Les livres de Harry Potter sont l'œuvre de J.K. Rowling.
La saga Twilight est une création de Stephenie Meyer.
Cullens go to Hogwarts sort tout droit de l'imagination de la formidable Erica. K. Bailey et met en scène les personnages tirés des livres de ces deux fantastiques auteures mentionnées plus haut.
La traductrice de la version française Les Cullens vont à Poudlard est Milk40.
Merci de me suivre à travers ce crossover et de me faire part de vos commentaires, et bonne lecture.
Chapitre 61 : Révélation
Je ne pouvais pas sentir Harry ou mon corps toucher terre, mais je pus le voir à travers l'esprit du garçon une fois qu'il eut relevé la tête du sol poussiéreux où il était atterri. J'étais allongé sur le dos, inanimé, le bras de Harry toujours autour de mon torse. Son esprit était en train de glisser dans un état de choc, les ténèbres le rattrapant alors que sa raison refusait d'aborder et d'analyser l'épisode démentiel que nous venions de vivre.
Accroche-toi, Harry, pensai-je de toutes mes forces… J'avais besoin qu'il reste alerte. J'avais besoin de l'esprit de quelqu'un pour voir ce qui se passait, sinon je serais à nouveau coincé dans l'obscurité. Puis, un autre esprit entra dans ma conscience… Alice ! Par son intermédiaire, je nous vis atterrir ici même, Dumbledore se hâtant de venir nous retrouver.
Il y eut un grondement de tonnerre causé par une multitude de pas alors que les autres se réunissaient autour de nous – en plus de Dumbledore, il y avait McGonagall, Rogue, Maugrey, Fudge, Hagrid, ma famille… Bella… Si seulement j'avais pu tourner la tête de Harry pour regarder dans les yeux de Bella. Tant qu'elle était là, tout allait bien se passer.
Mon Maître ne l'a pas tué… Comment Harry s'est-il échappé ? S'exclama la voix mentale de Maugrey, en état de choc. Avait-il prononcé ces paroles à voix haute ? Non… Le contrôle soigneux qu'il exerçait sur ses pensées lui avait momentanément échappé. Avec un flot d'intuition, tout se connecta dans ma tête – les soupçons que j'avais au sujet de Maugrey depuis le début, sa détermination à vouloir aider Harry avec les tâches, de manière très discrète, le contraste entre le ton de sa voix audible et mentale tandis qu'il semblait soutenir Dumbledore et Harry tout en complotant la mort de celui-ci. Le plus fidèle serviteur de Voldemort, celui qui était bien en place à Poudlard, était Maugrey…
« Il est de retour, » murmura Harry. « Il est de retour. Voldemort. »
« Que se passe-t-il ? Qu'est-il arrivé ? » Cornelius Fudge apparut à l'envers au-dessus de Harry. Son visage devint blême en nous voyant. « Mon Dieu – Cullen ! » Souffla-t-il. « Dumbledore – il est mort ! »
Des voix résonnèrent autour de nous. « Il est mort ! » « Il est mort ! » « Edward Cullen ! Mort ! » Et la voix que je ne pouvais pas supporter d'entendre sangloter de douleur. « Edddwwarrd ! Lâchez-moi… Je dois… je dois le voir… » Quelqu'un la retenait.
« Laisse-le, Harry, » dit Fudge, mais Harry se cramponnait à mon corps avec une férocité que je ne savais pas qu'il possédait.
Dumbledore se pencha, posant sa main sur l'épaule de Harry. « Harry, tu ne peux pas l'aider maintenant. C'est fini. Lâche-le. »
« Il voulait que je le ramène ici, » marmonna Harry. « Il voulait que je le ramène à sa famille. »
Edward a parlé à Harry ? Médita Carlisle… « Alice, essaye de calmer Bella… Éloigne-la d'ici – ramène-la dans les quartiers de Dumbledore. »
« Non, » sanglota Bella. Je savais qu'elle lutterait en vain contre Alice.
« Bella, viens… Fais-moi confiance, » dit fermement celle-ci. Bella s'effondra dans ses bras. Emmett la prit et la ramena au château. Alice se tourna pour les suivre.
« Non, nous pourrions avoir besoin d'elle. » Dumbledore interrompit le départ d'Alice. Il se pencha et tira Harry de mon corps sans vie, le remettant sur ses pieds.
« Il faut qu'il aille à l'infirmerie ! » Commença à crier Fudge en s'adressant à la foule, essayant de dissimuler ma 'mort'. « Il est souffrant, il est blessé… »
« Je vais prendre Harry avec moi, Dumbledore, je vais m'en occuper- » J'aurais voulu pouvoir grogner à la vue de Maugrey feignant l'inquiétude. Le plan qu'il mijotait pour Harry ne pouvait que mal finir, j'en étais sûr.
« Non, je préférerais- » mais Dumbledore fut coupé par Fudge.
« La foule – nous devons les éloigner d'ici – pas besoin de provoquer de panique… »
« Reste ici, Harry- » Il tourna le dos pour discuter avec Fudge.
