Voici le chapitre 2 et je n'ai pas d'idée pour l'intro donc on va rester comme ça.
Eihpostaro, la vie est cruelle mon p'tit mais ne t'inquiète pas le reste sera plus joyeux. Enfin peut être =)
Alycia Panther, ne t'inquiète pas je l'aime trop pour le tuer réellement et puis s'il meurt, il n'y a pas d'histoire.
Mathiewpr, tu me fais peur j'ai l'impression que t'es caché dans un buisson et que tu me surveille à travers des jumelles. Je ne pense pas faire de suicide différent c'était le dernier, promis =)
Bonne lecture
Chapitre 2
Je cligne des yeux péniblement et me redresse pour m'asseoir. Je suis sur une surface ferme mais moelleuse et je sens une couverture sur mes jambes. Hein ? Après la mort, on se retrouve dans un putain de lit ? Je me pince et je me fais mal. Bordel, la vie après la mort est identique à la vie d'avant, ça sert à quoi de mourir alors ? Mes yeux se sont habitués à la faible luminosité ambiante et je peux voir que je suis dans une chambre. Je comprends plus rien. Je tente de me lever mais une douleur me traverse tout le corps m'obligeant à me rasseoir. Je regarde mes bras et je remarque que j'ai des bleus et des griffures. Un éclair de lucidité me frappe, je me rappelle de ce qu'il s'est passé sur la cascade. Putain mais si je ne suis pas mort, où je suis ? Je regarde autour de moi, les murs sont en bois comme un chalet de montagne et c'est du parquet au sol. La pièce est carrée et le mur de gauche est une baie vitrée équipée de stores qui sont abaissés. Le reste de la pièce est trop plongé dans l'obscurité pour être sûr de ce que je voie. Je crois cependant discerner un bureau en face de moi sur lequel trône un pc et sur la gauche il y a une bibliothèque ainsi qu'un fauteuil, une armoire est placé contre le mur en face. Le lit sur lequel je suis assis est contre le mur de droite, il y a également une table de nuit qui est certainement en bois. Il y a juste un réveil dessus. Je peux d'ailleurs lire qu'il est trois heures quarante-sept du matin. La douleur m'empêchant de me lever associer à ma fatigue me fait rechuter dans le sommeil.
OoOoOoOoOoO
J'émerge à nouveau et me retrouve à nouveau dans cette chambre. Je suis réellement vivant alors. La lumière inonde la pièce et il faut un petit temps à mes yeux pour s'y habituer.
- Enfin réveillé ? me demande une voix masculine qui me fait sursauter.
Wow, ça va pas bien de faire peur aux gens comme ça ? Je le dévisage et reconnais un certain brun. C'est pas vrai, il m'a suivi ou quoi ? Je remarque qu'il me tenait et me tient toujours le poignet. Il y a plusieurs compresses utilisées posées sur la table de nuit à côté d'une bouteille d'alcool. Il était en train de désinfecter mes coupures. Je ne le comprends pas, pourquoi il fait tout ça alors qu'on ne se connait pas.
- Tu sembles bien perplexe au réveil.
Je le regarde intrigué, il recommence à soigner mes blessures l'air de rien. Je lui arrache ma main et me recule contre le mur.
- T'es quoi au juste, une sorte de psychopathe qui séquestre des gens chez lui ?
- Merci de m'y avoir fait pensé, je dois aller donner à manger à l'autre qui est dans la cave. Il doit avoir faim le pauvre.
Il me dit ça en restant parfaitement neutre.
- T'es sérieux ? dis-je, la voix partant dans les aigue.
Il sourit légèrement et s'en va.
- Peut-être…
- Mais t'es complètement malade !
Je me lève précipitamment du lit, titube et me vautre sur le sol.
- Eh, fait attention.
Il accourt vers moi et m'aide à me relever. Je le repousse et me recule avant d'être bloqué par la table de nuit. Il est agenouillé et me regarde intrigué.
- Tu ne devrais pas te lever aussi vite.
- Plutôt intentionné pour un preneur d'otages.
- Je dois prendre soin de ma marchandise si je veux la revendre à bon prix.
Je suis si stupéfait que je le laisse finir de me soigner sans broncher.
- Bon petit, si tu te montres aussi obéissant je pourrais même en tirer plus, dit-il en me tapotant la tête.
