Les livres de Harry Potter sont l'œuvre de J.K. Rowling.
La saga Twilight est une création de Stephenie Meyer.
Cullens go to Hogwarts sort tout droit de l'imagination de la formidable Erica. K. Bailey et met en scène les personnages tirés des livres de ces deux fantastiques auteures mentionnées plus haut.
La traductrice de la version française Les Cullens vont à Poudlard est Milk40.
Merci de me suivre à travers ce crossover et de me faire part de vos commentaires, et bonne lecture.
Chapitre 52 : Des problèmes plus gros que Rita Skeeter
Lundi matin j'avais une période libre, aussi me rendis-je directement à la bibliothèque, sautant le rituel du petit déjeuner. Je m'assis à une table et commençai à lire le manuel de potions des élèves de septième année tout en surveillant ma famille. Emmett et Jasper s'amusaient avec Hagrid. Ils venaient de recevoir une cargaison de petites créatures crépues et Emmett cherchait un moyen d'en ramener une à Venlaw en cachette.
« Sûrement que Rose ne pousserait pas les hauts cris si je revenais avec une de ces petites bêtes – elles sont tellement duveteuses et mignonnes, » dit Emmett en blottissant une des créatures contre sa poitrine.
« Au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, Rose n'est pas exactement le genre à s'extasier devant les choses pelucheuses et craquantes… J'aurais pensé que tu t'en serais rendu compte après plus de 70 ans… Tu aurais plus de chance si c'était mécanique, » répliqua Jasper.
« Mais qui pourrait résister à ça ? »
« Tu f'rais mieux d'les laisser tranquilles… Elles n'aiment pas être enfermées dans les maisons – elles risquent de tout détruire, » tonna Hagrid, ayant entendu leur conversation. Jasper se mit à rire en voyant l'expression déconfite sur le visage d'Emmett.
Je secouai la tête. Emmett et ses idées farfelues… J'allais sans doute devoir vérifier ses affaires en rentrant à la maison. Nous n'avions pas besoin d'une autre catastrophe à Venlaw.
Ensuite Rosalie… Elle était dans la classe de Divination et roulait des yeux sans arrêt…
« Voyez comment Mars est aligné avec Saturne… très intéressant – et inquiétant… Des temps sombres pèsent sur nous, » déclara Professeur Trelawney d'une voix monotone.
Des temps sombres pèsent sur nous… N'importe qui avec la moitié d'une cervelle peut voir ça… Il y a des vampires dans ton école, pour l'amour du ciel…
Je la laissai lorsqu'elle commença son jeu mental des 1001 façons de tuer Professeur Trelawney avant la fin du cours…
Pour terminer – ayant gardé le meilleur pour la fin – Bella. Elle était en Botanique avec Carlisle ce matin, alors je pourrais faire d'une pierre deux coups… Bien entendu je ne me faisais pas tellement de souci au sujet de Carlisle.
Je voulus d'abord l'observer à travers les yeux d'Hermione, mais tout ce que je vis c'est que celle-ci marchait seule à travers le château, ses pensées pêle-mêle… Elle était contrariée… Elle semblait se diriger vers l'infirmerie. Oh non ! Que s'était-il passé ? Où était Bella ? Elle n'était pas avec Hermione. Je passai à l'esprit de Harry. Il était en Botanique avec Ron et, oh ! Voilà Bella. Elle avait l'air d'aller bien. C'était tellement frustrant de regarder par l'intermédiaire d'un esprit dont l'ouïe et l'odorat étaient inférieurs. J'allai voir dans celui de Carlisle.
Pauvre petite. J'espère que Madame Pomfresh pourra soigner ses brûlures… Ce pus de Bubobulb est corrosif… Je suis sûr qu'elle doit avoir des brûlures au second degré…
Je fis une pause momentanée pour vérifier les signes vitaux de Bella via Carlisle. Oui, elle allait bien… C'était Hermione qui n'allait pas. Je voulais rester dans le cours de Botanique et regarder Bella, mais j'étais curieux de savoir ce qui était arrivé à Hermione. Elle n'avait pas l'habitude d'être imprudente ou maladroite. Je me glissai à nouveau dans son esprit…
Rita Skeeter… cette sorcière… stupide lettre avec du pus de Bubobulb…
Quoi ? Est-ce que quelqu'un lui avait envoyé une lettre qui lui avait fait ça ? J'avais besoin d'en savoir plus. Est-ce que les gens pouvaient réellement envoyer des lettres dangereuses par l'intermédiaire des hiboux ? Il fallait que je sache. Je me levai précipitamment et sortis de la bibliothèque pour me rendre à l'infirmerie.
