Hello !

Deux semaines, ça fait deux semaines que j'ai posté le prologue. Je suis désolée mais il a été bloqué à la relecture mais ça y est le premier chapitre est là, tout beau, tout chaud !

Après cette attente, j'essaierai de garder le rythme d'un chapitre par semaine posté le week-end ou le lundi. Je promets rien mais je ferai ce que je peux :)

Disclaimer:Glee ne m'appartiens toujours pas et l'histoire non plus. Je ne fais que la traduire l'original vient de fanficloverme96.

Assez de blabla, bonne lecture et comme le souligne l'auteur, les reviews sont agréable et très appréciées. Sérieusement.


Chapitre 1: Visite

~ Pitié plus qu'on ne peut dire, se cache au coeur de l'amour ~

~A pity beyond all telling is hid in the heart of love~

Mis à part l'odeur du parfum de sa mère, Kurt se rappelait de sa façon de bouger.

Il se rappelait être un petit garçon de huit ans avec des joues joufflues et des yeux pleins de curiosité, alors qu'il suivait sa mère dans toute la maison, la regardant faire ses activités quotidiennes. Il la regardait coudre, hypnotisé par l'assurance de ses doigts alors qu'elle travaillait le tissu sans faire d'erreurs. Il aimait la façon dont elle jouait du piano, ses doigts survolant les touches comme des papillons blancs. Ces mêmes doigts qui courraient dans ses cheveux, les caressant de façon rassurante alors que Kurt s'allongeait contre sa poitrine le soir, inhalant son doux parfum.

En cet instant, il avait l'impression que ses doigts caressaient ses cheveux à nouveau, comme si elle essayait de le calmer alors que Kurt roulait en direction de l'hôpital.

Kurt ne se souvenait même pas d'avoir quitté le magasin sans rien acheter, ni même être entré dans sa voiture et avoir démarré. Tout ce qu'il savait, c'est que maintenant, il se dirigeait vers l'hôpital de Lima où Sebastian se trouvait actuellement.

Les hôpitaux.

Kurt les détestant tant. Il détestait l'odeur qui imprégnait le lieu, détestait comme tout était blanc, détestait que ce soit l'endroit où les malades et les morts se trouvaient. Kurt se souvenait s'être tenu debout, se sentant impuissant alors que son père se trouvait allongé dans un lit d'hôpital, ses paupières immobiles et son corps ne bougeant pas. Il avait eu peur de perdre un autre parent. Kurt avait été si désespéré, priant même un dieu en lequel il ne croyait pas, pensant « S'il-vous-plait, s'il-vous-plait sauvez mon père, oh mon dieu ne laissez pas mourir, réveilles-toi, réveilles-toi, réveilles-toi… »

Kurt soupira alors qu'il garait sa voiture sur une place vide du parking, sortant de la voiture avant de verrouiller les portes. Il se dirigea vers l'entrée principale de l'hôpital et y entra. L'odeur envahit ses narines brutalement et il plissa le nez de dégout. Il secoua la tête et s'approcha du guichet.

La femme derrière celui-ci était jeune avec des cheveux blonds clair et des yeux bruns foncés. Elle était mignonne, le genre de fille que les garçons remarqueraient en premier. Le badge épinglé à son uniforme disait qu'elle s'appelait Clarissa.

« Bonjour », dit Kurt. « Je viens voir un patient »

« Son nom ? », demanda Clarissa en souriant poliment.

« Sebastian Smythe. Il a été victime d'un accident de voiture récemment. »

La réalisation se fit dans les yeux de Clarissa.

« Oh, le garçon des informations… » Son ton était plein d'une pitié que Kurt savait que Sebastian n'apprécierait pas vraiment. « Pauvre garçon, perdre ses parents comme ça. »

« Ouais… Je suppose », Répondit Kurt doucement.

Clarissa laissa échapper un autre soupir avant de regarder son ordinateur, ses doigts tapant sur le clavier.