Maugrey en profita pour agir. « Ça va aller, fiston, je te tiens… viens… l'infirmerie… » Mais il dérapa encore et je pus voir son plan : il allait entraîner Harry dans son bureau, et ensuite, quand il en aurait l'occasion, il le ramènerait à Voldemort.
« Dumbledore a dit de rester ici, » déclara résolument Harry, mais il n'était pas en état de se battre, d'argumenter – il était déphasé…
« Tu as besoin de t'allonger… Allez viens, maintenant… »
Personne ne remarqua leur départ, personne n'en eut connaissance. Harry était en danger de mort… Il ne faudrait qu'un instant pour que Maugrey trouve un moyen de retourner à son maître. Je devais alerter quelqu'un. Je papillonnai dans les esprits autour de moi, à la recherche de quelqu'un qui pourrait les avoir vus partir, quelqu'un qui pourrait le dire… Que pouvais-je faire de toute façon ? Il n'y avait personne à qui je pouvais le dire… Personne… sauf Alice ! Je retournai dans son esprit. Elle se concentrait sur moi – sur mon avenir… Je pouvais le voir – elle attendait anxieusement mon retour – le moment où mon corps serait suffisamment guéri pour que je puisse parler. Il faudrait des heures avant que ça ne se produise… Mais ce serait suffisant… Mes premiers mots seraient…
Maugrey a pris Harry ! C'est un Mangemort ! Me vis-je proclamer dans l'esprit d'Alice. Elle releva vivement la tête sous le coup de la surprise et se précipita aux côtés de Dumbledore. Saisissant son bras, elle le regarda fixement dans les yeux. Il comprit ce qu'elle voulait lui signifier et extirpa la vision de son esprit. Ses doux yeux bleus pleins d'inquiétude s'écarquillèrent sous le choc et il tourna la tête dans toutes les directions.
« Où est Maugrey ? »
Rogue regarda à la ronde lui aussi. « Il est parti – Potter est parti lui aussi, » répondit-il d'un ton monotone.
« Il faut y aller ! » Ordonna Dumbledore. Rogue et McGonagall lui emboîtèrent le pas.
« Mais Edward… son corps ? » Questionna Fudge, alarmé.
« Je vais m'occuper de mon fils, » déclara fermement Carlisle d'une voix qui ne laissait aucune place à l'argumentation. Fudge recula en voyant l'intensité de son regard. Carlisle souleva mon corps et le porta au château…
Mais qu'allait-il advenir de Harry ? Je retournai dans son esprit pour voir ce que je pouvais faire pour le garder en vie. Pourvu que Dumbledore arrive à temps…
Comme prévu, Harry était dans le bureau de Maugrey. « Bois ça… » Grogna celui-ci, fourrant une tasse dans sa main. « Tu te sentiras mieux… Allez, Harry, j'ai besoin de savoir exactement ce qui s'est passé. »
Ce qu'il lui donna à boire lui brûla la gorge. Quelle magie venait-il de verser dans la gorge de Harry ? Maugrey regarda intensément dans ses yeux. « Voldemort est de retour, Harry ? Tu es sûr qu'il est de retour ? Comment a-t-il fait ? »
« Il a pris des choses de la tombe de son père, et de Queudver, et de moi, » répondit Harry. Il était en train de retrouver toute sa lucidité, et ses sens gagnaient en acuité, devenant plus intenses que la normale, même. Il pouvait voir parfaitement, malgré l'obscurité du bureau que Maugrey ne s'était pas donné la peine d'éclairer. Les cris et les hurlements du terrain de Quidditch parvenaient nettement à ses oreilles. Quelle que soit la boisson que Maugrey lui avait donnée, elle aiguisait sa perception…
« Qu'est-ce que le Seigneur des Ténèbres t'a pris ? » Demanda Maugrey.
« Du sang. » Harry leva son bras pour montrer sa cicatrice.
« Et les Mangemorts ? Ils sont revenus ? » Siffla son interlocuteur.
« Oui… Il y en avait plein… »
« Comment les a-t-il traités ? S'est-il montré miséricordieux ? »
Harry ouvrit grand les yeux… Il venait de se rappeler quelque chose qu'il aurait dû dire à Dumbledore… J'aurais voulu étouffer les prochains mots qui sortirent de sa bouche. « Il y a un Mangemort à Poudlard ! Il y a un Mangemort ici – ils ont mis mon nom dans la Coupe de Feu, ils ont fait en sorte que je me rende jusqu'à la fin- » Il essaya de se lever d'un bond pour aller trouver Dumbledore…
Maugrey le repoussa dans son siège. « Je sais qui est le Mangemort. »
« Karkaroff ? » Interrogea spontanément Harry. « Où est-il ? L'avez-vous pris ? Est-il enfermé ? »
« Karkaroff ? » Maugrey se mit à rire sans gaité. « Karkaroff a pris la fuite ce soir, quand il a senti la Marque des Ténèbres brûler son bras. Il a trahi trop de fidèles partisans du Seigneur des Ténèbres pour vouloir les rencontrer… mais je doute qu'il ira loin. Le Seigneur des Ténèbres a les moyens de traquer ses ennemis. »
Celui trop lâche pour retourner à son maître, me rappelai-je… Les mots de Voldemort résonnèrent dans mon esprit. Donc Rogue était… celui qui l'avait quitté pour toujours – il sera tué, bien sûr… Il fallait que je l'avertisse.