Une Hermione très agitée était assise sur un des petits lits, tenant ses mains sur ses genoux.
« Je serai avec toi dans une minute, chère, » lança Madame Pomfresh depuis l'autre pièce, mais elle n'avait pas l'air de faire beaucoup d'efforts pour se dépêcher.
« Hermione, est-ce que tu vas bien ? » Demandai-je.
Elle se retourna pour me regarder entrer. Son visage avait jusque-là été intensément empreint de colère et de frustration, mais alors que je m'approchais d'elle, elle fondit en larmes. « Oh, Edward… Cette bonne femme Skeeter… C'est tellement horrible… » Sanglota-t-elle. « Ils me détestent… » Elle souleva une énorme pile de courrier qu'elle avait commencé à lire. « Celle-là, » dit-elle en me montrant la lettre à côté d'elle sur le lit, « contenait du pus de Bubobulb… Et maintenant regarde l'état de mes mains. » Elle sanglota de plus belle. « Je ne serai pas capable de tenir ma baguette correctement. »
Je m'assis en face d'elle sur le lit de camp. « Je suis désolé, Hermione… » Je ne savais pas quoi dire d'autre… Je pourrais toujours essayer de retrouver cette sorcière de journaliste. Je connaissais son odeur… mais ensuite quoi ? Je ne pourrais pas la tuer, même si l'idée ne manquait pas d'attrait.
« Jette un coup d'œil à celle-là… » Elle fourra une lettre dans ma main… Celle-ci était faite avec des caractères d'imprimerie qui avaient été découpés dans des journaux… On pouvait y lire ceci :
TU eS uNe FiLLE trÈS méCHantE. HaRRy PottEr méRIte mIEux. rEtouRne D'oÙ tu ViEns mOLdu.
« Et il y en a d'autres… Celle-ci dit 'Harry Potter peut avoir quelqu'un de beaucoup mieux que toi.' Et celle-là disait… » Elle indiqua celle qui trônait sur le lit. « … 'Tu mérites d'être bouillie dans du frai de grenouilles'… »
Je m'emparai de la pile de lettres alors que ses larmes recommençaient à couler à flots. « Je… n'aime… même pas… Harry… » Articula-t-elle entre deux sanglots. « P-p-pas… comme ça… »
« Hermione, pourquoi lis-tu ça ? » M'enquis-je. C'était la pire chose qu'elle pouvait faire – non seulement ouvrir ce courrier, mais continuer à le lire encore et encore. Ça ne ferait qu'assombrir son humeur et la conduire à la dépression.
« Par-parce que. »
« Arrête de les lire. » Je lui lançai un regard sévère. « Est-ce que tu comprends ? Ces lettres ne te feront aucun bien. »
Elle ne semblait pas entièrement convaincue, mais elle hocha la tête.
« Regarde tes mains, Hermione… Qu'est-ce que ce sera ensuite ? » C'était plus une question que je me posais à moi-même. Que faire si l'une de ces lettres étaient destinées à Harry ? Je n'avais pas envisagé la possibilité que quelqu'un puisse l'atteindre par la poste.
Madame Pomfresh était finalement arrivée pour s'occuper d'Hermione et elle était en train de lui panser les mains. Elle nous regarda tour à tour suspicieusement… Bien sûr, d'abord Harry, ensuite Krum… et à présent Edward… Elle ne sort qu'avec les champions…
Je fronçai les sourcils en constatant qu'elle croyait visiblement aux sornettes écrites par cette Rita Skeeter. Comment pouvait-elle penser ça d'Hermione qu'elle connaissait pourtant depuis des années ? Puis ça me frappa, je pouvais entendre ses pensées. Madame Pomfresh ne devait pas être habile en occlumancie. J'avais arrêté de me concentrer sur les pensées des sorciers et sorcières adultes après avoir découvert que beaucoup de leurs esprits m'étaient inaccessibles… Hmmm…
« Voilà, chère, » dit-elle d'un ton léger. « Je suis sûre que ça va aller. » Elle s'éloigna à la hâte, m'adressant un regard rempli de pitié en quittant la pièce. Elle va te mâcher seulement pour te recracher après, cher…
« Alors, es-tu prête à retourner en classe ? » Lui demandai-je, ignorant les préjugés de Madame Pomfresh. « Je peux t'y raccompagner pour m'assurer que tu sois en sécurité… » En plus cela me donnait un prétexte pour voir Bella.