« Il est dans la chambre 5021, cinquième étage. »

« Merci. »

Kurt lui lança un petit sourire avant d'aller vers l'ascenseur le plus proche. Il fut silencieux durant la montée de l'ascenseur, son cœur martelant dans sa poitrine. Pourquoi était-il nerveux ?

Il allait seulement voir Sebastian, pour l'amour de dieu. Juste quelqu'un d'autre qu'il connaissait.

Quoique, c'est un mec qu'il n'apprécie pas vraiment mais quand même. Mais la perspective de voir quelqu'un de blessé allongé dans un lit d'hôpital faisait un peu tourner la tête de Kurt. Pourquoi diable était-il venu ici dans un premier temps ?

L'ascenseur s'arrêta et ses portes s'ouvrirent avec un 'ding'. Kurt en sortit et suivit le couloir menant vers la chambre de Sebastian. 5018, 5019, 5020… 5021.

Kurt fixa la porte devant lui. Il pouvait entendre le bruit léger de la télévision de l'intérieur de la chambre, indiquant que Sebastian pouvait être réveillé. Il hésita alors qu'il tendit la main pour toquer à la porte. Aurait-il dû apporter un cadeau ? Des fleurs ? Un panier de fruits ? C'était un signe de courtoisie après tout. Mais encore une fois, on parlait ici de Sebastian. Le même mec qui l'insultait à chaque occasion, même après ses sincère excuses avant les Régionales. Kurt se souvint que certaines choses ne changent jamais...

Il prit une grande respiration et donna deux légers coups à la porte. Un rauque « Vas-t-en », se fit entendre de l'autre côté de la porte et Kurt ne put s'empêcher de sourire. C'était clairement la chambre de Sebastian. Ignorant la réponse peu accueillante, il enclencha la poignée et ouvrit la porte. Il se tourna automatiquement vers le lit et ses yeux s'écarquillèrent légèrement.

Allongé sur le lit, Sebastian avait l'air, eh bien, assez affreux. Son front était couvert de bandages et il y avait des bleus et des coupures sur ses joues. Son bras gauche était en écharpe. Il avait également des bandages sous sa tunique d'hôpital. Ses cheveux étaient en pagaille. Sebastian ressemblait plus à quelqu'un qui venait de s'échapper d'un combat entre deux gangs plutôt que quelqu'un qui souffrait d'une « blessure mineure à la tête et quelques égratignures ».

« Oh mon dieu. »

Les mots s'échappèrent des lèvres de Kurt avant qu'il ne puisse les arrêter. Sebastian croisa ses yeux et, de la façon dont ils s'écarquillèrent; Kurt put dire que Sebastian ne s'attendait pas vraiment à le voir ici.

« Regarde ce que le bon vent nous amène », intervint Sebastian après un moment de silence. « C'est la princesse de Lima, Ohio. »

« Oh ferme-la », rétorqua automatiquement Kurt avant de s'arrêter. Il secoua la tête pour la énième fois aujourd'hui et regarda Sebastian. « Tu… as l'air terrible », finit Kurt sans conviction.

« Eh bien, merci pour le compliment », répondit Sebastian sarcastiquement.

Mais vu la façon dont sa voix vacilla à la fin, le sarcasme n'était qu'à moitié convainquant. Sebastian détourna les yeux de Kurt et laissa trainer son regard sur l'écran de télévision dans le coin de la pièce. Les informations étaient en rediffusion, la même présentatrice que plus tôt, la même voiture accidentée, la même image de Sebastian. Kurt prit une inspiration avant d'expirer, sa voix tremblotant.

« Pourquoi est-ce que tu regardes ça ? », demanda-t-il doucement.

Sebastian, dans un premier temps ne répondit pas. Il continua à regarder les informations comme si c'était le film le plus captivant du monde. Ses yeux, bien que normalement vert clairs, étaient plus sombres qu'habituellement. Quand finalement, elles s'arrêtèrent, Sebastian attrapa la télécommande et éteignit brusquement la télévision. Ses yeux ne voulaient toujours pas rencontrer ceux de Kurt alors il regarda à travers la fenêtre.

