Les livres de Harry Potter sont l'œuvre de J.K. Rowling.

La saga Twilight est une création de Stephenie Meyer.

Cullens go to Hogwarts sort tout droit de l'imagination de la formidable Erica. K. Bailey et met en scène les personnages tirés des livres de ces deux fantastiques auteures mentionnées plus haut.

La traductrice de la version française Les Cullens vont à Poudlard est Milk40.

Merci de me suivre à travers ce crossover et de me faire part de vos commentaires, et bonne lecture.

Chapitre 58 : Amis

Nous escaladâmes la paroi rocheuse une fois que nous fûmes tous réunis au pied de la falaise. L'ambiance était beaucoup plus joviale maintenant que nous nous étions nourris, Jasper et Emmett essayant de leur mieux de se faire dégringoler de la paroi, forçant l'autre à tomber sur le sol de la forêt. Heureusement ils étaient tous les deux de très bons varappeurs, et donc ils arrivèrent au sommet de la falaise à peu près en même temps que le reste de la famille.

J'étais plongé dans mes pensées depuis que j'avais entendu la conversation entre Dumbledore et Bella… Il y avait tellement de choses à considérer, la plus intrigante étant ses pensées sur le fait que j'aie ou non une âme. Tout en moi écartait cette idée. Il n'était pas possible que j'aie une âme. J'étais un monstre – tout mon être avait été créé pour prendre la vie, pas la donner… Dumbledore se trompait, j'étais exactement comme un Détraqueur – ils se nourrissaient du désespoir des gens, je me nourrissais de leur sang… Comment un tel être pourrait-il avoir une âme ? C'était impossible, n'est-ce pas ?

Une fois parvenus en haut de la corniche, nous disposions de quelques minutes. J'avais voulu partager ce panorama avec Bella – l'étendue des lacs longs et étroits, les montagnes rocheuses au nord et les collines rocheuses teintées du violet des bruyères au sud. C'était magnifique.

« As-tu eu l'occasion d'admirer le paysage ? » Lui demandai-je en pénétrant dans la grotte.

« En fait, non – j'étais occupée à parler avec Dumbledore. »

« Eh bien, viens ici alors, » dis-je en lui faisant signe de me rejoindre. Je la pris par la taille, juste au cas où elle glisserait. Je l'entraînai aussi près du bord de la falaise que je l'osai, serrant mon emprise sur elle à mesure que nous progressions. Elle contempla le paysage alors que le ciel se teintait de couleurs plus foncées avec le soleil en train de se coucher derrière nous, et poussa un soupir de contentement.

« C'est de toute beauté. » Elle se tourna vers moi et me sourit. « Je suis contente de ne pas être allée admirer cette vue avant que tu ne reviennes. »

Je baissai la tête et touchai ses lèvres avec les miennes. C'était un moment parfait.

Nous retournâmes à Poudlard au plus grand soulagement de Dumbledore. Nous n'étions partis que 98 minutes, mais il était préoccupé par le bien-être de Harry. Il se détendit visiblement une fois que nous fûmes de retour dans son bureau.

Le temps avant la troisième tâche raccourcissait rapidement. Nous consacrions maintenant chaque minute à la pratique. Hermione venait constamment nous voir avec de nouveaux sortilèges à apprendre. Heureusement, certains fonctionnaient avec ma baguette spécialement ensorcelée. Ces sortilèges ne me demandaient pas autant d'énergie et je sentais que je prenais des forces avec la pratique. Par contre, le maléfice de Stupéfixion et celui de Désarmement continuaient à me drainer de mon énergie.

McGonagall nous avait surpris à plusieurs reprises en train de pratiquer dans une salle de classe vide. Chaque fois nous avions essayé d'inventer une histoire pour couvrir nos actions, mais je pouvais dire qu'elle ne croyait pas une seconde à nos faibles excuses. Finalement elle vint nous voir.