« C'est moi qui ai mis ton nom dans la Coupe. »
« Non, vous n'avez pas fait ça… Vous ne l'avez pas fait… Vous ne pouvez pas avoir fait ça… »
« Je t'assure que je l'ai fait. » Il sortit sa baguette et la pointa sur Harry… avec l'intention de l'assommer ou de le tuer, j'en étais sûr… Dumbledore avait besoin de plus de temps. Essaye de gagner du temps, Harry… S'il te plaît… Distrais-le…
« Il leur a pardonné, alors ? » Demanda Maugrey. « Les Mangemorts qui ont évité la prison ? Ceux qui ont échappé à Azkaban ? »
« Quoi ? » Questionna Harry… Mais il ne parlait pas à Maugrey. M'avait-il entendu ? Détourne l'attention de Maugrey, Harry ! Dumbledore va bientôt arriver… Continue de le faire parler pendant quelques minutes de plus.
« Je t'ai demandé, » dit tranquillement Maugrey, « s'il a pardonné à la racaille qui n'a même jamais essayé de partir à sa recherche quand il a disparu. Ces traîtres de froussards qui n'ont même pas voulu braver Azkaban pour lui. Les tas d'ordures inutiles et déloyaux qui ont été assez courageux pour venir faire des cabrioles à la Coupe du Monde de Quidditch, bien à l'abri derrière leurs masques, mais qui ont fui à la vue de la Marque des Ténèbres quand je l'ai fait apparaître dans le ciel. »
« Vous avez fait… » Il essayait de le faire parler davantage… Bien. « De quoi est-ce que vous parlez ? »
« Je te l'ai dit, Harry… Je te l'ai dit. S'il y a une chose que je déteste plus que toute autre, c'est un Mangemort qui ne paye pas pour ses erreurs et qui s'en tire indemne. Ils ont tourné le dos à mon maître quand il avait le plus besoin d'eux. Je m'attendais à ce qu'il les punisse. Je m'attendais à ce qu'il les torture. Dis-moi qu'il leur a fait mal, Harry… » Son visage s'éclaira d'un sourire sadique. « Dis-moi qu'il leur a dit que je suis le seul à lui être resté fidèle… le seul qui était prêt à tout risquer pour lui remettre la seule chose qu'il voulait par-dessus tout… toi. »
« Vous n'avez pas… ça – ça ne peut pas être vous… »
« Qui a mis ton nom dans la Coupe de Feu, qui l'a truquée pour qu'il soit pigé ? C'est moi. Qui a effrayé toutes les personnes susceptibles de te blesser ou de t'empêcher de gagner le Tournoi ? C'est moi. Qui a poussé Hagrid à te montrer les dragons ? C'est moi. Qui t'a aidé à voir la seule façon pour toi de battre le dragon ? C'est moi. Ça n'a pas été facile, Harry, de te guider à travers ces tâches sans éveiller les soupçons. J'ai dû utiliser chaque once de ruse que je possède, afin que ma main qui tirait les ficelles ne soit pas détectable dans ta réussite. Dumbledore aurait été vraiment méfiant si tu avais tout réussi trop facilement. Tant que tu entrais dans ce labyrinthe, de préférence avec une longueur d'avance raisonnable, alors je savais que j'aurais une chance de me débarrasser des autres champions, libérant le chemin pour toi. Mais il m'a aussi fallu composer avec ta stupidité. La seconde tâche… C'est là que j'ai eu le plus peur que nous échouions. Je te surveillais, Potter. Je savais que tu n'avais pas essayé de résoudre l'énigme de l'œuf, alors il m'a fallu te donner un autre indice- »
« Vous n'en avez rien fait, » le coupa Harry d'une voix rauque. « C'est Edward qui m'a donné l'indice- »
Mais Maugrey me l'avait dit, songeai-je tristement. Bien sûr. Il savait que je le dirais à Harry, avec mon sens du fair-play… Qu'avait-il dit ? Tu es un Poufsouffle, n'est-ce pas ?
Donc c'était Maugrey qui me l'avait dit, et l'information s'était rendue à Harry… Et c'était Maugrey qui avait obtenu de la Branchiflore pour Harry par l'intermédiaire de Dobby l'elfe de maison…
« Tu as eu moins de difficulté que tu aurais dû en avoir dans ce labyrinthe ce soir, bien sûr, » continua Maugrey. « C'est parce que je patrouillais autour de celui-ci, capable de voir à travers les haies extérieures, capable d'éliminer de nombreux obstacles de ton chemin avec les sortilèges appropriés. J'ai stupéfié Fleur Delacour comme elle passait. J'ai utilisé le sort de l'Imperium sur Krum, de sorte qu'il achève Cullen, laissant la voie libre pour atteindre la Coupe. »
Un mouvement dans la Glace à l'Ennemi attira le regard de Harry. Il y jeta un coup d'œil très furtif, mais ce fut suffisant pour voir Dumbledore approcher. Il était presque arrivé, accompagné de Rogue et de McGonagall… Harry reporta son regard sur Maugrey qui n'avait rien remarqué.