« Oh, merci, Edward. » Elle jeta ses bras autour de ma taille en signe de gratitude. C'était une erreur de ma part de lui permettre un tel geste, mais elle paraissait tellement soulagée qu'au moins une personne ne l'accuse pas de relations illicites.
Bonté divine, il est froid… et dur… C'est quand même agréable au toucher… une minute… Elle recula et me regarda avec méfiance… Qu'est-ce que tu es ?
J'éprouvai le sentiment angoissant qu'il ne lui faudrait pas longtemps pour connaître la réponse à cette question. Mais je ne pouvais pas le lui cacher maintenant, et la relâcher avec précipitation ne ferait que la rendre plus soupçonneuse. « Nous y allons ? » Je fis un signe vers la porte.
Hermione demeura très silencieuse tandis que nous marchions vers sa classe. Elle avait le cours de Soins aux Créatures Magiques en deuxième période avec Hagrid et les élèves de Serpentard.
« Tu t'es séparé de ta petite amie, Potter ? Pourquoi était-elle si bouleversée au petit déjeuner ? » Entendis-je Pansy, une des filles de Serpentard, lancer à Harry. Je jetai un regard de biais à Hermione pour voir si elle avait entendu. C'était peu probable, car nous étions encore à l'intérieur du château. Qui plus est, elle était plongée dans ses pensées. Si elle avait entendu, ça ne s'était pas enregistré.
Hagrid était en train de présenter les Niffleurs que Jasper et Emmett l'avaient aidé à décharger plus tôt aux élèves. « J'ai enterré quelques pièces d'or. J'ai une récompense pour celui d'ent' vous qui choisira l'Niffleur qui en déter'ra l'plus. Faut juste qu'vous enl'viez tous vos objets d'valeur et qu'vous preniez un Niffleur et qu'vous vous prépariez à le lâcher dans la nature. »
J'observai la scène à travers les yeux de Harry pendant que nous nous dirigions vers le Hall d'entrée. Bella retira la chaîne de son cou, l'enveloppa autour de sa bague, plia le tout dans un morceau de parchemin qu'elle rangea dans son sac… Nous avions décidé d'être ouverts au sujet de notre relation, mais nous n'avions pas officialisé quoi que ce soit à l'égard de nos fiançailles, du moins pas parmi les élèves, aussi continuait-elle de porter la bague autour de son cou… près de son cœur, m'avait-elle dit une fois. Je souris à ce souvenir.
« Peut-on acheter ces petites bêtes comme animaux de compagnie, Hagrid ? » Demanda Ron avec enthousiasme, tenant une pièce d'or que son Niffleur avait déposée dans sa main.
« Ta mère ne s'rait pas contente, Ron, » dit Hagrid en souriant. « Ils saccagent les maisons, ces Niffleurs. Bon, j'pense qu'ils ont déterré pas mal toutes les pièces d'or maintenant, » ajouta-t-il, arpentant le lopin de terre pendant que les Niffleurs continuaient à creuser. « J'ai seulement enterré cent pièces d'or. Ah te voilà, Hermione ! » Lança-t-il en nous voyant approcher.
Harry, Ron et Bella cessèrent de porter attention à leurs Niffleurs pour la regarder approcher. C'est-à-dire, jusqu'à ce que le Niffleur de Ron lui revienne avec une autre pièce d'or. Il était très désireux de les recevoir, n'ayant jamais eu beaucoup d'argent dans sa vie.
Tandis que nous rejoignions le groupe, Hagrid termina sa leçon, comptant les pièces d'or de chaque élève – et les informant que c'était de l'or de farfadet, lequel disparaissait au bout de quelques heures. Je jetai un coup d'œil à la ronde… Quelque chose n'allait pas… Je remarquai Madame Maxime qui regardait par la fenêtre de son fiacre, mais ce n'est pas ça qui me tracassait. J'avais un sentiment très clair d'appréhension, comme si quelqu'un me regardait ou que quelque chose allait se produire. Je me concentrai avec tous mes sens mais il n'y avait rien. Peut-être que c'était la lettre d'Hermione en plus de tout ce qui se passait déjà…
« Qu'est-il arrivé à tes mains, Hermione ? » Demanda Hagrid avec inquiétude. On aurait dit qu'elle allait de nouveau fondre en larmes, mais en prenant une profonde inspiration, elle réussit à lui raconter l'histoire sans un seul sanglot.