« Je veux juste m'assurer que c'était réel », murmura finalement Sebastian.

Kurt n'avait pas de réponse à ça. Il se tint maladroitement debout, ses mains pendant à ses côtés. Il regarda Sebastian soupirer avec lassitude et finalement, finalement, se tourner vers lui. Son regard était fatigué. Il ne souriait pas. Même pas de son habituel sourire narquois.

« Qu'est-ce que tu fais là Kurt? »

Kurt hésita. « Je… voulait juste m'assurer que tu allais bien », dit-il avec étonnement une petite voix.

Sebastian leva un sourcil. « Bien, si tu comptes trois côtes cassées, une épaule désarticulée et une bosse à la tête comme bien, alors j'ai une forme extraordinaire. »

« La présentatrice télé a vraiment minimisées tes blessures hein ? », Kurt se força à sourire.

Sebastian sembla déceler l'effort de Kurt pour rendre la conversation plus légère et sourit très légèrement de son côté. Cela éclaira légèrement son visage. « Je pense que oui »

Un silence bizarre s'installa à nouveau entre eux. Kurt s'occupa en inspectant la pièce. C'était une pièce de taille moyenne, avec des murs aux couleurs pastel, un canapé se trouvait contre le mur à côté du lit de Sebastian et une télévision était posée dans le coin de la chambre. C'était un lieu plutôt classique, ordinaire.

« Tu avais raison. »

La tête de Kurt se redressa quand il entendit Sebastian parler. Il se tourna vers le garçon pour le trouver en train de le regarder.

« A propos de quoi ? »

« Ce que tu as dit l'autre jour. »

Pendant un instant, Kurt fut confus. Puis, ses mots lui revinrent en tête avec force. Un jour, Sebastian, tu sauras ce que ça fait de perdre quelqu'un que tu chéris.

Oh.

Kurt se sentit soudainement paralysé. Il avait dit ces mots dans le feu de l'action mais il ne les avait jamais réellement pensés. Juste des mots sans aucun sens. Aucun sens, aucun sens, aucun sens. La culpabilité l'envahit et Kurt commença à se sentir malade.

« Je… Sebastian… Je… »

Il se tut, ne sachant que dire. Que pourrait-il dire ?

« Oublie ça », dit sèchement Sebastian. « Ça s'appelle le karma, Kurt. J'y ai déjà eu à faire avant. »

« Je n'ai jamais réellement pensé ce que j'ai dit, Sebastian, je… » Les yeux de Kurt se rivèrent vers le sol. « Je suis désolé. »

Sebastian ne dit rien. Il regarda son lit blanc, ses doigts jouant distraitement avec le drap. Son regard était froid et dur. Presque rancunier. Kurt regarda ailleurs. Il se mordit la lèvre, essayant de l'empêcher de trembler. Il ne s'était jamais sentit aussi mal dans sa vie.

Ils disent d'être prudent avec ce que tu souhaites…

« Ecoute », commença Kurt. « Est-ce que tu as de la famille chez qui habiter ? »

Sebastian, clairement surprise pas la soudaine question, releva son regard interrogateur vers Kurt. « Pourquoi ? »

Kurt se tortilla, inconfortable. « C'est juste que… tu vas sortir de l'hôpital dans… » Il regarda Sebastian attendant une réponse. Ce dernier soupira simplement.

« Trois jours. »

« C'est ça », continua Kurt. « Et tu as besoin d'un endroit où vivre puisque… euh… » Il se tut. Mais tous deux savaient ce qu'il allait dire. Il ne fallait pas être un génie pour le savoir. Puisque tes parents sont morts.

« Non. »

Kurt le regarda avec surprise.

« Pardon ? »

« Tu m'as demandé si j'avais ou non de la famille chez qui aller », expliqua Sebastian avec une patience exagérée. « La réponse est non. »

Cela, eh bien, Kurt ne s'y attendait pas. Il observa Sebastian qui commença à s'agiter sous son regard.

