut que j'aie besoin de m'y référer durant le cours de Potions. »
« Certainement, » assurai-je en commençant à lire son manuel de première année. Il faudrait que je trouve quelqu'un d'aussi studieux qu'elle dans les années supérieures.
Elle s'installa avec Bella et la supervisa dans la lecture de ses notes de cours de première année, intervenant ici et là lorsqu'elle remarquait une page que Bella était en train de lire et sur laquelle il y avait des éléments d'information dont elle trouvait important d'expliquer les concepts plus en détails.
« Hermione, quelle est cette information, ici, à propos des loups-garous ? » Demanda Bella en feuilletant les pages de notes.
« Oh, ça vient du cours de Défense contre les Forces du Mal de l'an dernier. Les notes se sont retrouvées avec Potions parce que Professeur Rogue avait donné la leçon cette journée-là, Professeur Lupin étant… indisposé. »
Le ton de sa voix attira mon attention. Je levai les yeux vers elle et jetai un coup d'œil à ses notes. « Indisposé ? » Questionnai-je.
« Eh bien, vois-tu, Professeur Lupin était un loup-garou. Il prenait une potion pour l'empêcher de changer, mais parfois il oubliait, et pendant la pleine lune c'était particulièrement difficile pour lui de ne pas se transformer. »
Bella me regarda, alarmée, puis se tourna vers Hermione. « Mais les loups-garous sont des protecteurs. Ils prennent soins des humains. Pourquoi avait-il besoin de prendre une potion pour ne pas changer ? »
« Les loups-garous sont dangereux, Bella. Quand Lupin se transformait, il n'avait plus toute sa tête. Il aurait attaqué n'importe lequel d'entre nous sans la moindre provocation de notre part. »
Je souris de contentement alors qu'Hermione confirmait ce que j'essayais d'expliquer à Bella depuis si longtemps, même si je savais que ceux-ci étaient des loups-garous différents de ceux que nous côtoyions à Forks.
« Heureusement, il avait des amis qui étaient des Animagus, ce qui signifie qu'ils pouvaient chacun se métamorphoser en un animal et aider Lupin à se contrôler et à ne pas faire de choses qu'il aurait pu regretter par la suite. »
« Ses amis étaient des métamorphes ? » Maintenant ma curiosité était piquée.
« Oui, il y avait Sirius Black, qui pouvait se transformer en chien, Peter Pettigrow, qui pouvait se transformer en rat, et James, le père de Harry, qui pouvait se transformer en cerf, mais comme vous le savez, il est mort quand Harry était bébé. Toujours est-il que Peter s'est tourné vers le Seigneur des Ténèbres, et l'an dernier il a disparu après avoir été confronté. Il a été l'animal de compagnie de Ron pendant longtemps… » Elle lança cette séquence de faits si rapidement qu'il aurait été difficile pour un cerveau humain de tout saisir, et encore plus difficile de comprendre le sens de ses mots.
« Wow… C'est vraiment incroyable. Comment es-tu au courant de tout ça ? » Lui demanda Bella.
« Eh bien, l'an dernier Sirius s'est manifesté à l'école pour essayer de traquer Pettigrow afin de se venger. Il faut savoir que lorsque Pettigrow s'est tourné vers Vous-Savez-Qui, il lui a dit où se trouvaient les parents de Harry… Sirius s'est retrouvé à Azkaban pour le meurtre de Pettigrow ainsi que celui de plusieurs moldus qui étaient dans les parages. Bref, il s'est montré ici et Harry, Ron et moi avons suivi sa piste. Nous avons découvert que le rat de Ron était en réalité Pettigrow, et que Sirius avait été accusé à tort de son meurtre puisqu'il était toujours vivant. Mais quand nous sommes revenus à Poudlard, les gens du Ministère de la Magie ne nous ont pas crus et ils ont placé Sirius en garde-à-vue. Ensuite nous avons utilisé un Retourneur de temps pour remonter dans le temps afin de libérer l'hippogriffe d'Hagrid, Buck, qui était sur le point de se faire exécuter, puis nous avons délivré Sirius qui a pu se sauver en s'envolant sur le dos de Buck. »
Bella et moi dévisageâmes Hermione tandis qu'elle déballait ses explications avec l'expression de quelqu'un qui raconterait un truc tout à fait banal. J'en restai bouche bée. Elle courait vraiment après le danger. J'aurais besoin de garder un œil plus vigilent sur Bella à partir de maintenant.
