Après un temps d'attente plutôt long, le chapitre 3 pointe enfin le bout de son nez.

Alycia Panther, et oui le pauvre petit est perdu.

Mathiewpr, je le savais que t'es un psychopate =)

Eihpostaro, ta réaction m'a bien fait rire mais ne t'inquiète pas ton vœu seras exaucé. Peut être =)

Bonne lecture.

Chapitre 3

Je suis maintenant une main sur la poignée et l'autre emprisonné par les siennes. Il me lâche cependant bien vite avant de filer dans la salle de bain, ma question toujours en tête. D'un autre côté je ne suis pas attendu. Je peux rester quelques jours, sa collection de jeux dans mon champ de vision n'en étant absolument pas la raison. J'entends l'eau de la douche couler, ça me fait penser que ça fait quelque temps que je n'en ai pas prise. Je lui demanderais d'y aller ensuite. Je regarde plus attentivement sa collection de jeux et de films et je dois dire que les trois quart sont tout à fait à mon goût. J'entends la porte de la salle de bain s'ouvrir et je vais à sa rencontre. Il porte simplement une serviette noire autour de la taille et à en juger l'expression quand il lève les yeux sur moi, il ne s'attendait pas à me voir encore là.

- Je peux aller prendre une douche ?

À ma question son visage s'assombrit et marmonne dans sa barbe inexistante. Du coup je ne sais pas si je peux y aller. Il remarque ma mine interrogative et m'enjoins à le suivre. Il m'indique que les produits sont dans la douche et il me tend ensuite une serviette de la même couleur que la sienne. Il est toujours aussi grognon, je me demande vraiment pourquoi. Je lui jette un coup d'œil, il est déjà à la porte et donc me tourne le dos, des gouttes d'eau dévalant son dos. Il ferme la porte et je me déshabille avant d'entrer dans la douche. Elle est carrelée au sol et des motifs de bambou sont peints sur le mur de droite. L'emplacement du pommeau de douche est à coté et le mur est recouvert de galets. J'actionne l'eau chaude et patiente le temps qu'elle chauffe, je diminue ensuite pour une chaleur plus supportable. Je me glisse sous le jet et laisse l'eau délier mes muscles dorsaux. Je me laisse aller à mes pensées tout en me savonnant. J'ai dû mal à saisir son caractère. Il est quelqu'un de joyeux mais on dirait qu'il cache quelque chose, je me demande bien quoi. Maintenant que j'y pense j'ai vu personne ici, pourtant j'ai l'impression d'être là depuis quelques jours. Je coupe l'eau et ouvre la porte de la cabine. Je me saisis de la serviette posée à proximité avant de me frictionner avec. J'entends du mouvement dans la pièce adjacente. Une fois sec, je me rhabille, les cheveux encore un peu humides. Je sors et je le vois vautré dans le canapé en train de jouer à Far cry, le trois si je ne me trompe pas. Avec la qualité de ses enceintes c'est comme si on y était. Il essaie de capturer une base ennemi mais avec sa technique de bourrin, il est rapidement encerclé et ne tarde pas à décédé.

- Putain d'enculé d'ta mère, beugle-t-il en insistant particulièrement sur le dernier mot.

Sa réaction me provoque un fou rire à n'en plus finir. Il se retourne vivement pour me voir accroché au mur ayant dû mal à tenir debout. Je me calme et il se renfrogne dans son coin, recommençant tout en grognant. Je m'installe à ces côtés pour admirer de plus près ces exploits. Il adopte la même tactique et la sentence est irrévocable. Il rage et le fait que je me foute de sa gueule accroît d'autant plus son énervement.

- Bah tiens du gland, si tu te crois meilleur.

Il me tend la manette, je m'en saisis bien déterminé à lui démontrer toute l'étendue de mon talent. Je jette un coup d'œil à ces armes et ce que je vois me sidère. Il a que des armes à courtes portée, je le regarde et secoue la tête, blasé. Sa posture et ses yeux me dise « bah quoi ? », mon dieu son cas est désespéré. Je me demande bien comment il a pu capturer les autres avant-postes. Je file au magasin et me procure un sniper que j'équipe d'un silencieux. J'y retourne et me déniche un coin en hauteur d'où je peux tout voir ou presque, je marque les ennemis pour plus facilement les suivre puis je commence le massacre. Je tue tout d'abord les snipers histoire d'être tranquille puis ceux qui sont isolés et pour finir, histoire de le faire rager encore plus je finis les derniers au couteau et le tout sans déclencher l'alarme. Temps total de l'opération : trois minutes. Il en peut plus, il bout intérieurement. Moi je suis tout sourire et lui redonne la manette humblement.

