Chapitre 23 : L'attaque
« Ohé Amélia! »
La jeune Gryffondor se retourna lentement, visiblement troublée par quelque chose donc les jumeaux ignoraient.
« Oh! Je suis contente de vous voir! Je vous cherchais justement… », s'exclama Amélia, remontant les quelques marches qui les séparaient, cachant du mieux qu'elle pouvait la confusion qu'elle ressentait face au professeur Snape lors de leur rencontre troublante, quelques instants plus tôt.
Fred fronça les sourcils, définitivement suspicieux de constater qu'elle provenait d'un endroit peu fréquentable.
« Dans les cachots? Quelles sont les chances que tu nous trouves dans un territoire ennemi? »
« Euh… Ouais… J'étais un peu dans la lune, je crois… », répliqua Amélia, légèrement embarrassée.
« Tu es sûr que tu vas bien? », s'inquiéta un des jumeaux.
« Oui oui… », les assura-t-elle, manquant grandement de conviction.
« Alors, tu nous cherchais pour quelle raison? Tu t'es enfin raisonnée et tu as réalisé que les Pastilles de Gerbes sont indispensables à la vie de tout sorcier? »
Amélia leva les yeux au ciel.
« Non… La Grosse Dame a changé le mot de passe, ce matin… »
« Euu… Non. », répondit George, se dirigeant vers les escaliers.
« Nous venons tout juste de là pour nous changer et le mot de passe est toujours le même. », ajouta Fred.
Amélia resta bouche bée un moment.
« Mais… C'est de la tricherie! Elle m'a dit que je n'avais pas le bon mot de passe! », s'indigna-t-elle.
« Peut-être que ce qu'elle voulait dire, c'est que tu n'avais pas la bonne attitude… », fit remarquer George, le sourire aux lèvres.
« Mais… Bon sang, son rôle n'est pas de juger l'attitude des autres, mais de nous laisser entrer lorsque nous avons le foutu mot de passe! C'est de l'injustice! », poursuivit Amélia.
Quelques minutes plus tard, les trois sorciers arrivèrent devant le cadre de la Grosse Dame, Amélia visiblement plus grincheuse que les deux autres, qui semblaient trouver la situation plutôt amusante.
« Mot de passe? », demanda la Grosse Dame d'une voix prononcée.
Fred voulut répondre, mais Amélia s'emporta en premier.
« Mimbulus Mimbletonia! »
La Grosse Dame dévisagea subtilement la jeune fille sans broncher. Amélia s'impatienta rapidement et reprit la charge.
« Est-ce moi qui suis attardée ou vous m'avez refusé l'entrée de mon dortoir simplement pour m'enrager davantage? Vous n'avez pas le droit de me refuser d'entrer si j'ai le bon mot de passe! »
« Ah! Mais je ne vous refuse pas, non plus. Allez s'y, entrez. »
« Alors pourquoi m'avoir refusée, ce matin? »
« La réponse est toute simple, jeune fille. Parce que ce matin, j'ai changé le mot de passe, mais finalement je ne l'aimais pas beaucoup donc je suis retournée à l'ancien. »
Amélia sentit sa mâchoire se décrocher. Lentement, elle se retourna vers les jumeaux, le visage arborant un regard complètement scandalisé, ce qui les fit rire au plus haut point. Amélia afficha par la suite un air boudeur, déçu de sa malchance. Le cadre de la Grosse Dame pivota sur le côté, laissant les trois Gryffondor entrer.
« Vous ne devriez pas afficher cette expression blafarde. Après tout, êtes-vous réellement fâché que je ne vous aie pas laissez entrer? Je crois que vous êtes beaucoup moins malchanceuse que vous le croyez. », chuchota la Grosse Dame à Amélia, suivit d'un clin d'œil.
Amélia se figea sur place. Qu'avait-elle dit?
« Je… Je ne comprends pas… », bafoua Amélia, soudainement inquiète d'entendre la suite.
La Grosse Dame éclata d'un rire harmonieux avant de poursuivre d'une voix aiguë :
« Mais ma très chère… N'est-ce pas évident? Il est clair comme de l'eau de roche que vous êtes amoureuse. »
Amélia afficha un air horrifié.
« Pardon? », questionna-t-elle.