DISTRAIS-LE ! Je me concentrai de toutes mes forces. Cette fois je savais que Harry avait entendu le cri dans sa tête… « Vous êtes fou ! » Lança-t-il. « Vous êtes fou ! »
Maugrey le dévisagea, choqué et furieux. « Fou, hein ? Nous verrons ! Nous verrons qui est fou, maintenant que le Seigneur des Ténèbres est revenu, avec moi à ses côtés ! Il est de retour, Harry Potter, tu ne l'as pas vaincu – et maintenant c'est moi qui vais te vaincre ! »
Maugrey leva sa baguette et ouvrit la bouche. Harry plongea sa main dans ses robes…
« Stupefix ! » Il y eut un éclair aveuglant de lumière rouge, et avec un énorme fracas, la porte du bureau de Maugrey éclata en mille morceaux comme si elle avait été dynamitée de l'extérieur.
Maugrey fut projeté en arrière sur le plancher du bureau. Harry, les yeux toujours fixés sur l'endroit où son visage avait été, vit Albus Dumbledore, le Professeur Rogue et le Professeur McGonagall qui le regardaient dans la Glace à l'Ennemi. Il se retourna prestement et les vit tous les trois debout dans ce qui restait de la porte, la baguette de Dumbledore encore tendue.
Le visage bienveillant et parfois enfantin de Dumbledore n'était plus. À sa place était un visage plus effroyable que Harry ou moi n'aurait pu l'imaginer… L'étincelle dans ses yeux bleu glacier avait été remplacée par une colère froide qui débordait de ceux-ci et parcourait chaque ligne de son visage âgé… La puissance normalement bien cachée irradiait par tous les pores de sa peau… Dumbledore était, en effet, dangereux.
Ils entrèrent dans la pièce, McGonagall se précipitant directement sur Harry. « Venez, Potter, » murmura-t-elle. « Nous allons à l'infirmerie… »
« Non ! » Dit brusquement Dumbledore.
« Albus, il faut qu'il reçoive des soins – regarde-le – il a vécu assez d'émotions ce soir- »
« Il va rester ici, Minerva, car il a besoin de comprendre. La compréhension est la première étape de l'acceptation, et seulement avec l'acceptation peut-il y avoir la convalescence et la guérison. Il faut qu'il sache qui lui a fait subir la rude épreuve de ce soir, et pourquoi. »
« Maugrey, » souffla Harry en état de choc. « Comment est-il possible que ce soit Maugrey ? »
« Cet homme n'est pas Alastor Maugrey, » dit tranquillement Dumbledore. « Tu n'as jamais rencontré Alastor Maugrey. Le véritable Maugrey ne t'aurait pas retiré de ma vue après ce qui s'est passé ce soir. » Il tendit le bras vers la forme inerte de Maugrey et mit une main à l'intérieur de ses habits, en extirpant une flasque de poche et un trousseau de clés. Il se tourna vers McGonagall et Rogue.
« Severus, s'il te plaît, va me chercher la potion de vérité la plus forte que tu possèdes, puis descends aux cuisines et ramène l'elfe de maison appelée Winky. Minerva, je te prierais de te rendre à la cabane d'Hagrid, où tu trouveras un grand chien noir assis parmi les citrouilles. Ramène le chien dans mes quartiers, dis-lui que je serai là sous peu, puis reviens ici. »
Aucun des deux professeurs ne remit ses ordres en question et ils partirent ensemble. Dumbledore se retourna et j'eus l'impression qu'il me regardait… C'est alors que je réalisai que je n'avais pas seulement observé la scène par l'intermédiaire de Harry, mais également depuis un point à côté de lui. Edward, je ne sais pas comment l'elfe de maison affectera la capacité d'Alice de te voir pendant que ton âme est ici, mais je pense qu'elle et le reste de ta famille ont vécu assez de stress pour une nuit… Je te prierais de me retrouver dans mon salon…
Je sentis que je me déplaçais dans l'espace, comme avec un portoloin, mais sans la sensation du mouvement de l'air alors que je fendais celui-ci à grande vitesse… En une demi-seconde je me retrouvai allongé sur le dos, fixant le plafond. J'étais sur un canapé dans le salon de Dumbledore. Bella était agenouillée à côté de mon corps, sa tête sur ma poitrine tandis qu'elle sanglotait. Je me rendis compte, à ce moment-là, que je pouvais voir… J'essayai de bouger la tête pour la voir avec mes yeux… J'étais toujours incapable de remuer.
« Il va s'en tirer, Bella… Il est tout simplement en train de guérir. Il ne peut pas bouger ou respirer parce que son corps a subi beaucoup de traumatismes… » Insista Alice, bien que je puisse entendre le stress dans sa voix. Elle s'accrochait à l'espoir de sa plus récente vision.