« Hippogriffe ? » Interrogea Bella.
« Oh, ici… » Elle prit un de ses manuels et tourna les pages jusqu'à ce qu'elle trouve l'image d'une créature ailée dotée de quatre pattes.
« Je vois, » répondit Bella en secouant la tête. « Ça a dû être toute une expérience. »
« Eh bien, il fallait que nous tentions quelque chose. Bon, je veux terminer un travail dû la semaine prochaine avant de retourner à la salle commune, alors… » Conclut-elle en retournant à ses devoirs.
Bella et moi échangeâmes un regard perplexe puis nous nous plongeâmes dans nos lectures respectives. Le temps s'écoula très vite, et bientôt Hermione se leva et rangea ses livres. « Il est presque temps de retourner à la salle commune. Je te prierais de ne pas oublier de me ramener mes livres de Potions demain, » dit-elle en s'adressant à moi. « Tu pourras les emprunter à nouveau, mais j'aime les avoir à ma portée quand je suis en classe. Et je serais contente de travailler à nouveau avec toi demain, Bella – peut-être à l'heure du déjeuner ? »
« Ce serait super. Merci pour ton aide, Hermione, » sourit-elle.
L'attitude rigide qu'Hermione avait adoptée après son explication fondit soudainement et elle sourit en retour. « Bonne nuit. »
Nous suivîmes son exemple et rangeâmes nos livres, puis nous nous dirigeâmes vers la sortie avec Carlisle. Intéressante jeune fille, songea-t-il. Je relevai un sourcil en guise de réponse.
Nous poursuivîmes notre chemin plus haut dans le château, montant sept étages, et nous fîmes halte devant une statue de gargouille. « Nids de cafards, » énonça clairement Carlisle. À ses mots, la statue bougea de côté et révéla une ouverture dans le mur et la partie supérieure d'un escalier. Carlisle pénétra dans l'ouverture. « Allez, vous deux, » dit-il alors que les escaliers commençaient à bouger vers le haut. Bella et moi nous dépêchâmes de sauter dessus à la suite de Carlisle. « Les autres vont nous rejoindre dans quelques minutes. »
À peu près à mi-chemin de la montée, j'entendis des voix. « Carlisle, il y a quelqu'un avec Dumbledore… Il s'agit de Rogue, » dis-je dans un murmure étouffé. Nous écoutâmes attentivement en continuant de monter le reste des marches, et ensuite en attendant devant la porte.
