Chapitre 43 : Jour 96 – Menace
Lundi le 10 Août 1936
Ce jour-là, Amélia avait comme tâche de changer les draps de chaque lit dans la maison, comprenant ceux dans les chambres d'invités. Épuiser, la jeune sorcière n'avait pas bien dormi la nuit dernière, et décida donc de prendre son temps, pour une fois. Changer les draps n'était définitivement pas la tâche qu'elle préférait, mais elle ne s'en plaignit pas et se contenta de gonfler les couettes en plume sur chacun des lits des Van Droski.
En fin de matinée, lorsqu'elle avait finalement terminé sa rude tâche, elle s'était dirigée vers les cuisines, un endroit qu'elle ne tardait jamais à visiter lorsqu'elle avait quelques minutes pour se reposer, manger et bavarder.
« Alors comment vont tes enfants? », questionna Amélia alors qu'elle dégustait une portion double de pudding à la vanille qu'Abbie avait préparé durant la matinée.
« Ils vont bien. », répondit la dame forte en chair avec peu d'enthousiasme.
Amélia fronça des sourcils. Elle savait que quelque chose clochait.
« Abbie… Qu'est-ce qui se passe? »
La cuisinière soupira.
« Tiana est malade depuis plusieurs jours déjà… »
« Mais elle va aller mieux, n'est-ce pas? », questionna alors Amélia avec inquiétude.
« Je l'espère… C'est difficile pour moi, tu comprends… »
Amélia acquiesça de la tête.
« C'est difficile pour moi d'éduquer les enfants des autres alors que les miens restent seuls à la maison… », rectifia Abbigail avec tristesse, faisant référence au fait qu'elle s'occupait de Sissi et de tous les autres alors que ses propres enfants devaient s'arranger eux-mêmes.
Amélia ne l'avait jamais vue dans cet état. C'était particulièrement pénible de ce tenir devant cette femme, la voir désarmer et ne rien pouvoir faire pour l'aider.
« Tu fais ça pour leur bien, Abbie. Ils le savent. », réconforta Amélia.
« Ils le savent, mais ils ne comprennent pas… »
Amélia soupira à son tour.
« Si seulement je savais cuisiner, je t'aiderais et tu pourrais partir plus tôt et être avec eux… Après tout je peux m'occuper des enfants ici. Ok , Margaret ne m'aime pas beaucoup et Estelle l'imite, mais Gabriel est bien sympa et Sissi… elle est tout simplement adorable. »
Abbigail s'approcha d'Amélia avec un sourire sans joie accroché au visage. Amélia remarqua pour la première fois les rides profondes dans les coins extérieurs de ses yeux.
« C'est incroyable que pour une si petite personne, tu aies un si grand cœur. », affirma Abbigail avec mélancolie.
Amélia lui sourit.
« Je ne suis pas si petite, justement. »
Ce commentaire parvint à faire rire la cuisinière pendant un court instant.
« Tu sais. », commença Amélia. « Tes enfants, ils ne comprennent peut-être pas maintenant, mais un jour, ils saisiront que tu le faisais pour leurs biens. Ils ont toute une chance d'avoir toi comme mère. Si tu savais comme la mienne se fiche de m... », mais elle s'interrompit brusquement et constata avec soulagement que la grosse sorcière n'avait pas particulièrement porté attention à son dernier commentaire.
En fait, elle était dos à Amélia, mais la jeune sorcière aurait juré entendre la pauvre femme sangloter.
« En passant, ton pudding est succulent! »
La cuisinière se retourna de moitié, souriant à Amélia.
« Merci. »
La jeune sorcière aurait tellement aimé faire quelques choses pour elle. Mais elle était en quelque sorte prisonnière également. Et elle devait se remettre au boulot avant que Miss Céleste s'aperçoive qu'elle avait mangé beaucoup de pudding.
Mais avant de quitter les cuisines, elle s'approcha d'Abbigail et lui serra l'épaule affectueusement, compatissant silencieusement avec ce simple toucher se voulant consolant.
