Hello !

Voilà la suite un peu plus courte et qui est passée chez la bêta.

Kciuq : Voilà la suite, il n'y a plus à attendre :)

Ju : Youhouu, c'est toujours cool d'accueillir une nouvelle lectrice ! Contente que ça te plaise (ou plaisait :p). Merci pour le commentaire !

Emilie : Vas-y va le frapper, je pense que tout le monde te remerciera x) Pour le calin à Kurt je me dévoue !

Katie-Channel : "C'est quoi ça?" Je dirais l'auteur qui a voulu encore plus les faire souffrir. Pauvre Kurt oui :'( Et tu vas pas être décue de la discussion mais je sais pas dans quel sens...

Disclaimer : Glee est à RIB et l'histoire à fanficloverme96, je ne fais que traduire.

Bonne lecture ! :)


Chapitre 31: Statu quo

~Et quand le temps s'arrêta, il ne sut pas quoi penser~

~And when the time stopped, he did not know what to think~

La pièce était silencieuse.

Kurt fixait le plafond d'un regard vide alors qu'il était allongé sur le lit. Il était décoiffé et ses joues étaient encore rouge d'avoir trop couru. Ses doigts agrippaient la couverture et sa respiration était légèrement inégale.

Mais à part ça, il ne montrait pas de signe qui indiquait qu'il avait pleuré.

Parce qu'il n'avait pas pleuré. Il était trop engourdi pour réagir proprement.

Peut-être que la chance était de son côté parce que quand il était arrivé, la maison était vide. Le reste de la famille était sortie pour manger. Il avait quatre appels manqués qui indiquait que Burt avait essayé de l'appeler. Alors finalement, une note était écrite, l'informant qu'ils seraient bientôt de retour avec sa part de déjeuner.

Ce qui était marrant, c'est que Kurt n'avait même pas remarqué que son téléphone avait sonné.

Il ne savait pas depuis combien de temps il était allongé là. Il s'en fichait. Il continuait simplement de respirer, les yeux trainant sur le plafond. A ses côtés, son téléphone sonna. Deux fois. Trois fois. Kurt ne le remarqua pas.

1 appel manqué de Blaine.

2 appels manqués de son père.

Ensuite, son téléphone vibra. Une fois encore, Kurt l'ignora. Ou plutôt il ne remarqua pas.

1 message reçu de Blaine.

Trois mille cinquante-quatre respirations plus tard, Kurt entendit la porte de sa chambre s'ouvrir. Doucement, il enleva son regard du plafond et son regard se posa sur la personne se tenant au pas de la porte.

C'était Sebastian.

Le cœur de Kurt rata un battement.

Avec prudence, il s'assit et fixa le garçon en silence alors que Sebastian allait s'allonger sur son lit, fermant ses yeux brièvement. Il avait l'air calme, comme si les évènements qui étaient survenus il n'y a pas longtemps ne s'étaient jamais passé. Aucun d'eux ne parla pendant une longue minute.

Jusqu'à ce que Kurt ne puisse plus le supporter.

« Pourquoi?" Chuchota-t-il.

"Pourquoi quoi, princesse ? » Répondit Sebastian froidement. Kurt se déroba au retour du surnom, grimaçant aux souvenirs voilés qui commençaient à refaire surface. Il les repoussa avec détermination, refusant de se laisser faire.

Et aussi, il n'aimait pas le ton de la voix de Sebastian. C'était froid et cynique. Quelque chose qu'il n'avait pas entendu depuis un moment. Kurt déglutit avec difficulté.

"Pourquoi as-tu fais ça?" demanda Kurt à nouveau, essayant de garder sa voix calme.

Sebastian ouvrit ses yeux pour regarder Kurt avec une expression amuse. « J'ai fait beaucoup de choses aujourd'hui, Kurt. Ou plutôt, je me suis fait beaucoup de gens," ajouta-t-il avec un sourire cynique. « Alors tu vas devoir être plus spécifique."

Quelque chose se brisa en Kurt.

"J'arrive… juste pas à te croire," dit Kurt, sa voix sur le point de se briser. Et quand Sebastian continua à le regarder avec son sourire cynique, Kurt devint encore plus en colère. Et plus blessé. "J'aurais dû le savoir," continua-t-il. "Je te connais depuis un moment et pourtant…" Kurt laissa échapper une expiration tremblante. « Je suis tombé dedans."