« Ce n'est pas que je n'ai pas confiance en ton jugement, Albus. Mais l'an dernier tu as fait venir un loup-garou à Poudlard, et maintenant ces… Ce sont des créatures des ténèbres, Albus. Tu le sais aussi bien que moi, ils se sont alignés avec le Seigneur des Ténèbres. »
« Toutes les créatures ont un choix, Severus. Les Cullen ont décidé de vivre sans nuire à autrui. Ils ont les mêmes objectifs que nous. Je connais Carlisle depuis des années. »
« Oui, mais ceci risque de mener vers les ténèbres. Méfie-toi de ton propre chemin, Albus, et de la compagnie que tu gardes. »
« Je suis très conscient de la compagnie que je garde, Severus. Je ne suis pas au-dessus de tout reproche, mais je sais quand je peux faire confiance à quelqu'un, et quand je ne peux pas. Elle n'est pas loin l'époque où les gens disaient exactement la même chose à propos de ton retour à Poudlard. »
J'entendis un profond soupir. « Eh bien, je suppose que tu sais ce que tu fais. Je vais te supporter, Albus, mais je sentais le besoin d'exprimer mes doutes. »
« Je comprends et j'apprécie ce que tu dis. Je ne te demanderais jamais de me suivre aveuglément, Severus. Tu es l'un de mes conseillers les plus fiables, et je te remercie de me faire part de tes opinions et observations. »
« Et qu'en est-il de Maugrey ? Que lui as-tu dit ? »
« Rien, pour l'instant. Il doit être impliqué dans le Tournoi des Trois Sorciers, mais je n'ai pas senti le besoin de tout partager avec lui. Je ne sais pas comment il réagirait. Il n'est pas aussi clair d'esprit que toi, mon vieil ami. »
« Eh bien, c'est sans doute pour le mieux. »
« J'ai une autre réunion, et je crois qu'ils viennent d'arriver. Peut-être que nous devrions conclure ceci plus tard ? » Dit Dumbledore.
« Oui. »
Nous entendîmes des pas de l'autre côté de la porte, et celle-ci s'ouvrit brusquement sur Rogue. « Bonsoir. Nous sommes ici pour voir Professeur Dumbledore, » déclara poliment Carlisle.
« Oui, bien entendu. Je m'en allais. » Il nous contourna et descendit l'escalier.
« Entrez, entrez. » Dumbledore nous fit signe de derrière son secrétaire. Nous pénétrâmes dans son bureau qui était une magnifique salle circulaire avec plusieurs fenêtres. La pièce semblait orientée vers l'est, vers les montagnes, et une fenêtre en particulier avait une vue imprenable sur le stade de Quidditch, lequel j'étais certain que Dumbledore pouvait voir de sa chaise à haut dossier. Son secrétaire était en bois sombre poli et il était orné de quatre pieds en forme de griffes. C'était un meuble très beau mais d'allure inquiétante. La pièce tout entière était couverte d'images. Celles où figuraient des personnages étaient en constant mouvement, et les sujets dans ces images jacassaient comme des pies. Certaines étaient vides, bien que je remarquai que quelques-uns des individus dans les peintures allaient et venaient au cours de notre visite. Derrière le secrétaire, il y avait une étagère sur laquelle n'était rangé que le Choixpeau magique, et à côté se trouvait une vitrine contenant une grande épée décorée d'une multitude de fioritures. Un des murs était occupé par une cheminée.
Alors que nous nous tenions au milieu de la salle, bouche bée d'émerveillement, je remarquai la présence de voix. Ce n'était pas habituel, j'entendais un vacarme de voix en arrière-plan dans ma tête de façon presque permanente, mais la source de ces voix semblait être dans la pièce. Je regardai en direction de Dumbledore. Était-il en train de me laisser entrer dans sa tête ? J'écoutai plus attentivement. Certaines des voix correspondaient à celle de Dumbledore, mais pas toutes. C'était comme si j'entendais une myriade de voix différentes, de discussions différentes… L'impression de me trouver à proximité d'une salle remplie de gens. Je jetai un regard autour de moi, perplexe.
« Y a-t-il quelqu'un d'autre ici ? » Questionnai-je Dumbledore.
« Je me demandais si tu serais capable d'entendre ça… C'est une Pensine. » Il ouvrit une porte dans un cabinet obscur pour exhiber un bassin en pierre peu profond, agrémenté de runes et de symboles tout autour de sa bordure. En m'approchant, je notai que le bassin contenait un liquide argenté - presque comme de la lumière liquide. C'était définitivement de là que provenaient les voix. Je levai des yeux interrogateurs vers Dumbledore. « C'est ici que je conserve mes souvenirs, ou les souvenirs des autres qui ont été assez aimables pour les partager avec moi. Ça m'aide à faire le classement, à voir des liens que j'aurais pu manquer autrement, » expliqua-t-il.