« À bientôt. », murmura-t-elle en sortant.
Elle voulait l'aider à tout prix. Si cela signifiait qu'elle devrait travailler jusqu'au soir également, elle le ferait. Certes, elle ne savait pas cuisiner, quoiqu'elle était familière en confection de pâtisserie, mais une chose était certaine, elle pouvait s'occuper des enfants en soirée. Ainsi, Abbigail pourrait rentrer chez elle plus tôt les soirs et être avec ses enfants et son mari. Mais avant, elle devait retrouver Céleste.
Le manoir était énorme, personne ne pouvait le démentir. Mais Amélia savait exactement où trouver son arrière-grand-mère lorsqu'elle ne se trouvait pas dans le salon de thé ni dans sa chambre en train d'essayer ses innombrables chaussures.
Trottant vers la porte arrière, la jeune fille se dirigea vers le jardin de roses, à l'ouest du lac. Dans sa tête, elle préparait les arguments qu'elle allait devoir lui faire valoir afin de la convaincre de son plan audacieux, mais en quelque sorte dément à la fois.
Pourtant, elle ne rencontra pas Miss Céleste sur son chemin.
« Miss Alessandria… Bonjour. », salua Amélia avec surprise alors que la grande sorcière sortait de la serre et apparaissait sur son chemin.
Cette femme était la dernière personne qu'elle aurait voulu rencontrer aujourd'hui. Ou n'importe lequel jour, en y resongeant.
Grande, svelte, cheveux blond presque blanc lui arrivant au-dessus des épaules, Alessandria l'observait d'un air arrogant.
« Bonjour. », répondit-elle avec dédain.
Amélia aurait voulu lui demander ce qu'elle fabriquait ici, mais su que ça aurait été beaucoup trop déplacé et qu'Alessandria en aurait été choquée. D'un autre côté, elle n'avait pas particulièrement envie de savoir la raison de sa présence, car quelque chose à l'intérieur d'elle paniquait à l'idée que la sorcière était au courant de l'escapade de son fiancé, l'autre soir.
« Belle journée, n'est-ce pas? », continua Amélia avec un sourire faux ornant son visage délicat.
« Je cherche Céleste. »
Sa réponse n'était ni une question, ni une réponse à son sujet. Simplement une affirmation qui signifiait qu'elle n'avait absolument aucune envie de poursuivre cette conversation pratiquement inexistante.
« Ah! Ça tombe bien, je la cherche aussi. Je soupçonne qu'elle soit dans le jardin de roses sauvages, près du lac… »
Alessandria parut particulièrement agacé par cette affirmation.
« Je peux m'y rendre seule, ce n'est pas la première fois que je suis ici. »
Amélia aurait voulu lui jeter un sort à l'instant.
« Je n'en doute pas une seconde. Dans ce cas, je vais vous suivre puisque je dois également lui parler. »
La grande blonde la dévisagea, mais ne s'opposa pas. Amélia était fière d'avoir tenu son bout et de s'être affirmée. Normalement, bien qu'elle ait un peu honte de l'avouer, elle se sentait intimider par cette femme si sûre d'elle. Mais pas aujourd'hui.
« Vous serez à table, cette après-midi? », questionna alors Amélia en regardant les grandes haies qui était symétriquement coupé à la perfection.
« En effet. »
Amélia sentit son cœur accélérer.
« Et… Votre fiancé sera présent également? », questionna de nouveau Amélia.
Alessandria s'arrêta brusquement et sortit rapidement sa baguette de la poche de son long veston de velours, la pointant directement sur le visage d'Amélia d'un air menaçant. La colère se lisait dans ses yeux à la couleur de l'acier.
« Et en quoi la présence de mon fiancé vous importe? », répondit-elle, les dents serrées.
Amélia recula d'un pas.
« Simplement parce que Miss Céleste ne m'a pas encore aviser du nombre d'invités présent ce midi pour le brunch… Et je dois préparer la table dans peu de temps donc je voulais simplement savoir s'il y aurait une autre personne de plus à part vous. », répondit alors la jeune sorcière en l'observant d'un air irrité.
