Hello !

Voilà le chapitre suivant où vous allez ENFIN pouvoir respirer un peu. Il sort tout juste de la correction, il est encore tout chaud !

Il y a une chanson vers la fin qui n'a pas été trauidte pour la simple raison que je n'ai pas trouvé sa traduction sur internet, je préfère donc la laisser comme ça.

Emilie : C'est vrai qu'on n'a pas l'habitude de voir Kurt comme ça, mais on sait bien qu'il ne va pas se laisser faire !

Disclaimer : Glee est à RIB et l'histoire à fanficloverme96, je ne fais que traduire.

Bonne lecture ! :)


Chapitre 32: Vérité

~Il sait, maintenant.~

~He knows, now. ~

Si Kurt était honnête, il avait plus envie de rire qu'autre chose.

Il était assis sur son lit, regardant sa chambre depuis presque une demi-heure maintenant et soudainement, il avait envie de rire. Parce qu'il réalisait juste comment la vie avait été dramatique ces derniers temps. Il avait été abandonné, rejeté par l'école de ses rêves, agressé sexuellement deux fois, rejeté par la personne qu'il aimait et maintenant celui qu'il aime est parti.

Ça avait tellement l'air d'un mauvais feuilleton qu'il détestait regarder à la télévision.

C'était si amusant d'une façon que bientôt Kurt rit quoi qu'un peu amèrement. Mais alors qu'il riait, des larmes glissèrent silencieusement le long de ses joues et bientôt, son rire se transforma en sanglots étouffés. Kurt ne savait honnêtement plus quoi faire. Il était si fatigué de tout. Fatigué d'être blessé, encore et encore.

"C'est tellement… ridicule," murmura Kurt pour lui-même, son bras gauche couvrant ses yeux alors qu'il était allongé sur son lit. « Tellement… ridicule, merde."

Il ne savait pas s'il devait se sentir énervé ou déprimé. Sebastian était parti, dans un autre Etat peut-être et Kurt ne pouvait s'empêcher de se demander pourquoi Sebastian avait fait un truc aussi dramatique juste pour s'éloigner de Kurt. Il se demanda brièvement si c'était à cause de ses mots trop sévères et cette pensée le fit se sentir incertain.

Laissant tomber l'idée de penser à autre chose, Kurt laissa échapper un doux, dépérissant soupire et se leva. Il se sentait bizarrement résigné à propos de toute cette histoire. Il n'y avait rien d'autre qu'il pouvait faire et il était honnêtement épuisé.

J'ai besoin d'une pause…

Alors qu'il marchait vers la salle de bain, son regard s'arrêta sur quelque chose. Il se tourna et marcha avers l'objet, s'agenouillant sur le sol pour voir de plus près. Coincée entre son lit et le mur se trouvait une boite bleue, tenue fermée avec une ficelle. Levant un sourcil, il la prit et l'approcha de son visage pour l'inspecter. Il ne se souvenait pas posséder quelque chose comme ça et il pensa instantanément à Sebastian.

Bien sûr, la boite devait être à lui.

Il l'a posa sur le sol et se contenta de la regarder pendant un moment. Kurt remarqua que sur le côté de la boite, les noms des parents de Sebastian étaient écrits.

"Je garde encore les lettres…"

"Les lettres de ses parents, hein…" Kurt se demanda pourquoi Sebastian oublierai quelque chose d'une si grande valeur, même à la hâte. Il prit la boite à nouveau et ses doigts oscillèrent avec hésitation au-dessus du nœud. Kurt se mordit la lèvre et prit une profonde inspiration. Il savait qu'il ne devrait pas faire ça. Mais quelque chose dans sa tête lui disait qu'il en avait besoin.

Alors il prit doucement le bout de la ficelle et tira, défaisant le nœud d'un geste. Il hésita à nouveau avant d'enlever le haut de la boite et de la poser sur le sol. Dans la boite se trouvait en effet des piles de lettres, posées proprement et étiquetées. Il y en avait une où était inscrit "les lettres des parents", une avec "les lettres pour les parents" et l'autre était-

C'était-

Il y avait marqué "Lettres pour Kurt."