« Écoutez, j'ai l'impression que vous pourriez avoir besoin d'espace pour pratiquer en vue de la troisième tâche. La classe de Métamorphose est disponible durant le déjeuner et après les heures de cours. Cela vous fournirait un espace commode et peut-être discret pour vos pratiques. » Elle nous adressa son sourire bref et guindé.

« Merci, Professeur McGonagall, » dis-je poliment, faisant écho à Harry qui sourit en réalisant que nous avions répondu la même chose en même temps. Nous étions en train de devenir de bons amis.

Cho aussi était venue nous apporter son aide. Bien qu'elle ne se joignait pas à nous pour les pratiques, elle passait des heures à la bibliothèque, fournissant à Hermione d'autres suggestions de sortilèges et de maléfice à nous apprendre. Elle était presque aussi passionnée qu'Hermione.

« Aujourd'hui nous devons travailler sur le Maléfice d'Entrave, les boucliers, les sortilèges d'erreurs et ceux de blocages, » lança Hermione en feuilletant la pile de livres que Cho lui avait apportée.

« Penses-tu vraiment que ce soit nécessaire ? » Questionna Harry, la regardant avec incrédulité.

Elle le dévisagea d'un œil sévère. « Absolument, Harry – je suis sérieuse. Tu dois être préparé pour tout ce que tu pourrais rencontrer là-dedans. »

Je souris à son expression douloureuse.

« Oh, ça c'est bon, » dit-elle en s'extasiant. « Voici quelque chose qui s'appelle l'Enchantement des Quatre-Points. Ça orientera ta baguette magique vers le nord. »

« C'est bon pour quoi ? » Questionna Ron spéculativement.

« Il va être dans le labyrinthe, idiot. Ne penses-tu pas que connaître la direction pourrait lui être utile ? »

« Oh, » fit-il… D'accord… Je suppose que oui… Il roula des yeux.

Ce ne serait pas nécessaire pour moi. Je savais toujours où se trouvait le nord, mais je pouvais voir l'utilité de ce sortilège pour Harry.

Je devenais de plus en plus soucieux au sujet de Sirius. D'après les conversations de Harry avec Hermione, Ron et Bella, il était clair qu'il communiquait avec son filleul sur une base quotidienne. Même avec l'utilisation des hiboux pour livrer le courrier, les allées et venues régulières de ces oiseaux à son emplacement le trahiraient. J'en parlai à Dumbledore.

« Il sait ce qu'il fait, » m'assura celui-ci, mais ses yeux indiquaient son inquiétude. « Il a été laissé à lui-même pendant très longtemps… »

« Je m'en rends bien compte, » répliquai-je, « mais je ne veux pas qu'il finisse par attirer l'attention de la mauvaise sorte de gens. »

Il me regarda un instant, comme s'il réfléchissait à qui pouvait bien être cette mauvaise sorte de gens. « Je suppose, » dit-il finalement, « qu'il serait prudent d'aller faire un tour… pour régler nos soucis. » Il quitta les lieux peu de temps après en se servant d'un portoloin – celui qui l'amenait à sa petite cabane dans la campagne juste à l'extérieur de Pré-au-lard. Nous avions tous pris soin d'éviter d'utiliser l'entrée dans les ruines pour nous assurer qu'il n'y ait actuellement pas de pistes, pas de preuve de l'existence de l'école.

C'était le matin de la troisième épreuve… Je ne pouvais pas faire beaucoup plus à ce stade, pourtant je me sentais mal équipé face à l'imprévisibilité qui m'attendait. Ce que je maîtrisais me laissait encore à court d'énergie pendant trop longtemps pour m'être utile, et il y avait toute une liste de sortilèges que j'avais essayés à temps perdu que je ne pouvais pas accomplir. J'étais essentiellement limité à mon bouclier, aux sortilèges de Désarmement et de Stupéfixion, et à quelques autres enchantements mineurs dont je n'étais pas sûr de pouvoir me servir. Harry était mieux préparé pour me protéger que je ne l'étais pour le protéger… Je secouai la tête alors que cette réalisation me frappait.