« Voyons! Vous vous promenez seule dans les couloirs, le pas léger et vif, la tête ailleurs en murmurant des choses inaudibles. Vous sursautez lorsqu'on vous aborde et vos pensées sont déjà ailleurs avant la fin de votre réponse. Et pour couronner le tout, vous êtes présentement rouge comme votre écharpe. »
Amélia posa ses mains sur son visage, se sentant complètement ridicule. Comment un cadre pouvait insinuer une telle chose? Et si la Grosse Dame se doutait de quelque chose alors qu'elles ne se voyaient que quelques secondes par jours, elle ne voulait pas imaginer ce que les autres pouvaient en penser, alors qu'ils la voyaient nettement plus souvent.
Alors qu'elle s'apprêtait à répondre, la Grosse Dame déposa son index sur sa propre bouche et ajouta :
« Ne t'inquiète pas, petite rêveuse. Il semble que j'aie un don pour repérer ce genre de chose. Ne vous en faites pas, je ne crois pas que les autres aient remarqué quoi que ce soit… »
Amélia, ne sachant quoi répondre, resta figé sur place, fixant le vide.
« Alors? Tu viens ou pas? », demanda la voix d'un des jumeaux Weasley, un peu plus loin.
Amélia releva la tête et pu les discerner, assis confortablement sur le canapé.
« Oui oui, j'arrive… », répondit la jeune fille d'un air absent.
Elle jeta un dernier coup d'œil vers la Grosse Dame et le regretta aussitôt. Rapidement, elle entra dans la grande pièce circulaire, laissant le cadre se refermer derrière elle, ravie que la conversation fût enfin terminée. Après un long soupir, Amélia s'installa sur le tapis moelleux, en face de la majestueuse cheminée, dos aux jumeaux.
« La pratique de Quidditch fut moins pire que je l'aurais cru. Harry était présent, pour une fois, et nous avons de fortes chances de gagner notre premier match de la saison! », commença George.
« Ah… C'est très bien… », commenta Amélia, masquant son indifférence.
« Ouais! Les Serpentard sont mieux de s'accrocher à leur balai! », ajouta Fred avec assurance.
« Ouais… Bon, je crois que je vais aller commencer quelques travaux… Je suis déjà en retard, encore une fois… », conclut Amélia.
« Comment peux-tu être en retard alors que c'est ce que tu es toujours en train de faire? »
« Je ne suis pas toujours en train de faire des devoirs, au contraire! »
« Alors qu'est-ce que tu fais lorsque tu es à la bibliothèque? »
« Mais je lis! Est-ce si surprenant? »
« Non, en effet, cela me semble plutôt logique. »
Après un très long soupir exaspérant, Amélia quitta le salon de la salle commune pour aller dans le dortoir des filles. En entrant dans la petite pièce circulaire, la jeune fille se réjouit de constater qu'elle était vide. Elle allait donc pouvoir enfin être en paix. Elle se déplaça lentement vers son lit et se laissa tomber dedans aussitôt qu'elle fut suffisamment près. En réalité, elle n'avait aucune intention de faire des devoirs, malgré son léger retard, surtout pour le cours de Botanique. La tête dans les nuages, elle n'avait plus que ça à faire, penser. Penser à quoi? Elle ne voulait pas se l'avouer elle-même. Elle avait peur. Peur de ce que la Grosse Dame lui avait dit un peu plus tôt. Peur qu'elle ait raison, qu'il s'agisse de la vérité. Normalement, être en amour était exaltant, voire ahurissant. Pourtant, elle était bien loin de se sentir excité face à cette révélation. Mais en même temps, elle n'était pas en amour. Non, elle ne pouvait pas l'être. Non pas qu'il était impossible pour elle d'aimer quelqu'un, mais simplement parce qu'il n'y avait personne dans sa vie pour qui elle pouvait ressentir un tel sentiment, pour le moment. En fermant les yeux, elle put apercevoir une vision très nette de son professeur de potion et cela la troubla au plus haut point. Aussitôt, elle se leva d'un bond et se dit que finalement, il n'y avait rien de pire que d'être seule, laissé à elle-même. Cela lui donnait beaucoup trop de temps pour réfléchir, pour réaliser certaines choses, pour succomber.