Les lettres. Elles lui étaient adressées. Ecrites par Sebastian mais elles n'avaient jamais été envoyées à Kurt. Il sentit sa respiration se couper dans sa gorge alors qu'il les fixait. Il prit doucement le tas de lettres et s'assit sur son lit, n'enlevant jamais le regard des lettres dans ses mains.

Il y avait un total de quinze lettres et elles étaient rangées par date, commençant par le jour où Kurt était entré à l'hôpital. Il prit la première de la pile et ouvrit l'enveloppe avant de sortir le papier plié.

Il commença à lire, en retenant sa respiration.

Cher Kurt,

J'ai récemment pris cette habitude d'écrire des lettres et j'ai pensé que je pourrais t'en écrire une pour une fois. J'écris ça alors que je suis assis à tes côtés à te regarder dormir. Tu sais tu as vraiment l'air différent quand tu dors. Tu as l'air plus paisible et relaxé, comme si tu étais complètement inconscient du monde autour de toi.

Tu parles dans ton sommeil aussi. Parfois. Les mots que tu dis n'ont habituellement pas beaucoup de sens mais parfois je peux comprendre l'essentiel. Tu parles habituellement de Blaine. Combien il te manque, combien tu l'aimes et tout ça. Tu parles de ta mère, aussi, de temps à autre. Ce n'est pas très souvent mais je l'ai entendu une ou deux fois. Je comprends comment tu te sens. Mes parents me manquent aussi beaucoup.

Kurt, tu pleures aussi dans ton sommeil parfois. Comme maintenant. Et honnêtement je déteste quand tu pleures. Ça me donne l'impression d'être impuissant parce que je ne sais pas comment arrêter tes larmes. Je déteste quand tu as mal… Parce que je sais que tu ne le mérites pas.

Je suis vraiment désolé pour tout ce qui t'es arrivé, Kurt. Je voudrais pouvoir retourner dans le passé et éviter que ces horribles choses arrivent à toi et Blaine. Je suis désolé de ne pas pouvoir faire plus que de rester à tes côtés aussi longtemps que tu as besoin de moi. Aussi longtemps que tu veux de moi.

Parce que vraiment, c'est tout ce que je peux faire pour le moment.

Sebastian

Kurt posa doucement la lettre, laissant échapper la respiration qu'il retenait. Il ne savait honnêtement pas quoi dire. Que pourrait-il dire dans une situation comme ça ? Alors à la place, il prit simplement une autre lettre au hasard cette fois et commença à lire. Elle avait été écrite le jour où Blaine s'était réveillé de son coma. Le ton de la lettre était en quelque sorte… mélancolique.

Cher Kurt,

Blaine s'est réveillé aujourd'hui. Tu dois être vraiment content. Tu en as l'air.

J'écris ça alors que tu dors à nouveau. Tu as à nouveau pleuré. Tu as dit que tu étais fatigué. Je ne te blâme pas. Je le serais aussi si j'étais toi. Je suis content que tu sois heureux maintenant, même si ce n'est qu'un peu. Tu as encore beaucoup de choses à régler après tout ce qui s'est passé.

J'ai rêvé de ce mec, tu sais. J'ai rêvé que je lui cassais la gueule pour t'avoir fait ça. Pour t'avoir blessé de si nombreuses façons que je ne peux pas expliqué. Je ne pense pas que je pourrai le pardonner un jour. Pas même s'il suppliait. Tu ne mérites pas d'être blessé de cette façon.

Parfois, je passe ma nuit à penser aux différentes façons de te remercier pour tout ce que tu as fait pour moi. Parce que tu as fait beaucoup pour moi même si je n'ai rien fait pour le mériter. Tu m'as montré la gentillesse et la compassion et tu m'as rendu si heureux. Tu m'as donné tout ce dont j'avais besoin et tu étais là pour me donner une épaule sur laquelle pleurer. Je ne pleure pas normalement. Je vois le fait de pleurer comme une façon d'admettre que tu es faible. Mais d'une façon ou d'une autre, avec toi, je ne vois plus ça de cette façon. Pas quand tu ne me juge pas pour ça et à la place, tu essaies du mieux que tu peux de me réconforter de toutes les façons que tu peux.

Et maintenant, j'aimerais te retourner la faveur.

Parce que tu mérites d'être heureux pour une fois.