« Hey, Edward, » me lança Cho au moment où nous entrions tous les deux dans la Grande Salle pour le petit déjeuner. « Comment te sens-tu ? »

Je la regardai en essayant de plaquer une expression d'agréable confiance sur mon visage. J'échouai, et je ne pus faire mieux qu'une grimace à peine voilée.

« Ça ne va vraiment pas ? » Elle m'adressa un regard de sympathie.

« Je ne suis pas prêt, » dus-je admettre. « Je ne sais même pas la moitié des choses que tu as trouvées à la bibliothèque et que nous devions apprendre, et ce que je sais, je ne le sais pas très bien… »

« Tu es déjà passé à travers les deux premières tâches, Edward. Je suis sûre que tu vas bien t'en tirer. »

« Je ne sais pas ce que je vais devoir affronter, cependant… Il pourrait y avoir n'importe quoi dans ce labyrinthe… » Qui sait, il pourrait même y avoir Lord Voldemort en personne…

« Edward, » dit-elle fermement, « tu peux le faire… Tu sais que tu peux – tu as juste un moment de panique. » Je fus étonné par son ton. C'était presque comme recevoir une gifle verbale. Peut-être une gifle dont j'avais besoin. « Tu t'es préparé autant que n'importe lequel des autres concurrents. Tu sais tout ce que tu vas savoir – maintenant contente-toi de faire ton possible. »

Je la regardai intensément, surpris par la force de caractère que je n'avais pas vue en elle avant. « Merci, » lui répondis-je.

Elle sourit. « Contente d'être une amie. »

J'étais content aussi… Avec un brin de mélancolie, je réalisai qu'elle allait me manquer, ainsi que le reste de mes nouveaux amis de Poudlard… Puis ça me frappa – Cedric… Je m'empressai de me rendre à notre table.

« Salut, Cedric, » lui dis-je en souriant.

« Edward – prêt pour ce soir ? »

« Pas vraiment, mais je suppose que je vais devoir faire avec tout ce que je sais. »

« Eh bien, voudrais-tu faire une pratique de dernière minute ? On peut se réunir à l'heure du déjeuner ou quelque chose… »

Quelques minutes plus tôt j'aurais accepté avec enthousiasme. Toutefois je m'étais rendu compte, il y avait à peine quelques secondes, que cette année scolaire tirait à sa fin. Il se pouvait que je ne revoie plus jamais ces gens-là. « Non, Cho vient de m'aborder dans le couloir… Elle a dit 'Tu sais tout ce que tu vas savoir' et je pense qu'elle a raison. En outre, j'ai l'impression de ne pas avoir passé de temps avec vous au cours des dernières semaines. »

Il sourit de toutes ses dents. « Qu'allons-nous faire alors ? »

« Je n'en ai aucune idée… » Puis je pensai à un truc. « Que dirais-tu que je demande à mes frères de nous emmener dans la forêt ? »

« Mais, et les cours ? » S'enquit-il avec hésitation. Ma proposition semblait quand même l'exciter.

« Eh bien, nous avons tous une période libre après le déjeuner, et ensuite Botanique… » Je savais que ça ne dérangerait pas trop Carlisle.

« Faisons-le, » dit gaiement Ernie.

« Sécher ? » Interrogea Patrick. « Tu es sûr, Cedric ? »

« De toute façon, on ne fait que de la révision maintenant, » fit remarquer James.

C'est ainsi que quelques heures plus tard, une fois que nous eûmes terminé le déjeuner, nous nous dirigeâmes vers la cabane d'Hagrid. Je pouvais entendre Emmett et Jasper rire au loin.

« Hey, les gars, avez-vous des plans pour cet après-midi ? » C'était une belle journée avec une couverture nuageuse.