Je réalisai que Dumbledore avait plus de vécu que moi – il avait parcouru cette planète pendant plus longtemps, et traversé une quantité impressionnante de moments pénibles. Il avait aussi consacré son existence à acquérir des connaissances… Je me rappelais à peine de ce que c'était que d'être humain, mais je me rappelais que mon esprit m'était apparu beaucoup plus spacieux après ma transformation, et surtout, il était capable de retenir l'information et de la recracher sans effort. J'imaginai facilement qu'il devait être infiniment plus difficile de stocker autant d'information dans un simple cerveau humain. La Pensine était la solution rêvée, m'émerveillai-je une fois de plus, mais elle nécessitait l'usage de la magie, évidemment.
« C'est absolument remarquable, » commentai-je. « Je comprends parfaitement son utilité. »
« Oui… Eh bien, nous devrions y aller, » dit-il en souriant. « Je pense que cette conversation devrait avoir lieu chez vous. Comme vous le savez, ce bureau n'est pas le lieu le plus sûr qui soit, » poursuivit-il, les yeux brillants.
J'avais l'impression qu'il nous avait intentionnellement laissé attendre à la porte pour pouvoir écouter sa conversation avec Rogue. Je me rappelai soudainement du moment où il avait annoncé notre présence, longtemps après notre arrivée, et pourtant avant que nous ayons l'occasion de nous annoncer nous-mêmes. Je me demandai encore s'il avait la capacité de lire dans les pensées. Rogue en était certainement capable, bien que sa méthode soit beaucoup plus intrusive. Il faudrait que je pose des questions à ce sujet.
Nous retournâmes en vitesse au château Venlaw en utilisant la Poudre de Cheminette via l'âtre du bureau de Dumbledore, et nous nous réunîmes dans la bibliothèque où nous attendait le reste de la famille. « J'ai pensé qu'il serait préférable d'avoir un bref compte rendu de votre première journée. Je ne pense pas me tromper en affirmant que vous avez eu beaucoup de choses à considérer aujourd'hui, et je suis sûr que vous avez des questions pour moi, tout comme j'en ai pour vous… Tout d'abord, je suis certain que vous avez entendu la fin de ma conversation avec Professeur Rogue ? »
Carlisle et moi acquiesçâmes. Avec notre ouïe ultra sensible, il aurait été impossible de ne pas l'entendre. Mais j'étais à peu près sûr que Bella n'avait pas saisi les mots à travers la porte. « C'est ma faute, Professeur. Je dois avouer que j'ai été très négligent aujourd'hui. Je faisais des recherches à la bibliothèque, et j'ai emprunté un livre sur les vampires parce que j'essayais de découvrir les effets possibles du feu de dragon… J'avais le livre avec moi dans la classe de Rogue et il l'a vu quand je m'apprêtais à partir. »
Dumbledore rit tranquillement. « Tu portes un fardeau beaucoup plus lourd que nécessaire. Peut-être que ton placement dans Poufsouffle était tout à fait approprié ? » Songea-t-il. « Rogue suspectait déjà ta nature avant que tu n'assistes à son cours aujourd'hui. Et je suis sûr qu'il en a aussi profité pour jeter un coup d'œil dans ta tête ? »
« Oui, il m'a surpris… euh… en train de vérifier les allées et venues des membres de ma famille. Il n'était pas content. En fait, il s'est montré mécontent de moi pendant toute la journée. Il a passé son temps à me prendre en défaut, et rien de ce que je disais ou faisais ne semblait le satisfaire. »
Dumbledore gloussa un peu moins discrètement. « Rogue est un ami et un acolyte des plus fiables. Toutefois, il est également très méfiant. À une certaine époque, il s'était ligué avec Lord Voldemort, avant de réaliser qui il était réellement. Il a eu plus que sa juste part de rencontres avec des vampires, des loups-garous, et d'autres créatures supposément ténébreuses. C'était seulement une question de temps avant qu'il ne découvre votre nature. »
« Je vois, » répliquai-je, ne sachant pas trop quoi penser de ces révélations. Je me sentais encore terriblement coupable de mon étourderie.