Sebastian leva simplement un sourcil. « Je comprends pas un mot de ce que tu dis. »

"T'es un abruti, voilà ce que je dis," intervint Kurt d'un ton cassant, ses larmes coulant finalement de ses yeux. « Je dis que tu es un salaud au cœur de pierre qui aime jouer avec les sentiments des autres sans un signe de remords. Je dis que je n'arrive pas à croire avoir pensé t'aimer." Kurt lança un regard noir à Sebastian. "Pourquoi tu crois que c'est bon pour toi de me donner des signes juste pour… pour me faire de faux espoirs et-"

"Je n'ai donné de faux espoirs à personne, princesse," interrompit doucement Sebastian. « Tu es celui qui avait tout dans ta tête. »

Kurt était muet.

« Reconnais-le, princesse, » continua Sebastian en s'asseyant. « Tu avais ce fantasme dans ta tête sur combien tu me voulais, mais malheureusement pour toi, ton esprit de lycéen a confondu ça avec l'amour. Un amour que je ne retourne pas, » il offrit un sourire compatissant à Kurt, mais ça avait l'air d'être un sourire moqueur. « C'est bon, cependant. Ça arrive souvent. Je vais pas garder ça contre toi."

Il y eut un son retentissant qui fit écho dans la chambre et soudainement, Sebastian trébucha et tomba sur le matelas, son expression légèrement choquée. Sa joue était rouge.

Kurt avait sa main en l'air et respirait lourdement.

"Va te faire foutre, espèce de salaud égoïste, » grommela Kurt. « J'ai toujours su que tu t'en fichais de l'amour, traitant les émotions des gens comme si elles étaient rien. Je sais comme t'aime avoir des aventures, baiser, avoir des coups d'un soir ou peu importe, juste pour t'amuser. Mais tu sais, » il prit une inspiration et la laissa sortir un peu tremblante, essuyant les larmes sur son visage. « Je suis quand même tombé amoureux de toi. Tu sais pourquoi, »

"Parce que tu es naïf ?" proposa Sebastian.

Kurt se jeta abruptement sur Sebastian et le retint contre le matelas, ses doigts agrippant le tissu de sa chemise. S'il devait dire la vérité, Sebastian était immensément surpris. Kurt le regarda à travers des yeux mi-clos, ses lèvres à quelques millimètres de Sebastian.

"Parce que je pensais que t'avais changé, espèce de con!" Gronda Kurt. "Parce que je pensais que pour une fois tu tenais à quelque chose ! Je… Je…" Kurt baissa son regard. "Je comprends pas. T'es toujours là pour moi et tu m'as beaucoup aidé. J'ai commencé à tenir à toi, à m'en faire pour toi, à avoir peur pour toi. J'ai pensé que pendant tout ce temps je t'avais mal interprété. » Il regarda Sebastian avec des yeux humides. « Alors pourquoi tu continues de t'en foutre de mes sentiments pour toi comme s'ils n'étaient rien ? Je peux supporter d'être rejeté, Sebastian, mais…" Il renifla. "Mais pas comme ça."

Kurt ne s'attendit pas à la réaction de Sebastian. Le garçon se trouva soudainement retourné pour qu'il soit allongé sur son dos et Sebastian était au-dessus de lui. Ses lèvres furent soudainement capturées dans un baiser si passionné que Kurt se sentit étourdi. Il attrapa l'avant-bras de Sebastian pour son équilibre alors qu'ils continuaient de s'embrasser, leurs langues s'emmêlant et leurs dents s'entrechoquant.

Quand Sebastian s'écarta finalement, Kurt se trouva à le fixer, son expression dans un mélange de crainte et d'incrédulité.

"Pourquoi je ne te donnerais pas quelque chose dont tu as envie? » Chuchota Sebastian.

« Quoi?" demanda Kurt d'une voix confuse. « Q-qu'est-ce que tu veux dire ? »

Sebastian sourit. "Je pourrais te donner ce que tu veux," ronronna-t-il dans l'oreille de Kurt. "Comme ça tu te sentira pas du côté des perdants. » Sa main caressa la joue de Kurt avant de descendre et de se glisser sous la chemise de Kurt, caressant la peau. Kurt haleta silencieusement quand les doigts de Sebastian agrippèrent la braguette du jean de Kurt.