« Pas grand-chose. Il faut juste s'occuper des Scroutts à pétard. Et vous, ça baigne ? »

« Est-ce que ces choses sont encore en vie ? » Demanda Cedric.

« Ça, y a pas de doute ! Et vous devriez les voir – venez, » s'exclama Emmett. Il nous emmena à l'arrière d'un enclos où les deux Scroutts restants étaient dans des zones séparées.

« Alors Hagrid doit être parvenu à savoir ce qu'ils mangent. » James resta bouche bée devant leur taille énorme.

« Non, » répondit Jasper. « Nous ne savons toujours pas – ils ne font que grossir, et grossir encore. » C'est alors qu'une des créatures libéra un souffle de flammes par son derrière et le lança à travers l'enclos. « Oh, et ils font ça aussi ! »

« Et regardez ça. » Emmett sourit en sautant dans l'enclos du Scroutt le plus proche. Celui-ci se précipita rapidement vers lui, moitié courant, moitié se dandinant, avec l'intention apparente de l'attaquer, mais à la dernière minute Emmett bondit, tournoya dans les airs, et atterrit sur son dos. C'était presque au-delà des capacités humaines. Je lui lançai un regard éloquent.

« Ça a l'air amusant, » dit James avec envie.

« Veux-tu essayer ? » Demanda Emmett en sautant avec aisance du dos de la bête pour ensuite se dépêcher de franchir l'enclos.

« Hum. » Il semblait incertain.

« Allez, c'est amusant, » fit Emmett, et avant que j'aie le temps de réaliser ce qui se passait, un de mes bons amis regardait fixement le gosier, ou ce qu'ils avaient là, d'un Scroutt à pétard.

« Je ne suis pas un grand cavalier, » nous prévint-il.

« Ça va aller – je vais le monter avec toi, » lui dit Emmett en riant. À la dernière minute ils sautèrent ensemble, Emmett tirant James avec lui en se retournant et en atterrissant sur le dos du Scroutt.

« Wahoo ! C'est vraiment amusant ! » S'esclaffa-t-il alors que le Scroutt se déplaçait en se dandinant au pas de course à travers l'enclos, regimbant pour essayer de se débarrasser du poids supplémentaire.

« Bon, maintenant nous allons descendre quand je vais avoir compté jusqu'à trois, » l'informa Emmett. « Un – deux – trois. » Empoignant James, ils sautèrent ensemble. Eh bien, c'est-à-dire qu'Emmett sauta et entraîna James à sa suite…

Lorsqu'ils furent en sécurité hors de l'enclos, Emmett s'appuya sur le poteau et regarda par-dessus avec amour comme j'avais seulement vu Hagrid le faire avant. « Y sont pas méchants, vraiment… un peu difficiles dans le coin du postérieur, mais une fois que vous savez comment faire face à ça, ils sont vraiment un plaisir à côtoyer… » Il tourna la tête vers nous. « Alors, voulez-vous aller voir les Sombrals ? »

« Les Sombrals ? » Demanda Cedric.

« Emmett, » le prévint Jasper, « il se peut qu'ils ne puissent pas les voir… »

« Oh, c'est vrai, » dit Emmett. « Eh bien, allons-y quand même. »

Ils nous conduisirent à travers la forêt jusqu'à une clairière pas trop loin de la cabane d'Hagrid. S'il n'y avait eu que nous trois, il nous aurait fallu seulement 3 minutes pour l'atteindre, mais à vitesse humaine, il nous en fallut une vingtaine. Emmett avait apporté quelques friandises pour les Sombrals. Ils étaient aussi incroyables que j'avais pu le constater via l'esprit de mes frères. Selon les normes traditionnelles, ils auraient sans doute été terrifiants, mais ils possédaient une beauté insolite et une certaine grâce. Je commençai à marcher vers eux.