Alessandria resta parfaitement immobile un moment, puis abaissa lentement sa baguette, gardant toutefois son regard froid et suspicieux sur Amélia.
« Ce n'est que moi qui serai présente au déjeuner. », répondit-elle avec amertume.
Amélia baissa les yeux.
« D'accord… Dans ce cas, je vais aller préparer la table… je discuterai avec Céleste un peu plus tard. », conclut Amélia, voulant s'éloigner de cette ingrate sorcière le plus rapidement possible.
Alessandria ne répondit rien et se retourna, continuant son chemin.
Alors qu'Amélia faisait demi-tour, elle rageait.
Comment ose-t-elle pointer sa saloperie de baguette sur moi! Espèce de cinglé, elle va voir…
Elle aurait voulu revenir sur ses pas et lui flanquer une volée à la façon Moldue, mais résista à la tentation et se dirigea vers la porte arrière avec frustration.
« Elle va regretter de s'en être pris à moi! », murmura Amélia à voix basse, les poings serrés.
Une heure plus tard, Amélia circulait dans la pièce avec les assiettes principales, toujours rageuse bien qu'elle le masquait avec professionnalisme. Le confit de canard dégageait une odeur sucrée et très agréable, nul doute que son goût n'en était pas moins. Alessandria était assise en face de Céleste et discutait tout bonnement, ignorant parfaitement la présence de la servante. Tenant une bouteille de vin rouge entre les mains, Amélia fit le tour de la table une deuxième fois afin de remplir chaque coupe. Alors qu'elle commençait avec celle de l'invité, elle hésita à l'idée de l'assommer avec la bouteille, mais su aussitôt que c'était un très mauvais plan. À la place, elle ravala sa fierté et remplit la coupe en silence.
Avant de sortir de la pièce, elle s'approcha du foyer afin de rallumer une des chandelles qui s'était éteinte. Du coin de l'œil, elle parvenait à voir la coupe de vin d'Alessandria.
Elle n'était pas une championne en matière de magie sans baguette, mais il y avait certaines choses qu'elle pouvait faire sans l'avoir. Après plusieurs mois sans sa baguette, elle avait dû trouver un moyen d'apaiser son manque de magie. Le résultat s'était avéré très décevant, certes, mais elle profiterait certainement du peu qu'elle savait pour assouvir sa soif de vengeance.
Faisant mine de replacer les chandelles au-dessus du foyer, Amélia vit enfin le moment parfait se présenter à elle alors qu'Alessandria prenait la coupe de vin dans sa main afin d'en boire une gorgée. Fixant la coupe du coin de l'œil, Amélia focalisa sur le liquide rouge qui se balançait sur le côté alors que la sorcière siphonnait la boisson ténébreuse.
Amélia du retenir un sourire moqueur lorsque le verre chavira subtilement sur le côté, projetant le liquide homogène sur la magnifique blouse crème de la fiancée de Dimitri. Mieux encore, comme la coupe était près de son visage, elle en avait reçu un peu dans les cheveux et dans la figure, l'humiliant à point.
« Ahhhhhhhhhh! », s'écria-t-elle en éloignant la coupe de cristal d'elle le plus possible comme s'il s'agissait d'un objet infecte.
« Ohh! », s'éleva la voix de Céleste alors qu'elle observait la scène d'un air médusé.
Amélia se retourna rapidement et s'approcha d'Alessandria avec une serviette dans les mains. Elle la tendit à la sorcière la lingette propre alors que cette dernière la dévisagea d'un air enragé. D'un mouvement raide, elle arracha la serviette des mains d'Amélia.
« Éloigne-toi de moi! Je n'ai pas besoin de cette stupide lingette! », s'écria-t-elle en lançant la serviette sur la table.
Brusquement, elle se leva et quitta la salle à manger, le visage rouge de rage. Céleste s'était levé également, mais n'était pas sorti de la pièce, hésitante.