J'en reste ahuri avant de prendre mes jambes à mon cou et courir vers la porte mais ayant la vélocité d'un escargot agonisant je suis rapidement rattrapé.
- Calme toi chaton, tu vas finir pas te faire mal.
Je m'empourpre face au surnom avant de le pousser en me tenant contre la porte. Mes jambes ont un peu de mal à me soutenir. Un courant d'air sur mes cuisses me fait remarquer mon accoutrement. Je suis seulement vêtu d'un tee-shirt un peu trop grand rouge sang et d'un boxer noir qui n'est pas le mien.
- C'.. c'est quoi ça ?
- Des vêtements finalement, dit-il en faisant un mouvement de sourcils moqueur.
- Je vois bien, pourquoi je suis habillé comme ça ?
- Tu ne te rappelle pas ? s'étonne-t-il.
- Je me rappelle seulement de la chute d'eau et pourquoi j'y suis allé.
- Ne me dit pas que c'était une autre tentative ? soupire-t-il.
- Très bien, je ne te le dirais pas…
Il se jette sur moi et me saisit au col.
- Mais bordel t'as quoi dans le crâne ? Du flamby ?
Ce qui est sûr c'est que je ne risque plus d'y avoir grand-chose s'il continue à me secouer comme ça.
- Tu tiens tant que ça à mourir ? gueule-t-il en arrêtant de me balloter.
- NAN bien sûr que non que j'ai pas envie de mourir ! explosais-je.
Il est stupéfié et ses mains se desserrent quelque peu.
- Pourquoi tu fais une chose pareille alors ? s'énerve-t-il en resserrant sa prise sur mon col.
Je le fixe droit dans les yeux avant de sentir mes larmes monter. Je bégaye quelques secondes avant de m'effondrer en pleurs. Je ne sais pas ce qu'il se passe mais je n'arrive pas à m'arrêter. Je me frotte les yeux espérant arrêter le déluge mais il n'y a rien à faire. Je suis surpris en sentant ses mains quitter mon col pour venir m'enlacer et me bercer doucement contre son torse. Mes sanglots redoublent et je m'accroche désespérément à son tee-shirt au niveau des omoplates. Les minutes passent, je suis toujours lové contre lui et il essaie de me consoler du mieux qu'il peut. Je renifle bruyamment et je vais pour me redresser quand je sens une main dans mes cheveux. Je lève les yeux et croise son regard, j'y décèle une lueur étrange. Je le lâche et m'essuie le coin des yeux. Une fois fait, un mouchoir s'agite dans mon champ de vision. Je l'attrape et me mouche vigoureusement. Je ne sais plus où me mettre. C'est la première fois que je pleure devant quelqu'un, un inconnu qui plus est.
- C'est plus douloureux que tu ne veux en laisser paraître, hein ?
J'acquiesce, troublé par sa question. Il me caresse brièvement la tête avant de faire un pas en arrière.
- Je te laisse tranquille pour le moment, si t'as faim n'hésite pas à me rejoindre. Il part en me jetant un dernier coup d'œil. Quel drôle de personnage, je me demande vraiment ce qu'il y gagne à faire ça. Je fais un rapide tour d'horizon et ce que j'ai cru apercevoir ce révèle exact. La chambre fait plutôt vide, elle doit servir pour recevoir des gens même si c'est étonnant d'y avoir mis un ordi. Je m'allonge sur le lit, je serais bien parti mais mes jambes n'en peuvent plus et ma tenue légère m'y empêche. Je me recouche et serre la couverture contre moi. Je repense à ce qu'il m'a amené à mettre fin à mes jours et je m'endors assez vite.
OoOoOoOoOoO
Des gémissements s'échappent de mes lèvres, des frissons parcourent mon corps. J'ai chaud et une fine pellicule de sueur me recouvre. J'en peux plus. Ma bouche s'ouvre dans un cri qui résonne à travers la chambre. J'entends des pas précipités avant que la porte ne s'ouvre brutalement. Je suis assis encore tremblant et lui s'est avancé jusqu'au pied du lit et me parle mais dans l'état où je suis, je ne m'en rends pas compte.
- Pourquoi tu me fais ça ? murmurais-je. J'ai si peu d'importance à tes yeux ?
- Hein mais qu'est-ce que tu racontes ?
Il s'est penché vers moi et comme je ne réagis pas, il agite sa main devant mon visage. Je m'en saisi avant de le tirer vers moi et l'allonger à ma place. Il est surpris mais il n'a pas le temps de comprendre que je commence à le frapper. Il en esquive certains mais pas tous.