« Alors il t'a fait passer un mauvais quart d'heure, n'est-ce pas ? »
« Oui. »
« C'est sa façon de faire. S'il pense que tu es fort, il te provoquera encore davantage. Il est particulièrement agacé que tu aies pu apprendre cette matière en tant que personne non-magique. De plus, je suis sûr qu'il testait tes capacités à mémoriser le manuel, confirmant ce que tu es. Il a dû choisir des éléments d'information moins connus tirés d'annotations en bas de page pour voir si tu avais une mémoire photographique, ce que tu possèdes, de toute évidence. »
Je repensai à l'interrogation que j'avais subie dans le cours de Rogue, et réalisai qu'il avait raison. Chaque question avait été à la fois aléatoire et peu connue, si bien qu'un élève normal n'aurait pas pu y répondre aisément. Un élève normal n'aurait pas déjà lu le manuel scolaire en entier. C'était une autre négligence de ma part. Dans mon désir de toujours avoir raison, j'avais oublié d'être humain. Imprudent !
« Qu'est-ce que ça signifie pour nous ? » S'enquit Carlisle.
« Rogue connaissait déjà l'existence des vampires, alors le secret de votre espèce n'a pas été trahi. En outre, il a accepté de suivre mes directives et il ne dévoilera pas votre nature aux autres. Vous pouvez lui faire confiance. »
« Si tu le dis, je vais l'accepter, » approuva Carlisle. Mais nous resterons à l'affût.
Je hochai la tête pour lui signifier que je l'avais entendu.
« Alors, qu'avez-vous pensé du banquet d'hier soir ? » Demanda Dumbledore, les yeux pétillants.
« La Grande Salle était époustouflante. J'avais peine à croire à tant de magnificence, » s'enthousiasma Esme. « C'est vraiment remarquable. »
« Oui, je pensais bien que ça vous plairait. Dommage que Maugrey soit arrivé avec tellement de retard. J'aurais aimé qu'il vous rencontre avant le banquet, en même temps que McGonagall et Rogue. Je vais devoir organiser une rencontre ultérieure… »
« Dumbledore – au sujet de Maugrey. Mes visions de lui sont étranges, » intervint Alice.
« Que veux-tu dire ? » Dumbledore eut soudainement l'air intrigué.
« Quand je vois son avenir, sa silhouette n'est pas complètement ferme. Je le vois tel qu'il est en ce moment, mais les extrémités de son tracé vacillent comme s'il était sur le point de se transformer en quelque chose d'autre. Je n'ai jamais fait l'expérience de ce genre de défaut dans mes visions auparavant. Je ne sais pas quoi en penser. »
« Il se pourrait que ce ne soit pas un défaut, très chère. » Il la regarda gentiment. « Et pourtant je ne sais pas ce qui peut causer ce phénomène. Il était un Auror – un membre officiel du Ministère qui traquait les Mangemorts. Il a participé à un nombre impressionnant de batailles magiques. Peut-être qu'une de ses blessures a laissé des résidus magiques… Je vais devoir y réfléchir davantage. Merci de partager cette information avec moi. »
« Il y a autre chose, Dumbledore, » ajoutai-je. « Quand je l'écoute, j'entends une voix différente dans sa tête que lorsqu'il parle. Je l'ai seulement entendu brièvement, parlant à voix basse, mais il y avait une différence prononcée. En général, les gens sonnent de manière similaire dans leur tête et à voix haute. »
« C'est vraiment bizarre. Mais comme je le disais, je vais devoir y réfléchir plus en profondeur. Peut-être qu'il vaudrait mieux retarder le moment de vous présenter jusqu'à ce que j'aie eu l'occasion d'examiner ces nouveaux éléments d'information, » songea-t-il, faisant une pause comme s'il rangeait ce qui venait d'être dit dans un coin de sa mémoire pour l'utiliser plus tard. « Maintenant, au sujet des elfes de maison – as-tu découvert quelque chose de plus sur eux qui expliquerait les trous dans tes visions, Alice ? »