« Arrête de me fixer. Si t'as le béguin pour moi, essaye au moins d'être discret », fit sèchement Sebasian.

Normalement, Kurt se moquerait de Sebastian pour ça, mais son cerveau était encore en train d'analyser la réponse que Sebastian lui avait donnée.

« C'est impossible », dit-il, ignorant complètement le sarcasme de Sebastian. « Tu dois avoir de la famille qui vit près d'ici. »

« Je n'en ai pas. »

« Des grands-parents ? »

« A Paris. »

« Des oncles ou tantes ? »

« Idem. »

« Des cousins ? »

« À moins que tu veuilles que je prenne un avion pour la Norvège, ce que je ne ferai pas, ce n'est pas une bonne idée. »

« Alors ce que tu es en train de me dire c'est que les seuls Smythe qui vivent en Ohio étaient toi et tes parents ? », Demanda Kurt, exaspéré.

Sebastian hocha son épaule libre. « A peu près. »

Malgré la tristesse qui se ressentait, Kurt ne put s'empêcher de lancer sa main en l'air d'exaspération. Jusque-là, Sebastian ne l'aidait pas du tout. Il se trouva à faire les cent pas dans la chambre, ressassant les faits. Sebastian le regarda à moitié intéressé.

« Pourquoi est-ce que tu as l'air tellement inquiet ? », demanda Sebastian. « Je ne vois pas en quoi cela te concerne. »

Kurt s'arrêta aux mots de Sebastian. C'est vrai, ce n'était pas ses affaires. Pourquoi diable devrait-il s'en occuper? Aussi loin qu'il est concerné, Sebastian n'était pas vraiment sa personne préférée. Il pourrait juste partir maintenant. Bien que, d'un autre côté….

C'était ses mots qui l'avaient mis dans cette situation.

Kurt soupira et se tourna vers Sebastian. « Parce que je suis plus gentil que toi, voilà pourquoi. »

Sebastian eut l'air de considérer cette explication et haussa les épaules. « Peu importe », dit-il et il se tourna. Peut-être Kurt l'avait-il imaginé, mais avait-t-il vu le coin des lèvres de Sebastian se lever ? Kurt se dit que son imagination lui jouait des tours.

« Alors que vas-tu faire quand tu sortiras de l'hôpital ? », demanda Kurt calmement.

Sebastian, encore une fois, ne répondit pas tout de suite. Il continua à regarder à travers la fenêtre, comme si la vue du jardin l'intéressait plus qu'autre chose. Après ce qui sembla une éternité, Sebastian parla.

« Je vais juste vivre dans la maison seul, je pense. »

Kurt était légèrement – okay, très – décontenancé par sa réponse. « Quoi ? », dit-il idiotement.

« Tu as entendu ce que j'ai dit. » Sebastian se tourna vers lui, ses yeux devenant plus sombres une fois encore. « Mes parents sont morts, je n'ai pas de famille. Et ma liste d'amis ? Elle n'est pas très longue malgré mon charme. La plupart des Warblers habitent assez loin. » Il s'arrêta. « Ça me va de vivre seul. Je peux prendre soin de moi-même. »

Kurt allait répondre quand une infirmière passa sa tête dans la pièce. Elle était petite et dodue, d'une façon mignonne. Elle aurait été plus mignonne, ceci dit, si elle souriait légèrement. « Je suis désolée monsieur, mais les heures de visites sont presque terminées. »

« Tu ferais mieux de partir dans ce cas », renchérit Sebastian avec lassitude, s'allongeant à nouveau contre les coussins.

Kurt hésita mais l'infirmière semblait plutôt ferme et stricte, alors il laissa échapper un soupir et acquiesça. Alors que l'infirmière guidait Kurt vers la porte, il se tourna vers Sebastian.

« Personne ne devrait être seul, Sebastian. Pas même toi. »