- Pourquoi tu m'as laissé tout seul, je...
Le reste de ma phrase reste coincé dans ma gorge, mon martèlement de sa poitrine perd en intensité au contraire de mes pleurs qui s'accroissent. Je finis à quatre pattes au-dessus de lui ma tête posée sur son torse, mes larmes mouillant son tee-shirt. Je sens une caresse dans mes cheveux qui a le pouvoir de me calmer. Je m'effondre sur lui avant que le sommeil ne m'emporte à nouveau n'étant pas réellement réveillé.
OoOoOoOoOoO
Je suis enveloppé par une douce chaleur et un souffle sur mon visage me tire de mon cocon. Je me sens tellement bien. J'ouvre un œil et une joue apparaît dans mon champ de vision, je sens également un bras autour de ma taille. Je me recule vivement et fixe l'intrus dans mon lit. Il se retourne vers moi, toujours endormi et étend son bras cherchant quelque chose. Une fois ma cuisse trouvée, il s'y agrippe et tire dessus mais comme elle ne bouge pas, c'est lui qui se rapproche. J'essaie de le faire lâcher prise mais il a de la force l'animal. Seulement une envie pour le moins pressante est plus têtue que lui. Je l'enjambe comme je peux manquant de m'écraser sur lui à maintes reprises. Une fois hors du lit je me lance dans une quête trépidante : la recherche des toilettes. Je sors de la chambre et je débouche sur un salon. Le sol et le revêtement du mur sont idem à ceux de la chambre et une grande fenêtre sur le mur de gauche illumine la pièce. Je bloque un instant devant ce que je vois. Je suis au paradis en fait. Une grande télé écran plat est placée contre le mur devant moi équipé d'une barre de son, je vois également une Play 3 et une 360. En face se trouve une table basse en bois et un canapé en L recouvert d'un tissu synthétique gris souris agrémenté de coussins gris, noir et blanc. Près de moi se dresse une bibliothèque principalement rempli de jeux et de films. J'y jette un coup d'œil et ce que je peux voir me plait fortement. Ma vessie me rappelle toutefois à l'ordre et m'empresse de trouver les cabinets au plus vite. J'entrevois rapidement la cuisine avant d'aviser une porte que je me précipite d'ouvrir et… bingo, je suis au bon endroit. Je soulage ma vessie qui n'en pouvais plus d'être comprimée. Je me lave les mains dans le lavabo prévu à cet effet avant de sortir. Je remarque qu'il y a deux autres portes à ma gauche. La curiosité restant un vilain défaut chez moi, je décide d'explorer un peu plus. J'ouvre la première et débouche sur une salle de bain. Elle est plutôt grande pour une salle d'eau, les murs sont en bois blanc-gris et le sol est du carrelage imitation parquet noir. Elle a comme la plupart des salles de bain, une douche, un panier à linge à côté de la machine à laver et une vasque surmonté d'un miroir accroché au mur, une étagère est placée à proximité et sert de rangement. Le coin à gauche de la porte m'intrigue cependant. Il est abaissé par rapport au reste de la pièce et des fils de fer sont installés au-dessus comme s'ils étaient là pour étendre le linge. Le tout est dans les tons blanc/gris/noir à croire qu'il affectionne ces couleurs ou plutôt l'absence de couleurs. Je referme la porte et me dirige vers la seconde. Ce doit être la porte d'entrée, elle est fermée à clef. C'est bizarre d'ailleurs qu'elle soit placée là à moins que… je me retourne et j'entrevois une seconde porte dans le salon, ça doit plutôt être celle-là alors. Celle-ci doit être sa chambre mais alors qu'est-ce qu'il foutait dans mon lit ? Je me repasse en mémoire ce qu'il s'est passé jusqu'à maintenant mais impossible de me souvenir ce qui l'a poussé à dormir avec moi. Un grognement sourd me rappelle que je n'ai pas mangé depuis un moment, d'ailleurs ça fait combien de temps que je suis là ? Je rebrousse chemin jusqu'à la cuisine et je prends une nectarine dans la corbeille posée sur le plan de travail, il ne me reste plus qu'à chercher un couteau. Je farfouille dans les tiroirs et je trouve enfin le tiroir des couverts.
- C'est pas bien de fouiller, chaton.