Rapidement, elle ressortit du dortoir. Les jumeaux la dévisagèrent sur son passage, et avec raison puisque cela ne faisait pas plus d'une dizaine de minutes qu'elle s'était encabanée dans le dortoir des filles.
« Whouaaaaou. Tu es drôlement efficace en question de temps, lorsque tu fais des devoirs! », ironisa Fred.
« Je n'arrivais pas à me concentrer... », répondit calmement Amélia. En effet, elle n'arrivait pas à se concentrer...sur les bonnes choses, en réalité.
Le soir venu, elle se dit qu'il était bientôt temps de se rendre dans les cachots, pour sa rencontre avec...lui. D'un autre côté, elle se sentait terriblement mal à l'aise, comme si le fait que la Grosse Dame ait prétendu qu'elle était supposément amoureuse rendait ce questionnement, ou devrais-je dire cette affirmation, à l'évidence que c'était absolument vrai. Et Amélia savait que le professeur Snape avait un don pour découvrir ce qu'elle préférait garder pour elle.
Mais arrête de t'en faire, espèce de cruche! Tu n'es pas amoureuse de lui. Voyons, c'est complètement ridicule d'y avoir songé ne serais-ce qu'une seconde.
Mais ce qui était particulièrement ridicule fut surtout le fait qu'elle sentait le besoin de se convaincre elle-même qu'elle n'éprouvait rien pour son professeur.
En descendant les escaliers, Amélia se disait qu'elle faisait une terrible erreur de se rendre dans son bureau ce soir-là. Elle sentait un léger tremblement incontrôlable dans ses mains, et elle avait même l'impression que sa vue se brouillait à mesure qu'elle s'éloignait du confort de la salle commune des Gryffondor pour rejoindre les ténèbres des cachots humides. Rendue au niveau du Hall d'entrée, Amélia sentit son ventre gargouiller et elle se dit qu'elle ferait mieux de manger un petit quelque chose si elle ne voulait pas s'effondrer.
C'est dans les moments qu'on se sent le moins bien que le pire doit arriver. Du moins, c'est ce qu'Amélia se dit en assistant à une scène atroce auquel elle se sentait complètement vulnérable et d'aucune utilité. Devant elle, un élève de 5e année, Michael Corner, avait le dos plaqué au sol, le nez ensanglanté. Autour de lui, plusieurs élèves de Serpentard se tenaient regroupés, leurs baguettes pointées sur la pauvre victime sans défense.
« Ohé! Mais ça ne va pas la tête?», s'écria alors Amélia.
Aussitôt, le groupe composé de trois Serpentard se tournèrent vers la nouvelle arrivée.
« Tu ferais mieux de te la fermer si tu ne veux pas d'ennui! », répliqua le plus costaud de la bande.
« Vous êtes vraiment des crétins! Il n'y a que des Serpentard pour s'en prendre à trois contre un. Des lâches, voilà ce que vous êtes! », s'écria Amélia avec colère.
C'est à ce moment qu'il y eut un éclair rougeâtre et plusieurs sorts en même temps heurtèrent Amélia en pleine poitrine. La jeune Gryffondor fit une chute de plusieurs mètres, se brutalisant violemment la tête contre le sol de pierre.
Aussitôt, les élèves de Serpentard s'éloignèrent en courant, laissant Amélia étendue au sol, inconsciente. Pendant ce temps, Michael rampa jusqu'à elle, le sang coulant sur sa robe de sorcier.
« Mille milliards de gargouilles enchantées! », s'écria une petite voix flutée.
Michael se retourna sèchement, ce qui n'aida pas à sa douleur, et aperçut un peu plus loin de petit professeur Flitwick courir le plus vite qu'il put vers deux de ses étudiants.
« Professeur... Nous avons été attaqués par des élèves de Serpentard... »
« Nom d'un gnome de jardin! Vous saignez abondamment, Monsieur Corner! », s'inquiéta le professeur de sortilèges.
« Ce n'est pas aussi pire qu'elle... », ajouta-t-il en pointant Amélia. « Elle a été stupéfixé par deux des trois Serpentard en même temps! »
Le professeur Flitwick plaqua une main sur sa bouche, visiblement scandalisée.