- C'est qui le plus fort ? dis-je en me réinstallant confortablement.

- Ah ok, tu le prends comme ça ?

Il se précipite vers la console et change de jeux, il opte pour Mortal Kombat et me balance une seconde manette.

- Tu vas voir qui c'est le plus fort.

On enchaîne plusieurs combats et je me fais littéralement défoncer. Je change de persos à chaque fois mais ça ne change rien, il continue à me laminer sans répit. Après une défaite de ma part particulièrement grotesque, il explose de rire.

- T'es vraiment nul finalement …

Il bloque à la fin de sa phrase et semble réfléchir intensément.

- Tu t'appelles comment au fait ?

Sa remarque me surprend et me fait penser que moi non plus je ne sais pas son nom.

- Je m'appelle Naruto.

Il me tend la main m'invitant à la lui serrer.

- Moi c'est Kiba, ravie de faire ta connaissance.

On doit être les deux seuls cons à s'échanger nos prénoms que maintenant alors que dans la plupart des rencontres on ce les échange au début mais il faut dire que la nôtre n'est pas des plus banales.

On continue à jouer changeant parfois de jeu et mine de rien l'après-midi se déroule rapidement. Je m'en rends compte quand je jette un coup d'œil machinalement à la fenêtre et qu'il fait nuit.

- C'était bien sympa même si je me suis fait clairement défoncer.

- Fallait le dire plutôt si t'aime ça, me dit-il avec un sourire subjectif.

Je rougis face au sous-entendu.

- Je parle des jeux vidéo bien sur…

Quelle enflure, il va croire que je pense qu'à ça maintenant. Il se lève, le sourire aux lèvres et se sert à boire.

- Tu veux quelque chose ? me dit-il de la cuisine.

- Euh ouais, la même chose.

Il revient avec deux verres et me tend le mien. Je m'en saisis et le suit du regard se rasseoir. Un silence s'installe et je ne sais comment le briser. J'ai l'impression qu'il fait genre qu'il n'a pas remarqué que j'aurais dû me casser depuis bien longtemps. J'aperçois son reflet sur l'écran de la télé en veille et il me regarde ne sachant lui non plus comment briser le silence. J'aperçois le boitier de Far Cry qui me fait de l'œil et il me semble qu'il y a une partie coop ce serait un bon moyen de détendre l'atmosphère. Je lui expose mon idée.

- Ça pourrait être sympa mais mon estomac manifeste actuellement pour recevoir de la nourriture et ce dans les plus brefs délais.

- Je dois dire que le mien fait exactement la même chose.

Sur une décision commune nous nous rendons donc dans la cuisine. Il se saisit du téléphone et compose un numéro. Quoi? Il commande quelque chose alors qu'il cuisine super bien mais ça ne va pas du tout. Je m'apprête à manifester mon mécontentement quand je comprends qu'il commande des pizzas. Bon je laisse passer pour cette fois. Il est connu puisqu'il n'a même pas besoin de dire ce qu'il veut, il raccroche assez vite.

- Je savais pas que tu connaissais mes goûts.

- Tu me remercieras quand tu l'auras goûté.

Vingt minutes plus tard, un toquement à la porte ce fait entendre et il va ouvrir. Il referme la porte et il tient un carton plutôt grand pour une pizza, il dépose son chargement et ouvre la boite. Waouh elle est énorme.

- Poulet, steak, jambon, champignon et un max de mozza, c'est la pizza des dieux. En même temps c'est moi qui l'ai créé.

Et il part chercher un couteau en rigolant à gorge déployée. C'est le genre de pizza, t'en prend une part et ton ventre décède immédiatement. Il commence la découpe et me tend une part de cowboy que je recoupe, je vais la joué soft sur ce coup-là. J'entame mon repas et il y a pas à dire c'est une tuerie. Kiba se goinfre comme un morfale qui n'a pas mangé depuis des semaines et je dois dire qu'à la fin de ma portion je commence déjà à caler. Lui tout guilleret il se ressert en m'invitant à faire de même. Du calme mon gros, je verrais plus tard si j'ai encore faim mais pour le moment ça iras. On ne parle pas spécialement je le regarde s'empiffrer. Il a d'ailleurs un peu de fromage au coin des lèvres.

- T'en as un peu là, dis-je en lui désignant l'endroit.