Une part de lui le voulait. Le voulait tellement que ça faisait mal.

Mais une majorité de lui était en colère. Il en avait marre.

Il poussa Sebastian loin de lui et s'éloigna rapidement, fixant farouchement le garçon. "Comment oses-tu?" Cracha-t-il. "Tu penses que c'est tout ce que je veux ? Tu crois que le sexe va tout résoudre ? »

"Pour la plupart des gens…" Sebastian haussa les épaules. "Oui."

Cette fois, Kurt ne le gifla pas. Il le frappa. Carrément à la mâchoire. Sebastian trébucha à nouveau sur le matelas, tenant sa mâchoire blessée. Quand il enleva sa main, il y avait du sang dessus. Sebastian saignait.

"T'es malade," dit Kurt, du venin dans la voix. « Je peux pas supporter de te voir. »

Kurt tourna les talons et sortit de la chambre, sans regarder en arrière.

C'est dommage cependant.

Parce que s'il avait regardé en arrière, il aurait remarqué l'expression brisée que Sebastian portrait alors qu'il le regardait partir.

~*.*~

Les jours qui suivirent furent incroyablement tendus entre les deux garçons.

Kurt refusait avec véhémence de parler ou même regarder Sebastian. Sa posture toujours raide quand Sebastian s'asseyait à ses côtés pendant le repas et il l'ignorait de façon flagrante quand Sebastian le regardait de côté. Kurt était toujours endormi quand Sebastian venait se coucher, dos à lui.

La tension entre eux était si importante que le reste de la famille de Kurt l'avait remarqué. Mais aucun d'eux n'osait dire quelque chose pour le moment.

Kurt était toujours en colère et la colère ne faisait que grandir quand il voyait Sebastian. Il haïssait combien il l'avait blessé, combien il l'avait négligé comme s'il n'était rien, combien il s'était foutu de Kurt en le laissant tomber amoureux de lui.

Il détestait comment Sebastian semblait imperturbable par rapport à la situation.

Il détestait le fait d'être le seul à souffrir.

Il détestait le fait qu'il était le seul qui pleurait dans son sommeil malgré tout.

Parce que ça faisait encore plus mal que quand Blaine lui avait avoué ne plus être amoureux de lui. C'était une histoire différente. Blaine avait accepté et sincèrement retourné ses sentiments. Et il avait essayé de garder ses sentiments envers Kurt quand il avait l'impression de le perdre.

Blaine était différent parce qu'il s'était battu.

Sebastian n'avait même pas essayé. Il s'en fichait.

Et ça,

Ça faisait plus mal que ça ne devrait.

Blaine l'avait appelé quelques fois et Kurt se forçait à avoir l'air d'aller bien. Ils parlaient de choses et d'autres, Kurt avait demandé comment s'était passé son rendez-vous et Blaine avait répondu que ça avait été merveilleux avec cette voix si joyeuse qu'elle était presque écœurante. Et aussi, apparemment, Nicholas l'avait embrassé. Pour la première fois.

"Je ne m'y attendais même pas," dit Blaine. "Il m'a complètement pris par surprise."

"Les gens ne disent pas "Hey, je vais t'embrasser maintenant", tu sais," répondit Kurt sèchement, un petit sourire jouant sur ses lèvres. "A part si c'est Rachel bien sûr."

"Mais même," un soupire joyeux. « J'ai juste… wow."

"Je suis content pour toi," Kurt tenta de donner l'impression qu'il l'était vraiment, mais sa voix était si peu entrainante, même pour lui. Et malheureusement, Blaine le remarqua.

"Tu vas bien, Kurt? Tu n'as l'air très enjoué."

"Je vais bien," répondit Kurt comme un réflexe avant de faire une pause. «En fait…" il soupira. "Non. Je vais pas bien, Blaine. Pas du tout."

"Qu'est-ce qui s'est passé?"

"Je peux te le dire plus tard, face à face?"

"Eh bien… J'ai la maison pour moi pendant quelques jours. Mes parents sont hors de la ville et Cooper à une autre audition," expliqua Blaine. "Si ça te vas, pourquoi tu ne resterais pas un peu ? »

"C'est…" Kurt sourit tristement. "Je pourrais accepter cette offre. »

"Tu sais que je suis toujours là pour toi."