C'était suffisant, pour l'instant, de savoir que j'étais ici avec Bella – de retour dans la sécurité de ce qui était temporairement notre maison. Mais j'avais besoin de soulager l'anxiété, éliminer l'inquiétude que je savais être gravée sur son visage. Je repensai à mes premiers mots quand je sortirais de ma léthargie.
« Dis à Bella que je suis ici avec vous en ce moment – je ne peux pas bouger, je ne peux pas respirer, mais je peux vous entendre et je peux vous voir… » Me vis-je dire dans l'esprit d'Alice. Elle fut momentanément confuse, puis la compréhension se fit jour dans sa tête.
« Je pense qu'Edward tente de communiquer avec nous… Il a dit qu'il est ici avec nous en ce moment – qu'il ne peut pas bouger ou respirer, mais qu'il peut entendre et voir. »
Bella releva la tête pour regarder mon visage. Je sentis la chaleur de son corps alors qu'elle se détachait du mien. J'éprouvais des sensations ! Puis je vis ses magnifiques yeux bruns d'une profondeur abyssale regarder dans les miens. C'était un plus grand soulagement que si j'avais pu enfin respirer. Je pouvais vivre sans air, mais je ne pouvais pas vivre sans Bella. Elle se pencha et pressa ses lèvres sur les miennes. Je sentis la chaleur ardente brûler à travers mes lèvres et dans mon corps, plus chaude que la sensation de brûlure qui circulait encore dans mon corps physique. Puis elle reposa sa tête sur ma poitrine. Je dus faire le deuil de sa présence dans mon champ de vision.
Alice sourit. « Il dit de ne pas t'éloigner de son champ de vision. » Bella redressa subitement la tête. Je poussai un soupir de soulagement en la voyant à nouveau… Je respirais !
« Il a respiré. » Les yeux de Bella s'écarquillèrent sous le choc. « Carlisle, il a respiré. »
En une demi-seconde, je vis les yeux de Carlisle se braquer sur moi. Je respirai encore. Le soulagement se propagea sur son visage. « Comment te sens-tu, Edward ? »
J'essayai de lui répondre… de pousser l'air à travers mes cordes vocales, mais je ne pouvais pas remuer le fond de ma gorge, ma bouche ou ma langue… Il ne sortit que le l'air. Je ne pouvais même pas murmurer.
« Il dit qu'il souffre, mais autrement, il se porte bien. Il ne peut pas encore parler, » expliqua Alice en répétant mes premiers mots nouvellement décidés.
Carlisle sourit, rejoint par Esme. « Nous sommes heureux que tu sois de retour, Edward, » dit-elle. Je pouvais voir que l'inquiétude l'avait minée pendant les dernières heures. « Quand Alice a dit qu'elle avait vu… » Elle s'arrêta au milieu de sa phrase en voyant Bella se raidir à mes côtés. De toute évidence, elle avait imaginé le pire. Bien qu'Esme savait mieux à quoi s'en tenir, elle avait quand même eu des doutes elle aussi…
Cela me rappela – quand j'étais parti – les Volturi ?
Alice répondit à ma question en rejouant sa vision pour moi.
Je vis le cimetière, mon corps inerte gisant à côté de la Coupe des Trois Sorciers, Harry et Voldemort confinés dans la bataille, entourés d'un filet de magie doré. Je savais que j'étais à côté de lui à ce moment-là. En un instant, la toile d'or se rompit et Voldemort se figea, comme si quelque chose le retenait. Harry s'élança vers la Coupe… Les Mangemorts le poursuivirent, essayant de le stupéfier. Je tressaillis intérieurement en voyant comment certains de leurs sortilèges étaient passés à deux doigts de toucher Harry avant qu'il ne plonge derrière une pierre tombale. « Impedimenta ! » Cria Harry en brandissant aveuglément sa baguette vers le groupe. L'un des Mangemorts tomba – il s'agissait de Lucius Malefoy, constatai-je avec une certaine satisfaction.
Voldemort réussit à se libérer de la force invisible qui le retenait et se précipita vers Harry. Dans la même seconde, celui-ci sauta par-dessus la Coupe pour atteindre mon corps, attirant le trophée à lui par la même occasion, et nous disparûmes au moment précis où les Volturis apparaissaient à l'autre bout de la clairière. La reconnaissance brilla dans les yeux d'Aro et il grogna, les autres se joignant à lui en adoptant des postures défensives.
Voldemort et les sorciers se retournèrent vivement et aperçurent quatre vampires très dangereux – et c'étaient clairement des vampires étant donné leur apparence et leur posture – qui se préparaient à se battre. Jane tourna son sourire sur celui parmi les partisans de Voldemort qui était le plus proche d'elle. Il s'écroula par terre, se tordant de douleur, avant de retrouver sa capacité à bloquer l'attaque mentale extérieure.