Sebastian

Kurt essuya les larmes qui s'échappaient de ses yeux avec hâte, secouant la tête pour éclairer ses pensées. « Je mérite d'être heureux, Sebastian?" marmonna-t-il. "Alors, si c'était le cas, pourquoi tu me fais ça?"

Il continua de lire les autres lettres que Sebastian lui avait écrites. Le reste des lettres évoquaient des sujets plutôt aléatoires, allant des pensées de Sebastian sur la famille de Kurt, combien il était heureux ces derniers temps, comment Kurt supportait ses séances de thérapie et Sebastian avait même donné un avis sur le choix d'université de Kurt.

Kurt, disait l'une des lettres, tu as tellement de potentiel dans la mode. Tu passes tes journées à penser aux tenues que tu porteras et parfois tu te jettes sur les magazines pour voir la dernière tendance. Tu as un flair pour le design de la mode, un flair que personne ne peut nier. Pas même moi. Alors la NYADA est un peu loin de toi pour l'instant, mais pourquoi tu n'essaie pas de poursuivre quelque chose d'autre pour changer ? J'ai foi en toi.

Kurt considéra ça et réalisa que Sebastian avait raison. Il avait d'autres passions et la mode en faisait partie. Il avait toujours une raison d'aller à New-York, même si la NYADA n'en faisait pas partie. Il n'avait juste jamais pensé que Sebastian se préoccupait vraiment de ça. Encore une fois, il y avait beaucoup de choses à propos de Sebastian que Kurt ne savait pas.

Il avait fini de lire toutes les lettres en environ 45 minutes. Toutes sauf une. Cette lettre avait l'air d'être la plus longue puisque qu'il y avait deux feuilles pliées au lieu d'une. Elle avait été écrite il y a tout juste quelques jours. Le jour où tout avait changé pour le pire entre eux. Peut-être que c'était pour ça que Kurt avait peur de la lire.

Alors, doucement, il tendit la main pour la prendre, se mordant la lèvre en même temps. Il la fixa pendant un moment avant de déplier le papier, prudemment, avec hésitation. Retenant son souffle, il commença à lire, se préparant au pire.

Cher Kurt,

Ça pourrait être la dernière lettre que je t'écris. Je sais que je te fais du mal. Chaque fois que je regarde dans tes yeux, ils ne reflètent rien d'autre que de la douleur et de la trahison. Ça me fait mal aussi. Spécialement quand je sais que je suis celui qui en est la cause.

Kurt, j'ai décidé que si je ne peux pas être honnête face à toi, je devrais au moins être honnête dans une lettre. C'est tout ce que je peux faire. Alors à partir d'ici, tout ce que je dis est la vérité, je te le jure.

Premièrement, je suis désolé. Je sais que tu ne me croiras pas et je ne plaiderai pas pour ton pardon. Tout ce que je veux c'est que tu saches combien je suis désolé de t'avoir fait ça.

Kurt, je t'écris cette lettre pour exprimer les mots que je voulais te dire depuis longtemps mais quelque chose me retenais. Si je devais être vraiment honnête, je te dirais combien je tiens vraiment à toi, Kurt, malgré tout ce que j'ai fait. J'aime t'avoir autour de moi. J'aime ta façon de rire, un véritable son de clochette et un fort bruit qui est tellement attachant.

Depuis le premier jour où je t'ai parlé, quand tu prétendais être sérieux et fort, jusqu'à la nuit dernière lui quand tu craquais à ce que je disais, j'ai écouté tout ce que tu m'as dit. J'ai chéri chaque mouvement que tu as fait, chaque levé de sourcil, chaque effleurement de ta main contre la mienne. Je tomberai, rapidement et durement, si tu ne faisais qu'une allusion. Mais ça ne peut pas être le cas, parce que tu es inconscient du fait que je suis plus gentil quand je te parle, tu es le seul à avoir le privilège de me toucher les cheveux, tu es le seul qui sortirait avec un tueur et tu es le seul qui puisse me faire écrire une lettre d'amour.