« Aaah, t'en fais pas, » dit gentiment Hagrid en baissant les yeux vers elle. « J'ai r'çu ce genre de lettres après qu'Rita Skeeter ait écrit un article sur ma mère. 'T'es un monstre et tu d'vrais être éliminé.' 'Ta mère a tué des gens innocents et si t'avais un peu de décence tu saut'rais dans un lac.' »
« Non ! » S'écria Hermione, l'air choqué.
« Ouais, » confirma Hagrid en allant rejoindre Emmett et Jasper pour les aider à transporter et empiler les caisses de Niffleurs contre le mur de sa cabane… seulement pour constater qu'il n'en restait qu'une à transporter. « Y sont juss cinglés, Hermione. N'ouv pas ces lettres si t'en r'çois d'autres. Brûle-les sans les r'garder. »
C'était le même conseil que je lui avais donné, mais d'une certaine façon ça signifiait plus venant d'Hagrid. Sans doute était-ce parce qu'ils avaient vécu la même expérience… ou peut-être était-ce l'histoire qu'ils avaient en commun, mais je pouvais voir dans l'esprit d'Hermione qu'elle avait décidé que c'était ce qu'il fallait faire.
La classe était terminée maintenant, et la pause déjeuner suivait… C'était un soulagement d'être libre de pouvoir aller à la rencontre de Bella et l'attendre tandis qu'elle reprenait sa bague dans son sac. Elle s'arrêta momentanément pour la contempler. Elle fit un mouvement vers sa main gauche, comme si elle allait mettre la bague dans son doigt. Puis, la serrant très fort dans sa main, elle soupira.
« Permets-moi, » offris-je, lui tendant ma main. Elle y déposa la chaîne avec la bague. Je la pris et l'attachai soigneusement autour de son cou, écartant ses cheveux dans la manœuvre, puis je me penchai pour appuyer mes lèvres à ceux-ci. Je soupirai, sachant que je n'allais pas oser davantage. Elle me sourit et prit ma main pour retourner au château… Les yeux d'Hermione s'écarquillèrent de curiosité alors que nous les rejoignions.
Je pressai doucement la main de Bella quand nous nous séparâmes à l'entrée de la Grande Salle. Elle poursuivit son chemin avec Hermione, Harry et Ron tandis que j'allais retrouver Cedric, James, Patrick et Ernie à la table des Poufsouffle. « Où étais-tu pendant la deuxième période ? » Questionna Cedric… J'avais manqué Botanique, mais ce ne serait pas un problème.
« Hermione Granger a été blessée ce matin… Elle a ouvert une lettre contenant du pus de Bubobulb… Je suis resté avec elle à l'infirmerie, » répondis-je.
« Ça lui apprendra – cette marie-couche-toi-là – d'abord Harry, ensuite Krum, et maintenant toi si tu ne fais pas attention, » lança sauvagement Ernie.
« Vous ne croyez pas vraiment ce que cette bonne femme Skeeter écrit dans ce torchon qui passe pour un journal sérieux, n'est-ce pas ? » Demandai-je. « C'est un ramassis d'ordures. »
« Et qu'en est-il de Bella ? » S'enquit Cedric. Tu as intérêt à ne rien faire qui pourrait la heurter.
« Bella est l'amie d'Hermione et ma fian… petite amie, » répliquai-je fermement. « J'ai seulement voulu vérifier comment Hermione se portait à cause de leur lien d'amitié, précisément – et parce que ça me préoccupe d'entendre que quelqu'un s'est fait attaquer comme ça via le service postal – pouvez-vous imaginer ? »
« Ce n'est rien du tout. J'ai entendu parler de gens qui envoient des maléfices par hibou. Ça prend une grande enveloppe, cependant… » Commenta Patrick.
Cela amena un tout autre sujet de préoccupation… Est-ce que quelqu'un pouvait jeter un sort mortel à Harry par la poste ? « Quel genre de maléfice ? »
« Rien de trop gros… surtout des trucs comme de l'acné et des verrues… » Dit-il en prenant une bouchée de sa dinde.