« Transplaner ! » Hurla Voldemort, et avec une série de bruits secs, il disparut avec ses partisans, sauf Lucius qui venait juste d'être libéré du sortilège d'entrave de Harry par Crabb avant que celui-ci ne disparaisse. Lucius secoua la tête et regarda Aro et les membres de la garde qui s'étaient avancés vers lui. Aro le dévisagea, tendant la main et arquant un sourcil avec curiosité… Lucius hocha la tête et tendit sa propre main. Le contact entre eux dura peut-être une fraction de seconde avant que Lucius ne disparaisse comme les autres par transplanage…
Les Volturi se détendirent et Aro se perdit momentanément dans ses pensées. « Rentrons à la maison, » finit-il par dire. Jane échangea un regard confus avec Alec avant de reprendre sa place derrière Aro. Puis la vision prit fin.
J'expirai bruyamment. Cette vision était troublante. Que s'était-il passé entre Lucius et Aro ? Je me doutais bien que son maître ne serait pas trop heureux de cette connexion, mais Lucius semblait également être le genre d'homme qui se laissait plusieurs issues – qui jouait sur les deux tableaux. Nous ne le saurions probablement jamais.
Je n'avais pas réintégré mon corps depuis très longtemps quand nous entendîmes gratter à la porte du salon de Dumbledore. Le visage d'Esme s'illumina tandis qu'elle courait à la porte pour laisser entrer le gros chien noir qui attendait de l'autre côté. Je me demandais si le salon du directeur de Poudlard était un endroit sûr pour se transformer. Sirius se le demandait aussi, et il décida de rester dans sa forme de chien, se recroquevillant sur le tapis au milieu de la pièce. Esme alla lui chercher un peu d'eau et de nourriture.
L'endroit demeura relativement calme durant l'heure qui suivit. Alice et Jasper s'installèrent sur l'un des canapés et bavardèrent tranquillement. Carlisle parcourut quelques bouquins pendant qu'Esme, assise à côté de Sirius, lui racontait ce qui s'était passé au cours des derniers jours. Chaque fois qu'elle partageait une anecdote concernant Harry, il émettait en alternance un gémissement ou un jappement qui ressemblait à un rire selon la nouvelle annoncée.
Je profitai tout simplement de la présence de Bella pendant que mon corps continuait à brûler. Ce n'était pas moins douloureux que ça l'avait été dans le cimetière. La douleur était encore physiquement insupportable, mais être avec Bella la rendait tolérable – sachant qu'elle finirait par se dissiper.
Soudain, Alice s'anima. « Edward va parler dans trente-sept secondes. » Sa déclaration m'étonna et j'y réfléchis. Il fallait que je force l'air à travers mes cordes vocales. J'essayai de bouger ma bouche. À ma plus grande surprise, mes lèvres remuèrent légèrement… J'essayai d'émettre un bourdonnement… Je sentis la vibration dans ma gorge – c'était douloureux, mais ça faisait du bien en même temps. Je tentai de racler ma gorge… Puis je soufflai, « Bella. »
Tout à coup, ses lèvres furent sur les miennes. Cette fois-ci elles bougèrent avec les siennes alors qu'elle m'embrassait, se déplaçant de mes lèvres à mes joues, mes yeux, mon front, le long de l'arête de mon nez, et de retour à mes lèvres. Je sentis de l'eau frapper mon visage et réalisai que c'était ses larmes.
« Bella, » haletai-je quand elle libéra mes lèvres pour se déplacer vers mon menton et mon cou. « Bella, tout ira bien… »
« Je sais, » sanglota-t-elle. « Je le sais enfin… » Elle jeta ses bras autour de moi. Je pouvais sentir son corps tout chaud contre le mien, mais j'étais impuissant à la retenir.
« Je vais de mieux en mieux, mon amour… Je peux le sentir dans mon corps. »
« Je sais… Alice n'a pas arrêté de me dire que tout allait bien se passer – même si je pense qu'elle n'en était pas tout à fait sûre quand vous étiez dans le cimetière… » Je me rendis compte qu'Alice devait leur avoir raconté toute la scène. « Mais quand j'ai vu ton corps… et tu ne bougeais plus, ne respirais plus… Tu avais l'air d'être mort, Edward. Je me suis sentie malade. » Ma chemise était humide de toutes ses larmes qui continuaient de tomber. J'aurais voulu pouvoir caresser ses cheveux et son dos à cet instant, la tenir plus près de moi et la rassurer. Mais je ne pouvais utiliser que mes mots.
« Bella… quand c'est arrivé, au début… je pensais que j'étais mort. Je pensais que je n'allais jamais plus te revoir… Mais ensuite j'ai retrouvé ma capacité à entendre et j'ai su que j'étais en train de guérir… Et à ce moment-là j'ai su que je devais revenir – te revenir. J'avais peur de ne pas être capable de bouger – de rester coincé là-bas… Quand j'étais au plus profond de mon désespoir, j'ai essayé de t'atteindre, Bella, et… » Je ne savais pas comment le dire. Ça me semblait fou, même maintenant… Si je ne m'étais pas retrouvé dans le bureau de Maugrey, j'aurais considéré l'expérience vécue dans le cimetière comme impossible… « … Et quelque chose s'est produit, » continuai-je doucement. « Bella – j'ai vu mon âme… »
Elle leva son visage de ma poitrine et ses profonds yeux bruns sondèrent les miens. « Tu as quoi ? » Dit-elle tout aussi doucement, un sourire étirant la commissure de ses lèvres.