« Elle va s'en occuper, elle a sa baguette sur elle. », assura Mr Van Droski à sa femme.
Les enfants rigolaient subtilement, et Amélia aurait pu serrer Sissi dans ses bras lorsqu'elle réalisa que c'était elle qui, clairement, trouvait la situation la plus marrante.
« Je vais tout de même aller la voir, elle avait l'air bouleversé… », affirma Miss Céleste en s'éloignant, ses talons hauts résonnant sur le sol de marbre.
Le mot est faible… songea Amélia en se remémorant le visage d'Alessandria enfoui de rage pure.
Elle était consciente que son mauvais coup était particulièrement enfantin, mais elle s'en fichait. Cette sorcière qui était fiancée à l'homme qu'Amélia aimait bien avait un caractère ignoble et plus désagréable que jamais. En plus, elle l'avait cherché lorsqu'elle avait menacé la jeune sorcière avec sa baguette le matin même.
« Manger, les enfants. », résonna alors la voix de Mr Van Droski d'un ton sévère en levant la main, un signe qui demandait le silence complet. Amélia, ne masquant plus son sourire désormais, vit alors quelque chose de brillant au doigt du maitre du manoir.
Aussitôt, le visage de la jeune fille redevint plus sérieux que jamais, fixant la bague armée d'une magnifique pierre noire comme la nuit.
Bon sang… pensa-t-elle en reconnaissant la bague de ses ancêtres, la bague au Diamant Noir.
« Miss Howard? »
Amélia releva la tête, remarquant le regard sévère de Mr Van Droski sur elle.
« Pardon… », s'excusa maladroitement Amélia en reprenant ses esprits.
« Vous pouvez disposer. », répondit simplement l'homme en tournant la tête, ne portant plus attention à elle. Aussitôt, tout devint silencieux, seul le bruit des fourchettes et couteaux émettaient un grincement saillant dans les assiettes de porcelaines.
Amélia sortit subtilement de la pièce, ayant des pensées que pour la bague, désormais.
C'est lui… C'est lui qui la porte… songea Amélia en se dirigeant dans les cuisines. Je dois… Je dois absolument la récupérer… Mais comment? Il ne doit pas toujours l'avoir sur lui… Après tout, je l'aurais remarqué avant… Il doit la disposer dans un endroit… Son bureau, peut-être?
« Amélia? »
La jeune sorcière sursauta violemment et se retourna vers le nouvel arrivant.
« Qu'est-ce qui se passe? », continua la voix du Major d'homme.
« Alessandria a renversé sa coupe de vin sur elle… Elle est furieuse. », répondit Amélia sans le moindre intérêt.
« Ahh… Elle devait le mériter… Avec son sale caractère ignoble.. », dit alors Gustavo, à la grande surprise de la sorcière.
« Tu la détestes aussi? », s'exclama alors Amélia.
« Je n'irai pas jusqu'à dire que je la déteste… Mais disons que j'ai autant d'affection pour cette femme que pour une plante sèche. »
La jeune sorcière éclata de rire.
« Maintenant dit-moi. Pourquoi toi, la détestes-tu? », questionna alors Gustavo avec un air soupçonneux.
La jeune sorcière reprit son sérieux.
« Parce qu'elle m'a menacée avec sa baguette, ce matin. »
« Non! La grande vipère! En quelle raison? »
« Je ne sais pas trop… Elle est cinglée. »
« Hmmmph. Je ne comprends pas comment Mr Volkoff peut supporter une sorcière comme elle. »
Amélia observa Gustavo.
« Ouais… »
« Homme séduisant, femme d'une beauté satanique. Voilà ce qu'ils font ensemble. S'il choisit elle, c'est qu'il ne mérite pas mieux. », ajouta-t-il d'un ton offensé.