Il se lèche le coin des lèvres tout en me fixant ce qui est assez troublant.

- Merci.

Sur ce, il finit tranquillement la moitié de la pizza comme si de rien n'était. Mais où est-ce qu'il met tout ça ? Il est mince et a une carrure sportive, je savais bien qu'il y avait quelque chose de bizarre chez lui. Je débarrasse pour une fois et je l'entends me suivre avant de venir me caresser les cheveux.

- Merci chaton.

Je sais pas ce qu'il a avec ce surnom. Il a le don de me plaire et de m'énerver en même temps, il fait pas tellement viril. J'ai pas le temps de l'engueuler qu'il rejoint le canapé avant de se remettre à jouer. J'hallucine. Il me tend la manette pour rejoindre la partie en coop. Je m'installe et c'est parti.

La nuit est bien avancée et on a enfin fini la partie, ça commençait à devenir long. Je me craque le dos, les doigts et je finis par ma nuque pendant ce temps Kiba range les manettes et éteins la console ainsi que la télé.

- On ferait mieux d'aller se coucher, je commence à m'endormir.

- Ouep, baillais-je.

Je me lève et rejoins « ma chambre », je l'entends me suivre. Il farfouille dans son armoire et en sort une couverture et un oreiller. Qu'est-ce qu'il va en faire, il en a pas dans sa chambre ? Il s'approche de moi et me caresse les cheveux en me souriant.

- Bonne nuit… chaton.

La saloperie, il le fait exprès. Il le sait que ça m'énerve. Je lui arrache son coussin avant de le lui balancer en pleine gueule. Mon attaque soudaine le laisse pantois.

- Tu veux jouer à ça ? sourit-il.

Je n'ai pas le temps de lui répondre qu'il se jette sur moi et me pousse sur le lit. Je suis surpris mais mon agilité me permet de riposter et de faire en sorte que ce soit lui qui se retrouve plaqué sur le lit. Je profite qu'il soit un peu sonné pour le mitrailler avec l'oreiller que je lui ai dérobé. Je continue pendant quelque minute avant de le laisser respirer. Je suis assis sur ses hanches et c'est un mouvement de sa part qui me fait prendre conscience de ma position. Je baisse les yeux sur son torse ce qui causa ma perte. Il profite de mon manque d'attention pour m'agripper le bassin et me basculer en arrière. Je me retrouve donc sur le dos, les bras au-dessus de la tête et les jambes de part et d'autres de sa taille. Lui est agenouillé entre mes jambes et tient victorieusement l'oreiller entre ses mains. Je crois que je vais morfler. Je me protège le visage de mes bras et attend la sentence qui arrive bien vite. Il abat son jugement sur moi et je fais mon possible pour me montrer stoïque seulement je vois bien que lui aussi a du mal à garder son sérieux et que cette situation le fait bien rire. Du coup on se lâche tous les deux et on éclate de rire.

- T'es plus violent que t'en a l'air…

Je vois bien qu'il s'empêche de rajouter chaton. C'est pas tout ça mais cette bataille improvisée m'a achevé et je serais bien comptant d'aller rejoindre les bras de Morphée. Un bâillement fait part de mes réflexions au brun qui se redresse et quitte le lit avant de ramasser sa couverture et l'objet du délit qui gît à mes côtés. Avec tout ça je ne sais toujours pas pourquoi il a besoin de ça.

- Si tu me cherche je vais pioncer dans le canapé.

- Mais pourquoi, tu n'as pas de chambre ?

- Si, si mais actuellement un chaton l'occupe.

Je lui balance l'oreiller restant sur le lit mais il l'esquive en se baissant et la lumière se fait dans mon esprit. Si chaton c'est moi et qu'il dit qu'il squatte sa piaule ça veut dire que je suis dans sa chambre.

- Mais pourquoi tu me l'as laissé ?

- T'a besoin de te reposer et mon lit est plus confortable que le canapé.

- Mais toi alors, ça doit te ruiner le dos ?

- Tu me devras un massage alors.

Il part sur ces mots, le sourire aux lèvres. Je me prépare à aller me coucher et une fois prêt je me glisse sous les couvertures et repositionne le coussin. Je repense à ce qu'il s'est passé aujourd'hui et ça faisait bien longtemps que je n'avais pas autant rigolé. Une chose me fait cependant perdre le sourire, j'ai peur que ce qu'il est entrain de ce passer entre nous ne finisse comme ça s'est finit avec les autres personnes que j'ai connu. J'ai pas envie que ça recommence et que je me fasse de faux espoirs à nouveau. C'est sur ces pensées plus que réjouissantes que je m'endors.