« J'ai vu mon âme… ou plus exactement, j'étais mon âme… Mon corps était toujours allongé là, mais je l'ai quitté pour aller auprès de Harry parce que j'avais besoin de revenir à toi… et encore ici – quand j'ai vu Maugrey prendre Harry, je suis allé à lui – mais je n'étais pas seulement dans son esprit. J'étais vraiment là-bas avec lui. »
« Je sais, » dit-elle doucement. « Je ne sais pas pourquoi, mais je l'ai senti quand tu as quitté ton corps… dans le cimetière. J'ai soudainement senti ta connexion, mais ensuite tu n'étais plus là… Et je pouvais la sentir quand tu es revenu… C'est pourquoi je pensais que tu étais mort – je ne pouvais pas te sentir ici. »
« Bella… »
« Oui. »
« Viens ici… »
« Je suis ici. » La confusion traversa ses yeux.
« Non, viens plus près. Je veux t'embrasser et je ne peux pas soulever ma tête. »
Elle sourit et se conforma volontiers à ma requête. Mon ange, ma vie… ma raison d'être ici. Nous aurions le reste de notre longue vie ensemble, et peut-être même celle qui suivrait…
« Il y avait quelque chose que je voulais te dire, » dis-je quand elle se désengagea de mes lèvres. « Avant que j'aille dans le labyrinthe… tu as dit que tu voulais m'aider – que tu aimais quand tu étais en mesure de me donner ta force pour alimenter mon bouclier, mais il faut que tu saches un truc. Tu me donnes tout le temps une partie de ta force. »
Elle sourit. « Edward- » Mais alors elle leva les yeux et vit Dumbledore entrer dans le salon. Je ne pouvais pas le voir – ne pas être capable de bouger devenait frustrant. Pour compenser, je passai à l'esprit d'Alice et le regardai pénétrer dans la pièce.
Le Dumbledore qui entra dans le salon n'était pas l'homme jovial et agréablement amusé que nous avions souvent vu, ni le puissant sorcier féroce que j'avais vu neutraliser Maugrey dans un mouvement rapide. C'était un vieil homme fatigué dont les yeux étaient remplis d'angoisse. Il se dirigea vers l'un des fauteuils à oreilles et y prit place, chaque mouvement semblant lui demander un effort.
« J'aurais dû t'écouter, Edward, » dit-il lentement… Emmett et Rosalie se glissèrent dans la pièce et s'installèrent sur l'une des chaises dans le coin… « La première fois que tu as exprimé tes doutes au sujet de Maugrey. Quand tu entendais deux voix et qu'Alice disait que les contours de sa silhouette étaient flous… J'aurais dû comprendre ce qui se passait. » Il leva la tête et nous regarda. « Ce n'était pas Maugrey. C'était Barty Croupton Jr. Il a kidnappé le vrai Alastor Maugrey et a utilisé du Polynectar pour prendre son apparence toute l'année. »
« Mais le souvenir dans la Pensine – Barty n'a-t-il pas été condamné en tant que Mangemort ? N'a-t-il pas été tué à Azkaban ? » Demandai-je.
« Non – sa mère a pris sa place en utilisant du Polynectar… Barty s'est échappé lorsque sa mère mourante a troqué sa place avec lui à Azkaban. Elle a donné sa vie pour lui… et Celui- »
« Alors où était-il pendant tout ce temps ? » Questionna Jasper.
« Barty Croupton Senior a utilisé le sortilège de l'Imperium sur lui pour l'avoir sous son contrôle et pouvoir le garder à la maison… Son elfe de maison était chargé de le surveiller. Il était là à la Coupe du Monde de Quidditch – c'est là qu'il a rompu le charme. C'est lui qui a fait apparaître la Marque des Ténèbres. Ensuite il a capturé son père et l'a remis à Voldemort, qui a placé Barty Sr sous le sortilège de l'Imperium de manière à ce qu'il obéisse à ses ordres… Cette fameuse nuit où Barty s'est pointé ici, il s'était échappé. Mais Barty Jr l'a retrouvé et l'a tué… »
« Il a tué son propre père ? » Lança Esme, le souffle coupé.
« Eh bien, il faut comprendre que Barty Croupton n'était pas un homme facile. Il poursuivait les Mangemorts avec une vigilance implacable. » Dumbledore semblait se recomposer, redevenant celui que nous connaissions si bien à mesure qu'il avançait dans son récit. « Tous les moyens nécessaires étaient justifiés dans son esprit… Quand Barty Junior a été livré à la justice, il n'a eu aucune compassion. »
Je me souvins de la froideur dans ses yeux quand il avait rendu un jugement contre son propre fils tandis que sa femme, la mère de Barty Jr, sanglotait. Je compris ce que Dumbledore voulait dire.
« Donc, pendant toute l'année il s'est fait passer pour Maugrey ? Alors où est le vrai Maugrey ? »
« En ce moment il est à l'infirmerie, en train de récupérer d'avoir été emprisonné si longtemps dans son coffre. »
« Toute l'année ? » S'étonna Esme.