Je sursaute et tourne lentement la tête vers la droite. Il me sourit doucement et me caresse les cheveux.
- T'as faim on dirait, installe toi je vais te faire à manger.
Il se sert dans le frigo et commence la préparation. Je le regarde faire, mon fruit toujours dans la main. Je le repose et me place près de lui.
- C'est pas la peine de te donner tant de mal, je n'ai pas très faim… dis-je avant de me faire couper par un grognement tonitruant.
- Ah oui, il prétend le contraire pourtant, dit-il en posant un index sur mon ventre. Allez va t'asseoir.
- C'est pas la peine, donne-moi juste mes habits et je m'en vais…
- Assis.
S'il croit que je vais lui obéir il se fout le doigt dans l'œil jusqu'à l'omoplate. Je vais pour retourner dans la chambre qu'il me stoppe d'une phrase.
- N'y pense même pas, j'ai pas que ça à faire d'aller te repêcher.
- Alors pourquoi tu le fais ?
Il me regarde surpris arrêtant momentanément l'élaboration de son plat.
- Tu sais que ça s'appelle non-assistance à personne en danger si je n'avais rien fait.
- Arrête tes conneries et dit moi la vrai raison.
Il me regarde en se mâchouillant la lèvre inférieure.
- C'est pas dans mon habitude de laisser un petit chaton sans défense faire une chose aussi triste.
Il me lance une pique mais je vois une pointe de douleur dans son regard. Il continue son plat l'air de rien mais ses coups de couteau semblent plus agressifs. Je m'assoie et attend patiemment qu'il finisse. Il fait sauter les légumes à la poêle pendant que les pâtes cuisent tranquillement. Une fois le tout cuit, il éteint le feu et égoutte les pâtes. Il sort assiettes, verres et couverts et les place sur la table avant d'ajouter la nourriture et une bouteille de jus de fruit. Il me sert avant de faire de même pour lui. On mange en silence et c'est vraiment bon toutefois je remarque qu'il semble moins joyeux que d'habitude. J'ai l'impression qu'il me cache quelque chose quant à mon sauvetage. On dirait qu'il a vécu une expérience similaire. Une fois notre repas fini, il débarrasse sans me jeter un regard. Pour une raison inexpliquée, je me sens mal à l'aise. Je me lève et me place derrière lui avant de lui toucher l'épaule.
- Ça va pas ?
Il se retourne, l'air maussade et me prend dans ses bras en me serrant fortement. Je ne sais pas ce qu'il lui prend mais il ne me lâche pas pendant plusieurs minutes. Je le serre également et sa respiration s'accélère brusquement. Il se cale contre mon cou en m'agrippant, son bras encerclant ma nuque jusqu'à mon omoplate gauche et l'autre sur ma hanche gauche. Je le sens avoir de légers spasmes comme s'il pleurait mais je ne perçois aucune larme dans mon cou. Il se dégage peu de temps après et il semble triste mais il n'a pas les yeux humides. Depuis le début je l'envoie chier et je cherche à lui fausser compagnie mais il me fait de la peine. Derrière son apparence joyeuse, il cache quelque chose de douloureux et il me fait penser à mon cas, la gaieté en moins.
- Tu peux partir si tu veux, tes vêtements sont sur la chaise du bureau.
Je me dirige vers la chambre et m'y engouffre en lui jetant un coup d'œil. Il me dit que je peux partir alors que jusqu'à maintenant il faisait tout pour me retenir, il a dû changer d'avis. Cependant, son air triste m'inquiète. Je m'habille en pensant à tout ça. Une fois fait, je sors et passe devant lui. Il est toujours dans ses pensées accoudé au plan de travail.
- Bon j'y vais.
Il n'a aucune réaction, c'est vraiment un curieux personnage. Au moment où j'actionne la poignée de la porte je sens une pression sur mon bras. Waouh, il s'est approché sans que je l'entende.
- Promet moi juste de ne pas recommencer.
Il me fixe en me serrant un peu fortement le bras. Il arriverait presque à me convaincre l'animal, du coup je ne sais plus quoi faire. Il m'a déjà sauvé deux fois même si je ne lui ai rien demandé. Je n'ai pas envie de le laisser dans cet état, qu'est-ce que je devrais faire ?
OoOoOoOoOoO
Et voilà pour ce chapitre, le prochain est toujours en cours d'écriture.
A plus.