OoOoOoOoOoO

Je me réveille et comme je suis un boulet j'ai oublié de fermer les stores ce qui me permet de voir l'aube. Le soleil ne devrait pas tarder à se lever j'ai pourtant pas l'impression d'avoir pas beaucoup dormi, d'un autre côté on s'est coucher tard. Je sors de la chambre et me sert un verre d'eau dans la cuisine tout en étant silencieux pour ne pas réveiller la marmotte qui ronfle encore. Avant de retourner imiter le brun je décide d'aller le voir de plus près. Il est allongé sur le ventre et la couverture lui arrive en bas du dos et je crois apercevoir le haut de son boxer. Il bouge sa jambe et sa couette descend un peu plus. Je me gifle mentalement quand je me rends compte que je bloque un peu trop longtemps sur ses fesses. Je pose le regard sur son visage et il est contracté comme s'il faisait un cauchemar. Son dos est également tout crispé, je crois que je peux faire quelque chose. Il voulait un massage et bien soit. Je m'installe sur ses cuisses pour avoir une meilleure vue sur ses épaules. Je commence en appliquant mes mains sur ses omoplates et je fais de petits cercles en les élargissant à chaque tour. Je continue en empoignant ses muscles et je les détends du mieux que je peux. Il fait quelques grimaces mais ça lui plait si j'en crois les gémissements et les soupirs qu'il lâche. Je descends mes mains le long de ses flancs et continue mon massage, il est chatouilleux à cet endroit apparemment. Je ferais mieux d'arrêter avant qu'il se réveille. Je termine en massant ses reins et c'est une très mauvaise idée, il est encore plus sensible à cet endroit. Je remonte les mains en haut de son dos et pose mes yeux sur son visage, les siens sont ouverts et il me regarde.

- J'en veux tous les jours des réveils comme ça chaton.

Je lui claque l'arrière de la tête et il boude.

- Pourquoi tu me maltraite ?

- C'est quoi cette tête, tu crois vraiment que je vais flancher ?

- Mmmh peut être pas, mais contre ça…

Il se redresse d'un coup, me plaque sur le dos et se place au-dessus de moi.

- … tu ne pourras rien mouahahhaahahahaha.

Après son rire de psychopathe, il se jette sur moi et me chatouille jusqu'à ce que j'explose de rire. Une fois qu'il voit que je n'ai plus d'oxygène, il me laisse respirer.

- J'ai cru que t'allais me tuer, dis-je en reprenant mon souffle avec difficulté.

- Je ferais jamais ça chaton.

Il me dit ça en étant tout à fait sérieux et j'ai dû mal à soutenir son regard.

- Bon c'est pas tout ça mais ça m'as donné faim.

Il se lève et part dans la cuisine, je le suis des yeux en lorgnant sur son postérieur. Malheureusement pour moi, je m'en rends compte trop tard ce qui lui permet de le remarquer. Il continue son chemin en roulant des mécaniques, histoire de bien me faire comprendre qu'il m'as vu. Il prépare le petit déjeuner en me jetant de temps en temps des coups d'œil. Au lieu de rester vautré comme un gros porc sur le canapé je décide d'allé l'aider. Je m'approche de lui pour lui prendre ce qu'il a entre les mains mais il me frappe un coup sec sur les doigts.

- Pas touche chaton, c'est pas encore prêt.

Je grogne mais à mon plus grand malheur, il ressemble plus à un feulement de chat. Il se retourne et me caresse doucement les cheveux en me souriant.

- Calme-toi chaton.

Je suis trop surpris pour répliquer, il laisse sa main glisser le long de ma mâchoire avant de se remettre au travail. Je reste bloqué derrière lui pendant qu'il continue tranquillement sa préparation. C'est quelqu'un de très tactile ça ne me gêne pas spécialement, c'est plus le surnom qui m'énerve. Euh… en fait tout bien réfléchi, je l'aime bien même si je ne le dirais jamais à voix haute.

Bon puisqu'il ne veut pas que je l'aide, je vais au moins mettre la table. Je farfouille dans les tiroirs et je vois bien qu'il surveille ce que je fais. Une fois les couverts trouvés je prépare la table et il dépose les tartines, le jus d'orange et le lait. Je vais pour m'asseoir mais il m'attrape le bras et me tire en arrière. Je tombe sur lui qui est déjà assis et je me retiens du mieux que je peux pour ne pas l'écraser.