« Oui, et pendant tout ce temps je croyais qu'il s'agissait de Maugrey. J'avais confiance en lui – c'est-à-dire, jusqu'à la nuit où Barty Sr est revenu… C'est à ce moment-là que j'ai commencé à me poser des questions. Mais si je t'avais écouté, nous aurions pu éviter cela dès le début… Edward, je te suis redevable en terme de gratitude. Si tu n'avais pas trouvé un moyen de communiquer avec moi tout à l'heure, il aurait ramené Harry à Voldemort. Et… je sais que tu as aidé Harry ce soir. »
« À ce propos, Dumbledore – je ne sais pas ce qui s'est passé… lorsque l'Avada Kedavra m'a frappé, et plus tard quand mon âme s'est séparée de mon corps… »
« Ton âme, » médita Carlisle… Je suis tellement heureux que tu en sois venu à croire.
« Je ne sais pas ce qui s'est passé non plus, » répondit Dumbledore, « mais j'ai une théorie. La malédiction d'Avada Kedavra ne laisse aucune trace biologique… Le corps meurt tout simplement… comme si les organes internes cessaient subitement de fonctionner ou que le corps 's'éteignait.' Pour ma part, je crois que la malédiction absorbe toute l'énergie vitale contenue dans le corps – ou plutôt que la force vitale absorbe la puissance de la malédiction, ne laissant plus rien pour faire fonctionner le corps… Ce qui explique pourquoi quand le sortilège frappe un objet inanimé, celui-ci prend feu, brisant ou fissurant parfois une roche dans le processus puisqu'il n'y a rien pour absorber cette puissance. »
Fumseck vint se percher sur son bras pour lui offrir un peu de réconfort. Il caressa distraitement ses plumes. « Les phénix sont à l'abri de la malédiction, cependant… Elle ne fait que remettre en marche le cycle de la renaissance, ce qui m'amène à ma théorie sur ce qui t'est arrivé. Dans ton cas – tu es vivant, mais ta force vitale est dans ton venin… qui ne peut être détruit que par le feu. Ce venin te guérit en permanence, et il te fournit une plus grande force pour te protéger des blessures. Quand la malédiction t'a frappé, je crois que tu n'avais pas la force vitale traditionnelle pour absorber la puissance, mais il fallait qu'elle aille quelque part. Elle doit avoir causé des blessures à chaque partie de ton être physique. »
« Peut-être au niveau cellulaire, » songea Carlisle.
Dumbledore caressa sa barbe. « Peut-être. Je suppose que nous ne le saurons jamais. Quoi qu'il en soit, le sortilège t'a laissé complètement paralysé, incapable de bouger ou d'utiliser tes fonctions corporelles pendant que le venin se chargeait de te guérir. »
« C'est ce que j'ai pensé, une fois que j'ai réalisé que je n'étais pas mort, » dis-je. « C'était semblable à ma transformation ou, à un niveau moindre, à ce que j'ai enduré quand un autre vampire m'a blessé – bien que ça ne me soit pas arrivé souvent. »
« Je m'attends à ce que tu sois complètement guéri au plus tard demain à midi, si tu continues de récupérer à cette vitesse, » déclara Carlisle. Ça doit être très douloureux…
Je pouvais remuer légèrement à présent, et je hochai imperceptiblement la tête.
« Mais… mon expérience, » insistai-je.
« Tu devras y réfléchir et tirer tes propres conclusions, » répondit Dumbledore. « Je peux seulement dire que je savais que tu étais là. J'ai senti ta présence dans le bureau de Maugrey, et j'ai eu conscience du moment où tu l'as quitté. »
J'acquiesçai à nouveau.
« Maintenant, Sirius – il y a un visiteur dans mon bureau qui aimerait beaucoup te voir. Je suis certain que tu peux prendre ta forme habituelle en toute sécurité… »
Quelques secondes plus tard, Sirius se tenait devant nous dans sa forme humaine. Il était impatient de voir Harry et il eut vite fait de disparaître par la porte qui conduisait au bureau de Dumbledore.
« Dumbledore, » l'arrêtai-je avant qu'il ne disparaisse à son tour. « Je sais que nous devons encore discuter de beaucoup de choses, mais Rogue – il faut qu'il sache que Voldemort a l'intention de le tuer… »
« Je pense qu'il est conscient du danger, » répliqua Dumbledore avec de la tristesse dans les yeux. « Néanmoins, je vais devoir lui demander de retourner aux fonctions qu'il occupait sous le dernier règne de Voldemort… Nous ne pouvons qu'espérer qu'il réussira à le convaincre qu'il est toujours son fidèle serviteur. »
C'était la première fois que j'admirais sincèrement Rogue. Il était méchant et cruel, mais il jouait un rôle que je ne lui enviais pas dans cette guerre – et j'espérai vraiment, à cet instant, qu'il survivrait à cette nuit.
Plus que deux chapitres avant la fin…
Bonjour à tous ceux qui sont encore avec moi, et à bientôt :0)
Milk