J'aime que tu ne me cède pas. Comme tu me retournes chaque mot venimeux avec quelques-uns des tiens. Ton entêtement est devenu quelque chose que j'apprécie, aussi étrange que ça puisse paraitre. Tu ne le sais peut-être pas, mais j'aime quand tu chantes, la voix pure et aigüe. Ne me laisse pas commencer avec tes habits. Tu portes les plus bizarres et extraordinaires vêtements et pourquoi ça ne me dérange pas. Je trouve ça plutôt marrant et c'est ce qui te rend unique je suppose. Kurt, peu importe ce que les gens disent, ne change jamais ce côté de toi. C'est ce qui te définit le plus, après tout, en plus de ta voix )

Kurt, je t'aime. Plus que tu ne le sauras jamais. Mais je ne peux pas te le dire parce que j'ai peur de ce qui viendra après. J'ai peur de te faire du mal après un certain temps, que ce soit intentionnel ou non. J'ai peur qu'au lieu de t'avoir, je te perde. J'ai peur de perdre à nouveau quelqu'un que je chéris. Kurt je n'ai jamais été aussi apeuré depuis longtemps. Quand je t'ai embrassé, je savais que je tombais pour toi. Je voulais vraiment te dire combien je te voulais, combien je me soucie de toi. Combien je te chéris et je t'aime. Mais la possibilité de te perdre est trop à supporter pour moi.

Alors j'ai pensé que si je te repoussais en premier, je ne serais pas aussi blessé que toi si tu étais avec moi. Appelle-moi lâche et je ne le nierai pas parce que c'est ce que je suis. Crois-moi quand je dis que je te veux tellement que ça fait mal de savoir que je ne peux pas. J'ai trop peur.

Je suis désolé pour beaucoup de choses. Mais ce dont je suis le plus désolé est de t'avoir fait du mal en te repoussant. Je n'ai jamais négligé tes sentiments, Kurt, s'il te plait comprend ça. Je ne l'ai jamais fait et je ne le ferai jamais. Je ne peux juste pas l'accepter. Je ne veux pas que ce qui est arrivé entre toi et Blaine arrive entre nous. Je t'aime trop pour laisser ça arriver.

Je sais que tu ne me pardonneras pas avant longtemps mais je suppose que je peux le supporter.

Je le supporterai, même si je dois m'y forcer.

Vraiment désolé,

Sebastian

Il y eut un long silence. Kurt ne pouvait croire les mots qu'il avait correctement lus. Il ne pouvait même pas respirer. Il y avait des larmes dans ses yeux et elles glissèrent silencieusement sur ses joues. Il serra ses dents et laissa échapper un halètement alors que des sanglots commençaient à se former dans sa gorge.

"Toi… Espèce d'idiot," réussi à dire Kurt. "Tu… Sebastian… tout ce temps…"

Qu'est-ce qu'il était censé dire à quelque chose comme ça ? Il pensait qu'il était prêt pour ça, mais la vérité ne l'avait jamais frappé aussi fort. Il s'assit là sur son lit, engourdi bientôt remplacé par de l'incrédulité et de la confusion et quelque chose d'autre.

Assez bizarrement, Kurt se sentit soulagé.

Parce que malgré tout, Sebastian l'aimait. Il ne négligeait pas les sentiments de Kurt même si on en avait l'impression. Et ça…

Ca rendait Kurt heureux. Assez étrangement.

Doucement, il essuya ses larmes de son visage et se leva.

I sit alone in my empty room

Waiting for a sign

Is this the way you show you're mine?

Il descendit les escaliers.

"Kurt?" demanda Burt alors qu'il regardait son fils. « Où tu vas?"

"Papa, est-ce que Sebastian t'as dit à quelle heure était son vol."

So many crazy thoughts are in my head

But I know they're untrue

Am I in love or just a fool for you?

"Vers 15 heures trente… Ça doit être dans 50 minutes maintenant. Pourquoi?"

"Désolé, papa. Je dois y aller. Ne m'attendez pas. »

You never told me you love me

I know you're not to blame

It's just the way you play your game

You never told me you love me

But I'll get by somehow

"Attend, où tu vas?!" Une voix alarmée.

You never told me you love me

So why should you care now?

Kurt fixa son père avec une expression déterminée.

"Je ramène cet idiot à la maison là où est sa place."


A/N: Yay ! Kurt est au courant, Kurt est au courant ! Alors… vous allez plus me tuer n'est-ce pas? N'est-ce pas ? Oh au passage, cette histoire va bientôt être finie *snif*

Les reviews sont agréables et appréciées.