- Tu veux que je te nourrisse chaton ?

Finalement il n'est peut-être pas tactile avec tout le monde mais seulement avec moi. Il voit toutefois que ça me met mal à l'aise et me libère. Je m'assoie à ma chaise cette fois ci et nous mangeons. Je ne parle pas, mon esprit trop occupé à visualiser la scène que Kiba a suggéré. Il faut dire que j'ai l'esprit ouvert et cette situation ne me déplairait pas tant que ça, faut dire que ce soit un homme ou une femme je m'en fous un peu. Je vais pour prendre une tartine mais ce n'est pas le pain que j'attrape.

- T'as pas l'air dans ton assiette, si ça te saoule que je t'appelle chaton dis-le.

- Non ça me saoule pas mais je suis pas habitué à ce qu'on m'appelle comme ça.

Ma réponse à l'air de lui faire plaisir, de toute façon je sais bien qu'il fait ça pour me taquiner.

- Tu la mange du coup ou pas ? dit-il en faisant référence à la tartine.

- Tu peux la prendre si tu veux, j'ai plus faim.

- Ok.

Et il l'ingurgite en deux bouchées.

Une fois la table débarrassée, il s'enferme dans la salle de bains. J'attends qu'il finisse en m'étendant de tout mon long sur le canapé. Je plonge ma tête dans son oreiller et des effluves de son odeur sont encore imprégnés dans le tissu. Je me cale un peu mieux et respire à plein poumons, il y a un petit quelque chose qui me plait dans son odeur.

Je sens une main remonter le long de mon dos et s'échouer dans mes cheveux avant de me les caresser doucement. J'en déduis que c'est Kiba, qui ça peut être d'autre après tout. Je garde les yeux fermés, feignant le sommeil, pour profiter un peu plus longtemps de son touché. Je le sens redescendre, m'effleurant la colonne vertébrale et les flancs pour finir sur le bas de mon dos. Un petit sursaut de ma part lui fait comprendre que je suis chatouilleux à cet endroit. Il continue en passant et repassant sur cette zone en grattouillant par moment et ma réaction ne se fait pas attendre. Je me tortille et un soupir m'échappe.

- Un vrai chaton, murmure-t-il.

S'il continue je crois que je vais me mettre à ronronner. Je ferais mieux de sortir de mon sommeil.

- Tu vas faire semblant encore longtemps ? me souffle-t-il à l'oreille.

J'ouvre vivement les yeux et me tourne dans sa direction.

Il me décoiffe brièvement en rigolant.

- Tu peux aller dans la salle de bain.

Il se redresse et démarre sa console. Je pars quand je l'entends dire tout bas « Je ne savais pas que les chats aimait l'eau » je crois que si j'avais un objet à portée de main, je le lui balancerais en pleine gueule.

Je m'enferme dans la salle de bain et tout en me brossant les dents, je repense au contact de ses mains sur moi. Ça m'a vraiment plût.

Je le rejoins fraîchement habillé d'une manière plus convenable. On dirait qu'il a oublié ce qu'il vient de se passer, ça me désole un peu. Il me tend la manette après qu'il se soit acharné dessus, je la prends en regardant ailleurs et ma manière de jouer reflète mon état, je ne suis pas du tout concentré. Il semble le remarquer et pose sa main sur mon genou.

- Si t'as pas envie de jouer, dis-le.

- C'est pas ça mais je n'ai pas vraiment la tête à faire ça.

- T'as envie de quoi ?

- Je.. je sais pas, j'aime bien jouer d'habitude. Je dirais même que je ne faisais que ça avant.

- Qu'est-ce qui t'a fait changer d'avis ?

Je cherche mes mots, ça m'ennuie je sens que la discussion va repartir sur le pourquoi de ma présence ici. Je vais mieux, c'est vrai et je n'ai plus envie de mettre fin à mes jours mais je veux pas qu'il me lâche. Je ne veux plus.

Je redresse la tête que je me souviens pas avoir baissée.

- C'est en rapport avec le fait qu'on se soit rencontrés ?

Qu'est-ce que je disais ? En plein dans le mille. Je ferais mieux de tout lui dire, après tout il a le droit de savoir et puis je préfère qu'il sache à quoi sans tenir plutôt qu'il ne me fasse espérer pour rien.

OoOoOoOoOoO

Voilà pour ce chapitre. Je débute le prochain, j'ai toujours de l'inspiration pour le début mais la fin est parfois plus difficile à trouver.