Puis, il s'éloigna sans ajouter un mot, laissant la jeune fille dans le couloir. Ce qu'il affirmait n'était pas faux. Pourquoi avait-il choisi une femme comme elle? Certes, elle était belle et élégante, mais sa personnalité était ce qu'il y avait de plus repoussant dans le monde, comment pouvait-il l'endurer? Puis, elle songea à ce qu'il lui avait dit dans la voiture, lors de leur dernière rencontre. Leur histoire était compliquée, et il n'était pas nécessairement amoureux d'elle...
« Miss Céleste! », s'écria alors Amélia en apercevant la maitresse apparaitre dans le couloir.
Elle se tourna vers elle, un air contrarier régnant sur son visage.
« Alessandria est réellement outré. », répondit la femme.
Amélia l'observa d'un air indéchiffrable.
« Je comprends… C'est un accident bête… »
Céleste la dévisagea d'un air suspicieux.
« En fait, elle ne croit pas qu'il s'agisse d'un accident… », affirma alors Céleste en observant minutieusement la jeune sorcière.
Amélia la contempla d'un air perplexe.
« Vraiment ? », questionna-t-elle innocemment.
« En fait, elle croit que c'est vous qui avez chaviré sa coupe. »
Amélia afficha un air surprit particulièrement convaincant.
« Moi? Mais comment? J'étais de l'autre côté de la table… »
« Elle croit que vous lui avez lancé un sort. », répondit alors Céleste, le plus sérieusement du monde.
« Mais… Je suis une Crackmol… »
« L'êtes-vous réellement? », questionna sévèrement la dame.
Amélia eut l'impression que ses jambes allaient succomber à tout moment.
« Bien sûr… »
Céleste s'approcha de quelques pas, fixant droit dans les yeux la jeune fille avec un air sérieux. Amélia resta parfaitement immobile, tentant de ne pas détourner le regard de peur que ça révèle son secret.
« Remettez-vous au travail. », affirma-t-elle finalement en s'éloignant en marchant d'un pas précipité.
Amélia prit alors une grande inspiration, prenant conscience qu'elle avait retenu son souffle pendant tout ce temps. Elle réalisa également que son mauvais tour avec faillit démasquer son secret. Elle devait être plus discrète, désormais.
« Tu vas perdre ton boulot, petite sotte. »
Amélia se retourna brusquement, découvrant la grande sorcière devant elle, la fixant d'un air meurtrier. Amélia remarqua que son chemisier était de nouveau intact.
« Et pourquoi cela? », répliqua Amélia en s'approchant d'un pas, montrant qu'elle n'était pas intimidée par ses menaces.
Alessandria afficha un sourire mesquin sur son visage.
« Parce que je vais me venger. », répondit-elle en s'éloignant, se dirigeant vers la salle à manger.
« Comment va votre fiancé? », s'écria alors Amélia.
La grande sorcière s'immobilisa dans le couloir.
« Qu'avez-vous dit? », répliqua-t-elle en se retournant, les dents serrées.
« Votre fiancé, il va bien? C'est curieux qu'il ne soit pas présent, vous ne trouvez pas? », se moqua Amélia.
Les yeux de la sorcière aux cheveux blonds devinrent de petites fentes. Amélia songea que si un regard pouvait tuer, celui-ci n'aurait pas été une exception.
« Retournez à votre travail, pendant que vous en avez encore un. »
Sur ces derniers mots, Alessandria s'éloigna rapidement, disparaissant alors qu'elle entrait la salle à manger.
« Ce boulot, je n'en aurai pas besoin pour bien longtemps, maintenant que j'ai trouvé la bague. », répliqua alors Amélia pour elle-même.
Elle marcha lentement dans le couloir alors que ses pensées s'entremêlaient.
« Bientôt, je serai de retour chez moi. »
.oOoOo.
La suite viendra bientôt, j'ai déjà écrit une bonne partie.
Reviiiiiiews svp ^_^ ça m'encourage à écrire plus vite, je vous le jure! (et ça ne me donne pas l'impression de me grouiller à poster un chapitre pour rien…) Enfin, ce chapitre est peu révélateur, mais les prochains risquent de vous plaire d'avantage.
xoxo