« Je ne ferais pas ça tout de suite, » m'avertit Emmett. « Ils ne te connaissent pas. Tiens, essaye ça. »

Il me tendit le seau. Celui-ci était rempli de morceaux de viande crue qui nageaient dans leur propre sang. Même si ce n'était pas du tout appétissant, le venin s'accumula dans ma bouche. Je le ravalai en attrapant un morceau. Comme j'avais vu Jasper et Emmett le faire la première fois qu'ils étaient venus ici, je le lançai dans la direction des Sombrals. L'un d'eux le saisit habilement dans les airs et l'engloutit, regardant vers moi pour en avoir d'autres. Maintenant j'avais leur attention.

« Quoi ? Où est-il allé ? » Demanda Patrick à côté de moi. Je lui jetai un regard interrogateur. « Ce morceau de viande que tu as lancé – il a juste disparu… Je ne t'ai pas vu utiliser ta baguette magique. »

« Est-ce que l'un de vous peut les voir ? » Questionna Jasper.

« Voir quoi ? » Répliqua Ernie.

« Je pense que ça répond à la question… Les Sombrals, » précisai-je. « Il y en a quatre juste là-bas. L'un d'entre eux vient de manger le morceau de viande que j'ai lancé dans leur direction. »

« S'agit-il d'une sorte de tour pour faire peur aux élèves ? » Accusa James.

« Non, ils sont vraiment là, » dit Jasper. « Ici, permettez-moi de vous aider. »

Il ramassa un morceau de viande et l'apporta à James, qui le regarda d'un air dubitatif. Nous avions déjà l'attention des Sombrals, et l'un des plus jeunes commença à avancer vers nous pour avoir lui aussi un bout de viande.

« Ok, James, il y en a un qui s'en vient dans notre direction. Tiens la viande comme ça… » Il lui montra comment. Le Sombral se rapprochait. « Fais-le maintenant, James… » James tendit le morceau de viande devant lui tout en regardant Jasper spéculativement. Puis une expression de surprise traversa son visage quand il sentit une petite saccade à sa main alors que la créature s'emparait de la viande.

« Qu'est-ce que ? »

« Ici, mets ta main… » Jasper guida sa main sur le cou du Sombral.

« Oh ! » Ses yeux s'agrandirent d'étonnement. « Cool ! » Ses mains suivirent le cou du Sombral jusqu'à son corps.

« Essaye de le monter, » suggéra Emmett.

Tâtant le corps de l'animal invisible à ses yeux, James balança sa jambe par-dessus.

« Tiens-toi bien maintenant, » l'avertit Jasper. Le Sombral était déjà en mouvement à travers la clairière. Avec un petit saut, il fut dans les airs.

« Géniiiaaalll ! » Hurla James tandis qu'il planait au-dessus de nous. Cedric et les autres le regardèrent avec incrédulité depuis la terre ferme.

« Il y a vraiment des Sombrals, n'est-ce pas ? » S'enquit Cedric. Je hochai la tête. Je voulais lui donner une chance aussi, mais j'avais attendu toute l'année pour ça. Je décidai que nous le ferions ensemble.

« Tu veux essayer avec moi ? » Proposai-je, lui tendant un morceau de viande crue.

Se tenant à côté de moi, il le prit et nous tînmes notre viande crue tout comme James l'avait fait avant nous. Deux des trois autres créatures qui étaient restées dans la clairière vinrent à notre rencontre, avec un peu plus d'hésitation que la première. Cedric eut un peu plus de difficulté à trouver l'animal une fois que la viande fut prise de sa main, mais il y parvint, et il caressa son cou et son corps pendant que je faisais la même chose avec le mien. Lorsqu'il parut détendu, je passai une jambe par-dessus. Il résista un peu sous le poids, puis il se mit à courir.