« La nuit dernière, durant le banquet, l'elfe de maison était dans la même pièce que nous, cependant mes visions n'ont changé qu'au moment où Bella a décidé de lui parler. C'est seulement là qu'elle a disparu. Il aurait été intéressant de voir si elle aurait disparu quand même si elle avait ignoré l'elfe en continuant de s'approcher de lui, mais évidemment, il serait difficile de s'approcher de l'elfe sans lui porter la moindre attention. Toutefois, je peux supposer que tant que nous n'interagissons pas avec ces créatures, je devrais être en mesure de voir l'avenir. »
« C'est une très bonne nouvelle. » Dumbledore était tellement content qu'il tapa des mains. « Alors, mis à part Rogue qui est… eh bien, Rogue, comment s'est passé le reste de vos cours ? Rosalie ? Pas de problèmes en classe ? »
« Non. Je m'adapte plutôt bien. Je n'ai eu aucune occasion de démontrer mes 'talents magiques.' J'imagine que je devrais apprendre à me servir de ma baguette, par contre. Je m'attends à devoir l'utiliser tôt ou tard. »
« Bien entendu. Nous allons faire les arrangements nécessaires pour vous dispenser une série de leçons d'ici la fin de la semaine. Et toi, Bella ? »
« À part quelques brûlures superficielles, c'était génial, » sourit-elle. « Hermione m'a grandement aidée. Elle a accepté de me donner des leçons de rattrapage pour me mettre à jour dans mes cours, et Harry et Ron se sont montrés très accueillants aussi. »
« Ça ne m'étonne pas, » marmonnai-je, ce à quoi elle répondit en me lançant un regard agacé.
« Hermione est très intelligente et serviable. Je suis certain qu'elle fera tout ce qu'elle peut pour t'aider à passer l'année sans trop de difficulté. Elle a déjà prouvé à maintes reprises qu'elle était digne de confiance. »
« Oui, elle a mentionné un truc à propos du sauvetage d'un hippogriffe et d'un chien métamorphe. Elle a aussi dû affronter un loup-garou… » Dans la bouche de Bella, les propos d'Hermione devinrent une suite de déclarations pêle-mêle qu'il aurait été ardu de replacer dans un ordre permettant d'en saisir le sens. « Et elle a parlé d'un Retourneur de temps… »
« Elle vous a raconté ses mésaventures, n'est-ce pas ? » Les yeux de Dumbledore brillèrent encore plus. « Quelque chose me dit qu'elle l'a regretté tout de suite après, et qu'elle s'est brusquement montrée plus rigide ? » Bella et moi acquiesçâmes. « Oui, elle est très accomplie. Elle a été très judicieusement placée avec Gryffondor. Dès sa première année, elle a fait face à plusieurs situations mettant sa vie en danger, et s'en est sortie indemne. Elle a un brillant avenir devant elle. »
« Un hippogriffe ? Ici ? » Demanda Emmett avec enthousiasme.
Dumbledore éclata de rire. « Je suis désolé, Emmett, mais malheureusement il n'est plus là. Il est parti à la fin de l'année passée pour éviter de se faire abattre, mais il y a de bonnes chances que tu rencontres des centaures si tu vas dans la Forêt interdite avec Hagrid… est des araignées géantes aussi… »
« Nous avons vu un centaure aujourd'hui, mais des araignées géantes ? Vraiment géantes ? » Questionna Jasper.
« Oui, elles sont aussi grosses que des voitures. » Dumbledore gloussa de voir mes frères si excités.
« Wow ! Quoi d'autre ? » Continua Emmett.