« Nous devons aller à l'infirmerie immédiatement! Mais avant, je dois prévenir le professeur responsable de cette étudiante. »
Michael Corner spécifia rapidement ce qui s'était passé, sans oublier le moindre détail, nommant avec frustration les trois agresseurs.
D'un geste gracieux, le professeur Flitwick fit apparaitre un Patronus et lui indiqua le message qu'il souhaitait transmettre. Quelques secondes plus tard, l'aigle argenté s'éloigna dans les couloirs du château à une vitesse spectaculaire, ses grandes ailes se déployant majestueusement.
Sans perdre d'avantage de temps, il pointa sa baguette magique sur Amélia et enclencha un sortilège de lévitation afin de transporter la jeune fille à l'infirmerie.
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Mais où est-elle? J'avais précisé qu'elle devait se présenter à mon bureau à 20 heures précises. N'ai-je pas été suffisamment clair?
De mauvaise humeur, le professeur Snape faisait les cent pas dans son bureau. Il détestait qu'on le fasse attendre, encore plus qu'on lui pose un lapin.
Au moment où il se dit qu'il en avait plus que marre d'attendre et qu'il irait se réfugier dans ses appartements, il entendit quelqu'un cogner à la porte.
Il n'était pas trop tôt.
Cependant, il ne put s'empêcher de cacher son étonnement en découvrant le professeur McGonagall entrer dans son bureau.
« Une abomination! Voilà ce qui décrit la majorité des élèves disgracieux de votre maison! », commença-t-elle avec fureur.
« Puis-je savoir ce qui vous perturbe? », questionna le professeur Snape, cachant avec un effort ultime son mécontentement.
« Certains de vos élèves ont attaqué deux autres élèves dans les couloirs. L'étudiant de Serdaigle ne s'en est pas trop mal tiré, mais j'ai bien peur que celle de Gryffondor soit grandement plus affectée. »
Le professeur Snape resta parfaitement immobile un moment, fixant le professeur McGonagall.
« Qu'elles sont les victimes? », questionna-t-il finalement, impartial.
« Michael Corner et Amélia Walters. »
Le visage du professeur de potion blêmit d'un ton.
« De minables petits vaux rien, voilà ce qu'ils sont! Où est la dignité, où est la justice là-dedans! », s'emporta alors le professeur McGonagall, très peu consciente du changement d'attitude du maître des potions lorsqu'elle avait mentionné le nom de son élève.
« Puis-je savoir qui étaient les agresseurs? », questionna calmement le maître des potions.
« Oh! Vous pouvez en être sûr que je vais vous le dire! », s'indigna le professeur de métamorphose. « Il s'agissait de Terence Higgs, Miles Bletchley et de Adrian Pucey! »
Le professeur McGonagall marqua une courte pause, croisant ses bras sévèrement, défiant le professeur Snape du regard. Voyant que ce dernier ne réagissait pas, elle poursuivit son discourt avec fougue.
« J'ai toujours su qu'ils n'étaient qu'une bande de sans-cervelles. Ils ne sont bons que pour défier les règlements et tricher au Quidditch! La moindre des choses serait de les expulsés de l'équipe indéfiniment! »
Cette fois, le maître des potions eut une réaction un peu plus vive, ce qui régala le professeur McGonagall d'avoir enfin réussi à le provoquer.
« Je ne suis pas certain que la suspension de ces jeunes gens serait nécessaire. Après tout, le but n'est pas réellement de punir le restant de l'équipe, ni tous les élèves de Serpentard mais de punir uniquement les personnes concernées. De toute façon, je prévois déjà une punition suffisamment… »
Mais il n'eut pas le temps de terminer sa phrase que le professeur McGonagall s'emporta de nouveau.