« Tu ferais mieux de faire la même chose si tu veux aller faire une promenade, » dit Emmett à Cedric qui suivit mon exemple. En quelques secondes nous planions tous les deux au-dessus des arbres. C'était exaltant – encore mieux que courir – encore mieux, même, que le portoloin. Je volais. J'allais sérieusement devoir trouver un moyen de reproduire cette expérience une fois que nous serions partis. Peut-être que des leçons de pilotage seraient au programme…

Je regardai Cedric. Il n'allait pas aussi bien. En fait il avait le teint légèrement verdâtre. « Qu'est-ce qui ne va pas ? » Lui demandai-je. Il avait pourtant beaucoup volé avant. J'aurais pensé que c'était une seconde nature chez lui.

« C'est un peu déconcertant quand on ne peut pas voir sa monture, » expliqua-t-il, avalant à pleine gorge et ajustant sa poigne sur le cou du Sombral.

Trop vite nous atterrîmes. Ernie et Patrick essayèrent tous les deux, James et moi montâmes une seconde fois, mais Cedric préféra demeurer au sol par la suite. J'aurais pu rester tout l'après-midi, à sentir l'air fouetter mon visage alors que le Sombral piquait du nez et remontait ensuite vers les cieux. Il n'y avait rien de comparable.

Il se faisait déjà tard quand nous prîmes le chemin du retour. Nous aurions dû être dans le cours de Botanique actuellement. Je me sentais modérément coupable de sécher une classe, même si j'avais passé mon temps à le faire à Forks. Ici, ça semblait différent d'une certaine manière – peut-être parce que j'apprenais réellement quelque chose. Mais je savais que dans un avenir pas très lointain, nous allions repartir. Je me demandais si nos chemins allaient de nouveau se croiser un jour.

« Alors bonne chance avec tout, ce soir, » dit Patrick tandis que nous approchions du château.

« Merci, » lui répondis-je alors que l'anxiété que j'avais laissée derrière moi pendant que je volais sur le dos d'un Sombral revenait en force. En contournant le château pour accéder à l'entrée principale, nous trouvâmes Bella, Hermione et Cho assises sur les marches du perron.

« Ne devriez-vous pas être en classe, les gars ? » Questionna malicieusement Cho avec seulement un soupçon d'accusation.

« Et vous, alors ? » Accusa Cedric en retour.

« C'était une si belle journée, et Bella et moi avions une période libre, alors nous sommes sorties prendre l'air. » Hermione sourit… « Et en chemin nous sommes tombées sur Cho, qui avait elle aussi une période libre. »

« Euh, nous avions une période libre nous aussi, » fit remarquer James.

Bella lui sourit. « Et Botanique. »

« Ouais, mais c'était que de la révision… » James avait l'air mal à l'aise, jusqu'à ce que Bella pouffe de rire, un beau rire musical qui allégea mon cœur.

« Alors, es-tu prêt pour ce soir ? » Demanda Hermione. Cho tendit la main et toucha son bras, secouant la tête rapidement. Ne vois-tu pas que ça le rend nerveux ? « Je veux dire… alors que penses-tu qu'on nous servira au dîner ? »

Je souris à sa piètre tentative de rattraper sa bévue. « Je suis très nerveux à propos de ce soir, et je n'ai pas d'opinion sur ton autre question. »

« Eh bien, nous pensons qu'il va s'en tirer brillamment, » répondit Patrick pour m'encourager. « Et j'espère vraiment que ce sera du hachis Parmentier… »

Nous éclatâmes tous de rire, brisant la tension. Nous aurions pu aller en bas et visiter les elfes de maison, donnant un infarctus à Alice par la même occasion – comme si c'était possible, ou bien nous aurions pu nous promener sur le terrain et au bord du lac. Mais nous restâmes assis là, appréciant la compagnie les uns des autres, et alors que la journée tirait à sa fin, que les cours se terminaient, et que la troisième tâche approchait, je me demandai brièvement ce que les Volturi faisaient.

Le décompte est commencé… Il ne reste plus que cinq chapitres avant la fin !

À bientôt

Milk