Cedric capta l'angoisse dans mes yeux et la compréhension se répandit sur son visage. Tu ne t'inquiètes pas au sujet d'Hermione, tu t'en fais pour Harry, n'est-ce pas ?
Je hochai subtilement la tête, content de voir qu'il avait compris ce mode de communication, et soulagé qu'il ne pense pas que j'étais intéressé à Hermione de quelque façon que ce soit, surtout après les confidences que je lui avais faites pendant les vacances de Noël. Il se détendit.
Alors que la période de déjeuner tirait à sa fin, nous entendîmes tous une exclamation à travers le réfectoire. « Je déteste cette bonne femme Skeeter ! » Éclata violemment Hermione. « Je me vengerai d'elle quitte à ce que ce soit la dernière chose que je fasse ! »
« Y a-t-il quelque chose que nous puissions faire ? » Demandai-je à Dumbledore lors de notre réunion hebdomadaire. Hermione avait continué à recevoir des piles de courrier haineux toute la semaine. Elle avait ignoré la plupart de ces lettres, les jetant rapidement dans les flammes. Toutefois, elle n'avait pu ignorer les Beuglantes qui explosaient à la table des Gryffondor au moins une fois par jour, lui hurlant des insultes que toute la salle pouvait entendre… et celles-ci étaient vraiment désagréables.
« J'ai bien peur que ce soit un irritant mineur à la lumière du problème plus vaste – néanmoins nous pourrions prendre les dispositions pour que son courrier soit délivré ailleurs… Je vais en discuter avec elle. Tout ça va probablement se calmer sous peu. »
« Elle est vraiment montée contre Skeeter à présent, » dit Bella. « Elle a commencé à enquêter. Elle a vérifié auprès de Maugrey – il ne semble pas que Skeeter ait une cape d'invisibilité… mais elle doit faire quelque chose pour pénétrer dans l'enceinte de l'école. La conversation qu'elle a surprise entre Hermione et Krum se déroulait au bord du lac, loin de la table des juges… Je ne crois pas que quelqu'un d'autre aurait pu l'entendre… Eh bien, c'est-à-dire à part vous. » Elle nous regarda les uns après les autres.
« Madame Skeeter est un sujet de préoccupation, certes, mais pas le plus important… » Déclara sévèrement Dumbledore. « Et Hermione ferait bien de s'en souvenir… Je vais voir ce que je peux faire pour alléger son malaise, mais il y a des questions plus importantes… » Je n'avais jamais vu le directeur de Poudlard autrement que sympathique à l'endroit de ses élèves. Sa dureté me prit au dépourvu.
« Mais elle pourrait faire quelque chose d'illégal, » insista Bella.
Dumbledore émit un petit rire, bien que l'humour n'atteignait pas ses yeux. « Oh, de ça je suis tout à fait certain… C'est d'une journaliste que nous parlons. Elle mentirait au sujet de sa propre mère pour vendre ses histoires. Mais elle n'est pas un Mangemort… ni une partisane de Voldemort. »
« Mais les lettres, » intervint Jasper. « Elles doivent être un sujet de préoccupation – quelqu'un ne pourrait-il pas attaquer Harry de la même manière ? »
« Oui, » répondit systématiquement Dumbledore, « il y a plusieurs façons d'envoyer quelque chose de nocif par hibou, mais rien qui pourrait être fatal… Malgré tout, il serait sans doute préférable que nous gardions aussi un œil sur ses paquets. Il n'en reçoit pas beaucoup, alors ça ne devrait pas être très problématique. »
« Seulement les messages de Sirius, » dit Bella.
Dumbledore regarda Sirius. « Tu ne fais rien qui pourrait te compromettre, n'est-ce pas ? »
« Je suis très prudent, » répondit-il.
« Écoutez, à mesure que nous approchons de la tâche finale, je veux que nous soyons extrêmement vigilants vis-à-vis tout ce qui concerne Harry. Il y a trop de choses étranges – la disparition de Croupton… Ton intuition est bonne, Jasper, je doute moi aussi fortement qu'il soit simplement en congé de maladie… La façon dont Mars est alignée… Bertha Johnson qui ne s'est toujours pas manifestée… Les gobelins… Les choses manquent tout bonnement de cohérence… »
« La marque de Karkaroff, » ajouta Sirius.
Dumbledore le regarda curieusement.