« Des Sombrals tirent les fiacres, mais on ne peut pas les voir à moins d'avoir été touché par la mort… Je me demande… » Songea Dumbledore.
Jasper et Emmett échangèrent une expression extatique.
J'étais amusé par leur vif intérêt pour toutes les choses mythiques, mais un truc que Dumbledore avait dit me tracassait. « Avez-vous dit qu'Hermione a été confrontée à plusieurs situations qui menaçaient sa vie ? » Je ne pus m'empêcher de me demander si elle attirait les ennuis de la même façon que Bella. Et si c'était le cas, comment Bella s'en sortirait-elle ?
« En effet, Hermione a failli perdre la vie à plusieurs reprises. » Dumbledore redevint sérieux. « Durant sa première année, elle et Ron ont travaillé de concert avec Harry pour vaincre Lord Voldemort qui réussissait à demeurer en vie un peu comme vous, en buvant du sang de licorne. Quand elle était en deuxième année, elle a été pétrifiée par un Basilic, et vous avez déjà entendu ce qui lui est arrivé l'année dernière. »
« Alors, est-ce qu'elle cherche les ennuis, ou bien est-ce que ce sont les ennuis qui finissent toujours par la trouver ? » Demandai-je, vraiment inquiet.
« Ni l'un ni l'autre, » répondit le directeur de Poudlard en souriant. « Elle semble être protectrice de nature. Elle ne peut se résoudre à laisser Harry et Ron se mettre dans le pétrin sans intervenir – et c'est aussi bien. Je ne sais pas comment ces deux-là s'en seraient tirés sans sa vivacité d'esprit et ses connaissances. »
Je soupirai, quelque peu soulagé. Au moins Bella serait entre de bonnes mains.
« Alors, quelles sont vos autres impressions ? »
« Eh bien, ce Drago Malefoy est tout le contraire d'un ange d'innocence, » dis-je en hésitant.
« Ah, oui, Drago. Les Malefoy étaient très clairement du côté de Voldemort durant le dernier combat, et je soupçonne fortement qu'ils soient toujours ses alliés. Lucius, le père de Drago, est sur le conseil d'administration de Poudlard. On ne peut pas leur faire confiance. »
« Drago en sait plus que ce qu'il n'en laisse paraître… Ses pensées suggèrent que quelque chose se trame. »
« Intéressant… Laisse-le moi savoir si tu en entends davantage. » Dumbledore hocha la tête. « Bon, il est temps pour moi de retourner à Poudlard. Je vous suis vraiment très reconnaissant de vous impliquer ici. C'est plus important que vous ne le réalisez. Nous devrions garder le contact régulièrement, mais si quoi que ce soit se produit, ou si vous entendez ou voyez quelque chose dont vous pensez que je devrais être informé, même s'il s'agit d'un petit détail, je vous prierais de venir me trouver. »
« Ah, Dumbledore, il y a une dernière chose… » Commençai-je, un peu mal à l'aise de ramener le sujet sur le tapis et craignant de l'offenser. « J'ai vérifié comment Bella allait, pendant le cours de Divination – avec Professeur Trelawney. La plupart du temps, elle ne semble pas être… très précise. »
Dumbledore éclata de rire. « Oui, Sybil a ses imperfections. Elle n'est pas exactement la prophète la plus cohérente. Cependant, au moins deux de ses prophéties se sont concrétisées – et je crois qu'elle a vu juste cette fois-ci aussi. » Il avait l'air très sérieux à la fin de sa phrase, démontrant clairement qu'il n'y avait aucun doute dans son esprit.
« D'accord. Merci pour la clarification, » répondis-je.
« Eh bien, s'il n'y a rien d'autre, je vais retourner à Poudlard. »
Et il partit aussi vite qu'il était arrivé.
J'espère que ce chapitre vous a plu et que vous serez au rendez-vous la semaine prochaine.
Bonjour Louise, bonjour Juju.
Milk