« Qu'est-ce que vous voulez dire par là, Severus? Que vous ne comptez par les suspendre de l'équipe? De quel droit vous permettez-vous cette iniquité? »
« Je crois que j'ai connaissance de ce qui m'est droit, Minerva. »
« Du favoritisme, de l'injustice! Voilà à quoi nous avons droit venant de votre part depuis des années! S'il s'agissait d'élèves d'une autre maison, nous n'aurions même pas eu besoin de discuter du sort réservé à ces élèves! Il aurait été inévitable, selon tout le personnel de cette école, du renvoi soudain des agresseurs! »
« Je ne vois pas l'utilité de perdre son sang-froid pour une simple attaque entre élèves dans un couloir. »
« Pour une simple attaque? Vous voulez rire, je l'espère? Une élève a été gravement stupéfixé par plusieurs élèves en même temps! Ce genre d'attaque n'est absolument pas toléré, dans notre école, Severus! Vous devriez être le premier à le savoir! »
« Je n'ai jamais prétendu que les attaques entre étudiants étaient tolérées, Minerva. »
« Dans ce cas, agissez en conséquence! »
« Nous savons tous les deux que ce n'est pas la première fois qu'une attaque entre élèves a lieu, dans cette école. »
« Alors c'est votre unique excuse pour justifier l'acte insensé de vos élèves? », s'indigna le professeur de métamorphose.
« N'oublions pas que nous n'avons qu'une seule version des faits. »
« Quelle autre version avons-nous de besoin? Il n'y a aucune excuse qui justifierait la lâcheté de ces élèves! Nul besoin d'écouter leur version des faits! Trois contre un! Une abomination! »
« Je croyais qu'il y avait deux victimes, dans cette histoire. »
« Ils s'en sont pris à Monsieur Corner en premier. Ensuite, Miss Walters a intervenu afin de proférer cette injustice! »
« Ah! Bien sûr, j'aurais dû m'en douter. Miss Walters qui a encore une fois voulu jouer les héros… »
« Nous savons tous les deux qu'il a été juste pour Miss Walters d'intervenir! »
« Cela dépend de la façon dont elle est intervenue. »
« Elle a voulu aider un élève en détresse! On se fiche totalement de la façon qu'elle est intervenue! »
Il y eut un long moment de silence pendant lequel les deux professeurs s'échangèrent des regards meurtriers.
« Tout ce que j'espère c'est qu'ils seront sévèrement punis. Leur action fut totalement inacceptable! Ils devraient tous les trois être dans le train à cette heure-ci, expulsé de notre prestigieuse école. », affirma finalement le professeur McGonagall.
« Je crois pouvoir décider du sort de mes élèves. Je ferai ce qui semble nécessaire. », assura le professeur Snape.
« Faites ce qu'il se doit! »
Mais le professeur Snape ne portait déjà plus vraiment attention aux complaintes de sa collègue.
Il s'en chargerait. Ô que si. Pour une fois, il se fichait totalement qu'il s'agisse d'élèves de sa propre maison. Bien sûr, devant le professeur McGonagall, il avait agi de façon impartiale, mais il serait nettement moins indulgent le moment venu de la punition de ses élèves. Certes, ils avaient agi avec lâcheté et avaient déshonoré sa maison, mais ce n'était pas le pire dans tout ça.
« Maintenant, si vous voulez bien m'excuser, je vais retourner me coucher après
cette soirée scandaleuse! », conclut le professeur de métamorphose.
D'un pas décidé, elle fit demi-tour et se dirigea vers la porte de sortie.
« Comment jugeriez-vous la gravité du cas de votre élève? », questionna alors le maître des potions.
Le professeur McGonagall se retourna prestement en répondant:
« Elle est toujours inconsciente. Madame Pomfresh est présentement en train de la soigner donc je présume qu'elle est entre bonnes mains. Je tiens à préciser que nous avons hésité à l'envoyer à St-Mangouste. Elle risque de rester un long séjour à l'infirmerie! »
Le professeur Snape acquiesça de la tête et inséra ses mains dans les poches de sa robe de sorcier.
« Bonsoir, Severus. », conclut d'une voix sévère le professeur McGonagall avant de sortir et de refermer la porte derrière elle.
Le professeur Snape resta parfaitement immobile un moment, se répétant dans sa tête les paroles de sa consœur de travail.
Elle est toujours inconsciente. Madame Pomfresh est présentement en train de la soigner donc je présume qu'elle est entre bonnes mains.
« C'est ce que je vais vérifier moi-même», ajouta-t-il à haute voix.
.oOoOo.
Wooo :) Cette fois, le chapitre est arrivé beaucoup plus tôt que le précédent hihihi :) J'espère que ça vous a plu! Encore une fois, les reviews sont plus qu'appréciés (le mot est faible) et m'encourage toujours énormément à poursuivre la suite plus rapidement :)
xoxo