"Je sais."

Il s'était approché de Burt et lui avait demandé à propos de ça pas longtemps après. Burt avait été difficile à convaincre mais finalement, après avoir vu l'air hagard de son fils, il céda. Il savait que Kurt était troublé et le réconfort dont il avait besoin ne pouvait pas être offert par Burt.

Blaine pourrait être le seul qui le peut.

Kurt rangea ses habits et parti après le diner, ne parlant pas à Sebastian comme d'habitude quand il le croisa à l'entrée. Sebastian fixa Kurt alors qu'il partait dans sa voiture. Puis, il monta et frappa à la porte de la chambre des parents de Kurt. Carole ouvrit la porte et après avoir remarqué le sérieux de l'expression de Sebastian, elle sut que quelque chose se passait.

"Qu'est-ce qui ne va pas, Sebastian?" demanda-t-elle. « Tu te sens bien?"

"Est-ce que je peux vous parler un moment ? » Considéra Sebastian. « En fait, ça serait bien que je te parle à toi et Burt. Finn, aussi si possible."

Carole le fixa pendant un moment avant d'acquiescer.

"Bien sûr chéri."

~*.*~

Kurt était resté chez Blaine pour deux nuits."

Ils firent la même chose que d'habitude quand Kurt restait là-bas. Ils regardèrent des dvd, jouèrent avec le piano de Blaine, bavardèrent, et chantèrent si fort que Kurt avait peur que les voisins se plaignent du bruit à la police. (Ils ne l'ont pas fait bien sûr. Ils étaient déjà trop habitués aux bouffonneries des frères Anderson.)

Mais d'une façon ou d'une autre, ils ne finirent jamais par parler de Sebastian.

Kurt n'y arrivait pas.

Blaine n'osait pas demander.

Et Sebastian l'avait appelé le dernier jour où il était chez Blaine. Kurt avait fixé le téléphone en silence avant d'appuyer sur le bouton ignorer et de continuer à ranger ses affaires alors qu'il se préparait à partir.

Cependant, malgré ça, Kurt fini un peu plus heureux que ces derniers jours. Alors quand il quitta la maison de Blaine, embrassant la joue du garçon, il était de meilleure humeur que quand il était arrivé. Il fredonnait une chanson alors qu'il montait les escaliers.

C'était, bien sûr, comme ça jusqu'à ce qu'il ouvre la porte de sa chambre et remarque que toutes les affaires de Sebastian avaient disparues. Le matelas gonflable avait disparu, sa guitare n'était pas dans le coin habituel de la chambre et quand Kurt regarda dans son armoire, seuls les habits de Kurt l'occupait. Les familiers sweat-shirts, chemises à carreaux et baskets étaient partis. Le poster Mcfly qui occupait une des portes de l'armoire de Kurt, placé là juste pour ennuyer Kurt était parti.

Il entendit la voix de Burt derrière lui et se tourna pour faire face à son père.

Il n'aimait pas le regard sur le visage de Burt.

Même pas un peu.

« Papa… Qu'est-ce qui est arrivé à Sebastian?" demanda prudemment Kurt, presque apeuré d'entendre la réponse.

"Il a essayé de t'appeler mais tu décrochais pas," commença Burt avant de soupirer. "Il a dit qu'il avait trouvé un de ses proches pas loin. Enfin… pas loin comme à une heure d'avion d'ici mais, ouais."

"Papa?"

"Ouais, gamin?"

"Je comprends pas."

Burt regarda Kurt avec une expression très triste. Il hésita avant de commencer à parler.

"Il n'est plus là, Kurt. Il est parti il y a une heure. Il doit déjà être à l'aéroport.

Burt ajouta quelque chose d'autre mais Kurt ne l'entendit pas. Tout ce qu'il retint était une chose. Une chose qui pouvait facilement être simplifié par quelques mots.

Sebastian était parti.

Et il ne reviendrait sûrement pas.


A/N: Euh… J'ai de bonnes nouvelles. Je suis heureuse de vous dire que c'est le dernier chapitre qui vous donnera envie de vous arracher les cheveux, de crier jusqu'à ne plus avoir de voix et de chercher des fourches et des torches pour me chasser… Je pense. J'espère.

Alors… ouais.

Les reviews sont agréables et appréciées.