« Harry a mentionné ce détail lors de sa visite. Karkaroff insistait pour rencontrer Rogue. Harry était resté derrière et il a tout entendu. Karkaroff a retiré son manteau et a montré quelque chose sur son bras à Rogue. Je peux seulement imaginer que c'était la marque des ténèbres. »
« Karkaroff est un Mangemort, » confirma Jasper.
« Était un Mangemort… Il est parti quand Voldemort a été vaincu… Je ne pense pas qu'il soit très content de lui en ce moment. Si leurs marques sont plus visibles, cela signifie que Voldemort devient plus fort… » Dumbledore caressa sa barbe, en profonde réflexion. « Karkaroff veut peut-être essayer de revenir dans ses bonnes grâces… »
« Pourrait-il attenter à la vie de Harry ? » Demandai-je.
« Il pourrait – cependant il serait plus probable qu'il essaye de kidnapper Harry et l'emmène à Voldemort lui-même… » Répondit Sirius.
« C'est vrai… Edward, je te prierais de faire ton possible pour ne pas perdre Harry de vue… »
J'acquiesçai.
« Merci. Eh bien ça a été très agréable, » dit Dumbledore, soudainement plus badin, comme si la discussion que nous venions d'avoir n'avait été rien de plus qu'une plaisante visite dans le passé. Il disparut tout de suite après.
« Je n'ai toujours pas confiance en cette Rita Skeeter, » déclara Jasper. « Il y a quelque chose d'insolite à son sujet. Hermione a raison – c'est étrange qu'elle soit au courant de tant de choses. »
« Est-il possible que l'école et son voisinage soient sur écoute ? » Demanda Bella.
« Non, rappelle-toi – rien d'électrique ne fonctionne sur le terrain… » Répondit Jasper. « Et si elle n'utilise pas une cape d'invisibilité, je ne sais pas comment elle a pu s'approcher suffisamment pour écouter une conversation, à moins qu'elle ne possède ton pouvoir, Edward. »
« Il faudrait quand même qu'elle ait été proche, » fis-je remarquer, « et je doute que cela ait été le cas… »
« La façon la plus simple est de se cacher tout en restant bien visible… C'est incroyable ce qu'on peut entendre quand on est un chien, » dit Sirius en souriant. « Quoi qu'il en soit, Dumbledore a raison. Skeeter est une nuisance, mais pas un danger… Nous devons nous concentrer sur la protection de Harry. »
Il avait raison, bien sûr, mais il y avait une partie de moi qui voulait défendre Hermione. C'était une bonne personne, sans compter qu'elle était extrêmement serviable. C'était une honte de la voir souffrir… Une question occupa le plus clair de mes pensées alors que j'étais allongé à côté de la forme endormie de Bella… Quelque chose que Sirius avait dit me revenait constamment à l'esprit – 'se cacher tout en restant bien visible'… Je le dis à voix haute à quelques reprises pour voir si cela contribuerait à générer des idées.
Je pouvais voir comment il s'y était pris. En jouant le rôle d'un chien affectueux… allant vers les gens pendant qu'ils bavardaient. Qui aurait pu le soupçonner ? Il devait avoir entendu des tonnes de choses au cours de son périple, recueilli un tas d'informations.
Je sentais une espèce de lien de parenté avec Sirius. Il vivait comme je l'avais fait à une certaine époque, seul, papillonnant d'un endroit à l'autre – parmi les coins les plus sombres de la terre. La première fois, c'était lorsque j'avais quitté Carlisle et Esme pour vivre comme un vampire normal – me nourrissant du sang de monstres qui faisaient du mal aux innocents… mais je ne pouvais pas continuer. J'étais devenu un monstre au même titre que ceux que j'éliminais… Puis quand j'avais quitté Bella… Quand je n'avais plus de but, quand ma raison de vivre n'était plus en vue. J'avais voyagé d'un lieu à l'autre – à la recherche de Victoria – ma dernière résolution pour protéger… Ça n'avait pas été une vie facile. J'étais heureux qu'Esme ait trouvé un moyen de recueillir Sirius.
« Hmmm… » Entendis-je Bella marmonner. Ma deuxième partie préférée de la nuit s'en venait… Ma partie préférée maintenant, depuis que nous avions institué nos restrictions… « Edward… Edward… » Sa voix était soudainement claire et elle s'assit dans le lit. « Edward, est-ce que Rita Skeeter pourrait être un métamorphe ? »
Bon dimanche tout le monde, et bonne fête des mères à toutes celles qui célèbrent aujourd'hui...
À bientôt
Milk
